Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 10 mai 2018, 10:28

LA PSYCHOSE

La psychose représente un ensemble de troubles du comportement, marqué par une perte de contact avec la réalité. La psychose est souvent associée à une maladie mentale sous-jacente, comme la maladie d'Alzheimer, la schizophrénie ou le trouble bipolaire et peut aussi être liée à un abus d'alcool ou de drogues.
La psychose est due à un problème touchant la neurotransmission de la dopamine et de la sérotonine dans le cerveau.
Les symptômes précoces d'une psychose sont des troubles de l'humeur, une modification du sommeil ou de l'appétit, une perte d'énergie, des problèmes de mémoire, des difficultés de concentration. Puis, lors d'un épisode psychotique, le sujet peut être victime d'hallucinations, de délires (délire de persécution), s'exprimer de manière confuse ; ses perceptions sont altérées.
Un épisode psychotique peut se soigner sans forcément donner lieu à des récidives. Le traitement associe des antipsychotiques et une psychothérapie. Par exemple, les antipsychotiques peuvent cibler les synapses dopaminergiques.
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Expert auprès des tribunaux - Rééducation psychomotrice - Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - EMDR - Thérapie comportementale de JL. Moréno - Psychologie - Psychanalyse.
PS : ATTENTION, sur ce forum je vous propose simplement des " interprétations, des pistes de réflexion ", en AUCUN CAS une psychothérapie en ligne ( qui serait alors, comme beaucoup sur internet sauf cas particulier, impersonnelle, payante, et surtout hors éthique psy ).

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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 10 mai 2018, 23:36

L'HOMOSEXUALITE

"L'homosexualité n'est pas un choix, c'est une préférence.
On ne choisit pas de préférer les hommes aux femmes et inversement.
C'est une simple histoire de goût, on ne choisit pas d'aimer les fraises et de ne pas aimer les épinards, il en va de même pour préférer les hommes aux femmes - et inversement -, le fait que cela touche à la sexualité créant une réaction de dégoût anormale envers les personnes ayant des goûts différents.
Si on ne choisit pas d'aimer les fraises, on peut par contre faire le choix d'en acheter et d'en consommer. De là vient la croyance que l'on peut « guérir » de l'homosexualité. Oui, si on a décidé qu'aimer les fraises était immoral, on peut décider de se priver de leur consommation.
La responsabilité portée par la personne lors de l'emploi du mot choix n'a donc pas lieu d'être ici, sont donc à bannir les expressions - potentiellement non insultantes - où la sémantique du choix transparaît : « c'est ton choix et je le respecte », « tu fais ce que tu veux » ou encore « moi je ne comprends pas ce choix ».

L'homosexualité n'est ni génétique ni acquise
Les préférences sexuelles ne sont pas liées au génome. On ne peut pas les relier non plus directement à l'environnement. Il n'y a pas de causes absolues et reproductibles à l'homosexualité.
Les récente études (pour la plupart américaines) sur la question n'ont pas réussi à conclure la présence d'un « gène de l'homosexualité », pas plus que de gène qui vous ferait aimer les fraises.
Personne n'est arrivé non plus démontrer avec certitude la présence d'une influence positive ou négative menant à l'homosexualité dans un environnement familial natal ou prénatal (hormones pendant la grossesse, influence œdipienne du père, influence castratrice de la mère, oncles, tantes, frères et sœurs, animaux de compagnie...). Il s'agit juste d'une préférence, comment savoir d'où ça vient ?
On ne se demande pas pourquoi les enfants n'aiment pas les épinards, puisqu'aucun enfant ne les aime, mais si jamais le vôtre aime les épinards, vous allez vraiment remuer ciel et terre pour savoir pourquoi ?
Cette quête du Graal est également stupide si l'on pense à ces gens qui recherchent une cause à quelque chose qui n'est pas une maladie, ni une anomalie de comportement, ni même un phénomène sociologique

L'homosexualité n'est pas une perversion
On ne peut pas mettre l'homosexualité dans la catégorie de la perversion, de l'assouvissement d'une quelconque volonté de dominer, ou même de la manifestation d'un égocentrisme outrancier. Une différence qui peut déranger mais certainement pas une perversion.
Une perversion est, par définition le contraire de l'amour ; c'est une pulsion. Voilà pourquoi l’homosexualité n'est pas une perversion : les couples homosexuels seraient très fortement volatiles et ne revendiqueraient pas le droit au mariage si tel était le cas.
L'homosexualité est la manifestation de l'amour que se portent deux personnes, une relation amoureuse est réciproque, on ne peut pas mettre une relation d'amour sur le même plan qu'une relation destructrice comme la pédophilie.
On ne peut pas par ailleurs rapprocher pédophilie et homosexualité pour la simple et bonne raison que l'une est l'accomplissement d'une pulsion destructrice à sens unique - destructrice pour les autres ou pour soi même - alors que l'autre est juste la manifestation de l'amour que se portent deux personnes majeures (et consentantes, s'il est encore nécessaire de le rappeler).
Rapprocher l'homosexualité de la zoophilie est une stupidité pour les mêmes raisons, et c'est également une insulte à notre humanité, comment qualifier de la même manière un acte dégradant pour les deux parties qui s'y adonnent et un acte qui reflète profondément ce qui fait notre humanité, c'est-à-dire l'amour entre deux personnes ?
Dire que l'homosexualité serait ou ne serait pas naturelle nous éloigne une nouvelle fois de notre humanité. Nous ne sommes pas des animaux, alors nous n'avons pas à nous comporter en tant que tels ou de nous interroger sur une quelconque dynamique animale dans laquelle nous voudrions nous insérer.

L'homosexualité n'est pas une maladie
L'homosexualité n'est pas pour la communauté scientifique une maladie, il n'y a donc aucun argument scientifique permettant de dire que l'homosexualité est une maladie mentale - potentiellement incurable.
De plus, les travaux en pédo-psychologie retirent également l'homosexualité comme la conséquence d'une expérience traumatisante et la définisse comme « une préférence au niveau sexuelle qui est multi-factorielle », en clair, elle n'a pas une cause mais un ensemble de causes potentiellement non corrélées et non reproductibles. Une maladie sans cause explicite, et sans capacité de reproduction, ça n'est pas scientifiquement étudiable, sauf peut être au niveau sociologique.
À moins de considérer l'amour comme une grave maladie hautement transmissible, l'homosexualité n'est pas une maladie. Ce n'est pas une maladie mentale, ce n'est pas une perversion, ce n'est pas la manifestation de pulsions, c'est tout simplement la manifestation de l'amour que se portent deux personnes.
Certaines personnes considèrent l'homosexualité comme un comportement contagieux qui risque de pervertir les enfants et les détourner de la voie « naturelle », c'est une bêtise si l'on considère que la proportion d'homosexuels a toujours été constante, la seule chose qui risque qui risque d'arriver si l'on banalise l'homosexualité est une chute du nombre de suicide chez les jeunes homosexuels et une diminution des agressions homophobes.
À ce titre, côtoyer des homosexuels n'est pas dangereux pour la santé, et serait même recommandé pour lutter contre une maladie très contagieuse qui provoque des milliers de morts tous les ans : l'intolérance.

L'homosexualité n'est pas une mode
Le fait que les homosexuels soient de plus en plus visibles amène certaines personnes à penser que c'est une mode, un phénomène de société
Ce n'est pas le cas, si les homosexuels sont de plus en plus visibles c'est qu'ils ne se cachent plus, mais ils ont toujours été présents. L'amour ne se décide pas au même titre que la décision d'acheter un vêtement, on n'est pas homosexuel « pour le fun ».
Dans un couple, il n'est pas nécessaire que l'un « fasse l'homme » et que l'autre « fasse la femme »
C'est une croyance très répandue et malheureusement colportée par une certaine catégorie de la communauté gay, mais c'est faux ; dans un couple homosexuel il n'y en a pas « un qui fait l'homme et l'autre qui fait la femme ». Les gens qui pensent cela sont bloqués dans un schéma hétéro-centré dans lequel il doit y avoir un dominant et un dominé, une personne affirmant sa virilité potentielle et l'autre jouant un jeu plus timide et réservé.
C'est une idée débile et malheureusement colportée par certains d'entre nous qui revendiquent leur différence en ayant des comportements décalés. Or, la croyance selon laquelle dans un couple d'homme l'un est plus efféminé que l'autre et que dans un couple de femmes l'une est plus masculine est tout simplement un stéréotype malsain.
Il n'y a qu'à voir certains couples hétérosexuels où la femme porte la culotte pour constater que la « sensibilité » d'une personne n'est pas liée à son orientation sexuelle.

Les homosexuels ne sont pas plus narcissiques que les autres
selon la théorie de la plupart des homophobes, les homosexuels sont narcissiques, et dans un couple homosexuel il y en a un qui fait la femme, plus réservé, etc. Comment peut-on être réservé et narcissique ?

Le mot homosexualité et son étymologie prêtent à confusion
Le mot « homosexuel » renvoi inévitablement au sexe et a une connotation scabreuse. Cette confusion entre l'acte sexuel et le fait d'aimer une personne de même sexe est à mon avis source de beaucoup de malentendus entre les gens qui prétendent que l'homosexualité est une perversion et ceux qui défendent une égalité de droits pour tous les citoyens.
Quand on parle d'homosexualité, on parle avant tout de personnes qui tombent amoureuses. Le mot « homosexuel » ne renvoie pas uniquement à l'acte sexuel mais avant tout à l'amour que se portent deux personnes : la relation amoureuse et éventuellement charnelle entretenue par deux personnes de même sexe.

Les homosexuels ne sont pas tous des accros au sexe
On a beaucoup entendu ces derniers temps des opposants au mariage pour tous affirmer que (je cite) « les homosexuels ont fait le choix d'une sexualité débridée, qu'ils n’impliquent pas les enfants dans leurs débauches ! ».
Précisons également que le schéma : « affirmer quelque chose sur lequel on ne peut qu'être d'accord (intérêt de l'enfant) pour pouvoir placer une opinion sujet à débat (la sexualité débridé) » est un sophisme évident.

Les homosexuels ne sont pas tous coiffeurs ou antiquaires
On dit souvent que les homosexuels sont des artistes. Comme les gauchers. Comme les autistes. Comme les tous ceux qui ont un point de vue différent sur le monde, finalement.
Certaines professions sont culturellement plus tolérantes à la présence d'homosexuels sur leur lieu de travail, on cite souvent les coiffeurs, les gens qui font de la télé, les gens qui travaillent dans la mode, ou la vente d'antiquités (Louis La Brocante est-il gay ?).
Il y a des homosexuels partout, du plus viril au plus délicat des métiers, que ça soit des hommes ou des femmes, votre orientation sexuelle ne définit pas vos aptitudes pour un certain métier.
Cela définira peut être, à cause de l'imagination collective, certains de vos goûts : vous découvrez que vous êtes homo, un de vos premiers réflexes est de chercher « ce que les homos aiment » pour pouvoir « rentrer dans la communauté » et vous affirmer comme faisant partie d'une autre communauté que celle qui pourrait vous rejeter ; mais cela ne définira pas vos choix professionnels, parce que cette fois-ci ce sont bel et bien des choix.

Les familles où les deux parents sont homosexuels
Ce qui blesse ces enfants, ce n'est pas le mode de vie de leurs parents, ce qu'ils pourraient faire dans la chambre à coucher, ou simplement le « manque de repères du sexe opposé », mais c'est bel et bien le regard sur leur famille que portent ceux qui se considèrent normaux.
À l'attention de ceux qui « défendent la famille », condamner ces enfants à se sentir rejetés de la même manière dont l'ont été leurs parents, ce n'est pas légèrement débile ?

le lobby gay, branche de la franc-maçonnerie sataniste n'existe pas.
Ce qui existe, ce sont des associations qui essaient à leur niveau de produire du bonheur pour tous ceux qui se sentent exclu à cause de leur orientation sexuelle, de leur genre, ou de leur dégoût vis à vis d'eux-même. Imaginer une organisation supra-nationale visant à mener l'humanité à sa perte en convertissant chaque homme et chaque femme sur la planète en un individu asexué et sans genre, c'est pas un peu excessif ?
Encore une fois, le « lobby gay » n'existe pas plus que le « lobby noir » existait au moment de l'apartheid, ou que le « lobby féministe » quand les femmes ont eu le droit de vote. Chaque personne a le droit à l'expression, et si le lobbying c'est porter ses souhaits pour une société meilleure, alors nous faisons tous du lobbying tous les jours."
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 21 mai 2018, 12:04

EXEMPLES LITTERAIRES DE L'INCONSCIENT QUI MET EN VEILLE LES TRAUMATISMES

Au cours de l’existence, quand la maturation psychique de la victime est dans l’incapacité d’intégrer la scène traumatique, elle refuse d’y revenir par le souvenir. Elle tente alors d’oublier les faits, elle déplace son angoisse sur une chose prise comme support dans sa réalité plus ou moins subjective, des objets, des animaux vivants ou fantasmatiques, des monstres, des personnages réels ou imaginaires, comme le démon.

- Et quand il apprend ses leçons, le petit Adam les oublient aussitôt, parce que toute son énergie psychique est tournée vers la nécessité d’occulter son traumatisme. Pour survivre il doit chasser de son esprit l'impact psychologique, et du même coup oublier toutes les autres choses, bonnes ou mauvaises entourant cette période critique. Mais une émotion négative ne peut rester à une place fixe, et pas plus il ne retient l’urine, pas plus le petit Adam ne retient ce que l'on tente de lui apprendre. Séduit, déjà « gâté », c'est-à-dire corrompu par la perversion de l'adulte, il est terrorisé par le réel et n'arrive pas à gérer son imaginaire.

- Quand on en revient de l'oubli de sa vie, de l'oubli de nous-mêmes, que les larmes ont pu laver la dérision, l'ironie d'une mémoire attentive à nous éviter nos souvenirs, souvenirs qui pourtant justement parlés nous auraient sauvé... quand on répare cette erreur qui nous a enlevé au vivant, cette confusion fatale à notre entendement, inconsciemment faite à nous-mêmes par nous-mêmes, quand on en parle, quand on en revient, quand on la comprend...
- Alors on est vivant !

- Les traumatismes les plus graves sont parfois les plus silencieux, ils peuvent resurgir brutalement plusieurs années après leur impact dramatique.

- Il se peut que votre cerveau réintègre des connections neuronales dérégulées par vos traumatismes passés, que vous retrouviez progressivement le sens de vos émotion

- « L’inconscient travaille parfois très dur pour effacer le traumatisme. Au prix de constructions complexes il s’attache à inhiber les pulsions qui en ravivent le souvenir, à tuer le désir qui pourrait le remettre en scène, et interdire la capacité au plaisir, afin de s’assurer qu’il n’a pu exister dans la scène traumatique. D’autres, plus violemment encore, vont chercher à punir ce corps, ce sexe, odieusement coupables, et éteindre leurs désirs dans des attitudes d’autodestruction. »

- Tous les troubles psychiques liés à la guerre, la maltraitance sexuelle, ou autres violences physiques et mentales infligés à l’enfant ou l’adulte, sont des mécanismes de sauvegarde psychologiques et neurobiologiques. Chez la personne qui a subi le traumatisme ils déconnectent son circuit de réponse au stress, ce qui entraîne la dissociation de l’événement dans une sorte d’anesthésie affective et physique.

- Et quand il apprend ses leçons, le petit Adam les oublient aussitôt, parce que toute son énergie psychique est tournée vers la nécessité d’occulter son traumatisme. Pour survivre il doit chasser de son esprit l'impact psychologique, et du même coup oublier toutes les autres choses, bonnes ou mauvaises entourant cette période critique. Mais une émotion négative ne peut rester à une place fixe, et pas plus il ne retient l’urine, pas plus le petit Adam ne retient ce que l'on tente de lui apprendre. Séduit, déjà « gâté », c'est-à-dire corrompu par la perversion de l'adulte, il est terrorisé par le réel et n'arrive pas à gérer son imaginaire.

- De nos traumatismes passés, notre inconscient ne nous propose que ce qui nous est supportable, pendant un temps plus ou moins long nous avons l’illusion d'être dissocié de nous-même, de ne pas nous rappeler, de ne pas être atteint par l’impact du passé.[/quote]
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 22 mai 2018, 23:39

LES LIENS ENTRE LE PERE ET LE FILS

La première identification du petit garçon, c'est la mère. Pour devenir homme, passer du côté du masculin, il lui faudra d'abord passer sans encombre de cette identification première à la mère à l'identification au père.
Le petit garçon sort d'un corps féminin. Il ne connait tout d'abord que les odeurs du corps féminin, ce qui constituera par la suite cet intérêt de l'homme pour les odeurs de la femme, cette façon qu'il aura de s'en sentir submergé, impressionné émotionnellement
et sexuellement.
De ce corps féminin qui ne ressemble en rien au sien il va devoir s'en dégager très vite pour accéder au masculin. Et la passation, pour chaque petit garçon est toujours délicate et risquée.
Pour lui permettre de se séparer d'elle, la mère doit veiller à ne pas priver l'enfant de son accès au père. Mais si elle ne reconnait pas le père, si elle ne lui dit pas qui il est et comment il se nomme, si elle ne le présente pas physiquement, si elle nie sa place, si elle refuse que le père assume son rôle affectif et éducatif, si elle ne le veut qu'absent ou indigne, l'enfant restera avec elle, noyé, incapable de structuration, de symbolisation.
L'absence fréquente du père et de modèle masculins auprès du jeune garçon parait expliquer certaines difficultés de comportement reliés à l'affirmation de l'identité sexuelle chez l'homme.
On peut dire que la femme est, mais que l'homme doit se faire.
C'est pour cela que des rites se font dans le monde, des rites d'initiation concernant le passage du petit garçon à la puberté. Symboliquement et dans sa chair il quitte définitivement le féminin pour intégrer le masculin.
Quand un fils demeure identifié à sa mère il demeure fusionné à son inconscient, à l'inconscient de cette mère, à ses besoins, à ses désirs. Il ne peut pas ressentir ces besoins et ces désirs comme indépendants de lui-même et décider ou non d'y obéir. Cet enfant fusionné avec sa mère sera également fusionné avec le monde extérieur. Son comportement sera naturellement ce que lui demanderont les stéréotypes. Ainsi si la télévision lui dit qu'il doit être macho il sera macho, s'il doit être doux il sera doux. Identifié à sa mère il n'a pas accès à sa propre individualité, il reste le jouet de son inconscient et des normes sociales.

Les pères n'imitent pas les mères dans leur prise en charge de l'enfant. Ils sont différents, ils sont hommes et pères.
L'amour du père se différencie de l'amour de la mère dans ce qu'il est souvent conditionnel, ce sont les réalisations de l'enfant qu'il va encourager : " Si tu fais ça tu auras ça ! " Cette présence du conditionnel est cruciale car elle œuvre dans le développement de la personnalité, du goût de se dépasser, du respect de la hiérarchie. Mais elle doit être accompagnée d'attention et d'affection sincère.
Le père ne doit pas être lâchement caché derrière sa femme pour imposer ses opinions ou ses décisions.
En assumant ses propres imperfections le père ouvre à l'enfant un monde réel où l'on n'attend pas forcément de lui la perfection, de la compétition, de l'émulation, mais surtout ce qui a trait à l'écoute, à la tendresse, à la spontanéité.
C'est au cours des deux premières années de leur existence que les garçons ont absolument besoin de leur père.
Chez les enfants n'ayant pas eu la présence du père durant ce temps on relève parfois les mêmes développements atypiques que chez les orphelins placés en foyer d'accueil ou chez les fils de famille monoparentale élevés en vase clos et manquant de substituts paternels.
Chez certains fils sans père on peut retrouver une déficience sur le plan social, sexuel, moral ou cognitif.
La présence corporelle du père auprès du fils lui donne la possibilité d'aimer d'abord sa mère et plus tard de désirer la femme plutôt que de la redouter ou de la mépriser.
Tenu par son apparence sexuée, le rôle qui lui sera attribué, la façon dont les parents vont l'élever en fonction de son identité sexuelle, tout cela contribuera à lui donner sa propre place, ses propres repères. Très vite l'enfant imite pour s'adapter, il reproduit d'abord avant de se détacher plus ou moins de ce qui l'entrave dans son autonomie.
Certes le père peut être absent, mais présent il il peut donner une image si négative ou si répugnante de lui-même que le fils refusera carrément de s'identifier au masculin ( par ex : alcoolisme, déviances sexuelles.. ). Au contraire, il s'attachera à mépriser son père et à ne lui ressembler en aucune façon.
Le fils, malgré la présence de ce père ne peut s'identifier à lui dans une bonne image. Afin d'établir son identité masculine il ne peut se sentir suffisamment confirmé et sécurisé par sa présence pour arriver à l'âge adulte.
Si le père est absent de corps ou bien d'autorité, il n'y a pas de transfert d'identification de la mère au père. L'absence du père signifie automatiquement une influence accrue de la mère, du féminin, chargée d'une responsabilité trop lourde et déséquilibrée dans ses rapports éducatifs et affectifs avec le petit garçon.
Dans leur identité sexuelle certains fils sont fragilisés par le silence, l'indifférence, l'absence des pères. Loin de leur odeur, de leurs gestes affectueux ils sont coupés de l'accès au corps du père par celui de la mère et vont grandir dans cet état de fait entrainant des perturbations avec leurs propres corps. Ou bien encore, à regarder vivre leurs pères, humiliés, malheureux, silencieux ou sévères, taciturnes ou violents, dans leur esprit les pères ne peuvent se laisser aller à toucher, cajoler, humer, sentir, rire, pleurer. Pour eux cela ne se passe que du côté de la mère, les hommes ne s'accordent pas ce genre de faiblesse. Il pourra s'ensuivre chez le petit garçon puis chez le jeune adulte une répression de toute sa propre sensualité et de toute sa corporalité.
La première conséquence de l'abandon des fils aux soins exclusifs de la mère est la peur des femmes.
Les fils ont peur d'être engouffrés, perdus, anéantis dans l'amour maternel trop étouffant. La femme n'est pas leur univers. Ils ont tout d'abord la peur inconsciente d'en devenir une, de devenir une femme, qu'on les prenne pour une femme ! Ensuite, ces fils devenus hommes pourront ressentir une peur pour le corps de la femme et leur propre corps.
Sans la présence, les ressentis et les conversations masculines simples et affectueuses d'un père, l'adolescent qui voudra s'abandonner à sa sensualité pourra se sentir très vite culpabilisé. Dans ses relations affectives et amoureuses il apprendra surtout à se dominer, à se réprimer. Devenu adulte il pourrait ne se concentrer que sur son seul plaisir génital, ne laissant pas la jouissance ni les jeux amoureux déborder des zones érogènes dont il a coutume de se contenter, il ne voudra pas se comporter comme une femme qui s'abandonne, ou avoir l'air d'une femme aux yeux de sa partenaire. Il ne s'abandonnera qu'aux plaisirs permettant aux hommes de se montrer sensuels sans se sentir jugés : l'amour du vin, celui de la bonne chère ( chair ? )
Le désir d'amour du fils en mal de père absent, indifférent ou humilié, ou nié par la mère, peut se manifester dans :
- Les tentatives de suicide
- Les fugues
- Les troubles psychosomatiques
- les paroles culpabilisantes, les manipulations perverses.
Plus les manques se feront sentir à cause de l'absence du père et plus ces manques seront compensés par une idéalisation inconsciente. Par ex : le fils idéalisera le père, ou le recherchera dans un autre homme en lui donnant la figure d'un père idéal. Il sera hésitant dans ses désirs, ses décisions, il aura une mauvaise évaluation de ses semblables et se retrouvera souvent trahi par ceux qu'il croyait être de bons pères de remplacement.
A l'adolescence il pourra présenter une confusion par rapport à l'identification sexuelle avec une féminisation du comportement.
- Estime de soi défaillante
- Agressivité refoulée d'où difficulté d'affirmation, d'ambition, et de curiosité exploratoire
- Blocages en ce qui concerne la sexualité
- Problèmes d'apprentissage
- Difficultés à assumer des valeurs morales, à prendre des responsabilités, à intégrer le sens du devoir et les obligations envers autrui
- Difficulté à assumer ou accepter l'autorité
L'absence ou le silence du père ne favorise pas le contact et la maitrise de l'agressivité naturelle du garçon, mais l'incite plutôt à mépriser ce qui est masculin en lui. Et ce sont justement ces valeurs masculines, dont il est en quelque sorte privé, " castré " par la mère, qui finissent par l'entrainer vers une misère intérieure.
Seul avec sa mère, loin de la parole et de la loi symbolique du père, le manque de structure interne peut entrainer le fils dans une certaine mollesse, une absence de rigueur et des complications dans l'organisation de sa vie.
Certains adolescents peuvent développer des troubles psychologiques, de la délinquance, de l'alcoolisme, le tout baignant dans une révolte sans fin contre la société jugée patriarcale.
Les fils sans pères restent sans corps du masculin.
La présence du père permet au fils l'accès à l'agressivité naturelle et primitive de son sexe, sinon il subit les interdictions de la mère qui tolère mal les manifestations naturelles de la sauvagerie instinctive. Elle veut que son fils reste poli, réservé, et lui interdit les apanages de la masculinité, par voie de conséquence si le fils ne se réfugie pas dans la pathologie, il pourrait alors devenir hostile à sa mère, puis à la femme.
C'est la répression de l'énergie qui pousse à la violence. Et cette violence est là pour cacher l'impuissance, le désespoir qui s'empare du fils, du garçon, de l'homme tout entier, et le soumet à sa force irrationnelle et instinctive. Le Moi n'a pu contenir ces forces intérieures et l'homme passe à l'action pour se libérer de cette insoutenable tension.
Un petit garçon, un adolescent ou un homme, ne se sent pas véritablement du côté du masculin tant qu'il n'a pas touché à son énergie brute, au plaisir de se battre et celui de se défendre. Cette expérience lui donne une sécurité interne et cette ressource fondamentale fondée sur le fait qu'une agressivité bien canalisée peut l'aider à se sortir de toutes les situations.
Tant qu'un homme ne sait pas qu'il peut utiliser autre chose que la douceur ou la violence aveugle pour se défendre, il ne sait pas être pleinement en relation avec lui-même. Et par voie de conséquence il ne sait pas qu'il peut être pleinement lui-même avec la femme.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 23 mai 2018, 08:30

LA RELAXATION PSYCHOSOMATIQUE

Réduction significative des tensions, de l’anxiété, et du déséquilibre émotionnel de la personne en agissant spécifiquement sur l’activité myotonique et le système neurovégétatif.
Sur prescription médicale, en thérapie individuelle ou de groupe, la relaxation psychosomatique agit dans les atteintes viscérales, organiques ou fonctionnelles provoquées partiellement ou totalement par des facteurs psychologiques ou affectifs.
A l'aide d'un temps de parole et de techniques corporelles bien définies produisant un état de détente musculaire plus ou moins volontaire, cette relaxation s'adresse aux personnes stressées, déprimées, épuisées nerveusement, ou présentant des troubles psychoaffectifs.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 23 mai 2018, 23:40

LES LIENS ENTRE LE PERE ET LA FILLE

Le père constitue pour la petite fille sa première histoire d'amour, sa première expérience du masculin. Il lui procure un modèle idéal qui plus tard devenue jeune fille puis femme, va lui permettre de se situer par rapport aux hommes.
La liste des blessures narcissiques pour certaines filles relevant du comportement inadéquat d'un père marqué lui-même par le comportement pathologique d'une mère, est inépuisable ( ! ) : pas d'amour, pas de respect, pas de discrétion, négation de leur féminité, fillettes brutalisées, violentées sexuellement, avec parfois en toile de fond une mère qui par peur ou vengeance, par  indifférence, ne dit rien. Donc devient complice.
On trouve également des mères qui dominent à la fois le père et la fille sans que celui-ci puisse, ou essaie, de réagir autant pour lui-même que pour son enfant. Un père absent physiquement ou par sa parole peut donner une petite fille " trop couvée, trop aimée " par sa mère, et qui malgré ses efforts, ses sursauts de haine ou ses éclats de voix ne pourra plus jamais vraiment s'en détacher.
Avec un père méprisé par la mère, la petite fille sera en proie à des projections négatives le dénigrant sans modération et la rendant très méfiante face aux autres hommes de sa vie. Elle pourra difficilement s'abandonner et vivre une vie affective et sexuelle épanouie.
Un père exigeant qui pousse inconsciemment sa fille à se dépasser pour qu'il en soit fier, l'inciter à lui prouver " qu'elle en a ( ! ) ", qu'elle est bien la fille de son père, et la rancune inconsciente de cette fillette puis de cette adolescente qui se trouve privée de ses propres élans, de sa propre réalisation, forgera une femme le plus souvent prisonnière de son paraitre, ou alors passive parce que le père ne lui aura pas consenti les moyens d'être elle-même.
Face à un père n'ayant pas pris conscience des raisons de ses comportements aveugles ou excessifs envers sa fille, l'image que cette dernière aura d'elle-même dans son identité féminine, ses relations avec le masculin et ses possibilités de s'accorder avec le monde, sera très endommagée.
On peut donc comprendre qu'après un passé dramatique avec son père, une femme vivant une histoire d'amour avec un homme puisse être sur ses gardes, ressentir des reviviscences de sentiments contradictoires refoulés liés au père, expérience douloureuse dont elle fera malgré elle porter le poids à son compagnon.
Pour éviter cela il est important pour les filles de comprendre pourquoi le père n'a pas pu être, ou n'a pas été, capable d'être ce qu'elles attendaient de lui, ce dont elles avaient besoin qu'il soit. Elles doivent également prendre conscience de quelle manière cette paternité subie, plus ou moins défaillante, a affecté leur propre vie de femme.
L'important est de trouver dans l'héritage éducatif et familial du père ce qui va permettre à la fille de se construire et non de se détruire.
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 24 mai 2018, 22:49

LA THERAPIE COMPORTEMENTALE

La thérapie comportementale cognitive (souvent appelée TCC) est une forme populaire de psychothérapie qui met l'accent sur l'importance des pensées sous-jacentes pour déterminer comment nous nous sentons et comment nous agissons.
Les spécialistes de la TCC travaillent avec les patients pour les aider à découvrir, à approfondir et modifier leurs propres schémas de pensée et leurs réactions : ce sont elles qui déterminent nos perceptions et nos comportements. L'utilisation de la thérapie cognitive et comportementale offre aux patients une perspective précieuse, qui contribue à améliorer leur qualité de vie et à mieux gérer leur stress, notamment dans des situations difficiles où il faut résoudre des problèmes.
L’un des principes fondamentaux est que les situations externes, les interactions avec d'autres personnes et les événements négatifs ne sont pas responsables de nos mauvaises humeurs et de notre problème dans la plupart des cas.
En fait, les spécialistes de la TCC considèrent que c’est tout le contraire. En fait, ce sont nos propres réactions aux événements, nos « interprétations » des événements qui sont sous notre contrôle – et qui finissent par affecter notre qualité de vie.

Grâce à la thérapie cognitive comportementale, nous pouvons apprendre à changer la façon dont nous pensons, ce qui modifie notre façon de sentir, et modifie à son tour la façon dont nous envisageons et traitons les situations difficiles lorsqu'elles surviennent. Nous pouvons améliorer les pensées perturbatrices qui nous rendent anxieux, isolés, déprimés, enclins à manger « émotionnellement ».
Lorsque nous pouvons examiner avec précision et calme les situations sans distorsion de la réalité, de jugements ou de craintes supplémentaires, nous sommes davantage en mesure de savoir comment réagir de manière appropriée afin de nous sentir plus heureux à plus long terme.

1. Réduit l'anxiété
Selon le travail publié dans Dialogues in Clinical Neuroscience, les études autour de la TCC conclut à son efficacité incontestable pour les troubles liés à l'anxiété, notamment les troubles paniques, les troubles anxieux généralisés, les troubles d'anxiété sociale, les troubles obsessionnels compulsifs et le syndrome de stress post-traumatique. Dans l'ensemble, la TCC démontre à la fois son efficacité dans les essais contrôlés randomisés et son efficacité dans des milieux naturalistes entre les patients atteints d'angoisse et les thérapeutes. (4)
Les chercheurs ont constaté que la TCC fonctionne bien comme un remède naturel pour l'anxiété, car elle comprend diverses combinaisons des techniques suivantes: psychoéducation sur la nature de la peur et de l'anxiété, auto-surveillance des symptômes, exercices somatiques, restructuration cognitive (par exemple déconfirmation) , L'image et l'exposition in vivo aux stimuli craints (traitement de l'exposition), le sevrage des signaux de sécurité inefficaces et la prévention des rechutes.

2. Diminue les symptômes de la dépression
La thérapie cognitivo-comportementale est l'un des traitements les plus efficaces pour la dépression. Des études montrent que la TCC aide les patients à surmonter les symptômes de la dépression, comme le désespoir, la colère et le manque de motivation, et réduit leur risque de rechute dans le futur.
On pense que la TCC fonctionne très efficacement notamment du fait des changements dans la cognition (pensées) qui alimentent des cycles vicieux de sentiments négatifs et de ruminations. La TCC s'est également révélée prometteuse comme approche pour aider à lutter contre la dépression post-partum et en complément du traitement médicamenteux pour les patients bipolaires. (3)

3. Aide à traiter les troubles de l'alimentation
Le Journal of Psychiatric Clinics of North America rapporte que les troubles de l'alimentation sont l’une des difficultés où la TCC peut se montrer la plus efficace. La TCC peut aider à résoudre la psychopathologie sous-jacente des troubles de l'alimentation et remet en question la surévaluation de la forme et du poids. Cela permet aussi d’améliorer le contrôle des impulsions afin de prévenir la frénésie ou la purge, réduire les sentiments d'isolement et aider les patients à se sentir plus à l'aise autour des «aliments déclencheurs». (5)
La thérapie cognitive est devenue le traitement de choix pour traiter la boulimie nerveuse et les "troubles de l'alimentation non spécifiés", les deux diagnostics les plus courants du trouble de l'alimentation. Il est également prouvé qu’elle sera utile pour traiter environ 60 pour cent des patients atteints d'anorexie, considérée comme l'une des maladies mentales les plus difficiles à traiter.

4. Aide à améliorer l'estime de soi et la confiance
Même si vous ne souffrez pas de problèmes mentaux graves, la TCC peut vous aider à remplacer des pensées négatives et destructives qui conduisent à une faible estime de soi avec des affirmations positives et des attentes positives. Cela peut ouvrir de nouvelles perspectives pour gérer le stress, améliorer les relations et accroître la motivation pour essayer de nouvelles choses. (4)

5. Réduit les comportements addictifs et la toxicomanie
La recherche a montré que la TCC est efficace pour aider à traiter l’addiction au cannabis et d'autres dépendances aux drogues, comme la dépendance aux opioïdes et l'alcool, ainsi que d'aider les gens à cesser de fumer des cigarettes et des jeux de hasard. Les études publiées dans le Oxford Journal of Public Health impliquant des traitements pour cesser de fumer ont révélé que les compétences d'adaptation acquises au cours des sessions de TCC étaient très efficaces pour réduire les rechutes chez les personnes en sevrage tabagique et semblent être supérieures aux autres approches thérapeutiques. (6) La TCC est également efficace dans le traitement des dépendances problématiques liées au jeu (VS autres traitements témoins). (7)

Comment se déroule une séance de thérapie cognitive et comportementale ?
Votre psychologue ou votre psychothérapeute spécialisé en thérapie cognitive et comportementale aura reçu une formation spéciale et continue à se former en permanence.
Bien que les sessions puissent varier bien évidemment d’un thérapeute à un autre, elles suivent le plus souvent un schéma commun:
La session commence par une vérification de votre état/de votre humeur et de vos symptômes. Ensemble, vous et votre thérapeute fixeront un ordre du jour pour la séance. Une fois l'ordre du jour fixé, vous passez en revue la session précédente afin de pouvoir passer à la nouvelle. Vous examinez vos « devoirs » et discutez des problèmes rencontrés et de vos réussites. Ensuite, vous vous tournez vers les questions de l'ordre du jour. Les nouveaux devoirs sont fixés. La session se termine avec le thérapeute en résumant la session et en recueillant les commentaires. du patient. Une session typique dure 50 minutes à une heure.

Qu'est-ce que la restructuration cognitive?
La restructuration cognitive se réfère au processus de la TCC qui consiste à identifier et modifier les pensées négatives qui contribuent au développement de la dépression. Cela se fait en collaboration avec le patient et le thérapeute, souvent sous la forme d'un dialogue. Par exemple, un étudiant a peut-être échoué à son test de maths et conclut: "Cela me prouve que je suis stupide".
Le thérapeute pourrait demander si c'est vraiment ce que signifie le test. Afin d'aider l'élève à reconnaître l'inexactitude de la réponse, le thérapeute pourrait demander quelle est la note générale de l'élève en mathématiques.
Si l'élève répond: "C'est un B", le thérapeute peut alors souligner que sa réponse montre qu'il n'est pas stupide car il ne peut pas être stupide et avoir un B.
Ensuite, ils peuvent explorer des façons de refléter quelle est sa performance réelle sur le test.
La réponse «Je suis stupide» est un exemple de pensée automatique. Les patients souffrant de dépression peuvent avoir des pensées automatiques en réponse à certaines situations. Ces pensées sont automatiques dans la mesure où elles sont spontanées, négatives et ne sortent pas d'une pensée ou d'une logique délibérée. Elles sont souvent étayées par une hypothèse négative ou dysfonctionnelle qui guide la façon dont les patients se voient, la situation ou le monde qui les entoure.

Informations complémentaires sur la thérapie cognitivo-comportementale
La CBT a été créée pour aider les personnes souffrant de dépression, mais aujourd'hui elle sert à améliorer et à gérer différents types de troubles et symptômes mentaux, y compris: l'anxiété, le trouble bipolaire, le syndrome de stress post-traumatique, le trouble obsessionnel compulsif, les dépendances et les troubles de l'alimentation. (9)

Les techniques de la TCC sont également bénéfiques pour de nombreuses autres situations, et notamment aussi pour les personnes qui n’ont aucune forme de maladie mentale, mais qui souffrent de stress chronique, de mauvaises humeurs et d'habitudes sur lesquelles ils souhaitent travailler.
Le terme thérapie cognitive comportementale est considéré comme un terme général pour une classification des approches thérapeutiques qui ont des similitudes, notamment: la thérapie comportementale émotive rationnelle, la thérapie comportementale rationnelle, la thérapie vivante rationnelle, la thérapie cognitive et la thérapie comportementale dialectique.
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 24 mai 2018, 23:09

ENFANT EN DANGER

Quand faut-il s’alarmer ? Lorsque l’enfant est en danger ou qu’il risque de l’être, répond clairement la loi (loi n° 2007-293 du 5 mars 2007)… Peu importe la forme de ce danger.
Pour agir, appelez le 119 (appel gratuit) ou cliquez sur http://www.allo119.gouv.fr.

Violences physiques, psychologiques ou négligences
Il peut résulter de violences physiques (coups et blessures), explique un responsable de la ligne 119 Allô enfance en danger. Toutes les gradations sont alors possibles, y compris la claque ou la fessée infligée dans certains contextes.
Mais aussi de violences psychologiques (menaces répétées, chantages, insultes, brimades, humiliations verbales, dévalorisation systématique), sexuelles (climat équivoque, non-respect de l’intimité de l’enfant, parents exhibant leur sexualité, attouchements, viol), ou encore de négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux ou d’hygiène, etc.).

L’enfant qui connaît des conditions d’existence difficiles, au point de voir sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien compromis, est aussi un enfant en danger, sans pour autant qu’il soit victime de maltraitance à proprement parler.
Si je ne fais rien, suis-je coupable ?

L’article 223-6 du Code pénal s’applique à tous. Cette disposition sanctionne de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende quiconque s’abstient volontairement d’empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle d’une personne.
Il punit des mêmes peines celui qui s’abstient de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en alertant les secours.
Intervenir le plus tôt possible pour aider un enfant en danger

"L’objectif est de centraliser les informations et de prendre en charge l’enfant le plus tôt possible, souligne un responsable du 119. Tel sera le cas, par exemple, si les conditions de son éducation sont défaillantes ; ou si ses parents sont confrontés à des problèmes économiques, psychologiques qui engendrent des difficultés pour lui."
Une prise en charge peut aussi être proposée aux familles dont les enfants se mettent en danger par des comportements addictifs, des fugues, des tentatives de suicide, des pratiques sexuelles à risque…
Quelle que soit la situation, le bon réflexe est "de rencontrer les parents pour essayer de discuter avec eux. Il s’agit de leur faire part des difficultés que l’on perçoit pour leur enfant. Il arrive que certains parents n’aient pas conscience de l’engrenage dans lequel ils se trouvent. Une main tendue peut suffire. C’est un geste civique de base."
Une démarche peut rester anonyme
Pour autant, cette démarche n’est pas simple. Peur de s’immiscer, de ne pas trouver les mots… Si vous ne vous sentez pas capable d’agir mais êtes persuadé qu’un enfant de votre entourage court un danger, contactez le 119, un numéro gratuit, accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.
Pour permettre aux services du département d’agir auprès d’un enfant en danger, des éléments permettant l’identification du jeune doivent être donnés. Mais si vous appelez le 119, vous avez tout à fait la possibilité de présenter la situation de manière anonyme, c’est-à-dire sans préciser qui vous êtes.
Il n’est pas rare toutefois qu’au fil de la conversation des éléments d’identification soient communiqués. Ce sera le cas si, en parlant d’un enfant, vous le présentez comme votre petit-neveu, par exemple. Dans cette hypothèse, ne vous affolez pas, vous avez la possibilité de demander aux écoutants de la ligne de conserver votre anonymat même s’ils estiment qu’il est nécessaire de faire remonter les informations au département.

Le tri des appels
Un premier tri des communications sera opéré en fonction de l’objet de l’appel : demande d’information, dénonciation d’une situation, inquiétude particulière pour un enfant… Selon le cas, vous serez mis en contact avec des écoutants (psychologues, juristes ou professionnels de l’enfance).
S’ils jugent les renseignements que vous leur fournissez suffisamment "inquiétants", ils les transmettront sans délai au département dans lequel vit l’enfant, plus précisément à une "cellule de recueil, de traitement et d’analyse des informations préoccupantes ". Cette dernière chargera éventuellement le service le plus adéquat de procéder à une appréciation un peu plus poussée de la situation. "Il peut s’agir de la puéricultrice de la protection maternelle et infantile pour un enfant de moins de 6 ans, d’une assistante sociale scolaire…", précise la responsable d’Allô enfance en danger.

Un panel de solutions pour un enfant en danger
À l’issue de cette évaluation par l'équipe du 119 Allô Enfance en danger, si cela s’avère nécessaire, les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance mettront en place des mesures pour soutenir la famille de l’enfant (après avoir recueilli l’accord des parents). À cette occasion, plusieurs aides peuvent être proposées.

L’aide éducative à domicile est une aide socio-éducative individualisée afin d’épauler la famille dans l’éducation de l’enfant. Ponctuellement, il existe également des mesures d’aide financière. Si la situation s’avère vraiment délicate, l’enfant pourra être provisoirement accueilli, avec l’accord de ses parents, hors de son domicile (dans un foyer, chez une assistante familiale ou encore dans un institut adapté à ses besoins). Des placements modulés sont également possibles en fonction de l’évolution de la situation familiale.
Malheureusement, ces mesures administratives se révèlent parfois insuffisantes. C’est pourquoi, en cas d’échec, les services du département conservent la possibilité de procéder à un signalement, directement auprès du procureur de la République, à charge pour lui de saisir ensuite le juge des enfants. Ce sera le cas également si les services administratifs se trouvent dans l’impossibilité d’évaluer la situation parce que les parents refusent, par exemple, d’ouvrir leur porte ou s’arrangent pour que l’enfant soit absent pendant les rendez-vous.

L’assistance éducative
Débute alors la procédure dite d’assistance éducative. Le magistrat convoque les parents, l’enfant et généralement la personne à l’origine du signalement. La famille a accès au dossier par le biais du greffe.
Avant de prendre sa décision, le juge décide parfois de diligenter une enquête sociale. Un travailleur social, appartenant le plus souvent à une association habilitée, tente de vérifier les conditions d’hébergement de l’enfant, son mode de vie, la capacité de ses parents à sortir de leurs difficultés. Il peut également mettre en œuvre une mesure d’investigation et d’orientation éducative menée par une équipe comprenant un travailleur social, un psychologue et un psychiatre.

Lorsqu’il a toutes les cartes en main, le magistrat opte pour la mesure la plus pertinente, en s’efforçant d’obtenir le consentement des parents (mais il peut aussi passer outre). S’il privilégie la mesure d’aide éducative en milieu ouvert, un travailleur social suit alors plus particulièrement l’enfant, qui demeure au sein de sa famille. Mais le juge peut aussi ordonner un placement provisoire et confier le jeune à un tiers extérieur. Entre les deux, des dispositifs modulés restent ouverts (accueil de jour, accueil exceptionnel pendant une période de conflit…). La mesure peut ensuite être révisée à tout moment.[/quote]
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 28 mai 2018, 22:56

LE COMPLEXE DU HOMARD

Dolto a inventé cette image pour représenter la crise d’adolescence. L’enfant se défait de sa carapace, soudain étroite, pour en acquérir une autre. Entre les deux, il est vulnérable, agressif ou replié sur lui-même. Mais « ce qui va apparaître est le produit de ce qui a été semé chez l’enfant », avertit Dolto. Les parents devraient donc voir les crises explosives comme une preuve qu’ils ont rempli leur contrat, les repères éducatifs s’avérant suffisamment souples pour « sauter » au bon moment.
A l’inverse, si les parents sont trop rigides, l’ado restera prisonnier de sa carapace et désarmé face à la dépression. "
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 29 mai 2018, 06:56

Messagepar Antony » 29 déc. 2017, 12:29
Je vous invite à visiter ce lien
viewtopic.php?f=34&t=29262
Sexologue à la retraite (plus de cabinet) depuis de nombreuses années.
Je réponds aux MP et je suis navré de voir que l'on ne vient pas lire les réponses que je fais au MP.
Merci de m'écrire sur mon adresse mail : antony.sxlg@gmail.com plutôt que de m'envoyer des MP.
Je suis aussi sur Facebook : https://www.facebook.com/antony.rucy.7
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