Par ou commencer ?

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Sabrina56
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Re: Par ou commencer ?

Messagepar Sabrina56 » 07 sept. 2017, 21:10

J'étais très heureux d'être un futur Papa et je m'en faisait une joie.
Mais je suis de nature craintive niveau sang, hopitaux, blessures à en tomber dans les pommes très très vite et pour pratiquement un rien.


Dès qu'il est question d'hopital, de sang, de blessures, de douleurs... vous paniquez ? A en vomir parfois ou bien était-ce la première fois suite à l'accouchement ?


du coup, il etait pas question pour moi d'assister à l'accouchement. j'ai commencé à être très mal à l'aise et pas bien du tout dans la salle d'attente lors de l'accouchement


Mal à l'aise, c'est à dire ? à imaginer ce qu'il s'y passait ? ou bien de la culpabilité peut-être ? de ne pas réussir à dépasser votre crainte du sang ? culpabilité de ne pas être présent auprès de votre femme ? de votre futur enfant ? des deux ? de la honte aussi, ou de la gène "qu'est ce que les soignants vont penser d'un père qui n'assiste pas à la naissance de son enfant" ?que vais-je dire à mon petit, plus tard ? serais-je un bon père s'il se fait mal ?
Ou bien mal à l'aise parce qu'on vous avez fait des remarques précédemment et/ou de façon répétitive "tu sais, le fait de ne pas connaitre ton père risque d'avoir une influence sur toi lorsque tu auras des enfants ?" Du coup, à force de l'entendre (dans le cas où on vous l'aurez souvent répété ou que vous l'auriez lu qlq part à plusieurs reprises), ca a finit par vous inquieter avant la naissance et donc, encore plus à la naissance ? Mais comme cette pensée "ca aura forcément une influence" ne vous appartient pas, vous voulez faire les choses bien mais vous ne savez pas quoi en faire pour autant... ca finit par créer un malaise en vous ?

Vous ne savez pas du tout quelles pensées étaient associées à votre mal-être du moment ?


(j'ai accompagné ma femme à la clinique) puis une fois rentrés tous les trois à la maison, j'ai été pris assez rapidement de vomissements systématiquement tous les soir après le souper. traitement avec victan pendant des années...


Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, c'est ça ?

Ma femme et moi avons conclus (mais pas diagnostiqué pour autant) que mon souci d'ignorance de ma propre paternité avait joué un rôle ?


Pourquoi "diagnostiquer" ? vous pensez à une "maladie" ? Vous semblez avoir peur de ce que les autres pensent de vous, notamment quand ils pensent autre chose que ce que vous pensez ? ou lorsqu'ils pensent qlq chose quand vous vous pensiez absolument rien sur le sujet ? Du coup, cela vous perturbe, vous y accordez de l'importance sans pour autant savoir quoi en faire ?



Mal être, je n'en ai aucune idée... Quand aux symptômes, je ne pense pas en avoir...


Là, visiblement, vous dites que vous n'avez aucun symptomes, donc les vomissements, c'est terminé, et il n'y a rien de plus, c'est bien ca ?
Il ne reste plus que "ce que les autres disaient, ce que les autres disent encore" , donc vous continuez à vous interroger la dessus ?


C'est mon entourage qui "pense que" le fait de ne pas savoir me "travaille" inconsciemment et du coup, j en arrive à me poser des questions moi aussi ! Mais je répète, je n'ai vraiment pas l'impression que cela me soucie en quoi que ce soit ? Du reste, j'ai maintenant un nom, un prénom et un age approximatif de mon géniteur, et à part un peu de curiosité de ma part, je n'éprouve rien de plus qu'avant.



De la curiosité sur les liens que les autres continuent de faire (qui, d'ailleurs, à part votre femme ?) entre vos vomissements d'il y a des années et le fait d'être né de père inconnu ?



Etes vous plutôt anxieux sinon ? arrivez-vous facilement à parler de ce qui vous gène, ou êtes vous plutôt un taiseux ?


oui ou non, cela influe t'il sur ma vie actuelle et si oui, que faire pour ne plus avoir à le subir ?


Ce qui semble influencer votre vie ou vos pensées du moins, c'est ce que les autres pensent, les fortes convictions surtout, qu'ils ont sur un sujet qui VOUS concerne et pour lequel VOUS ne pensiez rien du tout à la base si ce n'est que le sujet enfant reste important pour vous (d'autant plus s'agit de la vie d'un enfant, de VOTRE enfant) ? Leur conviction vous étonnent comparés à vous qui ne pensiez rien, votre inquiétude grandit à force de répétitions (vous voulez faire les choses bien mais ne savez pas comment) et votre questionnement ne cesse pas tant que vous ne trouvez pas de réponse, ni d'ou vient le mal, quel mal, pourquoi, comment ? Vous subissez ces paroles, ces convictions, dont vous ne savez que faire car vous ne les reliez à rien ?

boettgeri
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Re: Par ou commencer ?

Messagepar boettgeri » 08 sept. 2017, 09:02

Jeannette a écrit :
boettgeri a écrit :cela influe t'il sur ma vie actuelle et si oui, que faire pour ne plus avoir à le subir ?


Je n'ai pas la réponse à ta question, et je laisse le soin à Dr House de te répondre.
Mais j'ai du mal à comprendre le fait même que tu la poses.
J'admets que la poser peut paraitre étrange. Et je ne me là suis jamais posée avant que l'on en parle.
Ce qui me fait vous la poser c'est que l'on me dit, peut-être pour justifier leurs propos, que le psychisme réserve souvent des chemins très sinueux, tendancieux, des refoulements, des répercutions sur le subconscient, enfin ce genre de choses qui si je ne les aborde pas ne sont pas prêtes de disparaitre. J'ai eu beau leur dire que je n'en avais rien à faire de ne pas le connaitre mais rien n'y fait. alors poser la question me conforte dans mon idée de "No problèm" et si la médecine m'explique elle aussi que je suis dans le vrai ce sera un sujet élucidé et définitivement clos pour moi.


Or, à te lire, et à part cette conviction de tes proches, tu as l'air plutôt bien dans ta vie.
A part quelques soucis dans notre couple après 35 ans de vie commune et personnellement quelques ennuis mécaniques sur le plan sexuel (j'ai 60 piges) on ne peut pas dire que je sois mal dans ma vie je confirme.

A moins que ton besoin soit uniquement de faire stopper ces discussions ?
J'attends encore l'avis des médecins et suivant, comptez sur moi pour clore énergiquement ce débat avec eux !

Auquel cas, la meilleure solution n'est peut être pas celle que tu envisages.
Cette dernière phrase reste sans compréhension pour moi. Vous pouvez développer ?

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Jeannette
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Re: Par ou commencer ?

Messagepar Jeannette » 08 sept. 2017, 09:25

boettgeri a écrit :
Jeannette a écrit :Auquel cas, la meilleure solution n'est peut être pas celle que tu envisages.
Cette dernière phrase reste sans compréhension pour moi. Vous pouvez développer ?


En recherchant des arguments professionnels, médicaux ou psychologiques (encore que je ne suis pas sure qu'ils puissent être si catégorique que tu l'espères), tu as choisi une solution. Argumentation scientifique que tu considères comme indiscutable. Mais qui est aussi une forme de justification de ta sensation de ne pas avoir été influencé par cela. Et peut être révélateur du fait que, non seulement tu veux stopper la conversation, mais que tu souhaites aussi qu'ils soient "convaincus" de ton détachement vis à vis de tout cela. Là, j'extrapole, évidemment. Mais c'est pour te montrer qu'un argument, même scientifique, n'est pas toujours la solution idéale.

D'autres solutions sont parfois plus efficaces. Comme de refuser la conversation sur ce sujet par une méthode ou une autre.
Par exemple en leur retournant la balle : En leur demandant en quoi cela les concerne. Ou si le fait qu'ils soient si insistants sur cette hypothèse ne serait pas révélateur de leur propre malaise dans leurs relations à leur père. Ou si cela est une façon détournée de t'informer qu'ils voient un déséquilibre chez toi. Etc.
Autre exemple, en leur demandant de stopper toute discussion sur ce sujet par respect pour toi et parce que tu le leur demandes sachant que, toi, tu te sens tout à fait bien dans tes baskets sur ce sujet, tout simplement.
Si quelque chose s’oppose à toi et te déchire, laisse croître, c’est que tu prends racine et que tu mues. A. de St Exupery - Citadelle
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Dr HOUSE
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Re: Par ou commencer ?

Messagepar Dr HOUSE » 08 sept. 2017, 11:07

" A part quelques soucis dans notre couple après 35 ans de vie commune "
*** Et c'est peut-être dans ces " quelques soucis de couple " banalisés, que se trouve la clef de votre énigme.
Pour exemple, l'évocation peut-être d'une culpabilité que vous seul connaissez, ou encore le détournement de l'attention sur cette histoire de paternité ( le symptôme ) mise en avant vous faisant l'économie de l'existence d'une autre raison plus douloureuse, liée ou non à votre père.
En extrapolant, et comme propositions autres sur ce traumatisme :
Quand la femme que l'on aime accouche, il peut y avoir soudain une dichotomie. Celle que l'on aime est en haut, pure, intacte. Et celle qui est en bas devient étrangère, ouverte, manipulée, obscène. La réalité est insoutenable et renvoie à la faille, à la terreur, au chaos.
Notre inconscient a son propre langage, il est nourri d'archaïsme qui cherche à se symboliser, mais quand les mots ne nomment plus, n'expliquent plus, c'est l'horreur, la sidération, le choc traumatique.
Les vomissements d'origine émotionnelle pourraient se faire l'écho d'une grande frayeur dans le passé, d'un traumatisme resté dans l'inconscient jusqu'à sa révélation, au moment où tout ce qui touche " au féminin " ( parties génitales ), à la naissance ( comme un forçage d'assister à une scène bestiale et/ou d'horreur ) s'est révélé brutalement.
Qu'il s'en rappelle ou non, un enfant fantasme ( extraople ) sur les relations sexuelles des adultes. Et un jour sur le désir des parents de le mettre au monde. Votre mère dit que votre naissance était " en gros une erreur de jeunesse ". C'est une question de place qui s'impose à vous. Ou a été votre place dans le désir et l'amour de votre mère pour le bébé que vous étiez ? Et pour elle, ou a été la place du père, de votre père ? Quelle place lui a-t-elle laissée ? Quelle place a eu son père auprès d'elle, pour inconsciemment ne pas avoir maintenu un minimum de lien pour son enfant ? Etc, etc...
On ne refait jamais l'histoire de ses géniteurs, mais on en est marqués à jamais.
Et quelle place alliez vous ( pouviez vous ) laisser à cet enfant qui lui avait le père que vous n'avez pas eu ? Et dont vous étiez le père. Et par voie de conséquence, votre père aussi, partagé entre l'abandon et la reconnaissance. La fuite ou la réparation.
Peut-être que les rôles se sont brutalement inversés, qu'à travers la naissance de votre enfant c'est vous qui veniez au monde ?
Et c'était comme un non sens, une injonction paradoxale, le chaos, la culpabilité, la haine inconsciente de l'usurpateur. Rien n'était résolu...


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