de nicole dubreuil » 09 Sep 2010, 17:57
Notre ami Nico a raison. C'est le sentiment intense de solitude qui vous apporte ces angoisses plus ou moins existentielles. Quand vous êtes entourée tout va mieux et vous n'y pensez plus. Ce qui prouve que ce n'est absolument pas grave. Dès que vous êtes seule, les " mauvaises habitudes " reviennent !
Nico a encore raison dans ses " recettes " pour ne pas y penser, ou quand il dit que vous êtes le capitaine de votre destin et le maître de votre âme. Vous seule maintenant, êtes en effet responsable de vous-même. C'est à la fois angoissant avec un puissant sentiment de liberté.
Parler seul, se parler, s'inventer des histoires en étant l'acteur, tout le monde le fait plus ou moins à un moment de sa vie. Parfois toute sa vie. Les vieux garçons surtout ! ( pardon Nico ! )
Et paradoxalement, celui qui " se " parle ne peut pas devenir fou, car il parle pour rester dans la réalité, pour exister.
Pour des malades psychotiques parler c'est au contraire répondre à des voix intérieures constituées par un délire, persécuteur la plupart du temps. Mais pour les gens normaux c'est un barrage contre l'angoisse : C'est ce que vous faites sans jamais l'avoir su. Et c'est très bien et très utile pour vous !
Profitez-en, quand vous vous parlez toute seule, de vous rassurer comme si vous parliez à une petite fille. Dites-vous des mots tendres, des choses douces et apaisantes. On est jamais mieux servi que par soi-même ! Soyez tendre avec vous, n'ayez pas peur de votre créativité. Inventez-vous un monde où vous êtes fière de vous et heureuse. Progressivement votre subconscient l'intégrera et vous deviendrez plus forte, plus sûre de vous.
N'écoutez pas ces bêtises qui insinuent que vous êtes une ado-suicidaire ! Penser à la mort est une chose normale et saine. On peut même s'imaginer dans le cercueil avec les gens qui viendront ou pas, ou la peine que l'on fera ou pas aux autres, tout cela est classique et banal. Plus on est artiste et créatif, plus on est intelligent et réfléchi, plus on est sensible et bon, et plus on pense au pourquoi de la vie et de la mort. Les enfants y pensent aussi très souvent à partir de 5 ans.
Ce qui est morbide, toujours dixit l'ami Nico, c'est d'y penser trop. Et d'une façon tout à fait différente de la vôtre, d'ailleurs.
S'inventer un monde parrallèle c'est se réer un monde illusoire le temps de calmer sa solitude et son désarroi. C'est utile souvent. Et tant que l'on dit que ce n'est pas " normal ", c'est que ça l'est à 100/100 !
N'oubliez pas non plus que vous êtes en pleine remise en question, vous êtes dans la phase de l'adolescence et tout vous arrive en plein visage avec force et violence. Vous n'êtes plus protégée par l'insouciance de l'enfance. Vous traversez un étape de " maturation " psychique qui va peu à peu faire de vous une jeune femme sensible et équilibrée.
N'en doutez pas. Acceptez tranquillement ces vilaines angoisses qui viennent vous gâcher la vie, vous êtes obligée d'en passer par là durant quelque temps !
A plus.