Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 01 mai 2018, 19:17

LE LIEU OU SE PASSE LA THERAPIE

C’est souvent la première rencontre qui inaugure l’adhésion ou non à une thérapie. On ne livre pas son âme n’importe où, et à n’importe qui.
Chaque personne est suffisamment « abîmée » pour qu’au moins réparation lui soit faite dans un endroit « respectueux », uniquement destiné à sa venue.
Une pièce feutrée, meublée sobrement, pour que sa parole y prenne toute la place.
Et que quand elle revienne, elle soit assurée de retrouver tout à la même place. Rien en moins, et rien en plus.
Un fauteuil pour le thérapeute, assis à côté ou derrière le patient, ou près du bureau.
Le bureau, car il est parfois utile que quelque chose " de réel " sépare le patient de son thérapeute. Fasse barrière. Aide à l’indépendance. Coupe symboliquement la symbiose. Permette au patient de ne pas se sentir agressé. Intime le fait qu’il est différent de l’autre...
Tout le mobilier réel symbolise le matériel psychique. Une pièce que l’on range, et c’est dans notre tête que l’on cherche aussi à mettre nos idées en place.
Chaque objet est investi par le patient dans une charge émotionnelle qui ne doit pas le détourner de ses propres associations d’idées, ses propres fantasmes.
Les repères matériels sont des repères symboliques.
Un vêtement oublié par quelqu'un, un objet qui rappelle une autre présence, un mouchoir qui traîne, une odeur, et le patient peut ne pas se sentir attendu.
Expert auprès des tribunaux - Rééducation psychomotrice - Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Thérapie comportementale de JL. Moréno - Psychologie - Psychanalyse.
Aujourd'hui, partager mes connaissances et mon expérience, en les mettant à la disposition de tous, professionnels, étudiants, ou grand public.
http://www.psychomotricienne-analyste-nice.fr

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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 01 mai 2018, 19:24

LES TARIFS EN PSYCHOMOTRICITE ET EN ENTRETIEN PSYCHOLOGIQUE

La liberté d’être ce que l’on est, et celle de dire ce que l’on pense n’a pas de prix, donc pas de valeur marchande.
Certains thérapeutes prennent en considération la situation financière du patient.
Ils décident avec lui du prix qu'il peut donner, « assez » pour ressentir son engagement, mais « pas trop » pour ne pas mettre son quotidien en péril.

En psychomotricité, selon votre situation personnelle, ou le montant de vos revenus, vous pouvez constituer un dossier pour obtenir une prise en charge financière.
Prestations exceptionnelles de la Sécurité sociale
Prise en charge du handicap par la MDPH
Remboursements des Mutuelles complémentaires de santé

Pour la prise en charge de Séances de psychomotricité, ainsi que de Séances de psychologue EN EMDR suite à un traumatisme vous pouvez obtenir une allocation personnalisée accordée par le Conseil général
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 01 mai 2018, 19:30

LA THERAPIE EMDR

La thérapie EMDR est une nouvelle approche de psychothérapie qui utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, soit par le mouvement des yeux soit par des stimulis auditifs ou cutanés, pour induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé.
Cette thérapie poursuit le mouvement de recherche clinique et de soins inaugurés par la psychanalyse, la thérapie cognitive comportementale, les traitements par exposition, la médecine humaniste, les thérapies systémiques et les psychothérapies brèves centrées sur la personne.
Quand un traumatisme survient, il peut se retrouver bloqué dans le système nerveux avec le souvenir d'origine, les sons, les pensées, les émotions du passé, et les sensations physiques.
Il semble que la thérapie EMDR entraîne le déblocage du système nerveux, et permette au cerveau de retraiter l'expérience traumatique.
Ce processus peut être assimilé à ce qui se produit pendant le rêve, où les mouvements oculaires rapides favorisent le retraitement du matériel inconscient.
A la différence de l'hypnose, dans la thérapie EMDR, c'est le patient qui active le processus de guérison, et qui en garde le contrôle exclusif.
La thérapie EMDR a été créée à la fin des années 80 dans la Baie de San Francisco. En moins de 10 ans, elle est devenue un des modes de traitement psychothérapeutique du PTSD (ou ESPT : État de Stress Post-Traumatique) ayant donné lieu au plus grand nombre d’études cliniques.

Le protocole de la thérapie EMDR repose sur un ensemble de principes qui sont essentiels à une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé
La confiance dans la capacité d’auto-guérison propre à chacun
L’importance de l’histoire personnelle
L'approche centrée sur la personne
Un pouvoir restauré
L’importance du lien corps-esprit
Un bien-être
Une amélioration des performances.

Plusieurs études contrôlées ont démontré la remarquable efficacité de la thérapie EMDR pour la résolution des états de stress post-traumatiques (ESPT en français, PTSD dans la littérature anglo-saxonne)
Le même résultat a été constaté chez les victimes de traumatismes civils (viols, accidents, deuils) que chez les vétérans de la guerre du Vietnam ou les victimes de conflits dans les pays en voie de développement.

De fait, à ce jour, la thérapie EMDR est une des méthodes de traitement des états de stress post-traumatiques (ESPT ou « PTSD ») les mieux documentées par la littérature scientifique.
Francine Shapiro est fondatrice de la thérapie EMDR (« L’École de Palo Alto »), et présidente de l’EMDR Institute, Californie.
En juillet 2002, Francine Shapiro a reçu le prix Sigmund Freud décerné conjointement par le Congrès Mondial de Psychothérapie et la ville de Vienne.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 01 mai 2018, 19:33

A QUOI CA SERT LE DIVAN CHEZ LE PSY

Le patient allongé ne voit pas le thérapeute derrière lui et peut ainsi parler sans retenue, se laisser aller sans le regard de l’autre, ou ne rien dire. Oublier même qu’il y a quelqu'un, oser se laisser à dire des choses qu’il n’oserait pas exposer en face à face.
De son côté le thérapeute peut ainsi avoir « une attention flottante » où loin des regards inquiets de son patient qui guette son intérêt ou son approbation, il écoute en silence le mot qui le conduira à faire " lien " entre la réalité et l’inconscient de son patient. Cela pour lui faire remarquer que ce qu’il dit n’est pas forcément ce qu’il croit. Par ex :
- Un patient déteste son père qui s’appelle Charles, mais n’en parle jamais.
- Il cherche un prénom pour son futur enfant.
- Un jour il dit qu’il a trouvé le prénom : Charlène…
Le thérapeute lui propose : « Charles-haine ».
Seule la psychanalyse use de ce privilège. Vous trouverez donc sans peine une thérapie répondant au mieux à vos souhaits.

MAIS C'EST QUOI LA PSYCHANALYSE ?

La psychanalyse est un moyen de permettre au patient d'aider à la compréhension de ses comportements non accessibles au raisonnement, parce qu'inconscients, provoquant chez lui des symptômes de mal-être de plus ou moins grande gravité.
C'est le patient qui alimente sa propre thérapie en parlant de tout ce qui lui vient à l'esprit, sans s'occuper des non-sens ou de la morale. Le travail de l'analyste est de " faire le lien " pour l'aider à comprendre le pourquoi de son mal-être. Il intervient s'il juge nécessaire de pointer au patient un lapsus qui peut le faire avancer dans sa quête de sens.
Par ex : - Un patient qui a perdu sa mère à l'âge de 3 ans et dit n'en avoir eu aucun chagrin, avancera plusieurs séances plus tard à son analyste - Arrêtez de me dire des trucs que je ne comprends pas, vous allez trop vite, j'ai besoin d'ailes ! -
Et l'analyste avancera : - Vous avez besoin d'elle ( d'ailes ).

COMMENT CA MARCHE LA THERAPIE ?

Au-delà de sa thérapie, le patient découvre une trame, un travail, une " connaissance " de la part de son analyste. Il perçoit peu à peu ses règles, ses impératifs, ses aspirations, ses buts. Qui sont ensuite dissociés de lui et deviennent structures de " sa " propre cure analytique.
C'est à cela, à ses connaissances psychologiques passant tout autant par la théorie que la pratique, au vécu de sa propre analyse, de ses propres " résistances ", de ses propres victoires, qu'un être peut prétendre en aider en autre dans sa mesure, sa dimension, dans son originalité, son unicité.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 01 mai 2018, 19:35

MON HOMME ATTEND QUE JE JOUISSE ALORS JE FAIS SEMBLANT POUR QU'IL SOIT CONTENT ET AVOIR LA PAIX !

L'homme, dans sa sexualité, ne se définirait donc que comme une machine à faire jouir une femme ?
Mais alors, quelle lourde responsabilité pour la femme de ne pas jouir ! De ne pas " lui " faire ce plaisir !
Caricaturons :
- Allez, ton homme attend, dépêche-toi ! Ce serait si triste pour lui si tu le faisais trop attendre.. et puis s'il ne trouve pas la bonne position, ou le bon " bouton ", tu ne vas pas réagir et il va se bloquer ! Non, non, cela fait un moment qu'il " rame ", tu ne peux pas prendre ton temps, ni t'arrêter là pile où quelque chose semblait advenir... non, non, tu vas le fatiguer... et il serait tellement déçu ! Allez, ne prends pas ton temps, pas la peine, fais-lui plaisir, fais semblent de jouir, lui au moins il sera content !
Mission accomplie.
Comme c'est infantile et pitoyable comme raisonnement. Non ?
Pauvre " petit bout " ( pardon messieurs ) tout au service du plaisir de l'autre ! Ah comme c'est super un homme qui a fini sa besogne et s'endort avec la satisfaction du devoir accompli : Ouf, elle a jouit !
Mais qu'est-ce que l'homme a donc à se faire pardonner pour absolument vouloir envoyez la femme au " 7ème ciel " ?
Il parait que les hommes disent qu'il sont amoureux et qu'ils aiment quand ils ne " se permettent " de jouir qu'une fois que leur partenaire à jouit ?
Et on s'étonne qu'il y ait tant de femmes frigides ou qui n'ont plus envie de " faire l'amour " ! Ou qui ont la fameuse migraine...
On l'aurait à moins !
Se coltiner un super-bosseur dans le lit qui travaille comme un malade à vous faire crier pour jouir à son tour, il y a de quoi dégoûter les femmes de l'amour. « Il m'aime parce qu'il veut que je jouisse avant lui », quelle preuve d'amour en sens unique, où finalement la femme se retrouve encore manipulée, " à la merci " du désir de l'autre.
Alors c'est tout ? Les hommes ne penseraient vraiment à eux et à leur plaisir que devant un porno ? Les sites spécialisés ou de " chaudes minettes " qui ont tout compris les rassurent ? Ou en allant voir une prostituée qui sera payée pour faire semblant de jouir ? Ou pas. Puisque là au moins on peut espérer qu'ils ne sentent plus en compétition, ni en surenchère, qu'ils n'ont plus besoin de mettre leur " barre trop haut " !
Si certains hommes s'occupaient un peu plus de leur propre plaisir en arrêtant de jouer au " bon samaritain " jusque dans le sexe des femmes, s'ils apprenaient à accepter leurs propres sensations avec abandon et volupté, sans être à l'affût du " pouvoir " de leur pénis sur leurs partenaires, s'ils ne se prenaient pas la tête qui leur prend le sexe, il y aurait peut-être moins d'hommes frustrés, malheureux et errants dans une pauvreté sexuelle et/ou affective.
Quant à faire semblant, c'est vous qui savez si le feu en vaut la chandelle ( ! )
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 03 mai 2018, 23:10

REVES ET CAUCHEMARS

Chaque rêve nous appartient et aucune explication profonde ne peut en être donnée rapidement. C'est le rêveur qui a la réponse de son rêve, en lui, ( puisque c'est lui qui le produit à partir de sa personnalité, de ses affects et de son inconscient ) et non le psy. Le psy qui ne peut être là qu'en toute neutralité, pour ouvrir la parole du patient et l'accompagner respectueusement dans le dévoilement de son imaginaire. Freud disait que le rêve est la réalisation du désir inconscient. Non du désir que nous avons dans la réalité et que nous pouvons appréhender en le changeant à notre guise, mais celui qui sous-tend nos instincts, ce qui se meut dans notre inconscient et que nous igonorons, qui ne s'embarasse pas de la censure, de la cohérence, et passe outre sur la morale. La signification du rêve arrive masquée, c'est à dire qu'une image de ce rêve que nous interprétons avec la logique de notre conscient cache en réalité une autre signification liée la plupart du temps ( surtout dans les cauchemars récidivants ) à UN TRAUMATISME ( atteinte à l'intégrité physique, spectacle insoutenable, situations critiques, mais aussi de petits faits qui pour l'un sont anodins et pour d'autres insurmontables..etc.. ) traumatisme(s) que nous avons subi auparavant et dont nous ne nous rappellons plus que vaguement, que nous avons souvent relativiser, mais qui veut resurgir pour notre bien afin que dans votre cas vous le compreniez et le dépassiez. Ou bien, traumatisme que votre consient s'est empressé d'oublier totalement, tellement l'impact était violent, et dont vous ne vous rappellez plus du tout, et dont votre inconscient, en ami zélé, vous en a interdit l'accés, pour finalement vous le renvoyer dilué dans des images cauchemardesques ( que symboliquement vous pouvez comprendre ) afin que vous y réflechissiez et le retrouviez pour aller mieux.
Il se peut que conjointement à ces cauchemars vous présentiez des troubles psychosomatiques, ( angoisse, dépression, tics, fatigue nerveuse ) qui ne sont que le traumatisme mis EN CORPS traduisant toujours le même impact traumatique, la même détresse, et le besoin urgent de prendre soin de vous en allant au coeur de vous-même pour retrouver le fil conducteur menant à la propre compréhension de vos cauchemars.
Ne vous inquiétez pas, le cauchemar signe toujours, autant pour les adultes que pour les enfants, un travail de bonne hygiène mentale destiné à vous rendre libre et serein. Et parfois, des rêves bien anodins sont mille fois plus révélateurs du " noir " de votre inconsient où ici vous êtes invité à entrer !

Tout d'abord, sachez que rien, dans un rêve ou un cauchemar, ne peut être analysé comme dans la réalité.
Les images que vous voyez en rêve ne sont là que pour en masquer d'autres. Ceci pour que vous ne compreniez pas d'emblée la signification, puisque ce qui vous a fait souffrir a été enfoui immédiatement dans l'inconscient parce que trop insupportable. Votre inconscient veut vous restituer ce qui vous est arrivé pour s'en débarasser , mais " la censure " psychique veille à ce que ce ne soit pas la même scène traumatique et met des " caches " pour que vous soyez obligée de tout décortiquer et ne pas atteindre cette compréhension radicale qui a nouveau vous re-traumatiserait !
D'autre part, petite mise en garde :
Chaque élément du rêve est une partie de votre propre ressenti, une partie de vous exclusivement. Ce qui explique que personne ne peut interpréter le rêve à votre place.
Ceux qui l'affirment sont DES CHARLATANS.
Votre inconscient, vos pensées, vos désirs intimes, secrets, votre vie n'appartiennent qu'à vous ! Et c'est de vous dont vous rêvez, parce que c'est vous qui le produisez. c'est donc vous seule qui pouvez retrouver la signification du message.
C'est à partir des relations, des liens, des sensations, des souvenirs que chaque personnage, chaque scène ou chaque dénouement vous inspirent que vous allez pouvoir comprendre ce qui vous appartient et que vous aviez perdu.
Si personne ne peut analyser le rêve à votre place, il existe cependant des images symboliques appartenant à la conscience universelle, c'est à dire : des images symbolique connues par tous les hommes de n'importe quelle ethnie soient-ils. Avant la venue de Freud ( le père de la psychanalyse ) dans de nombreux pays les rêves déjà étaient interprétés dans cette dimension.
Freud a eu le mérite de nous faire accéder à la compréhension de notre inconscient, qui a son propre langage, sa propre façon de fonctionner, totalement différent de la façon que nous avons de parler et d'être dans la réalité.
En nous il y a 2 mondes : le conscient que nous pouvons " manier " et l'inconscient qui " nous manie " pour que nous allions bien malgré tout ce que nous subissons.
Nous sommes TOUS issus du début des temps, nous portons tous en nous, dans nos gênes l'imprégnation, LA CONNAISSANCE de tout ce qui s'est passé il y a des millions d'années. Nous nous sommes divisés, séparés mais nous pouvons toujours rêver d'avant, faire de grands rêves initiatiques, prémonitoires, etc. Et puis des rêves qui se transmettent de pays en pays, de famille en famille, etc, etc..
Dans les rêves nous rejoignons nos aïeux, nos morts, mais aussi l'universalité.
Un psy, dans sa propre psychanalyse, avant de s'occuper des autres, commence d'abord à comprendre ce qui se passe en lui. Et les rêves sont la porte royale vers la connaissance de son inconscient.
Dans votre rêve, votre maman, Vincent, vos deux amies, ect.. et puis le lieu où vous allez, la mort que vous évoquez et qui vous terrorise, tout cela, tous ceux-là ne sont pas les véritables acteurs de votre cauchemar. Ce qui alimente justement votre cauchemar, CE SONT LES LIENS INCONSCIENTS QUE VOUS ENTRETENEZ AVEC CES PERSONNES.

1) Le rêve est toujours la réalisation du désir inconscient.
C'est à dire que si dans la réalité un obstacle s'interpose pour interdire une pulsion ou un désir, dans le rêve, le désir est résolu dramatiquement parfois, mais la réponse est donnée. ( d'où certains cauchemars ).
Par ex : Je suis amoureuse et j'ai un hamster. Je veux vivre avec mon copain, mais il ne veut pas du hamster. Dans le réel je suis totalement affolée et désemparée. C'est le hamster qui fait barrage à ma relation, mais je veux le garder.
La nuit, je rêve que mon hamster meurt et je me réveille culpabilisée et épouvantée.
Pourtant, mon inconscient a tranché : il ne faut pas quitter le copain, mais impérativement trouver un moyen de l'amadouer pour le hamster.
( et s'il vous aime,vous garderez votre hamster dans un lieu bien défini de l'appart. )

2) Le rêve arrive masqué.
Les images du rêve racontent une histoire. Mais l'interprétation des reves se trouve dans LE LIEN entre l'image et ce à quoi elle vous " rappelle ". Une CENSURE est intervenue pour ne pas vous déstabiliser à votre réveil.
Par ex : En réalité j'ai assisté à un accident mortel. Sur le coup je suis très choqué(e), cependant, deux jour après je ris, je mange, je vis comme si de rien n'était...
C'est qu'au moment du drame mon inconscient a pris en charge l'impact dramatique. Il ne me reste que le supportable.
Hors, mon inconscient maintenant qu'il a fait son travail de protecteur ponctuel doit à tout prix se débarrasser du " souvenir " enfoui, car celui-ci est tapi en moi, n'a pas sa place, et va ressurgir dans ma mémoire un jour ou l'autre avec la même violence, et me " sidérer ", me rendre malade.
Mon inconscient va alors solliciter des images, des histoires, un ou des " cauchemars " via les rêves, pour distiller et évacuer le traumatisme : je rêverai de toute autre chose : j'ai cassé le train électrique du voisin ( quelque chose de détruit qui bougeait, allait vers.. ), ou une pierre tombe lourdement devant moi et a failli écrasé mon pied, ou celui du voisin ( qui sera là encore employé pour représenté le mort.. surtout si je ne le supporte pas !) etc.. etc..
Et bien sûr, le rêve ce n'est pas que cela. En une seule image d'un rêve on peut avoir plein de massages pour plusieurs problèmes dans notre réalité )
Les rêves qui racontent la vraie vie, sans recul sont faits souvent lors d'une fatigue nerveuse où le psychisme est saturé et ne peut pas " s'imprégner " du climat sensoriel du rêveur.
Et les cauchemars ne sont pas souvent inquiétants, ils parlent surtout de nos peurs " archaïques ", de nos pulsions masquées qui ont très peu de chance de venir au réel, tandis que souvent, un bon vieux rêve anodin, inoffensif, peut s'avérer être la clef d'une situation inextricable, ou l'annonce d'une mise en garde pour l'équilibre psychologique du rêveur.

Chaque " image " du rêve est un élément " parlant " envoyé par notre propre inconscient, qui veut nous " dire " quelque chose QUI N'APPARTIENT QU'A NOUS.
Et cet élément se cache derrière l'image.
Donc, la signification du rêve arrive MASQUEE la plupart du temps.
D'où sa grande difficulté à être interprétée. D'une part parce qu'il faut " décoder " chaque message de l'image par nos propres interprétations et ressentis, d'autre part parce que nous ignorons également OU chercher, si nous ne sommes pas attentifs à ce qui se passe dans notre vie et nos propres sentiments.

L'un des meilleurs livres ( à mon sens ! ) portant sur une interprétation des rêves la moins " fantaisiste " serait celui-ci, se présentant en deux tomes :
La symbolique des rêves de Jacques de la Rocheterie : le corps humain.
La symbolique des rêves de Jacques de la Rocheterie : la nature
( éditions IMAGO diffusion P.U.F )

Mais n'oubliez pas de prendre en compte votre propre personnalité.
Et qui que vous soyez, si vous voulez interpréter le rêve d'un autre, dites-vous toujours que malgré toute votre bonne volonté et l'éthique que vous voudrez y mettre, ce sera quand même une interprétation sauvage !
Faites d'abord une thérapie analytique. Ce sera au moins plus SAIN, plus sérieux, et moins projectif.
L'interprétation d'un rêve commence par le questionnement de son propre imaginaire. A quoi nous renvoie-t-il dans ce que " l'autre " a vécu et ressenti. Mais il faut pour cela bien comprendre que c'est le rêveur qui possède sa réponse, et que vous ne pouvez que proposer une interprétation.
Certains patients s'en contentent et c'est déjà beaucoup. Ce n'est finalement pas ce que vous leur avez dit qui est important, c'est le fait qu'ils assimilent qu'ils sont acteurs de leur vie et partie intégrante de leur imaginaire.
Vous avez également des stages qui vous sensibilisent à la symbolique.
Votre propre psychothérapie ou analyse vous apprend ( ou vous apprendra ) la " façon " de procéder et de faire " le lien " entre votre réel, votre imaginaire, et le symbolique. Cette démarche unique dans la vie d'un être ouvre des horizons que l'on était loin d'imaginer !
Cela dit, vous avez le dictionnaire des symboles qui peut vous servir de base. Puis d'autres livres sérieux quand ils sont écrits par des psychologues et/ou des psychanalystes.
C'est à vous de trouver celui qui vous " parlera " le plus dans ses interprétations. Vous pourrez alors vous y appuyer si un jour vous avez un doute dans vos...... " projections ".
En effet, les " pièces " de votre rêve sont des éléments d'une parole de votre inconscient ( car sans aucune analogie avec le réel, notre inconscient est pourtant lui aussi structuré comme un langage ) qu'il vous appartient de relier patiemment en faisant des associations d'idées pour y trouver le message vous concernant.
Tant que le message d'un rêve n'a pas été compris par le rêveur, il revient sous d'autres images.

Lors du réveil brutal dans la phase paradoxale, ( du à un état cauchemardesque ou pas ), l'image reste un temps dans la rétine et se trouve alors projetée dans le réel quelques secondes.
C'est ainsi qu'un enfant voit le loup contre la porte et est douloureusement blessé quand les parents s'évertuent à lui dire que ce n'est pas possible. C'est possible, puisque effectivement IL LE VOIT. C'est ce qui s'appelle une image hypnagogique.
Chacun de nos rêves parle de nous. Que de nous.
Et cela, par des images masquant le véritable message que notre inconscient nous envoie.[/quote]
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 08 mai 2018, 07:45

LA HAINE DES PSYCHIATRES

- « Moi, Nadir Adam subrogé fou, propriétaire de la bouffée délirante réactionnelle décompensatoire majoritaire sur personnalité borderline C.I.M.10/298-80/29540/ DSM 3 révisé, chambre 32 du Pavillon 4 de St Martin, je témoigne céans de mon plus viscéral mépris pour tous les psychiatres sévissant à ce jour en institutions, cabinets ou milieux ouverts. Que ces meurtriers de l'âme soient hommes ou femmes, religieux ou athées, à obédience D.S.M.4, I0, 12, 14, 15 ou pas, je leur vomis à la gueule, me déculotte sur leur passage, je leur pisse à la raie et leur chie dans les godasses ! C'est peu je le sais, mais ça les ferait jouir si je me tuais, alors je les encule tous !
L'autre jour, je marchais dans le parc de l'hôpital, et brusquement je n’ai plus eu aucune force dans mes jambes. Quelque chose comme un vide unique occupait mon esprit, anéantissait mes énergies, d'un coup tout avait perdu sa couleur, rien ne justifiait que je vive, tout était devenu subitement vide, dénaturé. Mon corps était littéralement entravé, et mon esprit atterré par la plate manifestation de l'inutilité de la vie et des choses. Une fois dans ma cellule, j’ai interprété cette expérience comme un phénomène étranger à mon état conscient, un ratage de neurones me laissant entrevoir la décantation d'un passage à vide dans mon pauvre cerveau humain, l'outrage sidérant, ou sidéral, d'une bâche subitement levée sur la machinerie grossière de la création terrestre, ou bien le paradoxe scopique de ma recherche identitaire, où mon espoir est aussi profond que mon désespoir. Alors m’est venue l'image des lessiveuses s’entrechoquant ! Et ces heurts de lessiveuses qui vous résonnent aux tripes jusqu'à l'occlusion m'ont circonvolutionné vers ces encéphalopathes du pouvoir, ces psychiatres décervelés du cœur qui ont fait vœu d'aliénation sur leurs patients, et posent leurs fesses soi-disant pensives sur des fauteuils en cuir, parce qu'à force de péter d'orgueil et de suffisance il n'y a que le cuir qui tienne le choc. Les lessiveuses, c'est le corps qu'ils ont, avec soudé sur l'estomac un bureau protecteur plein de dossiers et d'ordonnances contre l'espoir contagieux de la rencontre. La lessiveuse par excellence, c'est le corpus-satanicus du psychiatre orthodoxisé à mort. Regardez-le ! La plupart du temps il ferme les yeux en parlant, tout juste si parler convient à la parcimonie du souffle qu'il vous accorde pour vous honorer de son caca-boudin. Et si par hasard ses yeux sont ouverts, ils se posent sur vous vides et ronds comme ceux d'une poule couvant son œuf clair. Tout pénétré de lui-même il n'a rien d'humain, pas de cœur, pas de viscères, pas de couilles. Entre sa bouche et son cul un simple tube où le vent l'enfile des deux côtés. Qu'allez-vous chercher le frisson dans un film d'horreur, regardez cet homme qui marche dans la rue, c'est un psychiatre ! Il part à sa boucherie quotidienne, comme le bourreau il est toujours très propre sur lui, l'âme ça n'éclabousse pas sous la torture, ça se saigne petit à petit !
Une fois par semaine, le mardi en général, protégé derrière son bureau, le lessiveur-psychiatre entouré de sa cour, les lessiveuses-acolytes-homogènes, dirige un groupe de parole entre saignés-saignants. Ce rituel d'excision hebdomadaire sur le moi-conscient du patient-lessivable entretient un refoulement des plus heureux. Il va sans dire, que si traînait chez un lessiveur-psychiatre-tueur le plus infime sentiment humain dans le cloaque de sa constipation affective, le patient-lessivable pourrait l'interpréter sur le mode délirant et faire un essai de dialogue, force alors serait de l'instruire sur la bienheureuse persistance des ghettos et shoahs terrestres !
Vénérables-lessiveurs-psychiatres, et vous lessiveuses-acolytes homogènes, ici se passe le procès journalier du désir, en telle urgence un jugement n'est plus à donner mais à reconduire. Ce patient-lessivable que l'on présente à votre Puanteur ne doit pas se relever de vos mauvais soins. Si par la plus terrible des malchances il avait jusqu'à ce jour échappé au sanies-broyeur de votre inquisition, prescrivez-lui diligemment une médication pour aphoner sa vigilance. Et si malgré tout, une quelconque velléité de rébellion se manifestait encore chez ce délateur, déclarez-le fou et passez-le au Traitement, qu'il ne fiche pas la pagaille dans le service !
Notre société dévoyée présente un prodrome de gourmandises en crémation, ses arrière-boutiques regorgent de clandestins psycho-meurtriers s'activant à éponger la liberté d'expression de leurs semblables sous des buvards parfumés aux neuroleptiques. Chaque groupuscule ne peut opérer s'il n'est réquisitionné par la Toute-puissante-autarcie-psychiatrique, grand vivier de psychiatres-fascistes-lessiveurs, intronisant dans la gorge du patient-lessivable n’importe quel maître ou bizut écarteleur-de-l'âme, pourvu qu’il sache magnifier l'art de s’y branler et d’y jouir sa cruauté mentale !
Etes-vous des leurs ? »
Expert auprès des tribunaux - Rééducation psychomotrice - Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Thérapie comportementale de JL. Moréno - Psychologie - Psychanalyse.
Aujourd'hui, partager mes connaissances et mon expérience, en les mettant à la disposition de tous, professionnels, étudiants, ou grand public.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 08 mai 2018, 08:43

LES JEUX SEXUELS ENTRE ENFANTS

À l’enfance, les jeux sexuels s’intègrent normalement dans un petit scénario comme le jeu du docteur ou du papa et de la maman. Parfois même, certains enfants reproduiront l’acte de « faire l’amour » en étant couché l’un sur l’autre.
Ce type d’exploration sexuelle est d’ordre spontané et intermittent. Cela veut donc dire qu’un jeu sexuel pourra se vivre à l’improviste, dans un contexte qui n’a pas été prémédité par les enfants : fête d’enfants, en visite, au camp de jour, à l’école, etc.
La sexualité de l’enfant se distingue de plusieurs façons de la sexualité adulte, et ce, tant sur les plans physiques que psychologiques. En effet, les besoins liés à l’exploration de la sexualité sont bien différents. L’enfant explore surtout par curiosité, recherche d’information, de plaisir et de sensations. D’autant plus qu’un enfant cherche à comprendre les différences de genre (qu’est-ce qui fait de moi un garçon ou une fille? Quelles sont les différences avec l’autre sexe?), sans désirer séduire ou procréer.
Des jeux sexuels impliquant l’observation ou le toucher des organes génitaux ou encore, le partage de baisers sur la bouche ou sur les joues permettront aux enfants de se comparer et de se différencier par rapport à l’autre sexe.
Enfin, si certains jeux sexuels peuvent faire partie d’un développement sexuel sain, d’autres pourraient être plus préoccupants. Par exemple, si les enfants qui s’adonnent à des jeux sexuels n’ont pas le même âge ou le même niveau développemental ce peut être questionnant. Ou encore, si l’un d’eux vit une détresse émotionnelle, de la colère, de la peur ou de l’anxiété ou si le jeu implique l’insertion d’objets ou la pénétration d’une partie du corps, il serait alors important de se tourner vers des ressources professionnelles.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 09 mai 2018, 09:39

LA METHODE PSYCHANALYTIQUE DE FREUD

La méthode particulière de psychothérapie que Freud pratique et à laquelle il a donné le nom de psychanalyse est issue du procédé dit cathartique qu’il a exposé, en collaboration avec J. Breuer, dans les Studien über Hysterie publiées en 1895. Cette thérapie cathartique avait été inventée par Breuer et d’abord utilisée par lui dix ans auparavant dans le traitement, couronné de succès, d’une hystérique. L’emploi de ce procédé lui avait permis de se faire une idée de la pathogénie des symptômes de cette malade. Sur la suggestion personnelle de Breuer, Freud reprit ce procédé et l’essaya sur un grand nombre de patients.
Le procédé cathartique reposait sur l’élargissement du conscient qui se produit dans l’hypnose et présupposait l’aptitude du malade à être hypnotisé. Son but était de supprimer les symptômes morbides et il y parvenait en replaçant le patient dans l’état psychique où le symptôme était apparu pour la première fois. Des souvenirs, des pensées et des impulsions qui ne se trouvaient plus dans le conscient resurgissaient alors et une fois que les malades les avaient révélés, avec d’intenses manifestations émotives, à leur médecin, le symptôme se trouvait vaincu et son retour, empêché. Dans leur travail commun, les deux auteurs conclurent de la régulière répétition de cette expérience que le symptôme remplaçait les processus psychiques supprimés et non parvenus jusqu’au conscient, qu’il représentait une transformation (une « conversion ») de ces derniers. Ils expliquaient l’efficacité thérapeutique de leur traitement par la décharge de l’affect jusqu’à ce moment « étouffé » et qui était lié à l’acte psychique repoussé (« abréaction »). Toutefois le schéma simple de cette opération thérapeutique se compliquait presque toujours, du fait que ce n’était pas un unique émoi « traumatisant », mais la plupart du temps une série d’émois, difficiles à saisir d’un seul coup, qui avaient participé à la formation du symptôme.
Le trait le plus caractéristique de la méthode cathartique, celui qui la distingue de tous les autres procédés, se découvre dans le fait que son efficacité thérapeutique ne repose pas sur un ordre suggéré par le médecin. On s’attend plutôt à voir les symptômes disparaître d’eux-mêmes, dès que l’opération qui s’appuie sur diverses hypothèses relatives au mécanisme psychique, a réussi à modifier le cours du processus psychique ayant abouti à la formation du symptôme.
Les changements apportés par Freud au procédé cathartique établi par Breuer consistèrent tout d’abord en modifications de la technique. Elles donnèrent néanmoins des résultats nouveaux pour, en fin de compte, nécessairement aboutir à une conception modifiée, bien que non contradictoire, de la tâche thérapeutique.
La méthode cathartique avait déjà renoncé à la suggestion. Freud fit un pas de plus en rejetant également l’hypnose. Il traite actuellement ses malades de la façon suivante : sans chercher à les influencer d’autre manière, il les fait s’étendre commodément sur un divan, tandis que lui-même, soustrait à leur regard, s’assied derrière eux. Il ne leur demande pas de fermer les yeux, et évite de les toucher comme d’employer tout autre procédé capable de rappeler l’hypnose. Cette sorte de séance se passe à la manière d’un entretien entre deux personnes en état de veille dont l’une se voit épargner tout effort musculaire, toute impression sensorielle, capables de détourner son attention de sa propre activité psychique.
Quelle que soit l’habileté du médecin, le fait d’être hypnotisé, on le sait, dépend du bon vouloir du patient, et beaucoup de névrosés sont inaccessibles à l’hypnotisme, il s’ensuit donc qu’après l’abandon de l’hypnose, le procédé devenait applicable à un nombre illimité de personnes. D’autre part, cependant, cet élargissement du domaine conscient qui permettait justement au médecin d’entrer en possession de tous les matériaux psychiques : souvenirs et représentations, favorisant la transformation des symptômes et la libération des affects, ne se réalisait plus. Il s’agissait donc de remplacer l’élément manquant par quelque autre, sans quoi aucune action thérapeutique n’eût été possible.
C’est alors que Freud trouva, dans les associations du malade, ce substitut entièrement approprié, c’est-à-dire dans les idées involontaires généralement considérées comme perturbantes et, de ce fait même, ordinairement chassées lorsqu’elles viennent troubler le cours voulu des pensées. Afin de pouvoir disposer de ces idées, Freud invite les malades à se « laisser aller », comme dans une conversation à bâtons rompus. Avant de leur demander l’historique détaillé de leur cas, il les exhorte à dire tout ce qui leur traverse l’esprit, même s’ils le trouvent inutile, inadéquat, voire même stupide. Mais il exige surtout qu’ils n’omettent pas de révéler une pensée, une idée, sous prétexte qu’ils la trouvent honteuse ou pénible. C’est en s’efforçant de grouper tout ce matériel d’idées négligées que Freud a pu faire les observations devenues les facteurs déterminants de tout l’ensemble de sa théorie. Dans le récit même de la maladie se découvrent dans la mémoire certaines lacunes : des faits réels ont été oubliés, l’ordre chronologique est brouillé, les rapports de cause à effets sont brisés, d’où des résultats inintelligibles. Il n’existe pas d’histoire de névrose sans quelque amnésie. Quand on demande au patient de combler ses lacunes de mémoire en appliquant toute son attention à cette tâche, on remarque qu’il fait usage de toutes les critiques possibles pour repousser les idées qui lui viennent à l’esprit et cela jusqu’au moment où surgissent vraiment les souvenirs et où alors il éprouve un sentiment véritablement pénible. Freud conclut de cette expérience que les amnésies résultent d’un processus qu’il a appelé refoulement et dont il attribue la cause à des sentiments de déplaisir. Les forces psychiques qui ont amené le refoulement sont, d’après lui, perceptibles dans la résistance qui s’oppose à la réapparition du souvenir.
Le facteur de la résistance est devenu l’une des pierres angulaires de sa théorie. Il considère les idées repoussées sous toutes sortes de prétextes — pareils à ceux que nous venons de citer — comme des dérivés de structures psychiques refoulées (pensées et émois instinctuels), comme des déformations de ces dernières par suite de la résistance qui s’oppose à leur reproduction.
Plus considérable est la résistance, plus grande est la déformation. L’importance pour la technique analytique de ces pensées fortuites repose sur leur relation avec les matériaux psychiques refoulés. En disposant d’un procédé qui permette de passer des associations au refoulé, des déformations aux matériaux déformés, on arrive, même sans le secours de l’hypnose, à rendre accessible au conscient ce qui, dans le psychisme, demeurait inconscient.
C’est sur cette notion que Freud a fondé un art d’interpréter dont la tâche est, pour ainsi dire, d’extraire du minerai des idées fortuites le pur métal des pensées refoulées. Ce travail d’interprétation ne s’applique pas seulement aux idées du patient, mais aussi à ses rêves, qui nous ouvrent l’accès direct de la connaissance de son inconscient, de ses actes intentionnels ou dénués de but (actes symptomatiques) et des erreurs commises dans la vie de tous les jours (lapsus linguae, actes manqués, etc.). Freud n’a pas encore publié les détails de sa technique d’interprétation ou de traduction. Mais d’après ce qu’il en a déjà dit, il s’agit d’une série de règles, empiriquement établies, relatives à la manière dont il convient de reconstituer, d’après les associations, les matériaux inconscients. Freud donne aussi des indications sur la façon dont il faut interpréter les silences du patient quand les associations lui font défaut et relate les résistances typiques les plus importantes qui se manifestent au cours du traitement. Le volumineux travail intitulé La science des rêves, que Freud a publié en 1900, peut être considéré comme une initiation à la technique.
On pourrait conclure de ces remarques à propos de la technique psychanalytique que son créateur s’est donné beaucoup de mal pour rien et qu’il a eu tort d’abandonner le procédé bien moins compliqué de l’hypnotisme. Mais, d’une part, la technique psychanalytique, quand on la possède bien, est d’une pratique bien plus facile que sa description pourrait le faire croire et, d’autre part, aucune autre voie ne nous mènerait au but visé, de sorte que ce chemin difficile reste, malgré tout, le plus court. Nous reprochons à l’hypnotisme de dissimuler les résistances et, par là, d’interdire au médecin tout aperçu du jeu des forces psychiques. L’hypnose ne détruit pas les résistances et ne fournit ainsi que des renseignements incomplets et des succès passagers.
La tâche que s’efforce de réaliser la méthode psychanalytique peut se formuler de manières différentes quoique équivalentes dans le fond. On dit par exemple que le traitement doit tendre à supprimer les amnésies. Quand toutes les lacunes de la mémoire ont été comblées, toutes les mystérieuses réactions du psychisme expliquées, la continuation comme la récidive d’une névrose deviennent impossibles. On peut dire également que tous les refoulements doivent être levés ; l’état psychique devient alors le même que lorsque toutes les amnésies ont été supprimées. Suivant une autre formule à plus grande portée, le problème consiste à rendre l’inconscient accessible au conscient, ce qui se réalise en surmontant les résistances. Mais il faut se rappeler que cet état idéal ne s’observe même pas chez les normaux et, ensuite, qu’on se trouve rarement en mesure de pousser le traitement jusqu’à un point approchant cet état. De même que la santé et la maladie ne diffèrent pas qualitativement, mais se délimitent progressivement d’une façon empiriquement déterminée, de même le but à atteindre dans le traitement sera toujours la guérison pratique du malade, la récupération de ses facultés d’agir et de jouir de l’existence. Dans un traitement inachevé, ou n’ayant donné qu’un succès incomplet, l’on obtient, malgré tout, une amélioration notable de l’état psychique général, alors que les symptômes, moins graves maintenant pour le patient, peuvent continuer à exister sans pour autant marquer ce dernier du sceau de la maladie.
Le procédé thérapeutique reste le même, à quelques insignifiantes modifications près, pour toutes les diverses formations symptomatiques de l’hystérie et toutes les formes de la névrose obsessionnelle. Toutefois il ne saurait être question d’une application illimitée de cette méthode. La nature même de celle-ci implique des indications et des contre-indications suivant les personnes à traiter et le tableau clinique. Les cas chroniques de psychonévroses avec symptômes peu violents et peu dangereux, sont les plus accessibles à la psychanalyse, et d’abord toutes les formes de névrose obsessionnelle, de pensées et d’actes obsédants et les cas d’hystérie dans lesquels les phobies et les aboulies jouent le rôle principal, ensuite les manifestations somatiques de l’hystérie, à l’exception des cas où, comme dans l’anorexie, une rapide intervention s’impose pour supprimer le symptôme. Dans les cas aigus d’hystérie, il faut attendre que s’instaure une période plus calme. Là où prédomine un épuisement nerveux, il est bon d’écarter un procédé qui exige lui-même des efforts, dont les progrès sont lents et qui, pendant un certain temps, ne peut tenir compte de la persistance des symptômes.
Certaines conditions règlent le choix des personnes susceptibles de tirer grand profit de la psychanalyse. En premier lieu, le sujet doit être capable de redevenir psychiquement normal ; dans les périodes de confusion ou de dépression mélancolique, rien ne peut être entrepris, même lorsqu’il s’agit de cas d’hystérie. En outre, une certaine dose d’intelligence naturelle, un certain développement moral sont exigibles. S’il avait affaire à des personnes peu intéressantes, le médecin ne tarderait pas à se détacher du patient et, de ce fait, ne parviendrait plus à pénétrer profondément dans le psychisme de celui-ci. Des malformations du caractère très enracinées, les marques d’une constitution vraiment dégénérée, se traduisent dans l’analyse par des résistances presque insurmontables. À cet égard, la constitution du patient impose des limites à la curabilité par la psychothérapie. Les conditions sont défavorables aussi quand le malade approche de la cinquantaine, car alors la masse des matériaux psychiques ne peut plus être étudiée à fond, la durée de la cure est trop prolongée et la capacité de faire rétrograder le processus psychique est en voie d’affaiblissement.
En dépit de toutes ces limitations, le nombre des personnes capables de profiter d’un traitement psychanalytique est immense et l’extension, grâce à ce procédé, de nos possibilités thérapeutiques est devenue, de l’avis de Freud, fort considérable. Pour que le traitement puisse être efficace, Freud exige que sa durée soit de six mois à trois ans ; il nous apprend pourtant que, par suite de diverses circonstances faciles à deviner, il n’a généralement pu, jusqu’à ce jour, essayer son traitement que sur des gens très gravement atteints, malades depuis de longues années, devenus tout à fait incapables de s’adapter à la vie et qui, déçus par tous les genres de traitements, avaient recours, en désespoir de cause, à ce procédé nouveau et très discuté. Dans les cas plus légers, il est possible que la durée du traitement puisse être raccourcie et qu’un avantage extraordinaire en puisse être acquis pour l’avenir, dans le domaine de la prophylaxie.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 09 mai 2018, 23:33

SOULAGER NOS DOULEURS MORALES AVEC L'ECRITURE

L'écriture est notre miroir. Je me renvoie mon image et je l'interroge. « Miroir, suis-je toujours la plus belle ? » demandait la Reine... Le jour où il répond non, nous pouvons aller regarder l'envers du miroir. Seul ou accompagneé(e) si toutefois la traversée effraie... La graphothérapie sert à voir les miroirs à deux faces, et à passer au travers. Libre.
2) L'écriture peut-elle aider à résoudre des problèmes comme le deuil à faire d'une situation (amoureuse ou autre...) ?
L'écriture est un fil de vie qui respire et bouge au fur et à mesure des évènements de la vie : les ruptures et les deuils sont des passages uniques et ils servent à changer de dimension, approchant des petites morts, ou des morts véritables. L'écriture en ce cas, serait de laisser filer ce qui vient, ce qui sort, un torrent de mots qui peuvent se dérégler, autant dans le vocabulaire que dans la syntaxe. Sans tomber dans l'écriture automatique, nous pouvons lever la censure du langage écrit et de ses codes. Nous pouvons laisser la rage, la colère, l'impuissance vivre son rythme et déformer, laisser déformer nos lettres. Prendre un gros feutre noir et écrire très gros. Changer de papier : papier craft, carton, etc. Ecrire aussi avec la main gauche et laisser aller ce qui vient, même si c'est incohérent. Nous pouvons ainsi marier le sens des mots et le dessin des lettres en s'accordant le droit de ne plus faire comme d'habitude, de faire autre chose, car la situation de rupture est une autre chose qui arrive dans notre vie.
3) Peut-on vaincre son manque de confiance en soi, sa timidité grâce à l'écriture ?
S'autoriser à voir ce qui rend timide ou non-confiant est déjà la porte ouverte à une autre manière de se comporter. Quand on écrit, le geste va de la tête à la main. La graphothérapie va de la main à la tête. On commence l'exploration de soi-même, les blocages, les interdits, les transgressions inconscientes. Nous changeons alors un seul signe, une seule lettre qui porte particulièrement le problème et que j'ai appelé le signe-totem. Cela suffit pour déclencher la collaboration entre le conscient et l'inconscient.
4) Ecrire à l'aide d'un ordinateur offre-t-il les mêmes vertus thérapeutiques ?
Ecrire est toujours formidable mais dans une version thérapeutique, mieux vaut essayer de garder son écriture manuscrite. Elle relie les lettres entre elles. C'est comme imaginer chaque lettre debout sur la page, qui se donnent la main, le lien, la relation, le féminin. C'est la suprématie de la plume sur le clavier ! Nous écrivons dans des cubes, nous habitons des cubes, nous conduisons des cubes, nous mangeons des cubes. Dansons dans nos lettres, surtout si elles sont de crise... Elles soignent d'elles-mêmes les mots-maux qui se couchent sur un papier pour y pleurer et dire comment la vie coule dans l'encre et la sève du stylo.
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