de lolalola » 24 Oct 2010, 16:14
Bonjour,
Cela fait 4 ans et demi que je suis avec mon copain. Nous avons 24 ans, et nous sommes sortis ensemble un peu avant nos 20 ans.
Mais ces temps-ci, ça n'allait plus. On est donc en pause depuis le 25 septembre 2010.
Quand nous sommes sortis ensemble, une de mes amies n'a pas supporté ma relation (je ne lui ai pas piqué ce garçon : elle ne le connaissait pas). Alors elle a monté nos amis en communs contre moi. Puis dans le même temps, deux de mes amis sont partis faire leurs études assez loin.
Du coup, j'avais mon copain. J'étais heureuse de ça. Mais j'étais malheureuse de ne plus avoir que 2 vraies amies. J'en ai voulu à mon copain. Je l'ai tenu pour responsable de la situation. Même si je sais au fond de moi qu'il n'y est pour rien.
Mais comme je n'ai plus d'amis, je ne supporte pas que lui sorte avec des amis. On s'est donc renfermés sur nous-mêmes.
En quelque sorte, je lui ai donné ma vie, il m'a donné sa vie, je lui ai pris sa vie et il a pris la mienne.
J'ai toujours été timide, introvertie. J'ai du mal à m'intégrer, à me faire des amis. Ca me ronge. Et depuis que mes amis n'ont pas supporté ma relation avec lui, je ne m'en suis plus faits. Je me renferme de jours en jours.
Au bout d'un an et demi de relation, on s'est fiancé. Ca m'a fait très plaisir, mais je ne voulais pas car j'avais peur. Mais on l'a quand même fait.
Puis quelque temps après, une de mes 2 dernières amies entame une relation amoureuse avec le meilleur ami de mon copain. Je l'ai très mal vécu. Je n'en mangeais plus, j'en pleurais tout le temps, j'avais mal au ventre...
Je me suis alors interrogée sur mes sentiments envers mon copain. Peut-être que je ne l'aimais plus ? Que son ami me plaisait. J'ai coupé les ponts avec mon amie. Et par la même occasion, forcer mon copain à couper les ponts avec son ami. Mais, nous avons surmonté la situation mon copain et moi.
Aujourd'hui j'ai accepté la relation que ces 2 personnes entretiennent. Je me rends compte que j'étais attirée par son ami, même si je ne voulais pas m'engager dans une relation avec lui. Je crois aussi que ce qui me plaisait chez lui, c'est que si jamais ça se finissait avec mon copain, j'aurai une "roue de secours". J'ai toujours besoin d'avoir une "roue de secours" en vue. Je ne sais pas pourquoi. Avant, je me disais toujours que si je faisais ma vie avec mon copain, je n'aurai connu que lui. Et ça m'embêtait. Mais aujourd'hui, c'est le cadet de mes soucis. J'ai vécu tellement de bonnes choses avec lui.
Il y a environ 1 an, mon copain m'a demandé de vivre avec lui. Mais j'avais peur. Est-ce que c'est la bonne personne ? Est-ce que je l'aime vraiment ? Donc j'ai refusé, prétextant que je n'étais pas prête (et un autre critère : je ne suis pas indépendante financièrement). Mais ça m'avait fait plaisir.
Aujourd'hui je regrette car je me rends compte qu'à ce moment j'étais amoureuse de lui. Je me dis que si ça me faisait plaisir, j'aurai dû accepter au lieu de me poser des questions. On ne vit qu'une fois. J'aurai fait ce qui aurait été bon pour moi à ce moment. Et tant pis si ensuite je me rendais compte que c'était une erreur. A force de trop réfléchir on ne vit pas.
Je sais que mon copain est l'homme idéal. Il a tout dont je peux rêver : il est gentil, attentionné, attentif, prévenant, fidèle, doux, câlins, intelligent, cultivé, ouvert, sociable, curieux… et il m'aime.
Notre vie sexuelle pose un problème depuis le début. C'est avec lui que j'ai couché pour la 1ere fois. Je suis heureuse que ça soit avec lui. Mais, je n'ai pas de libido (je sais que ça n'a pas de rapport avec lui, je suis comme ça). Et, en plus de ça, j'ai très mal dans le vagin à chaque rapport. Donc, notre vie sexuelle se résume beaucoup aux préliminaires. J'ai peur qu'il me quitte à cause de ça (entre autre).
Depuis quelque temps, on s'éloigne. Depuis environ 7 mois on ne dort presque plus ensemble quand je vais chez lui, donc notre vie sexuelle s'en trouve ébranlée (ça a commencé car il a eu la grippe A, donc pour ne pas se contaminer, puis ça a continué car il a pris l’habitude de dormir devant la tv, puis ça a continué car quand il va travailler à son appart qu’il retape le dimanche matin, il ne veut pas me réveiller, et maintenant c’est une habitude).
Depuis 2 ans, il a un travail très prenant au niveau des horaires. Le problème n'est pas la durée de son temps de travail, ma sa répartition. J'en ai toujours souffert, et la situation ne fait qu'empirer car son temps de travail augmente.
Parallèlement à son emploi du temps au travail, il a retapé un appartement. Ca fait un an. Donc tous les dimanches matins, il me laissait seule pour aller retaper l'appartement. Le week-end était donc très court, puisqu'il travaille tous les samedis.
Et, parallèlement à son travail et à l'appartement qu'il retape, il monte une entreprise.
Au fil du temps, je me suis rendue compte qu'on avait de moins en moins de gestes tendres l'un envers l'autre. Nos conversations aussi se sont réduites. Avant on parlait sur msn, par sms, au téléphone. On n'en avait jamais assez. Mais j'ai mis ça sur le compte de l'évolution de la relation. C'est normal au bout de 4 ans que la relation ne soit plus aussi fusionnelle qu'au début. Dès qu'on fait quelque chose qui sort de l'ordinaire, il ramène sa mère, sa sœur et son oncle (je les aime bien, et ne m'y oppose pas, si ça reste occasionnel, or c'est tout le temps). Alors depuis notre pause, je me demande si le fait de ramener sa famille dès qu'on fait quelque chose ne témoigne pas d'un manque de vie sociale qu'il éprouve, par ma faute.
Je suis partie en vacances une semaine cet été (vacances de famille). Il travaillait donc il n'est pas venu. Lors de ces vacances je me suis rendue compte qu'il ne m'a pas manqué. Même si je pensais à lui. En rentrant j'étais contente de le voir. C'était il y a presque 2 mois.
Mais, depuis mon retour de vacances, j'ai remarqué qu'il s'éloignait. Il était toujours fatigué, ne voulait jamais rien faire, et surtout, il ne me parlait presque plus. Et moi de mon côté, son emploi du temps au travail s'est dégradé pour 3 semaines, et je n'ai rien dit. Alors qu'en temps normal, je lui aurais bien fait sentir que ça ne me plaisait pas. Je me suis d'ailleurs rendue compte il y a peu que je ne pouvais pas me battre contre ça, car j'ai compris que ça ne changerait jamais. Encore que, il monte son entreprise pour nous, pour qu'on n'est plus à subir son emploi du temps, autant pour lui, que pour moi. Mais il ne démissionnera de son travail qu’en septembre 2011, soit dans un an.
Je lui ai parlé de mon ressenti. Je lui ai demandé s'il m'aimait encore. Il m'a dit oui. Tout va bien.
Mais 10 jours après ça, il m'a dit que j'avais raison, qu'on ne s'entendait plus.
Il n'arrivait pas à me parler, à répondre à mes questions, alors j'ai pris mes affaires, je lui ai rendu les clés de son appartement et je suis partie. J’ai voulu revenir le jour même, pour parler avec lui, mais j’avais peur qu’il ne veuille plus me voir. Surtout que quand je suis partie, il n’a pas réagi : il ne m’a pas retenu, il n’a pas pleuré.
Le lendemain, je l'ai appelé pour savoir où on en était. Et il me dit qu'il m'aime mais qu'on se fait du mal. Il veut donc réfléchir pour savoir s'il veut encore être avec moi. Il n’a pas réagi quand je suis partie car comme je suis partie sans pleurer à sanglots, il pensait que c’est ce que je voulais, que j’étais sûre de moi. Alors que je ne voulais rien de tout ça. Il s’est dit que c’est peut-être la meilleure solution.
Depuis, je réfléchis. Je pense qu'il est l'homme de ma vie. Il est mon confident. La personne la plus importante pour moi. Il a énormément de qualités que je cherche chez un homme.
Mais il ne me manque pas. Je suis triste, mais beaucoup moins que lui. Alors je me suis demandée si je l'aimais encore.
Avant je savais que je l'aimais car j'avais des « papillons » dans le ventre. Ensuite ça a disparu. Mais je savais que je l'aimais car m'imaginer sans lui me faisait mal au ventre. Quand j'étais avec des amis, que j'étais bien, que je m'amusais, il me manquait. Je voulais qu'il soit là. Puis ces ressentis physiques ont aussi disparu. Mais des fois, sans que je pense à lui, sans raison, je me disais "je l'aime". Et un peu avant le début de notre pause, je me suis dit que je l'aimais.
Aujourd'hui, quand j'imagine qu'on se parle, je fais les dialogues. Je lui dis que je veux nous donner une chance, car je l'aime. Et je suis surprise de dire "je l'aime". Mais peut-être que la façon de savoir qu'on aime quelqu'un se modifie avec le temps.
Mais je comprends ses doutes. J'ai un fort caractère avec mes proches (je m’écrase devant les autres, alors dans la vie privée, c’est mes proches qui trinquent, avec eux je m’affirme, trop), et lui ne me tiens presque jamais tête. Je comprends qu'il en ait marre de mes sautes d'humeur.
Je me suis aussi aperçue que je ne m’implique pas beaucoup dans notre relation. Je pense que c’est car je le considère comme acquis. Quand j'imaginais qu'on cassait, je pensais toujours que ce serait moi, à mon initiative.
Mais, j'ai envie de faire des efforts pour que notre relation s'améliore, que la situation s'arrange. J'ai toujours été bien avec lui. Je ne me suis jamais ennuyée.
Il ne me manque pas, je n'ai pas envie de le voir spontanément. Mais des fois, je me dis que j'ai envie de le voir, et j'en pleure. Mais pourquoi j’en pleure ?
Je respecte son désir de pause. Ca lui permet de faire le point, et à moi aussi.
Je n'ai pas envie que notre relation s'arrête. Mais je me demande si ce n'est pas uniquement par habitude, pour le côté rassurant d'une relation.
D'un autre côté, il y a un homme qui m'attire (je l'ai connu avant de faire la pause avec mon copain, et j'ai toujours refusé de le voir, par respect pour mon copain et car je sais que ça peut être dangereux pour mon couple). Mais je ne le connais presque pas. Je ne l'ai vu que 3 fois, environ 10 minutes. Mais comme j’ai toujours besoin d’une roue de secours, je me demande si la raison n’est pas celle-ci. En plus la 1ere fois que l’ai vu, il ne m’a fait ni chaud ni froid. Mais quand je l’ai revu par hasard 3 semaines après, il m’a reconnu. Du coup je me suis dit que je lui plaisais, et je crois que c’est de là que tout est parti.
Je suis un peu émoustillée par le fait d'être célibataire pour connaître d'autres choses. Mais je n'ai envie de réapprendre à connaître quelqu'un.
Des fois je pleure en me disant que ce n'est pas possible, qu'on ne peut pas ne plus être ensemble mon copain et moi, que j'ai tout gâché.
Je l'étouffe, et ça m'étouffe. Je l'étouffe donc il s'éloigne. Il s'éloigne donc je m'éloigne. On s’éloigne, donc je doute de mes sentiments.
Je veux vraiment faire des efforts, je ne veux pas le perdre, je ne veux pas rompre.
Mais je ne sais pas si je l'aime encore. Et, je ne peux pas lui imposer de continuer notre relation, alors que je ne suis plus sûre de mes sentiments. Si je ne l'aime plus, je me dis que ça peut revenir vite. Mais je me dis aussi que ça peut ne pas revenir. Je ne veux pas lui donner de faux espoirs. Mais j'ai peur qu'en lui disant ça il rompe, chose que je ne veux pas.
J'ai peur que tout soit fini. De l'avoir perdu. Qu'il m'ai perdu. Que tout soit trop tard.
Je ne comprends pas pourquoi on se rend compte des choses, quand la situation est déjà très critique.
Je sais que je ne peux pas lui imposer de ne plus avoir d'amis, de passions, sous prétexte que moi-même je n'ai ni amis, ni passion, ni projet. Je l'ai toujours su. Mais c'est plus fort que moi. Et, je ne me suis pas rendue compte que lui n'en pouvait plus. Comme lui ne s'est pas rendu compte que je n'en peux plus de son emploi du temps. Avant ça m'embêtait mais je supportais. Mais depuis peu, avant notre pause, même quand on se voyait, c'est comme s'il n'était pas là. Il est physiquement là, mais pas mentalement.
Il dit qu'il a changé. Que ça l'embête. Qu'il sait que ça me rend mal. Qu'il veut autre chose, mais ne sait pas quoi.
Avant la pause, quand j'allais lui faire des bisous, des câlins, il me rejetait en me disant "qu'est-ce que tu fais ?".
Il veut du temps pour faire le point. Il dit que je lui ai transmis mon problème d'amis, qu'il n'a plus envie de voir les gens, de faire ses loisirs. Je l'en ai trop privé.
Il dit qu'il m'imagine seule dans ma chambre à m'ennuyer, et que c'est de sa faute, qu'il a détruit ma vie, car je n'ai plus d'amis.
Il pense que si je m'étais fait de nouveaux amis, j'aurai rompu il y a longtemps. Mais je ne suis pas d'accord car l'année dernière, je voyais souvent du monde, et quand j'étais avec, il me manquait.
Il dit qu’il voit que je suis de plus en plus triste, que je ne supporte plus ce qui se passe. C’est vrai que je ne supporte plus cette situation, mais je n’ai pas l’impression d’être de plus en plus triste.
D’habitude quand je suis triste, je pleure tout le temps, je ne dors pas bien, je rêve de ce qui me fait du mal, j’ai mal au ventre, je n’ai plus faim, manger me donne envie de vomir, je n’arrive pas à me concentrer, à me distraire. Mais là je n’ai que 2 de ces symptômes de manière très faible : les pleurs et la boule au ventre.
Je me dis que ce n’est pas normal. Moi qui pleure toujours pour rien, qui ne voit que le côté négatif des choses, pourquoi je ne suis presque pas mal ? Je devrais être très mal face à cette situation si importante. Même la perte de mes amis, quand je me suis mise en couple, a été beaucoup plus forte que cette « pause » avec mon copain. Ce n’est pas normal.
En plus, c’est mon premier vrai petit copain. Le premier que j’aime, le premier avec qui je reste si longtemps. Avant lui je n’ai eu qu’un copain et ça a duré un mois et demi avant qu’il ne rompe. Et là j’étais vraiment mal alors que je ne l’aimais pas. Je pleurais dès que je voyais quelque chose qui me faisait penser à lui. Je ne comprends pas pourquoi j’ai été plus triste à cause de cette rupture avec mon ex, qu’avec celle d’avec mon copain.
Je me dis aussi que si je me pose des questions, c’est que je ne l’aime plus. L’amour devrait être une évidence non ?
Pourtant, quand mon téléphone sonne j'ai mal au ventre car j'ai peur qu'il m'annonce une rupture. Quand j'entends des portes de voitures claquer dans ma rue, j'ai mal au ventre, et j'espère secrètement que ce soit lui. Qu'il vienne me voir, me faire une surprise.
Pendant notre pause, on s’est parlé 2 fois au téléphone. Et depuis 2 semaines, il rejette mes appels. Ca me rend malade qu’il ne me réponde pas. J’en pleure beaucoup.
Hier, le 23 septembre 2010, ça a fait un mois jour pour jour qu’on ne s’était pas vu, et 2 semaines qu’on ne s’était pas parlé.
Le 22 septembre, il m’a téléphone pour me dire qu’il m’aimait vraiment beaucoup, qu’il voulait qu’on se voir le 23 septembre. J’étais vraiment heureuse. J’avais un grand sourire, le cœur qui battait, des papillons dans le ventre. J’en avais même du mal à respirer.
Le 23 septembre quand je l’ai vu, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire. Notre rendez-vous s’est bien passé mais nous n’avons pas vraiment parlé de nous. Nous nous sommes donné des news.
Puis en se quittant, il m’a fait un bisou sur chaque jour. J’étais super contente. Ensuite, il m’a envoyé un sms en me disant que ça lui avait fait énormément plaisir de me revoir. Alors encore une fois, j’étais super contente, j’avais des papillons dans le ventre, un grand sourire, et la respiration difficile.
Malgré ces preuves qui montrent que j’ai des sentiments pour lui, je n’arrive pas à savoir si c’est de l’amour ou de l’attachement. Ou si ce que j’aime en fait, ce n’est plus lui, mais le sentiment d’être aimé. En effet, il a beaucoup plus mal vécu la coupure que moi, et il avait l’air plus heureux que moi de se revoir.
Alors d'après vous, y a-t-il un espoir qu'il revienne ? Qu'on arrange la situation ?
A votre avis, je ne veux pas admettre que je ne l'aime plus ?
Est-ce que je pleure car je sais que notre relation est finie ou car je l'aime encore, et que je ne veux pas qu'elle s'arrête ?
Est-ce que je veux recoller les morceaux par habitude ?
Peut-être aussi que ce que j'aime, ce n'est pas lui, mais être aimer ?
Si je veux absolument faire des efforts pour sauver mon couple, c’est que tout n’est pas perdu, que je l’aime encore ou est-ce un leurre ?
J’ai tellement peur de ne pas réussir à arranger les choses. De ne plus l’aimer. De l’avoir perdu.
Je suis perdue, je ne sais plus quoi penser. Je suis heureuse de l’avoir vu, qu’il m’aime, que ça lui fasse plaisir qu’on se soit revu. Mais j’ai encore des doutes sur mes sentiments. Je suis aussi stressée, et triste, mais je ne sais pas pourquoi, puisque la situation a l’air bien engagée de son côté.
Je n’ai que des sentiments contradictoires, et des explications contradictoires.
Merci de votre aide