Bonjour!
J'ai 35 ans; une petite fille issue d'un premier mariage.
Depuis quelques mois mon second mari m'a dit que c'était fini, et a trouvé le bonheur grâce à une fille très bien qui l'a aidé à prendre conscience de à quel point notre ex couple n'en était plus un.
Je suis passée par plusieurs phases. D'abord le déni , ensuite depuis peu j'ai enfin réellement entamé un processus d'acceptation, surtout depuis que je suis allée chercher mon dossier d'aide juridictionnelle entre les mains pour que nous mettions le divorce en route ( ensemble depuis le 13 novembre 2006, mariés le 26 juillet 2008).
Avant les premiers mois, "sa douce" venait souvent à la maison, il disait que c'était normal parce qu'il était aussi chez lui et chacun mettait du sien, même si je souffrais de les voir ensemble car cela me rebalançait l'échec de mon divorce de plein fouet , surtout que un mois avant de m'annoncer la rupture, il avait entamé une relation avec elle, il n'en était pas fier mais ne savait pas comment me le dire sans me détruire et en me le faisant comprendre.
Depuis peu il a décidé de vivre avec elle , donc je me retrouve seule face à ce deuil.
Parallèlement ma fille est chez son papa (mon ex mari) et elle est en souffrance là bas, je suis en procédure pour la récupérer mais c'est long et dur.
J'ai vendredi perdu un animal de compagnie qui m'était cher.
J'ai eu un accident de voiture en décembre et je me retrouve sans véhicule, ma main étant depuis peu déplâtrée.
Je n'ai plus goût à rien, je dois me faire violence pour manger (j'ai perdu 4 kgs en une semaine), pour me laver, pour faire des démarches,je dors mal voire plus, je manque de force...
On me dit de bosser mais sans voiture je ne peux pas et je ne vois ma fille que tous les 1 mois et demi, 2 mois car elle est chez son papa dans une autre zone scolaire, comme il en a la garde principale, je n'ai le droit, malgré mon RSA à aucune aide de la CAF donc, ça me coûterait trop cher de la faire garder et si c'est pour ne plus la voir (déjà que je la vois peu) je n'en vois pas l'intérêt.
Mon assistante sociale m'a conseillé de prendre des anti dépresseurs mais la dernière fois que j'en ai pris, le temps que le corps s'habitue, j'étais crevée et je passais mes journées à dormir ,donc je ne pouvais plus rien faire et ça m'a encore plus minée donc je m'interroge sur l'intérêt..
Je suis en pleine détresse, dans ma campagne, sans pouvoir bouger ou en demandant tout le temps aux gens de m'aider, mais les gens ont leur vie et leurs soucis et je ne veux pas tout le temps aller les déranger à pleurer autour d'un café, ils ne sont pas là pour ça...
J'ai pris contact avec une psychologue mais le rendez vous n'est que le 16 janvier, je ne sais pas si ça collera avec elle, parfois, il faut en voir plusieurs avant de trouver le bon (mon passé de dépressive chronique le sait par expérience...).
Mon second mari a ses raisons de me quitter, je sais que je l'ai involontairement fait souffrir et je m'en veux pour cela.
Tout s'accumule et je poste ici car c'est mon divorce actuel qui me mine le plus ,mais d'autres choses s'y rajoutent aussi et je me voyais mal aller poster à chaque fois dans des sujets différents, c'est usant de tout ressortir...
Je vois un médecin généraliste demain, j'espère que ça va m'aider, je me sens craquer...
Un jour mon second mari m'a dit "tu as le choix entre t'en sortir ou tomber au fond du ravin et cette fois ci, ce sera fini pour de bon".
Bien évidemment, je ne suis pas prête à une autre relation avec un homme mais si j'ai besoin de présence, de câlins et de réconfort, j'ai peur que ça me fasse plus de mal que de bien...
Merci par avance pour votre aide


