Bonjour,
Tu as porté cet enfant en toi pendant six mois, à une période ou en plus tu subissais un compagnon violent, tes enfants, comme pour beaucoup de femmes battues, étaient ton horizon, les raisons pour lesquelles tu t'es surement convaincu de rester avec cet homme.
Cet enfant que tu as porté, ton petit Nathan, tu l'as fait grandir dans ta tête, tu lui as donné un prénom et de la une place sur cette terre, tu étais prête à l'accueillir, à le voir grandir, s'épanouir, à l'aimer comme seule une mère peut aimer.
Mais voilà, quelle qu'en soit la raison, ce petit Nathan n'était pas prêt à venir au monde, parti avant de naitre, il est pourtant pourtant bien vivant dans ton coeur , dans ton esprit. Il a vécu, et comme toute personne lorsqu'elle quitte ce monde, il a laissé son empreinte sur ceux qui l'aimaient. Tu es la mère de Nathan.
Il a reçu de ta part bien plus d'amour que beaucoup d'êtres sur cette terre, tu lui as fait le don de cet amour, que certains passent une vie à chercher.
Comment te dire ce que tu dois faire alors ?
Comment te dire la manière dont tu as le droit de l'aimer ?
Tu as, comme tout un chacun le droit de te laisser aller à ta souffrance, la souffrance, la douleur sont aussi des droits.
Tu n'as pas a te sentir honteuse d'être malheureuse, mais tu dois, t'en ouvrir aux autres, aux gens que tu aimes, lesquels, quoi que tu en penses doivent très bien savoir que tu souffres, que tu as besoin d'aide.
Si tu ne parviens pas a le leur dire, écris le, écris à la personne en laquelle tu as le plus confiance, fais lui part de tout.
De ta douleur, et de ta culpabilité, fais lui part de ce désespoir qui te dévore peu à peu de l'intérieur.
Autorise-toi à souffrir.
En t'ouvrant aux autres, peut être te rendra tu comptes que d'autre que toi porte ce deuil, que cela aussi on besoin de toi.
Que Nathan n'existe pas que parce que tu continues de penser à lui et de souffrir son départ.
Mais qu'il existe aussi dans le coeur des autres. Tu n'es pas la seule à devoir te souvenir.
Ne te sens pas coupable de l'abandonner si tu t'autorises enfin à avancer.
Sois fière d'etre une mère aimante et formidable, sois fier d'etre la mère de Nathan.
et de tes autres enfants.
pense à eux, à leur avenir, à la façon dont tu vas pouvoir les accompagner tout au long du chemin de la vie.
leur apprendre à aimer, à être heureux , mais aussi à souffrir sans honte,
J'espère ne pas avoir été trop maladroite, Toutes mes pensées t'accompagnes, bon courage.

