de dorb » 10 Jan 2011, 13:55
Bonjour Madame Dubreuil,
Recevez tout d’abord mes vœux pour cette nouvelle année.
Je ne sais vraiment plus quoi faire.
Je me suis donc absenté 2 semaines en octobre. Je rentre avec un bouquet de roses rouges par le train de 19h56, à minuit, elles étaient dans la poubelle.
Gros clash, elle fuit chez ses parents. Elle rentre le surlendemain, on est d’accord : on va enfin régler notre problème chez une thérapeute de couple.
Suivant vos conseils, je décide de me castrer chimiquement (je me suis mis sous myolastan et contramal) pour ne plus démarrer au ¼ de tour. Etant sans activité, j’ai aussi pris en charge tout le travail ménager (enfants-linge-repas etc…)
Après 2 séances, ça allait bien mieux entre nous. Et ne vous en déplaise, nous n’avons pas pour autant forniqué en 24/24 7 jours sur 7. Ce n’est certainement pas de ça dont j’ai besoin.
Elle m’entend dire à un ami, au tél. que ça allait mieux entre nous ! et là, tout se rebloque, « moi je vais bien parce que je baise mais elle je m’en fous ! » voilà son analyse de la situation.
Nous continuons nos séances mais rien n’y fait.
Shooté, mes ardeurs sont en berne et j’enchaîne 6 semaines d’abstinence la plus totale.
Je finis par mettre ça sur la table devant la thérapeute et je suis un menteur. Nous faisons encore 2 séances supplémentaires et là, je décide d’arrêter puisque rien ni une spécialiste n’arrive à nous donner le moindre commencement d’explications et qu’en plus financièrement on est sur le point d’exploser.
Comme elle ne veut pas voir les choses en face, je décide de ne pas aller aux fêtes de Noël dans sa famille et je reste seul chez moi. Durant ces 3 jours d’absence, j’ai cherché sur le web.
J’avais entendu Yves Ferroul à la radio qui débattait de son dernier ouvrage.( le plaisir des femmes). Il a aussi parlé de ses consultations au sujet de femmes qui venaient le voir. Pendant son émission, j’ai cru qu’il parlait de mon histoire tellement il y avait de corrélations. Il y a aussi abordé le complexe d’électre.
Tout ça m’est revenu dans la tête et c’est ça que j’ai voulu comprendre à travers le web.
Seul, j’ai pleuré sur mon clavier car j’ai pu trouvé sur le web, en recoupant sur tout un tas de sites mis en ligne par des pro., des corrélation manifestes entre ma vie de couple et un complexe d’électre pas entièrement résolu chez une femme de 35 à 45 ans (ma conjointe a 42 ans).
Elle rentre de chez ses parents et j’apprend par ma fille aînée qu’elle a décidé de partir en appartement (ses parents, ses tantes trouvent cette situation intolérable).
SA mère appelle pour savoir si elle est bien rentrée. C’est moi qui décroche et pour mon Noël j’entends sa mère me dire que « sa fille est normale que c’est moi le pervers, l’obsédé sexuel et que si il y en a un des deux à soigner, ce n’est que moi. Si elle a décidé de partir, c’est bien fait pour moi j’avais qu’à me soigner avant ».
Du coup, perdu pour perdu, je dis à ma compagne ce que j’avais trouvé sur le complexe d’électre, reprenant point par point, les manifestations induites dans sa tranche d’âge et ce que nous vivions depuis trop longtemps.
Je reconnais alors que je me suis trompé quant à son appétit sexuel et que si j’avais su ça avant, sans doute je n’aurais pas basculé dans cette violence verbale ascendante. Mes excuses ne lui suffisent pas. Alors, je mets la maison en vente sur le web à un prix bradé. En 15 minutes j’ai 4 acheteurs potentiels. Je lui demande si je réponds aux offres et là, elle craque. Elle veut qu’on aille voir un sexo pour nous en sortir une bonne fois pour toute.
Elle trouve une sexo, l’appelle. Je retire l’annonce. C’est les congés. Elle laisse un message.
En allant acheter des bouquins pour notre fille, je tombe sur ‘le plaisir des femmes’ de ferroul et je l’achète.
Nous le commençons tous les deux chacun de notre côté.
En début de semaine dernière, la sexo rappelle, c’est moi qui répond. Effectivement, on a un problème urgent et du coup on a un RDV pour vendredi 07 janvier.
A ma plus grande STUPEFACTION, elle commence l’entretien par ces mots :
‘j’ai de la jouissance avec mon clitoris, tout le temps, de temps en temps avec mon vagin et en plus il parait que j’ai un complexe d’électre ‘.
J’aurai dû quitter ce rendez-vous sur le champs. Comme un con, j’ai essayé de retracer le pourquoi on était là mais à chaque fois, elle en remettait une couche avec les arguments du bouquin de Ferroul. A la fin du ¼ d’heure, la sexo lui a lâché qu’elle était normale. Ma compagne a eut un petit sourire en coin et à partir de là, son visage s’est muré. A un moment, ma conjointe réitère son besoin de trouver un autre homme pour enfin vivre sa vie de femme. Réponse de la sexo. : il y a un petit problème à régler et tant qu’il ne le sera pas, vous pourrez changer d’hommes autant de fois que vous le voudrez, vous reproduirez la même situation.
A ce moment là, je me suis dit que je n’avais sans doute pas tout faux dans mes « théories freudiennes ».
Fin de l’entretien, si on veut la reconsulter, on en discute ensemble et on la rappelle.
La 1ère chose qu’elle me dit dans la voiture c’est qu’elle est normale et que c’est un sexo qui l’a dit donc que je suis un guignol. Ensuite elle me traite de menteur car jamais elle n’a pu rester 6 semaines en abstinence totale car sa sexualité a été reconnue normale par une spécialiste.
Nous repartons en embrouilles et la 1ère thérapeute nous avait conseillé de consigner ce qui allait entre nous, je lui ai alors dit qu’il serait facile de juger sur pièces. Elle sort son agenda et là, de fin octobre à fin novembre, il n’y a rien de consigné. Et bien c’est de ma faute… ça allait bien donc y’avait pas besoin de noter quoi que se soit.
J’essaie lui faire admettre qu’il nous faut en passer par le fait d’au moins pointer sur un calendrier les fois où l’on fait l’amour mais elle ne veut pas et part faire les magasins. Donc pas de discussion. Elle rentre à l’heure des enfants, donc pas de discussions non plus. C’est le week-end donc encore pas de discussions.
Dimanche soir couchés, je lui dit quand même qu’elle a été malhonnête chez la sexo. Re-embrouilles jusqu’à pas d’heures dans la nuit. Elle me propose même de répondre aux 4 acheteurs puisque manifestement elle est normale et moi pas.
Ce matin, elle se lève, j’essaie une nouvelle fois de discuter avant qu’elle aille à son travail. La seule chose qu’elle m’a dite : ‘tu peux vendre la maison, y’a des acheteurs,tu vois, pour ton anniversaire, je te rends ta liberté’. Aujourd’hui j’ai 45 ans !
Et j’ai pas la force pour ça.
Je suis sûr que si son verrou cède après on sera enfin heureux.
Elle est là, elle sait maintenant qu’il y a quelque chose à régler. Je n’ai sans doute pas les mots pour l’aider même si je lui ai déjà dit que si elle désirait vraiment y aller, je serai à ses côtés mais rien n’y fait.
En plus, de ce que j’ai pu lire et aussi entendre Y Ferroul, y’a pas forcément grand-chose à régler, et avec beaucoup de sincérité ça pourrait peut être même se régler rapidement mais elle ne veut pas !
Dois-je devenir une loque le temps qu’elle se décide enfin ? mais l’attente maintenant, qu’il y a des présomptions, me fait plus peur qu’avant. J’ai espéré, attendu, pendant 15 ans, maintenant, la balle est clairement dans son camp, comment puis-je faire pour qu’elle se décide sincèrement ?
Je suis à la ramasse. J’essaie de rester digne pour les enfants mais qu’est ce que c’est dur. Et d’autant plus dur que mes aînés m’ont clairement dit que si séparation il y avait, ils voulaient venir avec moi car ils savent qu’à leurs âges ils ont besoin de barrières et que ce serait pas leur mère qui les imposeraient.
Vous pouvez pas pleurer devant eux quand vous entendez ça. Ça fait un bien énorme à la tête et au cœur et en même temps je leur dis que je suis désolé mais la justice laissera le petit avec sa mère donc pour son bien à lui, je leur demande rester avec leur petit frère. Et là, à l’intérieur, vous explosez en larmes tout en restant digne devant eux.
Comment la persuader de se livrer en toute sincérité à une sexo ?
Désolé d’être si long mais j’essaie d’être le plus honnête possible sur le contexte et là, me dire qu’elle va rentrer et que je vais devoir reconnaître que je suis un lâche qui n’a pas voulu contacté les 4 acheteurs, je le vis déjà mal !
Vous remerciant encore une fois pour votre attention et espérant que vous pourrez m’indiquer comment faire pour péter ce p…. de verrou.
Dorb.