2 ans et désemparés

Forum enfant, développement de l'enfant
davidvilla49
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2 ans et désemparés

Messagepar davidvilla49 » 07 déc. 2017, 10:31

Bonjour, 

Je suis Papa de deux garcons de 24 et 3 mois. . 

Ma femme et moi-meme sommes inquiets pour notre aîné. 

Il a quasi deux ans et plusieurs choses nous chagrinent:

-il parle mais c'est la plupart du temps incompréhensible  (beaucoup de "ba")
-il ne fait pas ses nuits (on doit l'endormir avec notre main/il se réveille toutes les heures lorsqu'il est seul dans sa chambre et en hurlant)
-on trouve qu'il a une obsession pour certaines choses (les balles par exemple ou nos mains pour qu'il s'endorme)
-il pique des colères incompréhensibles  (il veut un gâteau on lui donne il le jette au chien il crise/il va jeter sa teuteute lorsqu'il est contrarié (ca encore ca peut être logique mais c'est usant))
-il est très peu sociable (il reste toujours auprès de nous ou de sa nourrice lorsqu'il y a du monde qu'il ne connaît pas/il va rarement vers les autres ou alors que chez nous et au bout d'un long moment)

A cote de ca il pointe du doigt, il nous interpelle sans soucis, rigole avec son cousin qu'il adore joue aux voitures etc. 

On sait qu'il y a un truc qui ne va pas, il parait énormément angoissé, la peur des autres ou je ne sais quoi.

Avez vous des enfants avec des comportements similaires? Si oui pouvez vous partager votre experience svp.

Je précise qu'on a vu un CMP et que pour eux tout va bien mais on a l'intime conviction que nous passons à côté de quelque chose.

Merci d'avance.

Romain. 

licornemagique
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Re: 2 ans et désemparés

Messagepar licornemagique » 07 déc. 2017, 12:22

Tout cela n'est que théorique, de plus je ne suis plus sur de certaine chose.

Chez l'enfant on peut retrouver quelque difficulté assez courante, comme les troubles de l'articulation, les retards de la parole, les retards simple du langage, la dysphasie....
Dans votre cas on peut penser à un retard simple du langage, dont le vocabulaire est pauvre, et ou les premiers mots n'apparaissent pas avant 2 ans.
Le développement du langage dépend du développement cognitif, donc de la capacité d'apprentissage, du langage, de la mémoire, du raisonnement...Il dépend aussi des différentes stimulations qui vienne éveiller l'enfant.
Les retards, ou difficulté si elle n'émane pas d'un ordre psychophysiologique, ou endogène, peuvent être l'effet de l'environnement, l'aspect subjectif perçut pas les émotions, ou se qui entre dans le développement socio-constructiviste.

L'environnement peut influencer le développement de l'enfant, il peut être inhibiteur ou bien stimulant dans l'éveil du langage par exemple.
Je voudrais faire le rapprochement avec les capacité sensoriel de l'enfant. Pour acquérir l'ensemble d'une chose (comme le langage), il faut pouvoir le saisir entièrement pour l'intégrer pleinement.
Par exemple, lorsque vous touchez des objets sous un drap, vous êtes limité dans votre capacité à pouvoir discerner et identifier l'ensemble de la chose. Votre réalité en est donc altéré.
Si l'on fait le rapprochement avec le langage, pour une acquisition pleine et entière, celle-ci se devrait donc d'être perçut par l'enfant par l'ensemble des sens, à contrario d'une personne qui parlerais à l'enfant sans le regarder, sans lui montrer la chose parler.
Cela nous montre que notre réalité et la considération de celle-ci peut en être altérer et retranscrite de façon plus sommaire, si l'on ne dispose pas de l'ensemble des informations pour intégrer notre monde, le comprendre et s'y adapter.
On peut donner comme exemple les handicaps, lorsque l'audition par exemple est troublé, l'enfant aura des difficulté pour identifier les sons, acquérir du vocabulaire, s'exprimer, et par la même occasion, cela se répercutera sur sa capacité à entrer en contact avec autrui, à exprimer ses penser, ses envie... Tout cela peut renvoyer à de la violence, de la colère, etc. On peut aussi le voir à toute âges, le manque de vocabulaire, ou les difficulté peuvent être source de violence.

L'ensemble de ses affectes sur le développement de l'enfant peut conditionner certaine habitude, certain réflexe qui seront des réponses automatiser face à se qui sera perçut comme une violence.
Qu'elle soit inhiber ou extérioriser envers soit même ou autrui, elle révèle bien évidemment un mal être, une difficulté, qui lorsqu'elle est repéré au plus tôt, permet de palier à certain trouble, ou en tout cas d'améliorer l'adaptation de l'enfant. Mais on ne peut pas faire de miracle, l'être ne peut faire plus que les capacité et les possibilité dont il dispose.

Revenons sur les facteurs subjectif, ou émotionnel; l'ensemble des personnes maternant l'enfant oeuvre à sont bien être et à sont épanouissement, mais si l'on est dans un climat peut propice à cette sensation de sécurité et de confort, l'effet peut en être, un replis, une inhibition dans lequel la conscience de l'enfant se défait du monde pour se réfugier à l’intérieur de lui même, ce qui à pour effet de le couper de l'ensemble des stimulations environnemental, et donc nuis aux apprentissages, et donc l'acquisition à du langage. Cela bien sur dans les cas les plus grave de traumatisme.

Le langage est l'un des plus grand facteur d'adaptation, permettant l'autonomie, l'indépendance, et ses difficultés si elle sont prononcer, peuvent amener une forme d'insécurité que l'enfant comblera au près des personnes maternante.

La façon dont un enfant se comporte avec autrui dépend bien évidemment de sa personnalité et de sont caractère, mais l'on peut aussi mettre en avant certain caractère d'éducation.
Par exemple, des éducation laxiste et désintéresser amène l'enfant aller vers les autres sans aucune appréhension. (il va avec n'importe qui, même des inconnus)
Une éducation autoritaire et stricte, bloquera l'enfant dan sa capacité à faire des choix et aller vers les autres.
Une éducation plus démocratique et flexible, amènera un comportement plus réfléchis face au personne qui l'entoure.

On peut donc conclure qu'il faut d'abord écarté les causes physiologique, ou toute autre cause endogène avant de porté notre regard sur les facteurs extérieurs.
C'est tout d'abords par la prévention et donc par la prise de rendez vous auprès de professionnel compétent, que vous pourrez écarter certaine piste.
Pour le moment, il vaut mieux éviter de projeter ses propres angoisses, par crainte d'adopter inconsciemment des comportement qui ne ferait qu'aggraver la situation. (si tenter qu'elle le soit).

Si les difficultés de langage peuvent expliquer certain comportement, il peut en être beaucoup d'autre encore.
N'oublions pas que les enfants à cette âges prennent plaisir à jeter les choses, comme un jeu, ils expérimentent la chute des objets, par exemple.
Il n'y a pas n'ont plus vraiment de norme dans le fait d'avoir un certain degrés de sociabilité, chacun se construit et s'adapte au mieux de se qu'il est. Sans rejeter ni renier les comportements, elle peuvent bien sur en exprimer certain indices..
:!: Je ne suis pas psychologue :!:

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Jeannette
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Re: 2 ans et désemparés

Messagepar Jeannette » 07 déc. 2017, 12:48

davidvilla49 a écrit :On sait qu'il y a un truc qui ne va pas, il parait énormément angoissé, la peur des autres ou je ne sais quoi.


Parents s'inquiétants, il le ressent. Et pour un enfant de cet âge, il n'y a pas de fumée sans feu. Si les parents sont inquiets, alors ils ont raison de l'être ! Et s'il ne comprend pas pourquoi, c'est pareil, il va même se persuader (inconsciemment bien sûr) qu'il est "nul" de ne pas le percevoir, ou qu'il a lui-même un problème et que c'est ce problème qui inquiète les parents... Et cela provoque chez lui des comportements inquiétants. Hésitations, inquiétudes à s'éloigner des parents (pour ne pas les inquiéter :mrgreen: ), etc.
Autrement dit, l'enfant fournit aux parents la justification de l'inquiétude qu'il ressent chez eux. Un superbe cercle vicieux. Dont la seule solution, pour sortir, est d'arrêter de s'inquiéter soi-même et de ne plus observer son enfant comme à travers un microscope.
Si le pédiatre et le CMP disent que tout va bien, alors c'est que tout va bien.
Si il ne parle pas encore de façon fluide à même pas 2ans (j'en connais d'autres...), il le fera à 3...
Si quelque chose s’oppose à toi et te déchire, laisse croître, c’est que tu prends racine et que tu mues. A. de St Exupery - Citadelle
Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter. K. Gibran

davidvilla49
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Re: 2 ans et désemparés

Messagepar davidvilla49 » 07 déc. 2017, 13:20

Merci à vous deux pour vos réponses rapides. Je les ai lu attentivement ca nous aide beaucoup.

C'est vrai que nous sommes assez angoissés. La maman surtout et ca a tendance à m'affecter aussi car elle me met certains doutes (je précise que je n'accable pas ma femme ca pourrait être mal interprété :) ).

C'est exactement ca c'est un cercle vicieux je pense et le plus dur est d'en sortir...

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Jeannette
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Re: 2 ans et désemparés

Messagepar Jeannette » 07 déc. 2017, 13:52

L'angoisse prend toujours sa source en nous-mêmes. En ciblant des éléments "inquiétants" (ou qualifiés de tel) autour de nous, nous ne faisons que chercher des justifications, des prétextes, des raisons à une peur déjà présente mais sans objet.
Parfois (je devrais dire souvent...) elle est le reflet d'une angoisse présente chez nos parents, angoisse qu'ils nous ont transmise sans qu'on ne la comprenne et à laquelle nous cherchons justement une justification.
Se raisonner suffit parfois. La méditation, le sport, voire des thérapies telles que les TCC peuvent aider à dédramatiser, à prendre du recul.
Si elle devient envahissante et/ou pour éviter de ne la transmettre à la génération suivante, la meilleure solution est de s'en libérer soi-même, dans une thérapie analytique auprès d'un psychologue clinicien ou d'un psychanalyste.
Si quelque chose s’oppose à toi et te déchire, laisse croître, c’est que tu prends racine et que tu mues. A. de St Exupery - Citadelle
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