Cela fait 4 ans que je suis une thérapie hebdomadaire et voilà qu'aujourd'hui, je ne sais plus où j'en suis. Je suis quelqu'un de très solitaire non pas par choix. Je m'en passerai bien, mais, je n'arrive pas à aller vers les autres. Ce blocage qui semblait avoir quelque peu disparu il y a quelques années s'est réactivé depuis 8-9 ans suite à la trahison d'un couple qui (j'ai fini par le comprendre avec ma psy) m'a manipulée.
Je sais que je suis hypersensible et parfois, comme en ce moment, je ne le supporte plus. Pourquoi ? Parce que je me mets à observer les réactions des gens beaucoup trop. En fait, j'ai vu la psy hier et j'ai eu une mauvaise impression : le sentiment d'agacer, le sentiment de lasser. Je sais que cela revient par bouffée chez moi. Mais, là j'ai plein de doutes qui m'entrainent inexorablement vers le négatif. J'ai une image très détériorée de moi et j'imagine forcément que je ne peux pas être appréciée des autres. Plus je vieillis, plus je me rends compte de la prison dans laquelle je me suis mise. Comme dirait la psy, j'ai pris le relais de mes parents (maltraitants). J'avoue avoir parfois encore du mal à admettre qu'ils étaient maltraitants. ça peut paraitre absurde quand on connait mon histoire. Mais, c'est ainsi.
Bref, j'ai déposé mes maux ici parce que je ne sais plus ce qu'il se passe. La psy m'a encouragé à écrire et je l'ai fait.....trop peut-être. Je pensais que mes souvenirs posés là sur le papier allait nous aider dans ma thérapie. Parfois, ce fut le cas. Mais, là, trop de souvenirs viennent, trop de détails ! Du coup, en séance (20mn c'est court), j'ai tellement de chose à dire que j'en perds le fil très rapidement.
De ce fait, certaines séances me paraissent gâchées et cela m'agace. J'attends, en fait, de me servir de mes souvenirs pénibles pour être mieux comprise et en tirer quelque chose, mais, je ne sais plus quoi.
Est-il normal d'en vouloir au psy parfois ? Doit-on le dire ? Peut-on le dire sans risquer de briser le lien ? Je suis déçue de ressentir encore ce sentiment d'agacement et je suis incapable de savoir si c'est réel ou si c'est moi qui l'interprète. IL va me falloir attendre la semaine prochaine pour oser en parler (ce qui n'est pas encore certain).
POur mieux comprendre, je suis abandonnique. Et la perspective de son rejet probable me hante. C'est maladif !
Je voudrais bien m'expliquer plus clairement, mais, cela m'est impossible. Mon cerveau bouillonne d'angoisses et j'en ai plus qu'assez de ma sensibilité. Soit dit en passant, d'après la psy, c'est une qualité. Mais, moi, je le vis comme un poids qui ne me permets pas d'être sure de mes jugements.




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