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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 30 juil. 2018, 08:47
par Dubreuil
L'HYSTERIE DE CONVERSION

L'hystérie est une névrose, une affection psychiatrique qui se caractérise par des troubles du comportement, où le conflit psychique se manifeste par des signes physiques, des phobies et des crises émotionnelles.
L'hystérie de conversion en est une variété. Elle survient suite à des bouleversements psychoaffectifs, ce qui semble bien être votre cas.
" La conversion" est le fait de transformer un conflit psychique en symptômes physiques, comme :
une boule dans la gorge
des troubles visuels
des palpitations
des douleurs diffuses ou erratiques
des troubles de la sensibilité voire des paralysies
des troubles sensoriels
une immobilisation du corps ( sidération, tétanie )
une perte plus ou moins totale de la faculté de marcher
une faiblesse musculaire totale, ou sur une partie du corps
Parallèlement, des symptômes ponctuels et très bruyants peuvent survenir, comme des crises ressemblant à des crises d'épilepsie, des évanouissements ou malaises, des attaques de panique.
C'est un état chronique qui peut s'améliorer, voire disparaitre quand on fait une psychanalyse ( inconscient ) ou encore, en suivant une psychothérapie analytique.
Vous pouvez tout d'abord commencer par des séances de EMDR, qui vous aideront à erradiquer progressivement votre souffrance psychologique ( traumatismes )
Ce n'est pas grave en soi, c'est un comportement psychique que le corps prend en charge. Mais s'il n'est pas soigné, il continuera, avec des périodes plus ou moins aigues tout au long de votre vie.

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 01 août 2018, 20:31
par Dubreuil
Enfance en danger : 119

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 03 août 2018, 08:55
par Dubreuil
PERVERS NARCISSIQUE ?

Se demander si l'autre est oui ou non pervers narcissique, veut surtout dire qu'il a dépassé NOS limites, et que nous n'avons rien fait pour l'arrêter.
Il est déjà trop tard, pour soi-même.
On est en passe de perdre notre intuition, notre intelligence, le respect de nous-même, et parfois la vie.
Réagir face à un homme qui use de la violence physique ou verbale, ce n'est pas lui chercher des excuses avec une appellation " contrôlée " dans les livres de psychiatrie, c'est PARTIR… et vite, avant que l'habitude soit prise. Celle de la victime et de son bourreau.
Comprendre ses motifs est une démarche qui n'appartient QU'A LUI. Et la libido d'un homme n'est pas celle d'une femme, ses instincts et ses pulsions non plus.
Quand on se considère saine d'esprit, il ne faut pas être forcément très futée pour savoir ce que l'on veut soi-même pour sa propre quiétude physique et mentale.
Cette appellation de pervers narcissique permet de se dédouaner de nos premiers pas dans l'engrenage de la violence ordinaire, celle que les femmes ( sujet actuel ) connaissent bien depuis des millénaires.

En clair, et crûment, en passant sur tous le marasmes du cas personnel :
Depuis des millénaires la conformité sexuelle ( trou vaginal ) de la femme lui donne un statut d'objet sexuel, ouvert, offert... et la conformité sexuelle de l'homme ( pénis ) celui du prédateur qui rentre légitimement dans ce que la nature lui a préparé...
C'est UN DU qu'à partir de là, l'homme revendique à travers toutes ses violences envers la femme.
Le mariage a été institué pour limiter les dégâts, et donner à l'homme la liberté de forniquer à domicile. C'est pour cela qu'à la fin il se lasse et va voir ailleurs. Après, avec des grandes scènes, des beaux mots, des mensonges, etc...la femme s'en accommode ou pas.
Il me semble que sachant cette inégalité fondamentale, c'est à la femme d'être extrêmement vigilante au moindre dérapage...

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 03 août 2018, 19:52
par Dubreuil
ADULTERE

Pour ceux qui pensaient que l'aventure n'est pas l'adultère et qui ont perdu la personne aimée avec laquelle ils avaient encore tant à partager, la sanction morale est affective, effective et afflictive !
Dans le terme d'adultère n' y a t-il pas adulte et taire.....?

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 11 août 2018, 10:08
par Dubreuil
PETIT PENIS

Avoir un petit pénis n’est pas un problème pour les rapports sexuels. En effet il est tout à fait possible d’avoir un pénis de petite taille et de donner du plaisir à sa partenaire, de la conduire à l’orgasme. Voici 3 positions sexuelles quand on a un petit pénis, pour avoir une sexualité épanouie.
1) La levrette, une position idéale si le pénis a un petit diamètre
Dans la position de la levrette la femme est à quatre pattes en appui sur ses avant-bras, l’homme est derrière elle à genoux entre ses cuisses. Cette position permet une pénétration profonde et de plus, comme la femme a les jambes serrées, elle peut mieux contracter l’entre-jambes. C’est donc une position idéale pour les pénis de petite taille et/ou de petit diamètre.
2) La position de la balançoire, particulièrement adaptée à un pénis de petite taille
Dans la position de la balançoire, l’homme est assis en appui sur ses mains, jambes allongées. La femme est assise sur lui, de dos. Dans cette position, la pénétration est profonde et les risques que le pénis ne ressorte quand il est de petite taille sont moindres.
3) La position des cuillères, pour atteindre l’orgasme, quelle que soit la taille du pénis
Dans la position des cuillères, l’homme et la femme sont allongés sur le côté, la femme étant devant l’homme. En quoi les hommes avec un petit pénis sont-ils avantagés par cette position ? Parce que dans cette position, la femme peut facilement resserrer les jambes et donc exercer une pression, pour offrir davantage de sensations, sur le pénis de petit diamètre ou de petite taille de son partenaire.

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 12 août 2018, 08:11
par Dubreuil
LE SENTIMENT D'ABANDON

L’abandon est l’une des causes les plus courantes du mal-être et du mal de vivre. À l’origine de cette souffrance, il y a toujours une situation mal vécue au cours de la vie fœtale, de la prime enfance ou de l’enfance, qui n’est pas forcément un abandon effectif. » Ici, c’est un père absent ; là, une mère débordée, un couple de parents fusionnels, ou encore l’arrivée d’un petit dernier, un séjour en pension, le décès d’un grand-père auquel nous étions particulièrement attachés.
Ces événements, sans conséquences majeures pour certains, vont être traumatisants pour d’autres. Par exemple : Nous nous sommes aperçus, souvent très tôt, que papa et maman n’étaient pas toujours là, à notre disposition, prêts à répondre à tous nos désirs. Mais nous n’avons pas vécu cette nouvelle solitude de la même façon. Soit ceux qui nous entouraient ont perçu, pris en compte et atténué nos peurs enfantines?; soit, pour des raisons éducatives, morales, faute de temps ou d’une juste compréhension, ils n’ont pas accordé de valeur à nos angoisses. Et les ont renforcées. Ils n’ont pas pour autant fauté. Ils ne nous ont simplement pas appris à nous séparer avec confiance et sérénité. Sans doute parce qu’eux-mêmes le vivaient mal de leur côté. »
Une crainte : être rejeté de nouveau
Cet épisode traumatisant, nous nous empressons de l’oublier, en le minimisant ou en le normalisant. Quoi de plus « normal », en effet, qu’un nouveau petit frère ? Et de plus formidable que des parents qui s’adorent ? La tristesse et la colère éprouvées sont du même coup jetées aux oubliettes. « À partir du moment où il n’y a pas de logique à éprouver ces émotions, il ne reste plus qu’à nier notre droit à les ressentir. Sauf que, même étouffée, l’émotion reste bien présente.
Notre logique implacable conclut que, puisque nous avons pu être abandonnés, nous ne sommes pas dignes d’être aimés. Cette croyance va dès lors sous-tendre toutes nos relations sociales et affectives. « Nous allons ainsi osciller entre hypersociabilité et hyperagressivité, selon que nous ressentions le besoin viscéral d’être aimé ou que nous désirions provoquer le rejet de l’autre, convaincus que nous aurons inévitablement à le subir un jour. » Un cercle vicieux, qui nous mène à des conduites paradoxales, et déductions mortifères. ( je suis tué… )

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 14 août 2018, 09:28
par Dubreuil

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 14 août 2018, 13:01
par Dubreuil

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 15 août 2018, 18:50
par Dubreuil
LA PSYCHOGENEALOGIE

Anne Ancelin Schützenberger a fondé la psychogénéalogie. Cette discipline décrypte les liens familiaux transgénérationnels.
" Chacun de nous est inscrit dans une lignée familiale. Au cours de mon expérience professionnelle, j'ai constaté que nos souffrances ne datent pas forcément de nos parents mais d'un temps bien plus lointain. Il faut remonter jusqu'à d'anciens drames pour découvrir le traumatisme initial, qui se répète souvent de génération en génération".

Le traumatisme originel est fréquemment lié à des événements historiques marquants. Par exemple, en France, notre héritage psychologique trouve très souvent son origine pendant la Seconde Guerre mondiale ou la Révolution et la Terreur de 1793. Pour filer la métaphore, que l'on soit victime ou agresseur, d'une famille de «guillotineur» ou de «guillotiné», le choc du sang versé reste le même, que l'on soit d'un côté ou de l'autre.
J'ai eu un patient qui, autour du 21 janvier, jour anniversaire de la mort de Louis XVI, voyait apparaître sur son cou un collier de boutons. Une femme est aussi venue me voir traumatisée par l'accident de son frère, mort décapité par un ascenseur. L'accident s'était produit le jour de la fête des Rois. Et il s'est avéré qu'un de leurs lointains ancêtres avait été de ceux qui avaient voté la mort de Louis XVI et en était resté traumatisé.
Certains événements traumatisants ne sont pas «digérés» par ceux qui les vivent.
Toute famille recèle au moinsun cadavre dans le placard parce que, à un moment ou à un autre, un événement traumatisant a eu lieu. Parfois, ces faits sont à tel point inacceptables que les parents n'arrivent pas à en faire le deuil ni à les dire. Or, ce qu'on ignore dans une famille est aussi important que ce que l'on sait. Ce qu'on n'arrive pas à transmettre en mots se transforme en maux.

A la première génération, c'est un non-dit.
A la deuxième, un secret de famille.
A la troisième, cela devient un impensé généalogique.
On ne peut même pas penser les choses mais elles existent dans notre inconscient. Notre transmission peut se faire par le langage du corps. Si pour un sujet abordé, le parent arrête subitement de parler, détourne le regard ou fronce le sourcil, l'enfant va comprendre qu'il existe une zone terrible d'évitement, même s'il ne sait pas ce qui s'est passé, et la répéter.
Pour se débarrasser d'un traumatisme trop lourd, certains délèguent ce poids à la génération suivante, comme on se passe une patate trop chaude de main en main, avec laquelle chacun se brûle. Il faut essayer de retrouver l'événement, puis en faire le deuil pour reprendre sa vie à soi.

Tant que le deuil n'est pas fait, il reste une tâche inachevée: nous ressassons notre passé par loyauté familiale.
Dans la Bible même, on parle de ce phénomène: «Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées.» Beaucoup de gens font la même chose que leurs ascendants, ou le contraire, sans comprendre pourquoi.
Il faut réussir à faire ses propres choix. Il arrive que nous reproduisions les mêmes drames à des périodes similaires: c'est le syndrome d'anniversaire. Cette date peut être un moment spécifique, comme les vendanges, une date marquante, comme Noël ou le 14 Juillet, ou encore un âge identique. Mais toutes les répétitions ne sont pas significatives: les coïncidences existent.

Le génosociogramme est un arbre généalogique agrémenté des liens de couleur positifs et négatifs qui peuvent nous unir avec les membres de notre famille. On y note les événements importants: perte d'un enfant mais aussi d'une demeure ou d'un animal, accident, déracinement, changement de vie, réussite professionnelle exceptionnelle.
En observant le génosociogramme, on peut voir en un coup d'œil l'histoire familiale. Avoir sous les yeux cette image frontale provoque un choc émotionnel libératoire.

* À LIRE : Aïe, mes aïeux ! , Desclée de Brouwer (2009),et Psychogénéalogie, Payot (2007).

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Publié : 15 août 2018, 19:03
par Dubreuil
LA REPETITION DES EVENNEMENTS TRAUMATIQUES

Par exemple, en accueil familial, un certain nombre d’évènements sont pris sous le feu de la répétition, phénomène qui semble irrépressible et qui, manifestement, trouve son origine dans des histoires anciennes rencontrant là un espace d’expression plus favorable que dans les autres prises en charge.
La répétition sous-entend une référence omniprésente au passé. Mais de quel passé s’agit-il, et pourquoi fait-il retour sur la scène actuelle ? Tentative de retrouver une jouissance perdue, tentative de dépassement d’expériences douloureuses et traumatiques ?
Sans que l’on puisse toujours déceler ce qui se joue, la mise en actes qu’est la répétition survient faute de remémoration. Ici, ces manifestations surgissent sur la scène familiale, creuset des identifications et de la construction du sujet, espace propice à la réactivation des affects anciens et à la reproduction de séquences relationnelles dans lesquelles passé et présent se télescopent.
L’accueil en famille conduit inéluctablement à la répétition pour tous les acteurs, accueilli et famille d’accueil, voire intervenant. Pour chacun, ce qui se joue fait résonance, au point qu’il est facile de se perdre sur cette scène du non-dit si n’est pas menée une élaboration de cet obstacle psychique afin de le comprendre et de le dépasser.
Accueillis et accueillants ne peuvent se contenter d’être les spectateurs de leurs représentations inconscientes tant les supposées vertus de la purification cathartique laissent songeur. Les décharges émotionnelles agies dans la réalité, engendrée par la survenue réactualisée d’expériences traumatiques et donc refoulées, doivent être pensées, traduites, pour éviter que l’accueil familial tourne au psychodrame.

Traumatisme, carences symboliques et répétition
Les premières expériences de l’enfant avec des parents défaillants se déroulent dans une sorte de « vécu hallucinatoire traumatique », source d’excitations violentes, brusques, prématurées et désorganisatrices qui contribuent à l’établissement de processus pathologiques d’attachement et d’identification. Les parents, par leur imprévisibilité et leur violence, ne permettent pas que se construisent pour l’enfant les distinctions indispensables entre peurs d’origine interne et monde extérieur terrifiant, pensée et réalité, présent et passé.
Ce qui est traumatique, c’est que le réel du fonctionnement familial fait écran à l’absence d’établissement de processus représentatifs de l’autre. Si ce réel vient à faire défaut, lors de la séparation par exemple, le psychisme de l’enfant, basé et étayé sur de telles perceptions de l’autre, se trouve brutalement révélé, au point de provoquer un écroulement et un déchirement de sa pensée.
Le traumatique serait ce qui, de la souffrance, demeure donc dans le trou noir de l’inconscient et qui, faute de pouvoir être élaboré sous forme de représentations, va se retrouver agi dans des symptômes. L’absence de paroles va alors faire carence, faire trou, créer du traumatique. Rapport aux mots, au langage, au sens, à la pensée en général, comme un impossible à penser ou un interdit de penser qui empêchent la symbolisation et le travail psychique.
Ainsi, l’enfant, qui n’a pu garder une image psychique de ses parents, a besoin de les retrouver en chair et en os pour se convaincre qu’il est encore présent, en répétant une situation du passé pour retrouver le contact avec cet objet à défaut de pouvoir se le remémorer.
C’est sans doute ce que traduit cette recherche éperdue qui amène parfois à la répétition de situations de maltraitance. Quête d’amour, à la découverte d’un lien primaire qui restituerait le jeune dans son appartenance. Mais cette recherche permanente, inaboutie, permet difficilement d’investir le présent, la réalité.
Les effets du traumatisme ont le plus souvent à voir avec la transmission générationnelle, et concernent ce qui a fait impasse symbolique à la génération précédente. La transmission générationnelle des carences symboliques amène à des situations de violence par le truchement de choses impensables à force de ne pas avoir été nommées et de demeurer « encryptées » à l’état de non-dits, de fantôme, « d’insu ».

Le « traumatisme transgénérationnel » décrit par René Clément touche les parents, les enfants, et les professionnels, mettant à mal leur capacité à penser. L’histoire familiale de chacun n’est pas exempte d’événements douloureux qui peuvent ainsi se trouver réveillés.

Répétition et accueil familial
La répétition, comme processus inconscient, contraint le sujet à reproduire des séquences de vie qui trouvent à s’expérimenter autrement. Ce qui se répète n’est autre que le trauma relationnel qui définit le sujet, c’est-à-dire la forme de relation aux autres et au monde à laquelle son premier entourage l’a forcé. Mise en acte du lien passé, la répétition intervient là où achoppe la remémoration. Ce n’est donc pas sous forme de souvenir que le fait oublié réapparaît, mais sous forme d’action.
La scène offerte, celle de l’accueil familial, émotionnellement forte et les figures parentales transférentielles que demeurent les familles d’accueil quel que soit leur degré de professionnalisme, contribuent à susciter les éléments du drame qui peut alors se rejouer. Le spectacle est celui de la répétition de situations dans lesquelles l’accueilli, comme metteur en scène, continue sa quête vaine des parcelles de son identité. Ceci dans un contexte familial qui s’attend à ce qu’il joue sa partition de malheureux, maltraité, divisé, malade... afin de le protéger ou le réparer.
Ainsi, il arrive que des enfants battus se fassent battre, que des adultes autrefois violentés se fassent accusateurs de séductions qu’ils auront induites. Les familles d’accueil se trouvent alors face à des réactions d’elles-mêmes inconnues ; évènements sidérants qui les laissent sans recours.
L’élaboration de cette mise en acte du passé doit donc amener à la remémoration, c’est-à-dire à la découverte du choix objectal infantile et des fantasmes qui sont tissés autour. Peut alors s’amorcer l’occasion de rétablir une continuité compromise, ou menacée dans l’histoire et la filiation du sujet par le traumatisme d’origine, dans une perspective thérapeutique.
Processus dynamique, la répétition devient un accès au vécu émotionnel. Sa manifestation sur une autre scène et son décodage par des professionnels avertis deviennent un moyen de traitement qui s’appuie sur le transfert et son interprétation.
Répétition et élaboration
L’accueil familial prend en charge des troubles familiaux avec une autre famille comme support de traitement, comme mode d’action privilégié. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que se rejouent des évènements du passé, mécanisme rendu possible par la scène elle-même, mais aussi par ce que chacun des acteurs y apporte de son histoire, de ses blessures et de ses insatisfactions.

Comment réagir vis à vis de cette mise en acte dans laquelle chacun est partie prenante ? Comment les familles d’accueil ou même les intervenants peuvent-ils éviter de se laisser emporter ?
En fait, l’accueil familial, comme espace de répétition, oblige à penser un cadre de travail qui permettent de contextualiser les « retours du passé », de les verbaliser pour soi et pour l’accueilli, voie vers la remémoration et la perlaboration.
Les familles d’accueil ne peuvent aborder seules le déroulement de ces évènements dans lesquels elles sont profondément impliquées. Elles participent au drame, juxtaposant leur tragédie personnelle à celle d’un enfant et de sa famille, jusqu’à une mise à nue de leurs affects et de leurs valeurs qui leur deviennent étrangers. Il est donc nécessaire de les protéger, en les aidant à décoder et à se réapproprier leur vécu, leurs ressentiments et leurs attitudes.
Certes, les familles d’accueil sont censées avoir un pas d’avance sur l’accueilli et sur les mécanismes dans lesquels elles sont projetées pour avoir déjà joué d’autres drames, dont le leur. Comme d’ailleurs les intervenants, mais est-ce bien le cas ?
De plus, chacun est également supposé laisser le temps à l’interprétation pour permettre, par les répétitions de la rupture initiale, d’en retrouver le sens et l’historicité et ainsi de mettre en œuvre un espace d’énonciation. Mais est-ce toujours possible ?
L’institution a donc entre autres fonctions que le drame se joue, et que la famille d’accueil tienne sa place, en l’aidant à mesurer que l’insupportable qui se répète là ne lui est pas destiné et qu’elle n’y peut pas grand chose, sauf rester elle-même.
Au-delà, une telle mobilisation transférentielle et contre-transférentielle doit être utilisée comme matériau pour le travail thérapeutique, afin de lui donner un sens et permettre une élaboration psychique compromise, principal moyen d’enrayer la compulsion de répétition et de la transformer en une raison de se souvenir.