Addiction au sexe, hypersexualité et couple

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Acheronz
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Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Acheronz » 05 août 2018, 19:15

Bonjour à tous,

Je viens poster sur ce forum car j'ai réalisé il y a quelques jours que j'était surement addict au sexe. Pour vous expliquer rapidement : j'ai été en couple pendant 10 ans. les 5 premières années étaient merveilleuses mais les 5 dernières, la situation c'est peu a peu dégradée car le sexe prenait une place de plus en plus importante et j'avais besoin de découvrir d'autre partenaires. Ayant été en couple jeune (17 ans), j'ai accusé le fait de vouloir découvrir le monde car j'en avait pas eu l'occasion. Et donc pendant ces 5 ans, mon compagnon m'a laissé rencontrer d'autre personne pour trouver satisfaction et nous avions pris cela au début comme une sorte de jeu sexuel entre nous, on visait à renforcer notre complicité malgrès mes besoins grandissants. Bon ça n'a jamais marché, car je m'eloigner de lui de plus en plus et je me suis aperçu qu'a part une enorme sympathie pour lui je ne ressentait pas ou plus d'amour. j'ai donc mis fin à la relation pour l'empecher de souffrir davantage.

avant cela je m'étais beaucoup rapproché de l'un de mes partenaires et après une periode pour accepter ma séparation, je me suis mis en couple avec cette nouvelle personne. ça n'avait rien à voir, je ressentais un très grand amour mais il a découvert des messages que j'échanger avec d'autre personne. De la j'ai compris que j'avais un problème. Il a decidé suite à cela de mettre fin à notre relation il y a maintenant quelques jours et j'ai beaucoup de mal a remonter la pente car c'est frais et qu'il représente tout pour moi à cet instant.

Je me suis alors renseigné sur l'addiction sexuelle et l'hypersexualité, et j'ai l'impression à chaque fois que je lis quelque chose que cela me décrit parfaitement ! Masturbation compulsive, consommation excessive de porno,toujours plus violent, mise en danger relationnel, professionnel. Il me faut vous précisez que lorsque j'était très jeune, un ado beaucoup plus agé que moi, m'a abusé sexuellement. Il est evident pour moi aujourd'hui que j'ai des chose a régler sur ma manière d'aborder le sexe, et ma vie. Mais j'ai toutefois pleins de questions : peut t'on reellement guérir d'une addiction au sexe ou est ce que ce sera un combat pour toujours ou du moins une vigilance à avoir pour toujours ? est ce que le traitement principal, à savoir surement la thérapie cognitivo comportementale, dure longtemps ? je veux dire je suis pas pressé, ça prendra le temps que ça prendra mais je n'ai aucune idée d'une telle thérapie, de comment cela fonctionne, ou s'aborde ?

j'ai pris la décision de me faire aider, après avoir lutter durement contre mon orgueil. Aussi demain je dois passer des coup de fil pour prendre rendez-vous avec psychologues et mon médecin généraliste pour un suivi complet et me faire aider avec les meilleures armes. je suis determiné mais complétement perdu. j'ai également très peur et je me retrouver maintenant seul, chose qui ne m'était jamais arrivé. J'ai peur de refaire de la dépression et j'ai d'ailleur l'impression dy retomber lentement mais surement.

Merci à ceux qui prendront le temps de me lire, de m'éclaircir, m'aider sur ce sujet, je suis preneur de toute infos que vous auriez, conseils ou meme des liens.

ah et désolé pour les petites fautes par ci par là, j'ai l'impression que c'est compréhensible mais l'orthographe et la grammaire ne sont pas mes meilleurs atouts.

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Dubreuil
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Dubreuil » 05 août 2018, 23:44

Acheronz a écrit :j'ai également très peur et je me retrouver maintenant seul, chose qui ne m'était jamais arrivé. J'ai peur de refaire de la dépression et j'ai d'ailleur l'impression dy retomber lentement mais surement..

Ce peut être aussi l'inverse…
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Acheronz » 06 août 2018, 00:33

C'est à dire ? je n'ai pas compris par ce que vous entendez par l"inverse" inverse de quoi ?

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Dubreuil
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Dubreuil » 06 août 2018, 16:17

Dubreuil a écrit :
Acheronz a écrit :j'ai également très peur et je me retrouver maintenant seul, chose qui ne m'était jamais arrivé. J'ai peur de refaire de la dépression et j'ai d'ailleur l'impression dy retomber lentement mais surement..

Ce peut être aussi l'inverse…


C'est à dire : être DEJA EN DEPRESSION, et que cela fasse que vous ayez peur de rester seul.
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Acheronz » 06 août 2018, 16:50

C'est fort probable en effet mais j'avoue ne pas comprendre ce que je vis et je ne saurais l'interpréter en l'état.

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Dubreuil
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Dubreuil » 10 août 2018, 09:14

Tout cela est très personnel. C'est de visu et avec un psy ( clinicien ou comportementaliste ) qu'il faut en parler.
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Acheronz » 11 août 2018, 16:53

Merci, pour ces interventions utiles... je crois. :roll:

Phlégéton
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Phlégéton » 12 août 2018, 21:59

Salut acheronz, j'ai lu ton message et je souhaiterais réagir à ton histoire. Je m'excuse d'avance car ma réponse pourrait être longue. J'ai 33 ans et, moi, je suis également accro au sexe et à tout ce qui touche au porno en général. J'en regarde parfois plusieurs fois par jour et plus c'est hard, plus ça m'excite. Mais après je me sens terriblement mal... j'ai donc pris beaucoup de recul sur ma propre situation et je souhaite te dire ce que je pense de ta situation qui rejoint parfois sur quelques points la mienne. Prends ce que je vais dire comme un simple complément à ce que ton psy t'as probablement dit ; vu que tu étais censé aller en voir un depuis, selon tes dires.

Ayant été en couple jeune (17 ans), j'ai accusé le fait de vouloir découvrir le monde car j'en avait pas eu l'occasion. Et donc pendant ces 5 ans, mon compagnon m'a laissé rencontrer d'autre personne pour trouver satisfaction et nous avions pris cela au début comme une sorte de jeu sexuel entre nous, on visait à renforcer notre complicité malgrès mes besoins grandissants. Bon ça n'a jamais marché, car je m'eloigner de lui de plus en plus et je me suis aperçu qu'a part une enorme sympathie pour lui je ne ressentait pas ou plus d'amour. j'ai donc mis fin à la relation pour l'empecher de souffrir davantage.


D'abord, selon moi, c'est ton choix avec ton compagnon d'alors qui vous a condamné tous les deux à cette souffrance : lui, un peu plus tôt, car tu t'es définitivement éloigné de lui pour ce plaisir charnel toujours plus grand qu'appelait le sexe, mais au prix de pratiques toujours plus poussées et destructrices. A ce moment, tu ne t'es pas rendu compte de la souffrance que tu te faisais à toi même au même moment, dans la mesure où elle était masqué par un certain plaisir et par la présence d'un (ou de) nouveau(x) partenaire(s). Ce qui a détruit ton premier couple, c'est la place de plus en plus grande que prenait le sexe – et que donc tu lui accordais malgré toi – par rapport à la dimension affective qu'appelle et que nécessite le couple. C'est pour cela que tu ne ressentais ''plus d'amour'' car vous aviez progressivement écarté le sexe de la relation affective qui permet de donner au corps la maturité nécessaire à une certaine stabilité de couple et lui donner une chance de continuer à durer. Tu as donc réduit cette affectivité à une relation sans saveur puisqu'elle dépendait désormais principalement des plaisirs charnels qui sont immédiats. C'est donc normal qu'elle te paraissait alors froide, et en ce sens platonique, par rapport au bouillonnement que devait ressentir ton corps.

avant cela je m'étais beaucoup rapproché de l'un de mes partenaires et après une periode pour accepter ma séparation, je me suis mis en couple avec cette nouvelle personne. ça n'avait rien à voir, je ressentais un très grand amour mais il a découvert des messages que j'échanger avec d'autre personne.


Tu as tenté alors de recréer cette affectivité avec ton nouveau partenaire en te mettant en couple avec lui. Mais les bases sur lesquelles vous vous êtes a priori mis en couple étaient avant toutes sexuelles – et peut-être trop avancées déjà dans la dérive de l'acte sexuel lui-même – et donc plutôt fragiles pour retrouver cette complicité de couple dont tu as besoin actuellement. Si l'on dit communément que les hommes parviennent plus facilement à séparer le sexe de l'amour, c'est en général en réaction à une réalité des femmes qu'ils se sont pris trop brutalement dans la gueule. En fait s'ils y parviennent aussi ''facilement'', c'est parce qu'ils leur est difficile de conjuguer, avec le corps des femmes, le sexe et l'amour. Ils sont donc prisonnier eux aussi de ce qu'on leur présente, en général, comme une supériorité affective. Eux aussi se retrouvent très mal sans ce réconfort affectif que seules peuvent leur donner les femmes. Mais le sexe ne doit pas être séparé de cette affectivité sans laquelle le corps des femmes redevient un fétiche aliénant, leur prison éternelle. Ce n'est donc pas étonnant qu'il se soit éloigné de toi – et même vous étiez, quelque part, condamné à le faire – car, ayant ce passé sexuel commun dénaturé, vous ne pouviez que retomber dans cette fadeur affective - que tu as éprouvé, par ailleurs, dans ton premier couple - en vous tournant alors sur le côté tendresse, complicité, etc, de votre relation. Et la véritable affectivité peut difficilement nier certaines pratiques sexuelles trop extrêmes pour elle. Il lui faudrait un temps de sevrage beaucoup trop long pour renouer avec sa véritable logique.

Il est evident pour moi aujourd'hui que j'ai des chose a régler sur ma manière d'aborder le sexe, et ma vie. (…) peut t'on reellement guérir d'une addiction au sexe ou est ce que ce sera un combat pour toujours ou du moins une vigilance à avoir pour toujours ? (...) je suis determiné mais complétement perdu. j'ai également très peur et je me retrouver maintenant seul, chose qui ne m'était jamais arrivé. J'ai peur de refaire de la dépression et j'ai d'ailleur l'impression dy retomber lentement mais surement.


Il n' y a pas de remède miracle. Il faut désormais assumer le passage et je sais que ce n'est pas facile. Il faut que tu parviennes à mesurer combien ce qu'une société hypersexualisée (avec démocratisation et normalisation des pratiques de l'univers du porno : gang bang, sodomie, double pénétration etc.) nous pousse à faire sur le plan sexuel est destructeur au niveau personnel et affectif. Ce qui est positif c'est que ta peur de te retrouver seule est au moins aussi grande que l'était ton désir de te satisfaire sexuellement. Et il faut profiter de cet état des choses car c'est une prise de conscience, certes douloureuse, mais potentiellement salutaire pour ton avenir affectif. L'idéal serait que ton partenaire en prenne conscience lui aussi et que vous vous entraidiez pour arrêter – progressivement - les pratiques que vous faisiez ensemble. Mais ça c'est l'idéal et je ne suis pas marchand d'illusions. En tout cas il te faudra quelqu'un qui parvienne au même niveau de conscience que toi par rapport à ce fléau qui est d'ailleurs davantage social que psychologique. Le côté psychologique n'est qu'un effet du problème qui, lui, est social. Alors, si ça peut te rassurer, tu n'as pas à paniquer ou à te sentir plus paumés que d'autres sur le plan psychologique. Beaucoup de nos dirigeants politiques sont, par exemple, des pédophiles notoires – ce qui est plus grave psychologiquement – et pourtant n'ont aucun doute sur leur capacités à diriger un pays et ne tombent pas pour autant en dépression. Toi, les effets, tu les éprouvent sur le plan sexuel, d'autres au niveau de leur poids, d'autres au niveau des jeux vidéos, d'autres de la cigarette, d'autres encore dans l'apparence physique, etc, etc. C'est pour cela qu'un psy n'est, selon moi, pas vraiment efficace car non-suffisant vu que c'est l'unique réponse que te propose la société face à un fléau qui demanderait du coup des changements d'ordre politique et économique. Et ce n'est pas demain la veille que cela se produira alors ne nous faisons pas trop d'illusions.

Mais il faut pouvoir trouver quelqu'un dans la même situation que toi mais qui est pourtant prêt à abandonner toutes pratiques sexuelles transgressives et à la mode. Il n'y a que comme cela, selon moi, que tu parviendra à retrouver un certain équilibre affectif, une sorte de remise à niveau. Il faut accepter d'entendre que même si tu y arrivais dans l'absolu, ce n'est pas pour autant que tu trouveras l'amour. Ce que j'essaye de te dire, c'est que ma proposition te conduira sûrement, à termes, à avoir un sex-friend mais dans son acception inversé c'est à dire à l'inverse de la définition que nous en donne les mœurs d'aujourd'hui. Il sera là, non pas pour que vous vous fassiez ''plaisir'' sexuellement, mais pour que vous neutralisiez tous les deux vos penchants lubriques et bénéficiez de l'effet d'une véritable relation amicale. L'objectif, c'est que le sexe disparaissent de la relation, que vous passiez de sex-friend à friend tout court en étant au courant de vos problèmes les plus intimes au niveau sexuel. Et il est là pour amortir les rechutes et non les entretenir. L'idée c'est que vous délaissiez l'aspect sexuel. Normalement en vivant avec lui, ça devrait pouvoir se faire car vous allez vous lasser sexuellement.... Je pourrais même dire que c'est le niveau que tu avais atteint, sans le savoir, dans ton premier couple. Mais, tu vois, la tentation surgira donc ailleurs, en dehors de votre duo, de votre ''couple''. Mais il n'y a pas qu'en amour que l'on invite à être fidèle. En amitié aussi. Vous savez potentiellement que vous pouvez tous les deux rechuter en allant voir ailleurs. Mais vous ne devez pas délaisser votre partenaire parce que vous croyez, sur le coup, avoir trouver le bon. Il faut que vous soyez là l'un pour l'autre en connaissant pourtant tous vos travers. Renoncer même à une nouvelle passion qui se présenterait à toi par fidélité au ''serment'' que vous tenez à respecter et qui est même la raison principale de cette nouvelle passion. Si tu es prête faire ça, alors tu peux entrevoir une guérison. Mais, on ne va pas se mentir, c'est au prix d'un profond déchirement avec soi-même que tout le monde n'est pas prêt à accepter. Trouver la personne qui accepterait un tel engagement aujourd'hui est vraiment difficile et pas sûr que nous-même, nous soyons prêt à le respecter. Mais tu peux néanmoins tenter, en attendant que tu fasses ton choix, de revenir progressivement à des pratiques sexuelles conventionnelles avec un nouveau partenaire. Mais, encore une fois, l'idée n'est pas de se complaire dans cette situation mais de la dépasser, alors je te laisse faire tout le travail de remise en question par lequel tu dois passer pour prendre et surtout assumer la décision qui te conviendra le mieux car, après tout, ce n'est que mon avis parmi d'autres...

Amicalement

Acheronz
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Acheronz » 15 août 2018, 22:20

bonjour, tout d'abord merci de votre réponse.
avant de vous répondre, j'ai l'impression que je n'ai pas été assez clair donc je vais préciser que je suis homosexuel. et je n'ai donc pas vraiment saisi votre passage sur la différence homme femme, surtout que je trouve l'argument assez généraliste donc certes intéressant mais pour le moi non exhaustif.

D'abord, selon moi, c'est ton choix avec ton compagnon d'alors qui vous a condamné tous les deux à cette souffrance : lui, un peu plus tôt, car tu t'es définitivement éloigné de lui pour ce plaisir charnel toujours plus grand qu'appelait le sexe, mais au prix de pratiques toujours plus poussées et destructrices. A ce moment, tu ne t'es pas rendu compte de la souffrance que tu te faisais à toi même au même moment, dans la mesure où elle était masqué par un certain plaisir et par la présence d'un (ou de) nouveau(x) partenaire(s). Ce qui a détruit ton premier couple, c'est la place de plus en plus grande que prenait le sexe – et que donc tu lui accordais malgré toi – par rapport à la dimension affective qu'appelle et que nécessite le couple. C'est pour cela que tu ne ressentais ''plus d'amour'' car vous aviez progressivement écarté le sexe de la relation affective qui permet de donner au corps la maturité nécessaire à une certaine stabilité de couple et lui donner une chance de continuer à durer. Tu as donc réduit cette affectivité à une relation sans saveur puisqu'elle dépendait désormais principalement des plaisirs charnels qui sont immédiats. C'est donc normal qu'elle te paraissait alors froide, et en ce sens platonique, par rapport au bouillonnement que devait ressentir ton corps.


Alors, je voulait rectifier le point sur lequelle non je ne cherchais pas de pratique plus extrême ou plus poussées et/ou destructrice. Pour le reste je suis assez d'accord. Mais il n'y avait pas que le sex. ma capacité a me projeter avec cet homme était réduite. je pense simplement que ce que j'ai vécu avec lui dépendait plus de l'euphorie due à la jeunesse qu'a un véritable amour. une fois tout ceci retombé, ne résultait qu'une peur d'etre seul et se rassurer d'etre avec quelqu'un qui nous connait.

Tu as tenté alors de recréer cette affectivité avec ton nouveau partenaire en te mettant en couple avec lui. Mais les bases sur lesquelles vous vous êtes a priori mis en couple étaient avant toutes sexuelles – et peut-être trop avancées déjà dans la dérive de l'acte sexuel lui-même – et donc plutôt fragiles pour retrouver cette complicité de couple dont tu as besoin actuellement. Si l'on dit communément que les hommes parviennent plus facilement à séparer le sexe de l'amour, c'est en général en réaction à une réalité des femmes qu'ils se sont pris trop brutalement dans la gueule. En fait s'ils y parviennent aussi ''facilement'', c'est parce qu'ils leur est difficile de conjuguer, avec le corps des femmes, le sexe et l'amour. Ils sont donc prisonnier eux aussi de ce qu'on leur présente, en général, comme une supériorité affective. Eux aussi se retrouvent très mal sans ce réconfort affectif que seules peuvent leur donner les femmes. Mais le sexe ne doit pas être séparé de cette affectivité sans laquelle le corps des femmes redevient un fétiche aliénant, leur prison éternelle. Ce n'est donc pas étonnant qu'il se soit éloigné de toi – et même vous étiez, quelque part, condamné à le faire – car, ayant ce passé sexuel commun dénaturé, vous ne pouviez que retomber dans cette fadeur affective - que tu as éprouvé, par ailleurs, dans ton premier couple - en vous tournant alors sur le côté tendresse, complicité, etc, de votre relation. Et la véritable affectivité peut difficilement nier certaines pratiques sexuelles trop extrêmes pour elle. Il lui faudrait un temps de sevrage beaucoup trop long pour renouer avec sa véritable logique.


Alors je précise bien que c'était complétement différent avec lui. tout d'abbord le délai entre ma séparation et la construction de ce nouveau couple etait surtout pour prendre du recul afin de justement écarter l'eventualité que nous étions attiré seulement par le sex. ce n'était pas le cas, comme je l'ai dit je me suis projeté avec cet homme, j'ai vecu un attachement bien plus fort, encore inconnu, et je nous voyais complice, et en meme temps inquiet pour l'autre. nous parlions beaucoup de nos visions du monde et de nos projets et on regardait dans la même direction. En somme une relation qui n'était pas comparable à l'autre, tant sur le sex que sur l'affectif. De plus je n'ai fait encore aucune mention de fétiche alienant ni de pratique extrême et encore moins d'un éloignement du à cela.

Et pour le reste, certe la société représente peut etre un facteur favorisant, mais mes actes ne sont pas que ce que la société veut qu'ils soient. je ne suis pas juste l'hypersuxualité dû a la sureprésentation du sex dans la société moderne.

A vous lire nous souffrons tous de cela et "la solution" serait de trouvé quelqu'un comme moi qui aurait une prise de conscience comme la mienne, et avec qui on s'aiderai a se sevrer du sexe, en tout cas en partie, pour ne garder que le coté affectif. c'est à l'opposé de ce que me propose les psychologues aujourd'hui. au contraire de cela, on me propose de ne pas exclure le sex car malgrès tout il reste naturel, et que "la solution" serait de changer de vision par rapport au sex. cela ne doit plus représenter un moyen de regler mes angoisses, ou mes peurs existentiels, mais simplement un plaisir, qui dans l'absolu serait décuplé si partagé avec quelqu'un de proche dans l'affectif (pas forcément un couple, mais quelqu'un avec qui l'on aimerai partager ce plaisir). Quant a le delaisser pour aller voir un autre, ce n'est pas non plus le porpos, puisque cela rester strictement virtuel comme expliquer dans ma situation (messages seulement). Meme si virtuellement effectivement, je me suis tourné vers quelqu'un d'autre que lui, mais physiquement je n'ai jamais ceder a la pulsion. et je ne l'ai pas fait car j'imaginais que les autres étaient mieux. sinon je souffrirai pas autant. je savais deja qu'il est tout pour moi et ma souffrance justement du fait de n'avoir pu resister a la tentation et la culpabilité me ronge alors car je me dit que j'ai ruiné cette relation pour ce que je considére aujourd'hui comme dispensable et qui n'en valait certainement pas la peine.

Encore merci de votre réponse, même si c'est très subjectif et un peu hors propos. mais cela n'est pas pour autant inintéressant.

Amicalement

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Dubreuil
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Re: Addiction au sexe, hypersexualité et couple

Messagepar Dubreuil » 16 août 2018, 00:51

" c'est à l'opposé de ce que me propose les psychologues aujourd'hui. au contraire de cela, on me propose de ne pas exclure le sex car malgrès tout il reste naturel, et que "la solution" serait de changer de vision par rapport au sex. cela ne doit plus représenter un moyen de regler mes angoisses, ou mes peurs existentiels, mais simplement un plaisir, qui dans l'absolu serait décuplé si partagé avec quelqu'un de proche dans l'affectif (pas forcément un couple, mais quelqu'un avec qui l'on aimerai partager ce plaisir).

Oui.
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