Bonjour, je m'appelle Emilie, j'ai 16 ans.
Je ne sais pas si raconter ce qui ce passe m'aidera a quelque chose, on m'as dit que si. Et pourtant ce n'est pas la première fois que j'en parle, mais ma voix se cogne un mur.
En réalité j'ai toujours était la fille en quête de soi-même, qui essayer de se definir, la fille sociable, rigolote qui aime vivre. Je n'ai jamais vraiment eu de problème pour me faire de amis, ou pour sortir avec des garçons. J'ai toujours vécu avec ma mère mon beau père ainsi que mon frère ainée, et mon plus jeune qui a seulement 11ans, et qui est le fruit du mariage de ma mère avec mon beau-père. Mais cette été, ma vie a complètement basculé.
Comme chaque été depuis deux ans je vais chez mon père dans le sud, et cette fois - ci le truc en plus c'est que je voyais ma petite sœur qui a 7 mois maintenant. Une grande joie pour moi. Sauf qu'après il y a eu l'embrouille avec mon père et pendant de moi je croyais ne plus jamais revoir ma petite sœur, de toute ma vie, une chose qui premièrement ma énormément troublée, car je vois ce bébé presque comme mon enfant. (bizarre pour une fille de 16 ans, je sais).
Ensuite, au mois d'aout, les ennuies continuent, après 14 ans de vie commune, et 3 ans de mariage, ma mère largue mon beau-père, comme une lycéenne jetterait un de ces copains. Pendant toute la seconde moitié du mois, j'ai vu mon beau-père en dépression, pleuré, se faire vomir, vouloir mourir. J'ai cru devenir folle, mais sur le coup j'ai seulement encaissé, tout me tomber dessus tellement brusquement, qu'en réalité je ne rendais pas vraiment compte de se que cela me faisait j'étais trop occupé a compatir ( c'est un de mes grands défauts, ou qualité, je ne sais).
Du coup avec tout ça sur le cœur j'ai passer une rentrée scolaire de merde, en plus je redouble ma seconde, donc bon. Et pour la première fois depuis que je suis scolarisé, je me suis senti étrangère a ma classe, je n'avais pas envie d'être amie avec eux. Malgré ça, je parler a quelques un que je connaissais, juste histoire de pas être seule, mais c'est tout. Mes seuls moments de répits, les récréations ou je voyais quelques potes de 1 ere, des presques super amis, je dis ça car je ne sais pas si je peux compter sur eux vraiment. Et donc on commencées les nombreuses absences, des jours parfois des semaines a rester chez moi.
Ah oui ! j'ai oublier de dire, ma mère c'est remis direct avec un homme, qui a une petite fille de 6 ans mais qui ne vis pas avec lui, elle est la de temps en temps. Cela a était dur très dur a accepté. Ma mère tellement amoureuse de cette homme, veut absolument que je l'aime, chose que je ne peux me forcer a faire. Mais le pire, c'est que nous avons déménager dans un bled, et que ma mère m'y a laisser, comme un oiseau en cage a qui elle rend visite de temps en temps, et pour qui elle fait les courses. Plan idéale pour un ado me dirait vous ! Et bien détrompez vous, certes on fait ce qu'on veut et puis quoi ? L'amour d'un parent ça manque. Je suis bouffer par la solitude, cette maison est hantée par mes larmes.
Je me dis que tout ce que j'ai écrit avant est inutile, le seul mot qui compte dans ce texte et que j'ai c'est celui ci : SOLITUDE.
C'est pire que tout, c'est horrible. Surtout quand on vous impose cette solitude, que vous n'avez pas envie de vous exilez, mais qu'on le décide pour vous. Et vous êtes là impuissant, a pleurer, car vous ne pouvez faire que ça. Cette tristesse c'est alors transformer en colère, et les peu de moments ou je voyais ma mère se transformaient en engueulades, parfois quelques insultes fuyaient de nos bouches. J'étais méchante, je l'admet, mais je ne voulais pas lui faire de mal. Elle le sait. Mais ne le comprend pas. Et ce que je voulais c'était justement qu'elle comprenne, qu'elle se mette a ma place. Mais elle n'y arrivait pas. Cela a durait 3 mois. 3 mois pendant lesquels j'étais en dépression, ou je n'allais pas en cours régulièrement. Puis j'ai rencontrer l'assistante social de mon lycée, avec ma mère. Je lui ai tout raconter, j'ai pleuré. Ma mère a donner son point de vue que je connais par coeur " j'ai le droit de vivre ma vie, d'etre heureuse, mais pense a toi , va a l'ecole ". J'avais le droit a cette soupe tous les jours, en plus d'un regard triste ou énervé. Mais elle ne comprenais pas étant donner qu'elle m'as dit , qu'il ne fallait pas que je lui demande de choisir, car entre moi et son copain le choix etait fait, c'était lui..
Et puis l'assistante m'as donner un rdv , qui se déroule demain, avec la psychologue. On verra bien.
Avant ça, vous pensez bien j'avais besoin d'en parler, ce que je faisait avec la meilleure amies de ma mère, délaissé par cette dernière. Elle ne comprenais pas non plus. C'est aussi ma marraine, je la vois parfois comme une deuxième maman. Mais bon bref, elle est venu une semaine a la maison ce qui m'as fait le plus grand bien, mais elle n'as pas supporté le mode de vie, elle n'as pas supporté ce que je supporté déjà pendant 3 mois. Mais pendant cette semaine là, j'ai dit a ma mère que j'acceptais la situation, ce qui n'est pas vrai, mais bon, je l'ai fait pour ma marraine, car elle voulait que ça s'arrange, mais pas que je lui mente bien sur, elle ne le sait pas non plus. Et du coup après son départ ma mère est devenue très gentille avec moi.
Je vous avouerai, les larmes aux yeux que j'y ai cru, j'ai vraiment cru que mes démons était partis, qu'il avaient mis les voiles, que tout allait mieux. [Et puis là ma mère est en voyage. Mon frère m'as étrangler tout à l'heure , ça a durait 30 secondes car ma cousine était la, et puis ma tante la engueuler, l'a prévenu que si je voulais je pouvais appeler la police car il est majeur. Il a dit qu'il n'irait jamais en prison, car si les flics venait il se tuerait. Il a dit aussi, qu'il me turait d'abord. Je ne l'ai pas pris comme une menace, mais comme une détresse, j'ai vraiment une famille de fou. Je sais pas c'est flippant quand même.
Je vous avouerai, les larmes aux yeux que j'y ai cru, j'ai vraiment cru que mes démons était partis, qu'il avaient mis les voiles, que tout allait mieux. Et puis après le départ de ma tante, tout a resurgis d'un coup, les larmes me montant aux yeux et me brulant, mon cœur que je sentais mourir, dans ma poitrine qui se compressait alors. Le souffle court, le regards vide repassant en revu ces derniers mois. J'avais envie de mourir il y a 10 minutes. Les mots qui raisonnés le plus dans ma tête était : "abandonnée, encore, les êtres que j'aime m'abandonne, tous ". Alors que faire quand on se retrouve seul , et que ce n'est même pas un choix personnelle ? Je n'arrive plus a aimer, j'ai larguer mes derniers copains, car je ne les aimais pas. J'ai tellement peur d'être seul, que je ne tente plus le coup. Tellement peur d'aimer, et d'être ensuite abandonnée. Mais je me dis que je ne peux rien faire a tout ça j'ai déjà remuer la chose en long en large et en travers....
L'histoire que je vous ait raconter c'est la mienne, mais il n'y a pas tout, car c'est la version officielle sans les détailles trash: mais vu que je ne vous connais pas, je peux vous le dire a vous : Je n'ai jamais voulu mourir, mais je voulais qu'on me comprenne, alors je me suis déjà griffer les veines, et souvent même trop souvent, je m'étrangle, ça ne dure que quelques secondes, et ça me picote dans tout le corps, et dans ma tête tout se vide, c'est quand même agréable, même si ce n'est pas bien je le sais.
Malgré ma tristesse, je sais que ce qui m'arrive n'a rien de catastrophique, je sais et me rend compte qu'il y a pleins de gens qui souffrent plus que moi, mais je me dis aussi, que peu importe la gravité de souffrance elle doit être soigné.
[Merci à ceux qui ont eu la patience de lire en entier.]

