la fin d'un couple ou y a t-il encore un espoir ?

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Messagede dorb » 30 Juin 2010, 16:00

Bonjour,

Ben voilà, 25 ans ensemble, 3 enfants, la restauration d’une première maison puis d’une seconde (le petit 3ème !...), un licenciement, 2 ans de chômage, et le lancement d’une activité qui ne décolle pas. Depuis 6 mois, notre couple explose sournoisement mais là, je pense que c’est définitivement fini ! Elle m’a annoncé qu’elle allait chercher un appart pour « sauver sa vie », que j’étais un malade !...
Dans notre couple, j’ai toujours revendiqué le droit d’avoir une sexualité sans aucun tabous. Je me suis battu bec et ongles pour ça. Elle a traversé des moments pas cool (licenciement suite à notre 2ème) elle a plongé. Je me suis efforcé de lui maintenir la tête hors de l’eau. J’ai quand même continué à la désirer alors qu’elle n’était plus une femme, pensant que de se sentir aimée lui redonnerait un tout petit peu confiance en elle.
Ça a été plus ou moins le cas mais sa sexualité ne s’en est pas totalement remise quand même.
Dès lors, j’ai commencé à en souffrir (sujet à ulcères duodénaux récurrents). Quand je lui faisais remarquer nos périodes d’abstinence (pouvant aller jusqu’à 4 mois) elle n’y croyait pas. J’ai alors fait de simples croix sur un calendrier de 52 semaines. L’espace entre les croix était éloquent. J’utilisai le symbole masculin quand j’avais l’initiative et le féminin pour elle.
Le constat était sans appel malgré tout, j’ai alors enrichi en dessinant de petits râteaux quand j’en prenais. A partir de là, j’ai commencé à devenir Mr Hyde, ma collection de râteaux m’a fait monté crescendo dans les propos disgracieux. Et pour le coup, sa libido sonnait encore plus régulièrement aux abonnés absents. Pourtant chacun de nos gros clash se termine par une réconciliation sur l’oreiller et sur les deux ou 3 semaines qui suivent, sa libido répond présent. Et après rebelote !...jusqu’au nouveau clash.
Nous avons tenu comme ça presque une 15zaine d’années (jusqu’à il y a 3 semaines).
Nous avons eu un terrible coup de gueule à la mi-avril et après beaucoup de discussions et des pleurs comme jamais je n’avais eus, nous avions décidé de passer un vrai coup d’éponge sur ces 15 dernières années de M… ! ça a tenu environ 4 semaines. J’ai fait tout un tas d’efforts dans son sens pour lui montrer que je pouvais changer. En retour sa libido semblait être à l’appel, je m’étais mis à y croire !... puis, plus de libido, blocage du dos pour elle et l’osthéo de la famile qui lui révèle que, sans doute, elle somatise !...
J’ai attendu mais rien n’y a fait et les fois où j’ai tenté une approche, je n’étais qu’un pervers qui tentait d’abuser de son infériorité « dorsale » !...
Je lui ai proposé de regarder la série d’émissions que la 6 propose en ce moment sur la sexualité française en espérant sans doute trouver une piste au problème qui pourrit notre couple. En plus d’être pervers, je suis à moitié voyeur et sadique de lui imposer ça !... nous n’avons même pas pu regarder ensemble le 3ème volet de cette émission qui traitait du libertinage… tous des malades névrosés !...
Et du coup, elle me décrète que je suis sans doute borderline avec toute la méchanceté que je développe et la gentillesse et l’amour dont je sais la couvrir quand tout va comme nos 5 premières années de vie commune.
Voire même je suis un pervers manipulateur !...
La seule chose que j’ai toujours revendiquée, c’est de faire l’amour avec elle sans aucun tabous. Pas forcément 3 heures de suite mais régulièrement ! et si possible que l’initiative soit quasi à 50-50.

Elle se dit totalement détruite et pour se protéger, elle a décidé de prendre un appart. Voilà où j’en suis au moment où je vous écris.

Suis-je une personnalité borderline ? Suis-je un pervers manipulateur ? Ai-je eu tort de revendiquer cet acte d’amour au sein de mon couple en utilisant toutes les ficelles que je pouvais ? Je croyais sincèrement qu’un couple qui s’aime physiquement pouvait faire face à tous les naufrages, aurais-je été trop naïf ?

Je vais prier pour qu’elle ait renoncé à sa décision et, si tel est le cas, auriez-vous une piste pour nous sortir de cette situation que je ne supporte plus, j’arrive à 45 balais et j’estime que j’ai le droit d’avoir une sexualité enfin épanouie.

Merci de vos conseils.

Dorb.
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Messagede Dubreuil Nicole » 30 Juin 2010, 16:31

Vous avez la possibilité de vouloir revendiquer une sexualité libérée, voire quotidienne avec votre compagne, certes...

Mais apparament plus avec elle.
Il me semble qu'elle vous le fait comprendre à plusieurs reprises.

Elle ne veut plus.
Bon.
Et alors qu'allez-vous faire ?

Que faire quand l'autre ne veut pas ( ou plus ) ce que l'on veut ?
C'est injuste, c'est frustrant, c'est scandaleux, c'est terrible, c'est décevant, c'est, etc, etc..
L'autre ne nous appartient pas, et nous ne lui appartenons pas.
Soit.

Alors la violer de temps à autre ?
Non, bien sûr..
donc.................................................. ?
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Re: la fin d'un couple ou y a t-il encore un espoir ?

Messagede dorb » 01 Juil 2010, 11:08

Bonjour,
Désolé pour hier je n’ai pu rester en ligne, le Pc est familial et chacun doit pouvoir y accéder.
donc.................................................. ?

Séparation inéluctable ?
Thérapie ? elle ? moi ? nous ?

Hier soir, elle rentre du travail. Je lui ai donc demandé à brûle pourpoint si elle avait effectivement informé les 2 aînés de sa décision car ils ne m’ont pas adressé la parole de la journée :
« tu ne veux pas voir pas que je t’aime ! « je lui ai alors fait remarquer que le mot aimer avait aussi une acception très physique quand il s’agissait d’un couple ! et c’est reparti en vrille illico !.
Du coup, elle est allée faire quelques courses en allant chercher le petit dernier chez sa grand-mère. Pendant ce temps, j’ai préparé le repas du soir et nettoyé tout ce qui m’avait servi à la préparation. Repas sans un mot, soirée sans un mot (on vit sans télé). On se couche et là, c’est elle qui vient. Vu la situation des derniers jours, je ne m’emballe pas trop vite mais manifestement, va falloir concrétiser. Et là, aucune excitation physique de sa part ! Donc rapport pas agréable ni pour elle ni pour moi. Dans la nuit, une petite obligation parentale nous fait nous réveiller. Je grogne, et là rebelote, nouvelle vrille ! et j’apprends qu’elle n’était venue que parce que j’avais préparé le repas et fait la vaisselle !...
Je crois pouvoir vous confirmer qu’elle semble ne plus vouloir « pratiquer le sexe avec moi » (ses termes).

Mon côté M Hyde ne semble pas vous avoir interpellé plus que ça ?
N’est-ce pas à vous qu’il faut que je m’en ouvre pour en avoir le cœur net ? serait-il préférable que je voies quelqu’un en vrai ? Car si c’est effectivement de moi qu’il s’agit, si je ne résous pas ce problème, quelque soit la personne avec qui je pourrais revivre, ça réapparaîtra, non ? chassez le naturel…..
J’ai voulu que le contexte soit le plus concret possible dans mon message et malheureusement, il tourne essentiellement autour de sa personne. Mais ces derniers temps, elle a quand même réussi à me mettre le doute.
Suis-je normal de revendiquer, et ces dernières années de façon plus que virulente mais sans être insultant, une sexualité régulière ? lui manquais-je de respect quand je lui parle de pratiques sexuelles au sein de notre couple qu’elle n’affectionne pas ! N'est-il pas normal que l'un des deux partenaires repousse de temps à autres les convenances établies au sein du couple afin d'aller vers une sexualité épanouie ? est-ce réellement un manque de respect de l'autre ? Je commence à me demander ,et à vous par ce forum, si c’est effectivement moi qui suis OUT ou bien elle qui pourrait avoir un problème avec la sexualité.
Dans un cas comme dans l’autre, il y a sans doute quelque chose à faire pour ne pas en arriver à cette séparation qui ne résoudrait rien ni chez elle ni chez moi. Quel que soit le problème, il resterait entier et elle ou moi aurions quand même à le gérer chacun de notre côté. Je pense qu’ensemble, malgré tout, on pourrait arriver à régler ça, seulement, je crois que j’ai besoin d’un bon aiguillage avant de lui en parler pour enfin solutionner dans le cabinet d'un pro. ce qui pourrit une belle partie de l'existence de notre couple.

Merci de votre attention.

Dorb.
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Re: la fin d'un couple ou y a t-il encore un espoir ?

Messagede Dubreuil Nicole » 01 Juil 2010, 12:12

Monsieur,
je crois que vous ne voulez pas voir la réalité en face.
Il suffirait de vous relire, car vous donnez vous-même les explications à ce qui vous préoccupe.
Votre insistance à revendiquer ( pour votre contentement personnel ) des relations intimes que votre femme repoussent, tient bien sûr ( et je le souhaite ) de votre seule incompréhension à admettre que cela a été, mais ne peut plus être.

Votre femme vous aime, mais n'a plus d'appétit sexuel. Ce n'est pas plus compliqué que cela.
La femme n'est pas " une machine " qui peut se remettre en route après deux ou trois relances.. c'est aussi un corps et une psychologie, une sensibilité et une disponibilité sensorielle différente des pulsions sexuelles de l'homme.
Et encore, bienheureux mortel, elle a accepté durant un temps de se plier à vos fantasmes. Ce qui n'est pas, de très loin, le cas de toutes !
Et ni vous ni moi ne pouvons anticiper le renouveau de ses pratiques amoureuses avec quelqu'un d'autre.
Quand c'est fini c'est fini. Pour une femme, malheureusement, c'est très souvent le cas.
Un autre partenaire, peut-être. Mais rien n'est moins sûr.

Non, votre femme n'a pas besoin de psy, et vous non plus.

Vous non plus, ou bien.. il vous serait utile dans le cas où vous ne pourriez absolument pas respecter le souhait de votre femme de plus être sollicitée sexuellement. Car c'est son droit le plus absolu.
Vous apprendriez alors à juguler votre frustration, à respecter le désir de l'autre, et à vous concentrer positivement sur la suite de votre vie amoureuse, en faisant le deuil qu'elle continue avec votre épouse.
Contrairement aux idées reçues, vous apprendriez également à garder confiance en vous malgré le fait ne ne plus être désiré sexuellement par VOTRE femme.

Pour la femme, refuser le sexe d'un homme, ce n'est pas repousser l'homme tout entier. C'est continuer à lui accorder estime et amour, reconnaissance et admiration pour tout ce qu'il est et a été.

Et si elle y " revient " ce n'est plus par goût, par jeu, ni même par amour, mais POUR AVOIR LA PAIX. Vous en avez eu l'exemple tout dernièrement.
Comment appeler cela de l'amour ?

Pourquoi ne pas accepter tout simplement les faits. Et en tirer vos conclusions concernant vos élans sexuels futurs ?
Si votre couple est basé sur la confiance et le dialogue, tout est possible.

Quant à consulter un autre psy, faites-le si vous en cherchez un qui soit de " votre avis " et non du côté de la logique et du respect de vous-même et de l'autre.

Bien à vous
Nicole Dubreuil. Psychologue Clinicienne
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Re: la fin d'un couple ou y a t-il encore un espoir ?

Messagede dorb » 01 Juil 2010, 16:58

Bonsoir Madame,

Bon ben là, je crois que c’est au moins on ne peut plus clair dans ma tête !

Je ne suis pas un odieux personnage souffrant d’une quelconque perversion, c’est au moins rassurant pour mon futur.

Quant à elle, que son désir soit définitivement éteint à mon égard, c’est quelque chose que je lui ai déjà dit à maintes reprises sans vouloir y croire vraiment, non plus qu’elle d’ailleurs et si c’est le cas de bon nombre de femmes alors il n’y a vraiment rien à y faire.

Pour la confiance dans le couple y’a longtemps que je ne me rappelle plus ce que c’est. Quant au dialogue, effectivement, vivre sans la télé nous a permis de beaucoup discuter. A elle, les grandes envolées théoriques sur l’amour, la liberté, le respect, la vie etc… à moi les choses de la vie un peu plus concrètes telles que les dépenses de travaux à repousser quand on est sans revenus, l’autorité vis-à-vis des enfants, et malheureusement pour moi, les choses concrètes du sexe.
POUR AVOIR LA PAIX !...dites-vous. je lui ai fait remarquer cela au cours de sa vrille de cette nuit. J’avais déjà remarqué depuis quelques mois qu’il fallait qu’on en arrive au clash pour retrouver un semblant de sexualité de couple à peu près normale et ce sur une période pouvant aller jusqu’à 2 semaines. Elle s’est énervée car j’étais en train de sous-entendre qu’elle était maso !... mais ni elle ni moi ne savions interpréter cet état de fait, chose réparée maintenant.

Quant à faire le deuil de ma vie sexuelle avec ma compagne, je ne vois pas comment aller la vivre autre part tout en restant à ses côtés. Peut-être serez-vous surprise mais je crois que les hommes ont aussi parfois besoin de sentiments pour avoir une sexualité pleinement épanouie ! même si d’aucuns, a priori, peuvent aller s’assouvir ailleurs sans le moindre complexe.
Si je suis votre raisonnement, ou bien je reste avec et , avec l’aide d’un spécialiste, j’apprends à gérer mes frustrations, ou bien je prends mes valises et tente de retrouver une compagne qui sera sur la même longueur d’ondes.
Honnêtement parlant, j’ai galéré une 15ziane d’années à essayer de me battre pour avoir un couple vrai, y compris dans sa sexualité. Puisque c’est définitivement impossible, je vais donc refermer ce bouquin et vais essayer de l’oublier pour ne pas trop regretter cette 15zaine d’années gâchées où j’ai fait régulièrement des ulcères de plus en plus douloureux. J’ai des antécédents familiaux mortels quant à la région stomacale et je n’ai surtout pas l’intention de perpétuer cette « tare » de famille.

Ça m’aurait quand même plu que vous m’annonciez qu’avec des efforts de part et d’autre, ça pouvait être encore jouable. D’ailleurs, elle était allée voir un sexologue sur Caen, il y a 4 ans, qui avait temporairement remédier, (pallier ?) au problème. La première visite était gratuite (en maison des familles) mais il fallait qu’elle retourne en ma compagnie dans son cabinet pro. C’est tout ce que j’en ai su et chose dont elle n’a jamais voulu malgré mon insistance, après tout peut-être pouvais-je avoir moi aussi une part de responsabilité dans son inappétence et je me sentais prêt à livrer tout ce que j’avais sur le cœur pourvu qu’on avance enfin dans la même direction (ma direction ! allez-vous reprendre !). Mais elle, elle allait bien et c’était à moi d’aller me faire expertiser le cerveau !.... on a au moins évité une belle dépense, qui selon vous, aurait été, de toute façon, de l’argent perdu.
Je ne pensais pas qu’on pouvait prôner qu’une vie de couple puisse se réaliser sans sexualité ? et de fait, question d’un homme maintenant à terre, et j’espère que vous comprendrez ma peine à hauteur de ce qu’elle est, à quoi peuvent donc bien servir, alors, les sexologues spécialisés dans les relations de couples ? puisque manifestement bon nombre de femmes ont cette réaction rédhibitoire envers nous les hommes ! Juste abréger les souffrances de l’un et l’autre, remarquez, c’est déjà pas mal mais pour le reste cela ressemble plus à un plâtre sur une jambe de bois, non ?

Maintenant, le plus dur reste à faire, lui annoncer ça. Que c’est définitivement mort et que c’est chacun pour soi, je vous l’ai déjà dit, j’ai l’estomac plus que sensible et aie envie malgré mon âge de connaître la complicité, l’épanouissement sexuel que, quand même beaucoup de couples connaissent et ce à des âges bien plus avancés.

En tout cas, merci de vos éclaircissements, et j’espère que vous me pardonnerez la virulence de ce propos.

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Messagede Dubreuil Nicole » 01 Juil 2010, 19:14

Vous n'avez aucune excuse à me présenter ! Vos réflexions sont saines et réalistes, et c'était bien là ou vous deviez en venir.
D'une part pour vous " déculpabiliser ", d'autre part pour vous dire qu'une autre femme vous attend peut-être, et que vous avez toutes les chances d'être heureux sentimentalement et sexuellement parlant.
Vos 15 années ne peuvent pas être gâchées, c'est votre vie, tout simplement.
Elles ont été faites de vos espoirs et désespoirs, d'attentes et de désillusions, mais aussi de moments d'amour et de tendresse. Ce sont 15 années d'expérience qui ont permis votre maturité actuelle, et votre futur épanouissement émotionnel dans les années à venir, dans une meilleure compréhension ( ou acceptation ) du féminin !
Oui, je sais qu'un homme n'aime pas qu'avec ses pulsions et son pénis. Je sais qu'il a aussi un coeur, et des sentiments souvent très beaux parce que sincères et entiers !
Durant ma pratique, j'ai des patients hommes qui me laissent pantoise et émerveillée ( secrètement ) par la justesse de leur raisonnement et la profondeur de leurs sentiments.
Si les femmes savaient que ce sont elles qui " font " les hommes quand ils sont leurs petits enfants, qu'elles sont en premier lieu responsables de ce qu'ils comprendront du " féminin " quand ils seront grands, elles seraient plus simples et sincères avec eux.
Plus aimantes aussi, parce qu'elles ne les mettraient plus sur un piédestal, et quand ils sont des compagnons, à la place du père, ou bien en s'en servant comme un " otage ", celui qui va " payer " pour ce père qui lui déjà avait une mère qui.. etc, etc..
Mais c'est une autre histoire !
Quant à votre estomac, il ira mieux. Vous n'aurez plus besoin de faire des ruses de sioux, de cogiter, de chercher la paire de gants adéquats pour dire ce qu'il faut dire, faire ce qu'il faut faire, deviner ce qui fera qu'enfin elle aura envie de faire l'amour..
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Re: la fin d'un couple ou y a t-il encore un espoir ?

Messagede Dubreuil Nicole » 01 Juil 2010, 22:44

Et pour répondre à vos questionnements sur les sexologues, ils sont souvent là pour " la délicate mécanique " de la chose. Les prothèses, les conseils pratiques, les traitements hormonaux, les petites et grandes pannes, les érections capricieuses, les traumatismes, les polypes, prostates, vaginisme, etc, etc.. et pour les troubles sexuels d'origine psychosomatique.
Ils sont là pour relativiser, rassurer, motiver qui PEUT et surtout qui VEUT encore y croire.
( pas votre femme en tout cas ! )
Et quand de surcroît ils sont psy ( car c'est une erreur de croire qu'ils le sont tous ), c'est souvent pour aider à ce que la rupture ne fasse pas trop de dégâts narcissiques chez l'un, comme chez l'autre.
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Messagede dorb » 20 Aoû 2010, 03:42

Bonsoir Madame,
Le 01 juillet, après avoir lu votre dernière réponse, j’avais le moral dans les chaussettes ! De plus c’était les 16 ans de notre fille et il y avait des copains à elle pour la soirée. A force de ne pas me voir enjoué en cette journée, j’ai fini par cracher ce que vous veniez de me révéler,en résumé ou je me faisais castrer dans la tête pour rester avec elle ou je devais partir pour notre salut mutuel.
« elle ne me connaît pas ! t’as dû lui dire les pires trucs possibles pour qu’elle pense ça de moi « .
La nuit a été longue en discussions, en pleurs en engagements mutuels et tôt dans la nuit, elle m’aime de tout son cœur, et cette fois-ci l’envie y était !...
le 02 juillet c’était son anniversaire, je la joue très cool pour ne pas gâcher les promesses de la nuit. Cela a duré tout le week end et le dimanche soir, rideau, la pièce est finie !
le week end d’après, nous devions aller chez ses parents, et je m’y suis rendu par respect pour eux. Durant cette nuit là, elle m’a même proposé de me mettre au train le dimanche matin, ce que j’ai accepté et c’est son père, avant que je monte dans la voiture pour aller à la gare qui s’y est opposé. J’ai donc passé ce dimanche dans cette réunion de sa famille affichant clairement, mais sans rien dire, qu’il y avait plus que de l’eau dans le gaz entre nous.
En rentrant à la maison, nouvelles discussions mais là, la sentence semble irrémédiable. Discussions encore pendant quelques jours, les oreilles ont dû vous sifflé un peu car vraiment, porter de telles affirmations sans la connaître !... toujours est-il que je lui propose une 3ème solution :
On ne regarde plus derrière nous du tout et on court droit devant. Elle est d’accord mais sans courir pour autant.
En tout cas, on ne regarde plus derrière (donc plus de reproches sur ces 15 dernières années, plus de sous-entendus,… plus de passé !) Pour consolider l’idée et aider à ce jeu de séduction, je lui propose même de considérer qu’on venait de se rencontrer après s’être séparés elle, d’un connard avec qui elle qu’elle venait de passer 15 ans et moi d’une coincée avec qui j’avais aussi passé une 15zaine d’années.
Elle était tellement fière de ça qu’elle m’a demandé de téléphoner cette bonne nouvelle à ses parents, ce que comme un idiot qui vient de remporter la dinde de la kermesse, j’ai fait !
Ça a tenu environ presque, en étant généreux, deux semaines ! je lui alors fais remarquer qu’au bout de deux semaines, j’avais déjà le sentiment de revoir mon « ex ». et là pour le coup, je l’ai retrouvée pleine et entière.
Première crise pour ce couple version 2.0.
Jusqu’à ce samedi 7 août, nous avons tenu nos rôles de nouveaux amants convenablement au vu de la situation de crise de laquelle nous sortions.
C’est ce jour là qu’elle m’a dit vouloir passer ses premiers congés payés seule chez ses parents en bretagne, elle avait besoin de respirer, de réfléchir. Elle avait besoin que je lui manque, dixit elle-même. Je lui ai clairement fait comprendre que ça me faisais ch… qu’elle veuille partir seule, avec nos antécédents et le schéma mis en place pour s’en sortir ensemble, que ça ne collait. Mais sa décision était catégorique, je n’avais pas à aller voir ses parents !
Inutile de vous dire que dans les quelques jours qui ont précédé son départ, elle avait aussi retrouvé son ex !
Le matin de son départ, je me suis levé pour lui écrire ma peine de la voir partir. En lisant cette lettre, je l’ai entendu dire aux enfants qu’elle l’emmènerait en bretagne pour la faire lire et qu’ils puissent en rire et constater comme je suis malade !
Elle a téléphoné à la maison tous les jours. Seule ma fille lui a répondu. Elle voulait que je lui manque, je n’allais pas lui parler sinon, où était le manque ?
Elle est rentrée hier avec nos 2 garçons. Accueil froid mais pas glacial. Pas un mot de sa part concernant son attitude. Gardant cependant mes distances, elle décide d’aller dormir dans le canapé. Je l’y rejoins et une nouvelle fois, on discute. J’y apprends alors que comme elle n’a pas été accueillie en triomphe, c’est que sans aucun doute je dois faire la gueule et elle ne voit pas pourquoi ! Je lui dis alors que moi aussi de mon côté j’attendais au moins un « tu m’a vraiment manqué » puisque c’était le but de cet isolement de moi ou alors un « je regrette de t’avoir planté là ». Avec le vocabulaire français, y’avait moyen d’exprimer au moins une de ces deux idées là de bien des façons. C’est quand je lui ai demandé d’imaginer la scène inverse, dans notre contexte très fragile et particulier qu’elle a enfin compris ma douleur et a fini par dire « c’est vrai, c’était pas très sympa de ma part de t’avoir planté là !). Dans notre lit, elle sanglote au creux de mon épaule, me serre très fort contre elle, me demande de ne plus lui parler de l’ancienne qu’elle avait pu être et du coup, nos retrouvailles se sont conclues comme pour tous les couples amoureux qui se retrouvent.
Ce matin, je la caresse juste pour apprécier les courbes de son corps, le grain de sa peau. Et là, du coup c’est elle qui change la donne et la conclusion est ce que font tous les amoureux contents de s’être retrouvés !
La discussion qui suit, s’envenime très vite suite à une petite pointe d’ironie qu’elle laisse échapper faisant référence à notre passé. Elle menace même d’aller en agence immobilière dès ce matin pour vendre la maison. La matinée était mal partie. Nous allons quand même faire une course ensemble et au retour, rebelotte nouveau petit sous-entendu qui pour le coup me mure définitivement dans le silence pour l’après midi, silence que je préfère tenir pour ne pas avoir à faire ressurgir aussi notre passé.. J’emmène le petit dernier à la plage, la laissant à ses occupations (des commandes en retard). Nous rentrons de la plage avec des moules ramassées par le petit, je les prépare et aussi le repas du soir.
Un accroc entre mon aînée et son frère cadet, j’interviens en criant très fort pour que cela cesse immédiatement car depuis le début des vacances entre eux deux, c’est un peu la guerre (16 ans pour ma fille et 14 ans pour mon cadet… la bonne période pour eux au bon moment pour nous !....).
Elle prend parti pour ma fille, je n’avais pas à intervenir en criant, je n’ai pas changé, je suis toujours le même connard… elle part à la plage avec ses 2 gars et quand elle rentre impossible de lui extraire le moindre mot.
A force de parler seul, elle finit par m’interrompre pour me dire qu’elle n’a pas à changer, qu’elle est bien comme elle est, droite dans ses bottes et que c’est uniquement à moi d’aller me faire soigner la tête !
Je lui rappelle alors les engagements mutuels pris en juillet et elle m’annonce sans sourciller n’y avoir jamais cru.
Nous nous sommes mis d’accord sur le fait de vendre la maison le plus vite possible. Je lui ai balancé tout un tas d’insanités que j’avais sur le cœur après avoir constaté que je m’étais fait rouler dans la farine depuis la mi-juillet !...

Voilà, la triste fin de cette histoire. J’avais pensé vous écrire à la fin de l’été pour vous dire qu’il y avait une troisième solution mais ….ça n’a pas marché.
Vous êtes effroyablement perspicace et effectivement, ne peuvent être aidés que les gens motivés qui PEUVENT et surtout qui VEULENT encore y croire et je renchérirai y croire ENSEMBLE !

Dans cette histoire, j’ai toujours été seul à me battre pour un idéal qui n’était manifestement pas partagé. Sans doute aurai-je dû jeter l’éponge bien plutôt :
Une femme qui a rejeté par 2 fois une demande en mariage, qui n’a jamais émis ne serait-ce qu’une fois le désir d’avoir au moins un enfant de moi (vous me rétorquerez que nous en avons quand même 3, soit… les deux premiers sont sous pilule et comme ça ne semblait pas efficace, le 3ème , sous stérilet après y’a eu l’implant contraceptif, ça a sans doute permis de limiter les dommages collatéraux qui vont s’ensuivre….), une femme qui n’a jamais émis le moindre projet d’avenir à partager avec moi, je n’arrive toujours pas à comprendre, bien qu’ayant eu tous ces éléments sous les yeux depuis le début, pourquoi j’ai été aussi stupide de m’entêter.
Pourquoi j’ai préféré gâcher ma jeunesse plutôt que de voir ce que l’avenir me réservait.
Pourquoi avoir été aussi con, aussi longtemps ? J’ai bien vu tout un tas d’hommes autour de moi tromper leurs femmes et le vivre très bien. Pourquoi, moi, je n’ai pas eu cette lâcheté ?
J’en ai vu se séparer sans attendre 6 mois alors que je me suis battu tout ce temps. Même son frère a eu la bénédiction de ses parents lorsqu’il a quitté son ex pour les mêmes raisons que moi je n’ai pas voulu reconnaître et qui vous ont sauté aux yeux dès votre première réponse. Raisons cependant qui ne sont pas admissibles par ses parents pour leur fille et notre couple….
Je suis monté dans ma voiture cette nuit et je suis parti avec quelques fringues. Ne sachant où aller, je suis rentré et du coup, je vous écris toute ma peine, toute ma tristesse à devoir en arriver là mais comme y’a pas plus sourd que quelqu’un qui ne veut pas entendre…
Si je n’avais pas conscience de l’image du père que je donne à mes gamins, le sens de la responsabilité de ses actes que je veux leur inculquer de toujours assumer ses choix quoi qu’il arrive, je crois bien que ce soir, plutôt que de rentrer j’ai pensé, un instant, mettre fin à mes jours mais n’aurait-ce pas été là l’aveu d’un échec de toute une vie et surtout l’échec des valeurs que je pense leur avoir transmises ? Et après tout, pourquoi leur père n’aurait-il pas eu le droit de se tromper aussi, tant sur leur mère que sur des valeurs désuètes dans cette société sans aucune pitié ni amour-propre ?
J’essaierai de vous montrer que je n’ai pas craqué dans les jours à venir, je pense être trop fier pour m’en aller aussi lâchement.

Cordialement,

JeanLuc.
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Messagede Dubreuil Nicole » 20 Aoû 2010, 10:11

Monsieur, votre message est déchirant et je suis émue par votre détresse.
Je n'ai qu'une simple chose à vous dire, qui, si vous la répétez à votre femme, va me griller pour toujours :
C'est que celui ou celle qui dit à l'autre qu'il n'est pas normal et d'aller se faire soigner, c'est que cette personne envoie l'autre à sa place chez un psy pour faire l'économie de sa propre remise en cause.
La névrose, c'est savoir que l'on ne va pas bien et vouloir aller mieux. La psychose c'est dire que c'est l'autre qui est fou, alors que nous revendiquons une parfaite clarté d'esprit.
Les revirements de situation de votre épouse sont assez significatifs sur son désordre émotionnel.
Elle ne va pas bien et devrait consulter. Mais comment se remettre en cause, quand justement ne pas aller bien, c'est être persuadée que l'on va bien !
Vous avez du avoir beaucoup " d'alertes " vous démontrant la fragilité psychique de votre épouse. Mais vous ne pouviez pas les voir, ou du moins les analyser dans le négatif. Il en allait de votre propre équilibre.

Quand elle dit par exemple qu'elle lira votre lettre avec d'autres pour en rire, vous avez là une magnifique image de la perversion.
Quand elle vit l'instant en jurant qu'elle ne recommencera plus, que c'est un nouveau départ, et qu'une semaine plus tard, elle raille vos propos et vous humilie, vous avez là une magnifique image de la perversion.
Et ainsi de suite..

Le temps est venu, non de faire le bilan, puisque des deux vous restez le plus sain et le plus sincère, mais de tourner la page.
Pour vous y aider, je vous propose de faire une petite étude psychologique sur votre épouse :
Allez sur internet, tapez : Les psychopathes sont parmi nous. Analyse et détection de la psychopathie
Vous aurez le principal de l'étude de Robert Hare.
" Amusez-vous " à relever dans les 16 items proposés, les traits de caractère de votre épouse ( et de vous même, c'est plus drôle ! )et faites la déduction qui s'impose..

Une chose encore.. une femme sait qu'elle est toute puissante face à un homme aux prises avec ses pulsions sexuelles. Et l'avenir émotionnel de cet homme dépendra de l'intégrité de cette femme.
Alors vous restez debout, et à partir de maintenant vous regardez ailleurs !

A plus
Bien à vous
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Re: la fin d'un couple ou y a t-il encore un espoir ?

Messagede dorb » 20 Aoû 2010, 13:55

Bonjour Madame,

Je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai même énormément pleuré ce matin devant l’évidence de la situation.
J’ai même écrit une lettre d’excuses à mes enfants. Je voudrai qu’ils puissent comprendre que la méchanceté dont j’ai fait montre n’était en fait qu’un appel au secours jamais compris voire même, simplement entendu.
Nous nous sommes reparlé ce matin. Elle a pleuré du contenu de la lettre, il y avait quand même quelque chose de bon en moi. Soit mais alors que faisons-nous ? Malgré tous les arguments que j’aie pu lui soumettre, sa position c’est attendre. Attendre quoi, elle ne sait pas mais il est urgent d’attendre.
A maintes reprise, pour imager notre situation, j’ai pris pour exemple le seau de M…. que l’on tenait chacun à bras le corps. Qu’il était plein à raz bord et que chaque secousse dans notre couple ne le faisait que déborder.
La seule proposition concrète que j’aie pu lui faire c’était de décider ensemble, en même temps de nous débarrasser de nos seaux respectifs (ie ne plus regarder notre passé commun, ne plus considérer notre passé commun). Pour elle, le seau devrait se vider avec le temps donc attendre.
Je viens de lire votre réponse. A la première lecture, effectivement, je me sens soulagé car vous me rassurez sur le fait, à tout le moins, qu’au moins moi je ne sois pas tout à fait aussi cinglé qu’elle a toujours bien voulu le dire.
Puis je copie colle l’adresse mentionnée et lis et relis le texte.
La conclusion m’effraie : je m’amuse à constater que quasi aucun des traits de caractères ne lui conviennent.
Je joue le jeu avec plus d’attention encore pour moi et j’en conclue que pas mal des traits de caractères décrits sont quasi exactement les reproches qu’elle me fait.
Otez moi d’un doute, je ne suis pas un manipulateur pervers, je ne suis pas une personnalité border line mais là, vous me voyez troublé. Et si j’avais une tendance psychopathique quand même ?
Si tel était vraiment le cas, je ne peux être qu’enfermé car je représenterai un danger potentiel pour celle que j’aime et les enfants que nous avons eus. Je ne vois pas d’autres alternatives. A aucun moment je n’ai lu que cela pouvait se soigner. Et donc votre conseil d’aller regarder ailleurs, je l’interprète comme dangereux pour qui que se soit que je pourrait rencontrer. Un psychopathe ne pouvant être soigné, c’est la mort ou l’internement, non ? Peut être shooté à haute dose pour écarter tout danger mais ne vaut-il pas mieux la mort que d’être un légume ?

Et je relis encore une fois votre réponse et j’en fais alors une lecture au second degré, car le « amusez-vous » dans la situation actuelle m’interpelle.
Mis en confiance dans la 1ère partie, je fonce naturellement voir ce que vous évoquez pour me confronter à cette réalité, pour le coup, qui me donnerait presque le courage de me buter.
Me suis-je trompé dans l’analyse de votre message ?

Alors, avant, que de ne faire quelque chose qui pourrait être irrémédiable, quelle était la bonne lecture, celle au 1er degré ou celle au second degré ?
Si c’est la seconde où c’est moi qui suis donc à remettre en question, pourquoi n’en avoir pas parlé plutôt ? j’ai eu l’honnêteté au début de notre échange de reconnaître que si cela venait de moi, j’étais prêt à aller consulter qui il faudra. De tout notre échange, toujours vous me rassurez et me laissez entendre que c’est elle qui a un problème à gérer. Et sur ce dernier échange, qui si il est à lire au 2ème degré, il ne semblerait n’y avoir plus que moi qui ne soit même plus à soigner.

Peut-être est-ce le manque de sommeil, j’ai déjà craqué une fois ce matin mais s’il vous plaît, répondez vrai à mes questions.

Je pensais avoir atteint le fond du gouffre, là sauf délire de fatigue de ma part, j’ai l’impression, dans ma chute de n’avoir sonné qu’à la porte d’entrée de l’enfer.

Au secours ! suis-je le type solide dont vous avez parlé ou le cinglé pernicieux qui sommeillait dans le type intègre que je pensais être ?

Dorb.
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