Je suis hypersensible et solitaire

Le manque de confiance en soi et le manque d'estime de soi peuvent s'expliquer. Un travail sur le fond permet de reprendre confiance.
Quels sont les causes et les solutions.
forum sur la confiance et l'estime de soi.

Je suis hypersensible et solitaire

Messagede anneclaire » 20 Aoû 2010, 18:32

Cela fait 4 ans que je suis une thérapie hebdomadaire et voilà qu'aujourd'hui, je ne sais plus où j'en suis. Je suis quelqu'un de très solitaire non pas par choix. Je m'en passerai bien, mais, je n'arrive pas à aller vers les autres. Ce blocage qui semblait avoir quelque peu disparu il y a quelques années s'est réactivé depuis 8-9 ans suite à la trahison d'un couple qui (j'ai fini par le comprendre avec ma psy) m'a manipulée.

Je sais que je suis hypersensible et parfois, comme en ce moment, je ne le supporte plus. Pourquoi ? Parce que je me mets à observer les réactions des gens beaucoup trop. En fait, j'ai vu la psy hier et j'ai eu une mauvaise impression : le sentiment d'agacer, le sentiment de lasser. Je sais que cela revient par bouffée chez moi. Mais, là j'ai plein de doutes qui m'entrainent inexorablement vers le négatif. J'ai une image très détériorée de moi et j'imagine forcément que je ne peux pas être appréciée des autres. Plus je vieillis, plus je me rends compte de la prison dans laquelle je me suis mise. Comme dirait la psy, j'ai pris le relais de mes parents (maltraitants). J'avoue avoir parfois encore du mal à admettre qu'ils étaient maltraitants. ça peut paraitre absurde quand on connait mon histoire. Mais, c'est ainsi.

Bref, j'ai déposé mes maux ici parce que je ne sais plus ce qu'il se passe. La psy m'a encouragé à écrire et je l'ai fait.....trop peut-être. Je pensais que mes souvenirs posés là sur le papier allait nous aider dans ma thérapie. Parfois, ce fut le cas. Mais, là, trop de souvenirs viennent, trop de détails ! Du coup, en séance (20mn c'est court), j'ai tellement de chose à dire que j'en perds le fil très rapidement.
De ce fait, certaines séances me paraissent gâchées et cela m'agace. J'attends, en fait, de me servir de mes souvenirs pénibles pour être mieux comprise et en tirer quelque chose, mais, je ne sais plus quoi.

Est-il normal d'en vouloir au psy parfois ? Doit-on le dire ? Peut-on le dire sans risquer de briser le lien ? Je suis déçue de ressentir encore ce sentiment d'agacement et je suis incapable de savoir si c'est réel ou si c'est moi qui l'interprète. IL va me falloir attendre la semaine prochaine pour oser en parler (ce qui n'est pas encore certain).
POur mieux comprendre, je suis abandonnique. Et la perspective de son rejet probable me hante. C'est maladif !

Je voudrais bien m'expliquer plus clairement, mais, cela m'est impossible. Mon cerveau bouillonne d'angoisses et j'en ai plus qu'assez de ma sensibilité. Soit dit en passant, d'après la psy, c'est une qualité. Mais, moi, je le vis comme un poids qui ne me permets pas d'être sure de mes jugements.
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Re: Je ne sais plus où j'en suis

Messagede Dubreuil Nicole » 20 Aoû 2010, 20:26

C'est ce que vous ressentez qu'il est important de dire à votre psy.
Elle saura qu'elle n'est pas concernée. Le transfert fait qu'à travers elle vous revivez des conflits anciens. Elle n'est qu'une image sur laquelle vous projetez vos pensées négatives ou positives.
C'est cela le travail d'un psy, recevoir ces identifications pour aider le patient à s'en dégager à travers le transfert.
Donc plus vous parlez de ce qu'elle vous inspire en ce moment, et plus vous avancerez dans votre thérapie.
C'est la preuve que vous êtes en train de vous libérer.
osez faire confiance.
Et puis, ce n'est pas votre psy qui va vous abandonner..c'est vous si vous partez de votre thérapie !!!!!!
Bien à vous
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Re: Je ne sais plus où j'en suis

Messagede anneclaire » 20 Aoû 2010, 20:52

Le transfert...c'est vrai que je l'oublie.
J'ai bien du mal à oser dire les choses aux gens. Quoique je me défends mieux qu'avant parfois. Alors, en fait, il ne s'agit que de transfert et je ne devrais plus avoir peur de parler.
Du coup, je me sens un peu bête !
Il serait donc normal d'éprouver toute l'étendue des sentiments face à son psy. Mais, parfois, il est bon de se l'entendre dire. Et pour cela, je vous en remercie.

IL semble, alors, que cette situation soit un nouveau point de discussion. Il n'empêche que je suis usée de ne pas réussir à dépasser mes peurs. Aimer est un verbe qui ne se conjugue pas chez moi ou plus chez moi. C'est une blessure immonde qui dure et perdure. J'ai 40 ans passé et je suis fatiguée de me chercher depuis si longtemps. J'arrive à un âge où le constat d'échec sur ma vie est cuisant : incapable de liens, donc pas d'enfants, pas d'amour, rien... toujours le vide ! Je m'accroche à l'espoir que fait naître une thérapie, c'est déjà ça ! Mais, parfois, l'espoir fiche le camp et les idées noires font surface.
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Re: Je ne sais plus où j'en suis

Messagede Dubreuil Nicole » 20 Aoû 2010, 21:18

C'est " le vide " qui fait sens. Ce ne sont pas les mots. C'est le vide entre les mots.
40 ans c'est quoi..
Echec, qu'est-ce que cela veut dire..
Nous sommes des étoiles, et c'est ce vide entre les étoiles qui nous tient en lieu d'amour.
Ouvrez vos yeux, on vous aime.
C'est difficile de recevoir..
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Re: Je ne sais plus où j'en suis

Messagede anneclaire » 20 Aoû 2010, 21:51

44 ans exactement, pour une femme, qui plus est solitaire, c'est le deuil de l'enfant qu'on aura jamais. peut être est-ce mieux ainsi, qui sait si j'aurai répéter ce que j'ai vécu ou au contraire manquer de donner des limites nécessaires.
Comme je suis toujours aux extrêmes et que je n'arrive pas encore à me tempérer.
Echec : parce que je pense que l'être humain est fait pour vivre avec les siens. Il ne peut vivre sans les autres. Or, je n'y arrive plus. Echec parce que je pense (et j'en reviens à l'enfant à naitre) que l'être humain a besoin de construire sa vie et cela passe, je crois, par le couple et l'enfant.
J'ai peut-être tort ! Mais, j'ai l'impression d'être passée à côté de tout ça par peur. De toutes façons, j'ai peur d'aimer car peur de m'attacher, peur de l'abandon, peur de souffrir.
Vous me dites d'ouvrir les yeux, qu'on m'aime. Vous savez, je n'ai plus beaucoup de contact avec ma famille. Je ne le regrette pas vraiment. Je regrette de ne pas avoir eu une autre famille. En fait, dès que je vois quelqu'un de ma famille, ce sont les drames familiaux qui refont surface.
J'éprouve d'énormes difficultés à maitriser mes sentiments lorsque des éclats de voix se font entendre autour de moi ; tout refait surface et ça m'envahit.
Je ne sais pas comment on pourrait m'aimer. Difficile de recevoir, c'est juste ! Pour cela, il faudrait déjà que je crois qu'on s'adresse à moi sincèrement. Quand une personne me complimente, j'ai bien du mal à croire qu'on s'adresse à moi ou je décèle alors une ironie. Sur ce sujet, au travail, ça va mieux ! J"accepte les compliments . Mais, pour ce qui est de ma personne,je crains toujours que ce soit une façon de se moquer de moi.
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