Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 05 oct. 2018, 11:59

Ex : Au nom du père...
( extrait conférence )
Pour pouvoir se structurer, être identique à soi-même, il faut tout d'abord avoir été identique à quelqu'un, s'être quelque part mis fantasmatiquement à sa place, mis dans son corps, l'avoir imité. Et pour que ce mouvement psychique se produise, il faut avoir obscurément reconnu un élément fondateur chez cet autre.
Alors que l'identité du fils est ancrée dans le corps du père, à sa naissance le petit garçon sort d'un corps féminin. Il ne connait tout d'abord que les odeurs du corps féminin, ce qui constituera par la suite cet intérêt de l'homme pour les odeurs de la femme, cette façon qu'il aura de s'en sentir submergé, impressionné émotionnellement et sexuellement.
L'absence fréquente du père, ou de modèle masculin sécurisant auprès du jeune garçon, explique souvent certaines difficultés de comportement reliés à l'affirmation de l'identité sexuelle chez l'homme.

Ex : La pathologie du lien
( extrait conférence )
Certaines femmes ont eu des pères qui les ont plus ou moins niées, traumatisées, voire violées. Et des mères qui les ont laissé faire et sont complices.
La vengeance contre la mémoire du père prend alors effet quand le compagnon est père à son tour. L’enfant devient l’objet de discorde, puisque c’est quelque chose qui vient encore du Père, d’un père.
Il y a peu de siècles derrière nous les chirurgiens ouvraient le corps des nouveaux nés sans les endormir, on disait qu’ils ne sentaient rien. Aujourd’hui, psychiquement on coupe les enfants en deux et on écarte les pères, eux non plus ne sentiraient rien...
Pour l’instant, est considéré pathologique tout ce qui dans les pères crie et supplie, pleure ou tempête, démontre ou s’avance, se tait, ou se suicide... car ce père qui fait grand bruit, et parle de rapt alors qu'on lui tolère tout de même huit heures par mois auprès de son bébé, celui la qui prouve si haut l'amour de son enfant que c'en devient indécent, cet autre qui veut accompagner son fils dans une éducation chaleureuse, ou ce dernier qui se donne la mort parce qu'il ne peut plus respirer l'odeur de sa petite fille, avoir ses sourires dans sa tête et la serrer tendrement contre lui, ( quelle horreur ! ) tout cela prouve combien on a eu raison de ne pas lui confier son enfant !
L'homme qui devient père dès que l'ovule est fécondé, n'a pour l'instant rien à revendiquer. C'est si peu de chose un peu de sperme, alors que c'est si personnel ce qui se passe dans le ventre de la femme, on ne va tout de même pas comparer ! Pourquoi se sentirait-il concerné, humilié, désespéré, voire violé dans son intimité quand la femme ne lui concède pas, ou plus, sa place auprès de son propre enfant ? Qu'il la laisse donc se sacrifier en paix pour ce pauvre petit qui n'aura jamais de père ! Car mieux vaut pas de père du tout que cet homme qui par l'effet de la séparation va perdre toute prérogative éducative et affective, et qui de surcroît, n'aurait jamais été un bon père comme elle le veut, comme elle l'entend.
Depuis des millénaires, la femme a été considérée comme inférieure à l'homme, la place qui lui était dévolue était près des enfants. La conscience collective a bonne mémoire, que vient-il prétendre celui-la, quelle part ose-t-il exiger qu'il a jusqu'à ce jour si durement méprisée ? On ne va pas tout de même pas lui donner l'enfant comme ça, à ce rustre, cet intrus !
Un homme, c'est bien connu, reste d'abord un homme quand il devient père, il ne sait pas comment ça marche la paternité. Alors que la femme elle, elle sait, elle devient tout de suite mère ! Elle va donc lui apprendre à lui, à l'homme, ce qu'il doit dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire, avec la chair de sa chair à elle d'abord, avec son bien. Avec sa proie.
Et bien naïf est celui qui croira qu'il s'agit juste là de la température du bain ou de l'achat des couches-culotte.
Pourtant, si nul enfant n’est tenu d’aimer ses deux parents, et nul parent d’aimer son enfant, qu’il est seulement attendu de respecter son père et sa mère et les droits de l’enfant, c’est bien pourtant au nom de cet amour induit, codifié, perverti, entériné par la société, que les tribunaux donnent aux mères, de façon trop souvent inconséquente et réductrice, cette idée de responsabilité unique sur les toutes premières années de vie de l'enfant.
Et c’est encore au nom de cette perversion, de cette version-du-père dans les médias, qu’on stigmatise, qu’on infantilise l’homme en lui niant le droit à ses propres émotions, à sa propre sensibilité, à l'amour sincère qu'il porte à son propre enfant.
Pourtant, quand un nourrisson ou un enfant est aimé par son père, sa maison est dans le cœur de son père et où qu’il aille, s’il est avec son père il est chez lui.
Et il en est de même pour la mère, si cet enfant est aimé de sa mère, sa maison est dans le cœur de sa mère, et où qu’il aille, s’il est avec sa mère il est chez lui.
Et si ces deux adultes sont en capacité d’aimer si tendrement leur enfant, ils sont bien évidemment en mesure de se respecter eux-mêmes, de se rencontrer en égalité pour échanger sur ses besoins physiques et psychologiques.
Tout le reste n’est que haine, littérature et business.
Qualifications : Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité
Spécialisations : Psychothérapeute en Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Psychothérapeute en psychodrame de J.L. Moréno.
Interventions non rémunérées sur ce forum - Aucune consultation par mail, ni internet.
" La psychanalyse est un remède contre l'ignorance. Elle est sans effet sur la connerie." Jacques Lacan

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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 13 oct. 2018, 08:29

LE SUICIDE
( réponse à une internaute )

Le suicide, c'est vouloir que tout s'arrête, c'est à dire que s'arrête ce qui nous empêche de voir ce que pourrait être notre vie, masquée par de trop grandes souffrances quotidiennes, qu'elles soient physiques ou morales.
Sauf que " partir " c'est aussi ignorer si demain n'aurait pas été soudain différent, avec l'énergie d'y travailler.
Vous semblez être maintenant sortie de la spirale infernale et de l'enfance et de l'adolescence, le climat semble plus " calme ", ce qui paradoxalement vous permet maintenant de " déompenser ", c'est à dire de faire l'inventaire de tout ce qui s'est passé, et d'en regretter les effets.
Que vous vouliez " oublier " tout cela est bien compréhensible, mais vous avez en vous une belle énergie qui malgré tout ce qui vous est arrivé vous a permis de " tenir " jusqu'à maintenant en poursuivant des études difficiles.
Vous êtes lucide, très courageuse, avec également une belle intelligene profonde et pratique, utilisez-la enfin pour vous sortir le plus vite possible hors de ce cloaque où on vous a mise depuis votre naissance, et non pour stagner sur votre passé.
Enore un peu de courage et vous aurez un bon métier, un bon salaire, et certainement de bons amis.
Entourez-vous de personnes positives et capables de vous épauler, au lieu de vous " enfoncer " dans le ressentiment et la colère.
Votre vie, la vraie, la vôtre, elle dont vous serez responsable et libre arbitre est devant vous. Pas derrière vous.
Tout vous reste à faire, à créer, à vivre !
Bien à vous.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 13 oct. 2018, 08:30

LA METHODE SIMONTON

L’apport de Carl SIMONTON (avec son équipe) est d’avoir mis tout d'abord au point un programme pour aider des patients cancéreux à traverser les écueils de la maladie, mais dont les techniques s'adressent avec tout autant de bienfaits, aux personnes atteintes de maladies graves :
Cancer
Maladie de Huntington
Diabète
Anorexie
Sclérose latérale amyotrophique
Maladie d'Alzheimer
Maladie de Parkinson

1. Le processus de la maladie selon Carl SIMONTON
Carl SIMONTON décrit 5 étapes :
1) épreuves et expériences d’enfance aboutissant à la décision d’être un certain type de personnes
2) l’individu est balloté par un ensemble d’événements stressants de la vie
3) ces stress créent un problème auquel l’individu ne sait pas comment faire face
4) l’individu ne voit aucun moyen de changer les règles ni comment il (ou elle) doit se comporter : ainsi il (ou elle) se sent piégé et incapable de solutionner le problème
5) l’individu met une distance entre lui, ou elle, et le problème, et devient statique, rigide

Carl SIMONTON décrit 4 étapes :
1) avec le diagnostic d’une maladie qui menace la vie, l’individu gagne une nouvelle perspective au sujet de ses problèmes
2) l’individu prend la décision de modifier sa conduite et son comportement, d’être un autre genre de personne
3) les processus physiques, à l’intérieur du corps répondent aux sentiments d’espoir et au désir renouvelé de vivre, créant un cycle à feed-back, se renforçant chaque fois, et se mettant à l’unisson avec le nouvel état mental
4) le patient est mieux que bien

Le programme de guérison selon Carl SIMONTON
Carl SIMONTON conseille
des livres à lire
de se relaxer
des techniques de visualisation
d’identifier des stress antérieurs à la maladie
d’identifier les bénéfices de la maladie
de trouver une aide, une personne à qui parler
etc

L’identification des stress
1) identifier les stress dans les 6-18 mois avant le début de la maladie
noter 5 changements majeurs de la vie ou
noter ceux qui se sont passés les 6-18 mois avant le début de la maladie ou
noter ceux qui se sont passés 6 mois avant une rechute
2) identifier 5 stress majeurs de la vie actuelle
écrire les stress sur une feuille de papier
examiner comment les personnes participent au maintien de ces stress
voir si un support est possible
voir si la personne peut éliminer ou équilibrer les stress dans sa vie
3.2. L’identification des bénéfices de la maladie

Carl SIMONTON propose un exercice pour les identifier, à savoir de noter une feuille cinq bénéfices secondaires les plus importants lors d’une maladie chez un individu donné.
Par exemple, citons :
recevoir la permission de ne pas affronter un problème, ou une situation difficile
recevoir l’attention, les soins de son entourage
avoir l’occasion de retrouver son énergie psychique, pour traiter un problème, ou changer d’optique
trouver une motivation pour s’occuper de développement de son potentiel humain, de sa croissance et maturité affective et personnelle, ou pour modifier ses habitudes indésirables
ne pas avoir besoin de satisfaire sa propre attente, trop exigeante, ni celle des autres

Carl SIMONTON propose des techniques de relaxation, proches du yoga :
dans une pièce tranquille, avec une lumière douce
respirer calmement
prendre conscience du bien-être de la détente
etc
Il propose des techniques de visualisation :
imaginer que des globules blancs détruisent le cancer
etc
3.4. Apprendre à surmonter le ressentiment envers quelqu’un grâce à la technique d’imagerie mentale
Carl SIMONTON propose d’imaginer qu’il arrive de bonnes choses à la personne envers qui nous avons du ressentiment et demande d’être conscient de nos propres réactions. Il demande également de réinterpréter l’événement ainsi que le comportement de la personne.
Cet exercice est l’équivalent d’un changement de regard.
3.5. Créer des buts
Carl SIMONTON avait remarqué que les gens qui avaient un but dans la vie avaient plus de chances de rester en vie. C’est pourquoi il engage les cancéreux à se fixer des buts dans la vie.
Quels sont les bénéfices de se fixer des buts ?
se préparer, émotionnellement et mentalement à passer à l’action, à commencer à mettre en actes sa guérison
exprimer la confiance en sa propre capacité à répondre à ses besoins
créer une image de soi positive
s’offrir un point de mire pour son énergie

Carl SIMONTON propose aux personnes de trouver un guide intérieur grâce à l’imagerie mentale (une personne, un animal, etc) et leur propose d’engager une conversation et de recueillir des renseignements (gestes, rêves, etc).
3.7. Apprendre à maîtriser la douleur grâce à l’imagerie mentale
Carl SIMONTON propose 3 procédés pour y arriver :
visualiser les ressources de son corps
communiquer avec la douleur
visualiser la douleur
3.8. Faire de l’exercice
Il propose de faire 3 séances par semaine (3 heures en tout)
3.9. Faire face aux rechutes et à la mort
« Se préparer à la rechute est l’une des meilleures façons de réduire la peur qui lui est liée ».
symptômes quand la maladie réapparaît (voir également l’article « Les suites de mauvaises nouvelles ») :
confusion
tourments émotionnels
angoisse sans nom
sentiment de trou sans nom

programme
1. ne pas attendre beaucoup de soi-même à ce moment-là.
2. rechercher un support avec le soutien de la famille, d’amis, équipe soignante pour trouver affection, amour, compréhension et acceptation de leurs changements d’humeur.
3. ne pas décider quoi que ce soit concernant leur avenir, ni prendre des décisions importantes sur ce qu’ils croient être le dénouement de leur maladie.
4. pendant une rechute, les personnes sont invitées à se rappeler que cette période est effrayante et douloureuse mais qu’elle est temporaire. Le choc et la confusion passeront.
5. dès que le patient indique que cette période difficile est terminée et qu’il a l’énergie et la perspicacité nécessaires pour analyser la signification de la rechute, commencer l’exploration et décoder le message de la rechute.
exemples de messages possibles :
besoin d’aide d’un thérapeute
se donner la permission de répondre à des besoins émotionnels
le corps demande de ralentir
etc.
techniques d’imagerie mentale
Tout ce programme élaboré par SIMONTON peut permettre à l’individu à mieux gérer ce qu’on appelle en biologie totale des êtres vivants le « conflit de diagnostic-pronostic ».

Les résultats
Les SIMONTON donnent dans leur livre des chiffres de guérison qui laisseront certains perplexes ou même sceptiques … :
Laissons parler Carl SIMONTON (1985) : « Durant les quatre dernières années, nous avons traité 159 patients ayant un diagnostic de tumeur médicalement incurable. Soixante-trois de ces patients sont vivants, avec une moyenne de survie de 24,4 mois depuis le diagnostic. La prévision de survie pour ce groupe, basée sur des normes nationales, est de 12 mois. Pour compléter cette recherche, nous avons, depuis, constitué une population de contrôle comparable et les résultats préliminaires indiquent une survie comparable à celle des normes nationales, une période de survie de moitié moindre que celle de nos patients. Quant aux patients de notre étude qui sont morts, leur durée de survie moyenne était de 20,3 mois. C’est-à-dire que les patients dans notre étude qui sont vivants ont vécu, en moyenne, deux fois plus longtemps que les patients ayant reçu un traitement médical seulement. Même les patients de cette recherche qui sont morts, ont quand même vécu une fois et demie plus longtemps que ceux du groupe contrôle. »

Quelques principes du Dr Simonton :
Nos émotions influencent notre état de santé et notre guérison de manière importante;
Nos croyances profondes ainsi que notre attitude influencent nos émotions, donc contribuent à notre état de santé;
Nous pouvons influencer nos croyances, notre attitude et nos émotions, ce qui peut influencer notre santé;
Des manières d’influencer nos croyances, attitudes et émotions peuvent être enseignées et apprises; Une des forces motrices très puissantes dans notre système immunitaire et autres systèmes de guérison, sont nos émotions.
Qualifications : Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 18 oct. 2018, 13:42

Re: L’alcool ne me fait plus effet.
Citer
Messagepar Dubreuil » 16 oct. 2018, 12:09 :
*** Vous pensez vraiment que sur un site tenu par des psys, dont l'éthique est d'accompagner les internautes à plus d'autonomie et d'indépendance, avec le respect de soi et des autres, nous allons répondre à votre questionnement atterrant ?

Emynona4321
Citer
Messagepar Emynona4321 » 17 oct. 2018, 08:17
Ce que je trouve atterrant et même surprenant c’est un message de ce genre qui vient de la part d’un psy. Comment en tant que psy, vous n’avez pas pu voir les problématiques qui se cachent sous ce sujet d’alcool. J’ai mentionné la médication, vous n’avez pas pensé que cette médication était liée à des problèmes de santé mentale? Si j’ai nommé l’alcool, ce n’était pas pour poser un questionnement atterrant, mais c’était pour nommer un seul problème parmis tant d’autres.
Je me suis dit qu’en écrivant sur ce site, peut-être que quelqu’un allait me comprendre, mais c’est correct merci beaucoup pour votre belle réponse qui m’a permis de savoir que ma place n’est pas du tout ici parce que mes problèmes vous paraissent peut-être inutiles. Peut-être que je ne mérite pas de me faire aider? Merci encore, je comprends que je dois chercher de l’aide ailleurs.
Haut

Citer
Messagepar Minijeune » 17 oct. 2018, 16:45
Bonjour!
*** Je viens vous écrire puisque votre message me fait réagir et j'imagine que puisque vous l'avez écrit sur un forum où tout le monde peut répondre, pas juste les psys, vous allez accueillir, ou pas, mon message. Rendu là ça vous regarde.

Je ne veux pas prendre la défense de personne, je veux seulement vous exposer ce à quoi ça me fait penser tout ça. Je vais plus vous parler de moi pour vous faire comprendre mon point de vue et pourquoi ça me fait réagir. Suite à cela, vous pourrez en faire ce que vous voulez.
Je pense que dans la vie, personne n'est responsable des non-dits, de ce qu'il se cache entre les lignes, des besoins ou difficultés qui sont "cachés" par la personne... personne n'est responsable de comprendre les sous-entendus, les désirs, les envies... personne n'est responsable de répondre à un besoin, surtout si le besoin n'est pas énoncé clairement... et je parle autant de monsieur madame tout le monde que des gens qui oeuvrent dans le domaine de la relation d'aide...
Personne, à mon sens, n'a de pouvoir magique et peut être capable de deviner vraiment ce que la personne essaie de dire par le contenu d'un message... surtout sur un forum, anonyme, où les gens viennent écrire alors qu'on ne sait absolument rien de la personne.
De plus, je ne pense pas que le forum a pour mandat que quelqu'un explique des trucs aussi complexes que ce qu'il se passe dans le cerveau, au niveau des neurotransmetteurs, au niveau du cycle de la dépendance ou de l'effet de tolérance de certaines drogues sur l'organisme... le forum ici est géré par des modérateurs qui ne sont pas payés pour répondre aux gens... en venant écrire ici, vous n'avez aucune assurance que Mme Dubreuil ou autre psychologue ou spécialiste vienne vous répondre... vous pouvez recevoir des messages de d'autres internautes, sans formation spécifique en tant que thérapeutes, médecins, spécialistes, etc.
Attendre à tout prix de recevoir une réponse qui va nous convenir, c'est un leurre... c'est de s'imaginer que tout le monde est à sa merci... c'est de se mettre au centre de tout.
Vous êtes la seule personne responsable de la manière comment vous vous exprimez... comment vous formuler vos demandes et vos besoins... si vous aviez besoin de parler de votre trouble de santé mentale... vous auriez dû l'exprimer ainsi... comme ça, vous auriez eu une réponse différente...
En tant que personne extérieure, je me dis que c'est normal qu'une professionnelle ne vous donne pas des trucs pour que vous recommenciez en ressentir les effets de l'alcool sur vous... ni de vous expliquer pourquoi vous avez développer une grande tolérance à la substance... vous êtes fâché de la réponse donnée alors que je pense que c'est la meilleure réponse qui aurait pu vous être donnée... à vous et à tous les autres qui auraient un problème de dépendance et qui pourraient abuser d'une substance pour en ressentir un effet, jusqu'à en arriver à être en abus de substance... jusqu'à en dépasser les limites et d'avoir des consequences graves sur la santé.
Si vous avez des questions sur le cycle de l'assuétude, sur la tolérance d'une substance sur l'organisme, parlez-en à votre médecin, pharmacien, psychiatre... ils sauront beaucoup plus vous expliquer ce qu'il peut se passer dans votre corps/cerveau... allez voir un intervenant en toxicomanie... parce qu'en quoi est-ce si important de se sentir gelé sous l'effet d'une substance?!
Je pense que vous êtes venu ici avec des attentes irréalistes... rappelez-vous que vous êtes la seule personne responsable de bien exprimer vos besoins et de bien poser vos questions. Je crois que personne n'a encore développé de pouvoir magique pour décoder ce que l'autre, du côté de son écran, puisse comprendre ce qu'il se passe vraiment dans notre tête... puis pour vrai, et je parle en connaissance de cause, vivre avec une personne qui a ce genre de comportement, qu'on réponde à ses besoins non exprimés clairement... c'est extrêmement difficile... ça peut même finir par être violent... parce que tout comme vous, la personne finit par essayer de culpabiliser l'autre... alors que l'autre a fait tout ce qu'il pouvait faire en fonction de ce qui était exprimé en premier lieu...
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 21 oct. 2018, 08:36

LES NEUROLEPTIQUES

Comme l’expliquent Breggin et Cohen (2007), tous les neuroleptiques produisent très fréquemment une vaste variété de dysfonctionnements neurologiques qui sont potentiellement graves et invalidants.
Selon les auteurs, les neuroleptiques font parti des agents les plus toxiques qu’on ait jamais administré à l’Homme.
Les nouveaux neuroleptiques (antipsychotiques de 2ème et 3ème générations ou antipsychotiques atypiques) sont :
aripiprazole (Abilify,…)
ziprasidone (Geodon, Zeldox, …)
palipéridone (Invega, Xeplion, …)
rispéridone (Risperdal, Risperdalconsta LP, Risperdal Consta, Risperdal Instasolv, RisperdalORO, quétiapine (Seroquel, Xeroquel, Ketipinor, Sequase, …)
olanzapine (Zyprexa[1], …)
amisulpride (Solian, Deniban, Amitrex,…)
Symbyax (olanzapine + fluoxétine)
Mécanismes d’action des neuroleptiques
Les neuroleptiques ou antipsychotiques sont des psychotropes et en tant que tels, ils agissent sur le système nerveux central et altèrent le fonctionnement du cerveau en modifiant ses processus biochimiques et physiologiques. En altérant les fonctions cérébrales, les neuroleptiques induisent des modifications des autres fonctions de l’organisme y compris les fonctions cognitives, motrices et comportementales.
Dans le cerveau, l’information est transmise par voies électrique et chimique. À l’intérieur du neurone l’information circule sous forme d’impulsion électrique, mais lorsqu’un neurone veut envoyer un message à un autre neurone, il le fait à l’aide de messagers chimiques : les neurotransmetteurs.
Les neurotransmetteurs que les antipsychotiques affectent sont, en autres : la dopamine et la sérotonine.
Les graves effets secondaires des neuroleptiques / antipsychotiques
La dopamine est un neurotransmetteur du cerveau, impliqué dans de nombreuses fonctions essentielles chez l’homme, comme le contrôle moteur, l’attention, le plaisir et la motivation, le sommeil, la mémoire et la cognition. La dopamine joue également un rôle important dans l’apprentissage et dans le fonctionnement métabolique.
Lorsque les neuroleptiques bloquent totalement ou trop longtemps l’activité de la dopamine en l’empêchant de se fixer aux récepteurs dopaminergiques, les fonctions motrices, attentionnelles, mnésiques, cognitives, motivationnelles, les mécanismes de recherche de plaisir, la capacité d’apprentissage, ainsi que les fonctions primaires peuvent être altéré. Cette altération des fonctions essentielles chez l’Homme se manifeste par l’apparition de syndromes graves.
Lorsque la dopamine ne peut plus jouer son rôle dans la fonction motrice, on assiste à l’apparition de mouvements anormaux, comme des tics, des grimaces, des mouvements involontaires, des tremblements, des contractions musculaires anormales et/ou douloureuses,… En réduisant l’activité de la dopamine, les neuroleptiques sont donc potentiellement capables de créer des dysfonctionnements moteurs similaires à ceux observés dans la maladie de Parkinson dont l’origine a été attribuée est un déficit en dopamine.
Lorsque la dopamine ne peut plus jouer son rôle dans la fonction cognitivo-comportementale en régulant notamment les fonctions cognitives supérieures, on assiste à l’apparition d’un état de confusion, dans lequel la personne n’arrive plus à penser, étant donné que sa mémoire, son attention, ses capacités d’apprentissage et ses autres fonctions, dépendant de l’action de la dopamine, sont altérées.
Lorsque la dopamine ne peut plus jouer son rôle dans la fonction neurovégétative, on assiste à l’apparition de dysfonctionnements des organes autonomes et des fonctions vitales, avec une dérégulation de la température corporelle, une dérégulation hormonale, des problèmes cardiaques et respiratoires, une dysautonomie, l’apparition d’un syndrome métabolique… Certains antipsychotiques engendrent des anomalies métaboliques et cardiovasculaires qui se manifestent par une obésité, un diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, l’athérosclérose ou une mort subite. Ces troubles métaboliques induits par les neuroleptiques sont fréquents et invalidants.
D'autres graves troubles indésirables et d'apparition tardives sont dus aux neuroleptiques et antipsychotiques. ( voir les noms sur internet ) - La dykinésie - La dystonie – L’akathisie - Le syndrome parkinsonien - Le syndrome malin
Par ex : Le Dr David Healy, psychopharmacologue, expert internationalement reconnu, a fait remarquer que le taux de suicides, de morts et de tentatives de suicide et de prise de poids liés au Zyprexa ayant eu lieu pendant les essais cliniques de pré-commercialisation a été « le plus élevé de tous les médicaments psychotropes de l’histoire! » (Wikipédia, 2017)
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 25 oct. 2018, 13:09

Antony » 25 oct. 2018, 00:06
Il convient de dérouler la ficelle en cherchant "Muriel Salmona" sur google, elle est la présidente d'une association qui est présente dans toutes les régions de France et de Navarre ! dans certains hôpitaux etc..... Ce sont des psychiatres très spécialisés
https://www.google.fr/search?q=Muriel+S ... e&ie=UTF-8

https://www.memoiretraumatique.org/

Il vous faut comprendre que tout se joue au niveau de l’amygdale cérébrale, etc.....
https://youtu.be/o2kru13qC6g
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 25 oct. 2018, 14:16

POURQUOI VOIT-ON UN PSYCHANALYSTE ?

On consulte pour toutes sortes de raisons et les chemins qui conduisent chez un psychanalyste sont tous très différents, mais en général, on commence une psychanalyse parce que ça va mal et qu’on se sent pris dans des difficultés insurmontables que l’on est incapable de résoudre seul. Il arrive que le patient n’arrive pas définir avec précision la nature et l’origine de ses difficultés et pourtant les symptômes sont là, il est empêché ou déprimé, il est sous le coup d’un traumatisme qui ne passe pas, il ne dort plus, il a des « idées » obsédantes ou encore, il est pris dans la répétition ou paralysé par l’angoisse ou la peur.
On vient voir un psychanalyste pour aller mieux et souvent dès le début de la cure, c’est en effet ce qui se passe. Le fait d’avoir trouvé quelqu’un à qui parler et un endroit où déposer ce qui encombre a un effet immédiat. Après quelques séances, le patient va mieux. Et c’est à partir de ce moment là que le travail commence. Petit à petit, séance après séance, s’engage une autre phase de l’analyse, souvent passionnante et quelquefois difficile et éprouvante, dont le but est d’élaborer par la parole et dans la relation à son analyste les éléments qui constituent sa vie et son histoire. Il s’agit de procéder à un véritable réaménagement psychique. La psychanalyse est une « cure par la parole ». Ce qui se passe dans une analyse est à la fois spectaculaire, tangible et difficilement partageable. Mais dans tous les cas, faire une analyse c’est faire un choix, celui de se donner les moyens pour que sa vie change, celui d’interroger son destin et de faire échec à la répétition.

LA PSYCHANALYSE EST-ELLE FAITE POUR TOUT LE MONDE ?

La psychanalyse ne demande pas de dispositions particulières, mis à part le fait de parler la même langue que son psychanalyste, de prendre le temps et de se donner les moyens matériels de la cure. Elle est donc accessible à tous, mais elle n’est pas faite pour tout le monde dans la mesure où elle exige un certain rapport à la parole et à la vérité.
La psychanalyse vous met au défi de parler d’une parole vraie et d’en supporter les effets, ce qui n’est pas donné à tout le monde…

A QUOI SERT UNE PSYCHANALYSE ?

Le but de la psychanalyse est de libérer les patients des obstacles et des barrières imaginaires qui les empêchent de vivre pleinement leur vie d’homme et de femme. Elle n’a pas pour vocation de rendre meilleur, plus adapté, plus calme, plus intelligent ou plus sage, mais les gens qui ont fait une psychanalyse se sentent moins empêchés et vivent plus en accord avec leur désir. C’est le constat que font souvent nos patients. La plupart d’entre eux ont vu leur vie transformée par l’analyse, mais ils ne peuvent pour autant se dire « guéris ». Dans ce domaine, ce ne sont pas des « affections » que l’on soigne comme une grippe. Le changement qui s’opère n’est rien d’autre que la transformation existentielle du sujet.

EST-CE QUE LA PSYCHANALYSE C'EST COMPLIQUE ET INTELLECTUEL ?

Il n’existe pas de thérapie plus simple et plus basique que la psychanalyse. (Je n’en dirais pas autant de la théorie…) Un patient et un psychanalyste décident de se voir régulièrement. Ils conviennent d’une durée de séance, (généralement entre 25 et 45 minutes), ils décident d’un prix pour cette séance (entre 40 et 100 euros). Le patient parle et s’engage à dire tout ce qui lui vient à l’esprit et le psychanalyste écoute. Le psychanalyste veille à ce que ce cadre soit respecté pendant la cure, ce qui définit les conditions de bon déroulement du travail. Et c’est tout… C’est tout, mais je n’ai défini que le cadre. Le reste concerne la particularité de chaque cure et de chaque patient. Et le reste, c’est ce qui fait que chaque cure est singulière…
Dans une analyse, tout est possible, mais uniquement par le biais de la parole. C’est la parole vraie, c’est-à-dire celle « qui n’est pas du semblant » comme dit Lacan, qui agit. De ce fait, la psychanalyse n’a rien à voir avec le niveau intellectuel du patient, son savoir, son intelligence ou la vivacité de son raisonnement.

ON DIT QUE LES PSYCHANALYSTES NE PARLENT PAS

Ce qui importe dans le processus de la psychanalyse, c’est la parole du patient dans la relation avec son analyste (ce que l’on appelle le transfert). Le fait que ce soit votre parole qui compte avant celle de votre psychanalyste, ne signifie pas qu’il doive s’obliger au mutisme. Votre psychanalyste peut parler, mais il doit parler pour faciliter votre parole et vous aider à faire que cette parole advienne. Cependant, il est possible qu’au cours de l’analyse, il y ait des moments de silence. Ce silence a aussi un sens. Pourquoi ne pas lui laisser sa place ?

POURQUOI CERTAINES ANALYSES DURENT SI LONGTEMPS ?

Parce qu’il n’est pas possible de changer en quelques séances ce que l’on a mis toute une vie à mettre en place. Une analyse c’est long pour des raisons évidentes et logiques. La cure analytique n’avance qu’à la vitesse du patient et force est de constater que ce travail demande du temps et que le temps est une des conditions et des dimensions de l’analyse.
Précisons que la psychanalyse n’est pas une obligation et que la plupart des gens vivent bien sans y avoir recours et c’est tant mieux. Seul une minorité d’entre eux font une analyse et s’en trouve transformés et c’est aussi tant mieux. Ce n’est peut être pas si anormal ou étrange de consacrer quelques minutes par semaine à parler à quelqu’un pour élaborer sur sa vie, pour aller mieux et interroger son destin?

COMMENT CHOISIR LE BON PSYCHANALYSTE ?

Choisissez un psychanalyste avec qui vous vous entendez bien et en qui vous avez confiance. Le travail analytique repose sur la qualité de la relation à l’analyste. Il est important qu’il soit disponible, à votre écoute, aimable et bienveillant. Cela veut dire que vous devez être capable de discuter de tout avec lui, y compris du prix des séances, de leur fréquence et de leur durée. Il y a quelques années dans notre pays, la psychanalyse a joué un rôle de premier plan dans le monde des idées. Elle était à la mode et certains psychanalystes ont adopté une posture de toute puissance. Ils sont devenus soudain hautains, arrogants, froids, désagréables et cassants. Les temps ont changé et cette période est révolue. Rien ne justifie le fait qu’un analyste soit impoli, discourtois ou même désagréable avec ses patients.
Mais s’entendre bien avec son analyste ne veut pas forcément dire être toujours en accord avec lui. L’analyse n’est pas un conte de fée ou une lune de miel. Il peut y avoir des difficultés, voire même des conflits. Et c’est d’ailleurs l’un des enjeux de la cure analytique que de travailler sur ces conflits et leurs origines. Ils doivent être analysés pendant la cure, dans le transfert.

UNE PSYCHANALYSE SEFAIT SUR UN DIVAN

Dans certains cas, quand le psychanalyste le juge utile et que le patient accepte, il est possible que le patient s’allonge sur un divan pour faciliter la parole. Cette méthode inventée et recommandée par Freud est la plus adaptée pour la pratique de la psychanalyse. Il est en effet plus facile de parler sans la présence visuelle du psychanalyste en face de soi. Mais de là à dire que c’est le divan qui fait la psychanalyse, il y a un pas que je ne franchirai pas. Certaines thérapies d’orientation psychanalytique en face à face se révèlent plus appropriées que certaines cures allongées qui n’en finissent pas.

LA PSYCHANALYSE EST-ELLE EFFICACE ?

Le choix du terme « efficace » n’est pas très heureux. Efficace par rapport à quoi ? On est efficace quand on s’est donné pour but d’arriver au bout d’une tâche déterminée à l’avance et qu’on y est parvenu. Les raisons pour lesquelles nos patients viennent nous voir n’ont souvent rien à voir avec celles qu’ils découvrent pendant la cure. Comment peut-il en être autrement ? De manière plus générale, les difficultés que rencontrent nos patients ne se résument pas à des problèmes d’adaptation. C’est bien ce que nous disons quand nous affirmons que les symptômes « parlent ». Les effets de l’analyse sur nos patients ne se mesurent pas en terme d’efficacité, mais de désir. Nos patients ont des symptômes et nous affirmons que ça a un sens. Nous constatons que le fait de mettre des mots sur ce qui est resté indicible jusque là, a des effets et que ça change leur existence. Ces changements ne sont ni mesurables, ni quantifiables.
Il n’est pas très compliqué de se renseigner sur ce dont il s’agit. Demandez à ceux de vos proches qui ont fait une analyse. Partout en France, plusieurs milliers de psychanalystes (6000 à 7000 d’après l’Express) reçoivent quotidiennement leurs patients. Ils travaillent sur la théorie et la clinique dans des sociétés de psychanalyse, parlent régulièrement de leur pratique à un autre psychanalyste (supervision), voire même, continuent leur analyse sur un divan. Ils jouent un rôle social considérable pour soulager ce que l’on appelle « la souffrance psychique ».
La cure analytique n’est-elle pas une activité narcissique et égoïste uniquement tournée sur sa petite personne ?
Parler, ce n’est pas forcément parler de soi ou s’enfermer sur soi. « Etre humain » ou « être au monde », ce n’est pas la même chose qu’être une chaise ou une table. Quand le patient entre dans le cabinet de consultation, il y arrive avec ses proches, sa famille, son histoire, sa langue, son milieu et tout ce qui le constitue.
Pendant tout un temps d’élaboration de la psychanalyse, on a cru qu’il suffisait de faire émerger les pensées inconscientes et de les révéler à la conscience pour que l’affaire soit jouée. Puis on s’est aperçu que ce qui « soignait », ce n’était pas la connaissance, le savoir sur soi, mais la parole dite dans la relation au psychanalyste que l’on appelle le transfert. Comme le dit Lacan, ce n’est pas « le dit » qui compte, c’est « le dire ». C’est pour cette raison que la psychanalyse n’a rien à voir avec l’introspection ou monologue sur soi. La cure analytique est d’abord une rencontre avec un autre, par la parole, dans le cadre défini par la cure analytique.

EST-CE QUE LA PSYCHANALYSE EST DEPASSEE ?

La psychanalyse a été inventée par des femmes, les premières patientes de Freud, qui ont exigé qu’il se taise et qu’il les écoute. C’est ainsi que Freud a eut l‘idée de mettre la parole du patient sur le devant de la scène avant le savoir du thérapeute. Ce principe n’est pas dépassé. C’est toujours celui de toutes les psychanalyses. Depuis son invention, la psychanalyse a été partie prenante dans la plupart des grandes mutations de notre société. La psychanalyse a donné la parole à des femmes, leur attribuant une place à l’égal de l’homme. L’homosexualité a été, et ceci dès les débuts de la psychanalyse, considérée comme une orientation sexuelle et non comme une tare ou une maladie. C’est la psychanalyse qui la première a reconnu l’importance de la sexualité dans la vie psychique des adultes et des enfants. Il suffit de lire n’importe quel magazine de société pour se rendre compte à quel point les idées de la psychanalyse ont diffusées dans le corps social et à quel point certaines des idées les plus révolutionnaires de Freud sont devenues aujourd’hui des évidences.
Les psychanalystes continuent d’intervenir dans le débat social et se battent pour défendre leur point de vue sur un certain nombre de questions de société. Ils sont actifs, mais ils évitent de se mettre en avant parce qu’ils sont convaincus que leur place n’est pas sur une estrade, mais à l’écoute de leur patient. Les psychanalystes défendent le sujet contre la foule, ils privilégient le particulier plutôt que le général et soutiennent le désir plutôt que la satisfaction. Les psychanalystes, qui sont bien placés pour savoir ce qu’il en est de la réalité humaine, se méfient de toutes les églises, de toutes les armées et de toutes les institutions humaines.
La psychanalyse a toujours été l’objet de critique. Le psychanalyste ne se situe pas son action sur le même plan que les autres théories psychologiques. Sa conception de l‘inconscient est en rupture avec la pensée classique. Elle n’est ni une idéologie (ou alors c’est une idéologie du désir), ni un savoir (ou un savoir du non-savoir), ni une morale, ni un ensemble de dogmes et encore moins une philosophie. Pour cette raison elle dérange les idéologues et ceux pour qui la volonté, la conscience ou les savoirs sont le centre de l’homme. Elle est d’abord une pratique dont découle une théorie, qui elle même change et se modifie au fur et à mesure du temps et des cures. Pour Elisabeth Roudinesco, La psychanalyse est une thérapie qui associe une théorie du psychisme à une philosophie de la liberté.
Pour dire les choses simplement, nos patients viennent dans nos cabinets parce qu’ils souffrent et qu’ils sont empêchés par des symptômes. Nous ne les regardons pas comme des malades, des anormaux ou des déviants. Nous ne cherchons pas à les traiter, à les redresser ou à les adapter, nous affirmons que leurs symptômes et leur souffrance ont un sens et que la parole peut les en libérer.

Quelle différence entre un freudien, un lacanien, un jungien ?
Freud est l’inventeur de la psychanalyse. (Presque) tous ses successeurs se revendiquent de lui. Lacan, Jung (qui ne se revendique pas uniquement de Freud), mais aussi Ferenczi, Klein, Bion, Winnicott, Dolto parmi les plus connus, ont ajouté à l’œuvre de Freud et contribué au développement de la psychanalyse. La plupart ont fait école et ont profondément marqué la psychanalyse de leur époque et de leur pays. Le but de cet article n’est pas de prendre parti pour telle ou telle obédience. Sachez simplement que chaque école a son lot de bons psychanalystes. Débrouillez vous pour choisir parmi ceux là… Mais pour autant, il n’est pas indifférent de faire une analyse avec un lacanien, un freudien orthodoxe ou un analyste qui a travaillé avec Dolto. La plupart des patients ne se préoccupent pas de cette question. Fiez vous aux conseils de votre entourage et surtout à votre intuition…

J'AI PEUR QUE LA PSYCHANALYSE FASSE DE MOI QUELQU'UN D'AUTRE

A propos des effets de l’analyse, Freud utilise une métaphore fluviale, il compare le travail de la cure à celui qui permet au courant d’un fleuve de reprendre un ancien bras mort, plus direct que celui que des obstacles lui avaient fait emprunter au cours du temps. Il est possible, même probable, que certains comportements, certains attachements et certaines activités que le patient faisait avec obstination et sans vraiment y trouver un bénéfice véritable cessent de l’intéresser. Une analyse ça change la vie, c’est même pour cette raison qu’on l’entreprend. Mais de là à imaginer qu’à cause de l’analyse, la littérature ou le cinéma vont perdre le Flaubert ou le Jean Renoir que le patient croit être… Au contraire. On ne compte plus les artistes ou les écrivains en analyse. La psychanalyse permet au patient de vivre plus en accord avec ses désirs, elle ne l’empêche pas de les réaliser. La difficulté étant de savoir ce qu’il en est véritablement de ses désirs, et c’est justement le but de l’analyse…

LAPSYCHANALYSE REND-T-ELLE SESPATIENTS DEPENDANTS ?

Il est tout à fait exact que le lien entre certains patients et leur analyste ou la psychanalyse se renforce au point qu’ils peuvent en devenir dépendants. C’est l’un des effets de ce qu’on appelle « le transfert ». Il s’agit d’un déplacement provisoire sur la personne de l’analyste du précédent attachement de la névrose, mais dans le but de son élaboration. L’un des buts de la cure est justement l’analyse du transfert et la cessation de cette dépendance. Le transfert n’est pas le propre de la psychanalyse, c’est un phénomène que l’on rencontre aussi en médecine ou dans l’importe quelle psychothérapie. Simplement la psychanalyse prend en compte ce phénomène et en fait une des particularités de la cure.

COMMENT S'ARRETE UNE PSYCHANALYSE ?

Il n’y a pas de norme dans l’analyse et donc pas de cure type. Jung prétend qu’il y a autant de types d’analyses que de patients, mais disons que pour la plupart des patients, après un certain temps, la cure prend fin, mais on ne peut pas dire que le travail de l’analyse cesse pour autant. Certains de ses effets ne sont manifestes que longtemps après la fin de la cure. La fin de l’analyse est un moment délicat, particulier et étrange. La réussite d’une analyse dépend en partie de la manière dont elle se termine.

POURQUOI CERTAINS PSYCHANALYSTES EMPLOIENT-T-ILS DES MOTS COMPLIQUES

Les psychanalystes ont développé un savoir et des théories qui ont l’ambition de rendre compte du fonctionnement du psychisme humain. Mais le psychisme humain n’est pas objectivable comme celui d’un moteur et son fonctionnement n’est pas représentable dans le système logique qui est le nôtre. Ce qui ne signifie pas qu’il n’ait pas un fonctionnement rationnel avec sa propre logique, mais il se dérobe à notre compréhension.
Prenons un exemple : On définit l’inconscient comme d’un lieu « séparé de la conscience » à l’intérieur de l’homme. Cette représentation est une image qui a l’inconvénient d’être déjà trop « formalisée ». L’inconscient est un lieu, certes, mais qui n’est pas localisable, situable, ni même représentable. Pour tenir compte de cette impossibilité il est plus juste de parler d’un « sujet de l’inconscient » plutôt que d’un « inconscient du sujet ». Il ne s’agit pas que d’un jeu de mot, mais de la conséquence d’une impossible appréhension de ce phénomène autrement que par un effet de langage. C’est pour des raisons de ce type que l’accès à la théorie est complexe, difficile et qu’il ne peut en être autrement. C’est aussi ce qui explique qu’un non initié débarquant dans une réunion de travail de psychanalystes peut avoir l’impression que l’on parle une langue inconnue.

COMMENT DEVIENT-ON PYCHANALYSTE ?

Pour être analyste, il faut avoir fait une analyse. C’est la condition première. Non, que la psychanalyse fasse de vous un initié, un être plus doué, meilleur ou qui possède un savoir particulier, mais parce que la place qui est celle du psychanalyste ne peut s’occuper qu’après avoir vécu et éprouvé ce travail d’élaboration singulier de la place du patient dans la relation avec son propre analyste et dans le cadre strict et précis de la cure. La deuxième condition est d’en éprouver le désir et de « s’y autoriser de soi-même » comme le dit Lacan et non d’un droit donné par un diplôme, d’un permis délivré par une institution ou d’un savoir supposé. C’est la moindre des choses que la science, qui a pour vocation de faire émerger le désir de ses patients, se fonde avant tout sur le désir de ceux qui l’exercent… La troisième condition consiste à mettre à l’épreuve ce désir avec d’autres dans une société de psychanalyse.

POURQUOI LES PSYCHANALYSTES REFUSENT-ILS UN DIPLOME ?

Parce que la mise en avant d’un savoir intellectuel ou technique est l’exact contraire de ce qui a fondé et continue de fonder la psychanalyse. La psychanalyse a existé quand des médecins et des scientifiques ont cessé de mettre en avant leur savoir pour écouter leurs patients. C’est encore ce qui se passe chaque fois qu’un patient vient chez un psychanalyste. Ce sont nos patients qui nous enseignent notre savoir et non l’inverse. C’est de la pratique de l’analyse et des enseignements de la cure que s’est constituée et se constitue la théorie de l’analyse.
Bien sûr le savoir théorique, le « docte savoir », a une place importance dans la pratique et la formation des analystes. C’est d’ailleurs pour cette raison que les analystes ne cessent de lire, d’écrire, d’enseigner, de publier, de se réunir et de débattre dans leurs institutions, mais ce savoir sera toujours en position seconde, si ce n’est pas le cas, il ne s’agit pas de psychanalyse. C’est pour cette raison que le psychanalyste ne peut se revendiquer d’aucun diplôme pour l’exercice de son activité.

QUELLE DIFFRENCE ENTRE PSYCHIATRE, PSYCHOLOGUE, PSYCHOTHERAPEUTE, PSYCHANALYSTE ?

Les psychiatres
Ils sont détenteurs d’un savoir médical nécessitant de longues études validées par un diplôme d’état. A ce titre, un certain nombre de psychiatres sont en charge de la santé publique et certains ont la lourde tâche de traiter dans des instituts spécialisés les troubles psychiatriques graves qui menacent ceux qui en sont victimes, leurs proches et la société. Le psychiatre est donc un médecin qui observe les symptômes, établit un diagnostic, détermine la nature du trouble (ou de la maladie), puis dans un second temps, il propose un traitement, parfois sous la forme de prise d’un médicament. Sa méthode ne se situe pas sur le même plan que celle du psychanalyste pour qui le symptôme a un sens et « parle ». Pendant, longtemps, la psychanalyse et la psychiatrie ont partagé des concepts communs. Les consultations du psychiatre sont, en général, remboursées par la sécurité sociale, à l‘exception de ceux qui ont fait le choix de la psychanalyse.

Le psychologue
Il est détenteur d’un savoir et d’un diplôme universitaire reconnu par l’état, mais il n’est pas tenu de faire une analyse. C’est un professionnel qui soigne les affections ou les troubles psychologique, dans un cabinet privé ou dans de cadre d’une institution publique (hôpital, Cmp, Cmpp…). Ses consultations ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Les psychothérapeutes
Ils s’appuient sur une pratique ou un savoir qui n’est pas toujours reconnu par un diplôme universitaire. A l’origine, il n’y a pas de différence entre la psychothérapie et la psychanalyse. C’est Freud qui, soucieux de souligner son approche différente de celle de Jung, a tenu à réserver l’usage du mot psychanalyse au seul psychanalyste. Les psychothérapeutes se sont organisés pour réglementer leur profession et ont obtenu un début de reconnaissance de la part de l’état.

Le psychanalyste
Il est un thérapeute qui a fait une psychanalyse, qui a suivi un enseignement et qui est inscrit et participe aux activités d’une société de psychanalyse.
Généralement, il exerce dans un cadre privé et n’est pas reconnu par l’état. Ses consultations ne sont pas remboursées par la sécurité sociale. Les psychanalystes ne souhaitent pas être intégrés au système étatique de santé publique parce que leur exercice est libre et privé et relève exclusivement d’un accord passé entre un patient et un psychanalyste. Cependant, pour ne pas réserver la psychanalyse à une pratique exclusivement libérale, des psychanalystes exercent pour un public d’enfants, d’étudiants ou de personnes en difficultés dans un certains nombres d’institutions d’état (hôpital, Cmp, Cmpp, Camsp, dispensaire, etc.)

N'IMPORTE QUI PEUT SE REVENDIQUER PSYCHANALYSTE

En théorie, oui… N’importe quel thérapeute peut se revendiquer psychanalyste. Mais en réalité, ce n’est pas si simple. Le psychanalyste est un personnage public, il est intégré dans la vie de la cité. Il est connu par ses patients et ses collègues, il a un cabinet de consultations. Ce sont les autres psychologues ou psychanalystes et les médecins qui lui adressent ses patients. Ce sont les résultats obtenus avec ses patients et le bouche à oreille qui font la preuve de la qualité de son travail. Le psychanalyste qui n’est pas reconnu n’exerce pas longtemps son activité.
Pour Freud, le diplôme et les études médicales n’étaient pas un gage suffisant pour l’exercice de la psychanalyse. Il s’est battu pour que la profession de psychanalyste soit accessible aux non-médecins. Peut-on lui donner tort ? C’est le désir d’être analyste qui est mis en avant pour être analyste. C’est le prix à payer pour que la psychanalyse reste libre et indépendante.
Les psychanalystes exercent un métier complexe et passent l’essentiel de leur temps à travailler avec leurs patients, à se réunir pour analyser leur pratique, à lire, à apprendre. Bien que ne faisant pas partie du système de santé publique, ils soulagent une part non négligeable de la souffrance psychique.

POURQUOI PAYER EN LIQUIDE ?

Ce n’est plus une règle intangible. Beaucoup de patients règlent leur psychanalyste par chèque. L’argent, c’est ce qui permet au patient de ne pas rester en dette vis à vis de son psychanalyste. Il joue donc un rôle essentiel dans la cure. L’argent est un objet d’échange complexe qui a une valeur et une signification inconsciente. Pratiquement, la manière toujours particulière dont les patients s’acquittent de leur dette à la fin de la séance n’est pas dénuée de sens. C’est pour cette raison que la plupart des psychanalystes demande à être réglés en liquide. Mais encore une fois, chaque analyse est particulière et chaque psychanalyste a sa propre manière de faire. Il est difficile d’édicter des règles valables pour tous à propos d’un « objet » qui suscite un attachement aussi particulier que l’argent.

UNE ANALYSE AVECUN HOMME OU UNE FEMME ?

Ce n’est pas indifférent, mais dans tous les cas, il faut choisir. Vous remarquerez qu’on ne peut pas ne pas choisir. L’analyse ne sera pas la même si vous choisissez un homme ou une femme. La plupart des patients savent s’ils sont plus à l’aise pour parler avec l’un ou l’autre sexe.

PARTICULARITE DE LA PSYCHANALYSE PAR RAPPORT AUX AUTRES THERAPIES

La psychanalyse propose au patient un travail d’élaboration par la parole qui se structure autour de trois principaux concepts théoriques: L’existence de l’inconscient, la prise en compte du transfert et le primat donné à la sexualité. Ce sont ces trois concepts qui différencient la psychanalyse des autres thérapies.

l’existence de l’inconscient :
Les patients qui viennent en consultation sont sous le coup de symptômes (Idées obsédantes, angoisse, perte de désir, échecs, répétition, etc…). Les psychanalystes partent de l’hypothèse que « la cause » de ces troubles est psychologique et inconsciente, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne s’étayent pas sur une base organique, héréditaire ou biologique, ni même que les troubles psychiques n’ont pas une dimension réelle démontrable et mesurable. Mais les psychanalystes considèrent que ces symptômes ont un sens et sont l’expression d’un conflit psychique. Ils n’engagent pas le travail uniquement autour de l’observation et la typologie des symptômes, mais se préoccupent avant tout des paroles et de la personne du patient, (les psychanalystes parlent de « sujet ») et ce, quelque soit son « niveau », son intelligence et ses capacités intellectuelles.
Pour la psychanalyse l’homme est un être parlant, libre et doué de raison, il existe à l’intérieur de lui un lieu séparé de sa conscience (l’inconscient), où la raison vacille et qui est à l’origine d’un conflit psychique dont les symptômes ne sont que l’expression.

La prise en compte du transfert
Freud a découvert au cours des premières cures et après beaucoup de tâtonnements que c’est la parole du patient qui soigne et non l’information que lui délivre l’analyste. Certes, le patient souffre de ne pas savoir, mais il se soigne en le disant. C’est sa parole qui agit dans la cure et pas ce que lui dit le thérapeute. Pourquoi ? Parce que parler, c’est parler à l’autre, ce n’est pas simplement émettre un message que l’autre reçoit. C’est instituer l’autre comme garant de la vérité de ce que l’on dit. Par conséquent le psychanalyste est impliqué dans le dispositif mis en place dans la cure. Il n’est pas qu’un observateur neutre et détaché. Comment doit-il intervenir ? C’est bien là toute la question… Le travail du psychanalyste est de libérer le patient des motions inconscientes qui l’entravent en préservant son intégrité et sa liberté. Il doit s’effacer et laisser sa parole de son patient occuper l’espace. C’est pour cette raison que le psychanalyste intervient peu et à des moments précis de la cure, quand la problématique a été suffisamment élaborée pour être sûr que la parole dite dans le cabinet soit celle du patient et pas celle du thérapeute.

Le primat donné à la sexualité.
On a accusé Freud de tout expliquer par la sexualité. Or la sexualité selon Freud n’est pas la génitalité. Freud n’est pas obsédé par le sexe, il constate que ce qu’il appelle les pulsions sexuelles, celles qui, dans tout organisme vivant concernent la reproduction, ont chez l’homme des conséquences spécifiques que n’ont pas les autres pulsions. II prend simplement acte du fait que chez l’homme, l’amour n’est pas la faim, que le désir n’est pas le besoin. Pour Freud, la sexualité joue un rôle fondamental dans le fait d’être humain. La pulsion sexuelle (libido) est à la fois la cause des névroses, le concept de base qui permet d’expliquer le fonctionnement particulier du psychisme humain, et à un autre niveau, ce qui définit à la fois l’horizon et la limite du travail du psychanalyste. Freud n’en démordra pas. Pourquoi ? Parce que le but de la psychanalyse est de réconcilier l’homme avec sa condition, fût-elle imparfaite et pas d’en changer la nature ou de l’élever au-dessus de son état. En conséquence, il maintient son édifice théorique fermement arrimé à ce concept de libido, imparfait certes, mais souple, paradoxal et tangible qui recouvre le mieux ce qu’est la base et la finalité de l’existence humaine. Freud se méfie des mystiques, des religieux, des sages, des philosophes et des idéalistes et refuse d’embarquer pour les étoiles, les mythes, la société idéale ou l’au-delà. Il maintient le psychanalyste à son fauteuil et lui rappelle sa modeste et nécessaire ambition : Libérer les patients de leurs entraves inconscientes en les laissant libre du choix de leurs vies.
Qualifications : Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité
Spécialisations : Psychothérapeute en Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Psychothérapeute en psychodrame de J.L. Moréno.
Interventions non rémunérées sur ce forum - Aucune consultation par mail, ni internet.
" La psychanalyse est un remède contre l'ignorance. Elle est sans effet sur la connerie." Jacques Lacan

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 26 oct. 2018, 00:28

LES TROUBLES DE LA PERSONNALITE DSM IV selon l'aapel

*** Le trouble de la personnalité paranoïaque
Un sentiment de méfiance
Pour lui le doute n'est pas permis
"L'autre" dérange, désorganise, manipule
"L'autre" est sournois, il trahis alors qu'il n'y a aucune preuve objective
"La gentillesse ne peut exister, ça cache quelque chose"
Le paranoïaque est secret car toute faiblesse pourrait être utilisée contre lui
Il a tendance à rendre méfiant son entourage
La critique le renforce dans ses croyances
Il est à la tête de son groupe, sa "secte" qui ne le critique pas alors que le monde entier le condamne
Le modèle est "souffrance, sérieux, sermon et plainte"
A la différence du borderline qui a des bas mais aussi des hauts (un peu comme le bipolaire / maniaco-depression), le rire, la joie, tout se qui permet de s'ouvrir aux autres... est banni du paranoiaque
A la différence du borderline, il a une haute image de lui-même. Il se croit logique mais dans une logique partiale qui se démarque des faits, une logique déviante
Il se considère honnête, droit, innocent, noble alors qu’il est tout le contraire retor, compliqué, vicieux et agressif. Il ment, il dupe. Mais ces défauts il ne les voit que chez les autres
Sa cible ? Les supposés "faibles" car les "forts", il les respecte, les admire et les jalouse
Le borderline a parfois (souvent ?) tendance à la "parano", surtout utilisée comme mécanisme de défense, mais il n'a pas du tout une image de lui aussi valorisée (euphémisme)et constante. Ces deux troubles semblent donc "incompatibles"
A noter de plus qu'il est quasi du domaine de l'impossible qu'un paranoiaque non traité puisse se reconnaitre comme tel du fait de sa parano, cela remettrait en question toutes ses théories. Mais il en est tout autrement de son entourage qui pourra le reconnaitre

*** Le trouble de la personnalité schizoïde
Le schizoïde est plutot un solitaire, un froid qui semble ne pas souffrir
A la différence des borderline que l'on pourrait qualifier d'hyperémotifs, le schizoide semble ne pas ressentir d'émotions, il peut sembler apathique
Il a une distance vis à vis des êtres humains sans doute par besoin de se protéger
La encore à la différence des borderline, il n'a pas de sautes d'humeur
Il semble hautain mais a une mauvaise image de lui-même (sans vie, ennuyeux, raté)
Le borderline peut parfois faire penser à tort qu'il a des tendances schizoides, notamment lorsqu'il cherche à contrôler ses émotions.
On pourra le penser "sans coeur" face à un drame alors qu'en fait il se contrôle pour ne pas exploser en larmes, bref tout le contraire. Ces deux troubles semblent donc "incompatibles"

*** Le trouble de la personnalité schizotypique
Le DSM parle de croyances étranges et de perceptions inhabituelles incontrôlables
Il est souvent excentrique, bizarre.
Il a une distance vis à vis des êtres humains mais elle est le fruit de l'incompréhension des autres à ses modes de pensée
Il peut être cyclique dans ses relations isolé ou se livrant totalement
Comme le borderline il a des sautes d'humeurs incompréhensibles, mais plutot fruits de sa vie intérieure que de stimuli externes.
Il ne sait pas trop qui il est et se sent comme un étranger dans cette société
Il donne du sens à l'irrationnel (télépathie, revenants, astrologie, 6eme sens...)
Il peut y avoir confusion avec le trouble de la personnalité borderline mais à priori, le borderline ne vit pas dans un monde à lui, même s'il a parfois des "trucs" pour se rassurer
Le borderline pourra parfois aussi souffrir de ce trouble (étude)

*** Le trouble de la personnalité antisociale ou psychopathie
Il passe à l'acte. L'acte (impulsif), souvent violent, est la pour résoudre ses problèmes
A la différence du borderline qui EST "emotions", qui subit ses émotions et souffre, le psychopathe refoule, ignore ses émotions, l'anxiété et la depression
A la différence du borderline, Il se croit fort, dominant, et les autres ne sont que des outils (qu'il utilise, charme, détruit selon son bon vouloir)
A la différence du borderline, il ne ressent pas la culpabilité et n'a pas la moindre remise en question de lui-même
A la différence du borderline, il ne se fait pas du mal à lui même (sauf s'il est entravé)
Sauf en cas de grave dissociation, le borderline, lorsqu'il agit de façon "dingue" le sait, même s'il ne peut se l'empêcher.
Le psychopathe et le borderline sont à priori à des antipodes, le borderline est envahi d'émotions, il ressent la souffrance, la culpabilité, ... le psychopathe agit, point.

*** Le trouble de la personnalité borderline
Le borderline est caractérisé par un problème de gestion des émotions (intensité, instabilité) qu'il subit
Il a des sautes d'humeurs (haut et bas) fréquentes, une impulsivité, des colères, un sentiment de vide, anxiété, des comportements parfois "bizarres" aux yeux des autres
Il a des problèmes relationnels
Un mode de pensée souvent noir et blanc (clivage), voit l'autre en "tout bon", "tout mauvais", avec un statut de "victime"
Il ne sait pas qui il est et a une image de lui instable habituellement très négative (pouvant alterner avec une image très positive)
Il ressent la souffrance psychique telle que seules des conduites autodestructives peuvent conduire à l'apaisement temporaire.
Le risque de suicide donne à ce trouble une gravité réelle
Un des facteurs déclenchant du trouble puise ses origines dans la petite enfance

*** Le trouble de la personnalité histrionique
Ce trouble touche plus de femmes que d'hommes
Sa stratégie est la séduction
Il ne peut vivre sans le regard de l'autre sur lui et ne recule devant rien pour cela (un peu comme le narcissique mais pas pour les mêmes raisons)
Quand le borderline est en quête d'identité, l'histrion est en quête d'attention
A la différence du borderline qui ment pour se protéger, l'histrion a tendance à enjoliver une situation et ment pour séduire
Elle passe sans cesse de l'enthousiasme à la déception
Elle a des problèmes d'apprentissage, de concentration, d'attention
Elle a une mauvaise estime d'elle-même et fait tout pour donner une image totalement contraire
Le borderline peut parfois avoir des traits ou souffrir de ce trouble mais dans ce cas c'est certainement plus une façade qu'une réalité

*** Le trouble de la personnalité narcissique
C'est simple, à la différence du borderline qui bien souvent ne s'aime pas, qui ne sait pas qui il est, le narcissique s'aime lui-même, n'a aucune doute quant à sa valeur hors du commun
Il a la folie des grandeurs, il pense faire parti des "élus", ceux à qui tout est du
Le narcissique se distingue de l'antisocial par sa "grandiosité", sa tendance à exagérer ses talents et se regarder lui même comme plus unique et supérieur. (Gunderson 2OO1)
Pour lui, l'autre n'a que peu de valeur, tout juste un outils pour flatter son égo démesuré
Il est arrogant, n'a pas ou peu d'empathie... La remise en question de lui-même "c'est pas son truc"
A la différence du borderline qui est le "champion du grand écart"(pouvant par exemple faire cohabiter un égo surgonflé du fait de son intelligence et une haine profonde de lui-même), Il est constant
Le borderline peut parfois par ses attitudes faire penser qu'il est narcissique mais alors que le narcissique ne doute pas, le borderline n'est que "doutes". Ces deux troubles semblent donc "incompatibles" sur le fond
Se faire du mal et se suicider quand on s'aime trop n'est selon moi pas compatible

*** Le trouble de la personnalité évitante
L'évitement est sa stratégie, son but est d'eviter l'échec, il va agir mais avec moult précautions
On pourrait parler de timidité maladive
Solitude, effacement, célibat, faible estime de soi
"trop" gentille
La personne évitante fuit les émotions, aussi bien le plaisir que la douleur et se fabrique une vie imaginaire
A la différence du trouble de la personnalité borderline, les personnes évitantes ne subissent pas, par exemple, de sautes d'humeur et d'impulsivité
Certains borderline, à force d'échecs et de souffrances se "réfugient" dans ce trouble pour moins souffrir

*** Le trouble de la personnalité dépendante
La personne est incapable de prendre des décisions pour elle-même et s'en remet à un tiers
De nombreux borderline du fait de leur peur maladive de l'abandon, mais aussi de problèmes de construction de leur identité durant l'enfance, développent ce trouble
Soumission, passivité, peur de la solitude, peur de la rupture, anxiété
Faible image de soi dans la constance
A la différence du trouble de la personnalité borderline, les personnes dépendantes en état de protection ne subissent pas de sautes d'humeur et d'impulsivité et ne subissent pas leurs émotions. Mais face au risque d'abandon, de rejets, ils deviennent hyperanxieux
Comme les borderline, les personnalités dépendantes peuvent provoquer l'abandon de peur de se faire abandonner
De nombreux borderline sont aussi dépendants notamment du fait de leur image d'eux-mêmes et de leur peur de l'abandon

*** Le trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive
L'obsessionnel veut tout controler dans tous les domaines au point de perdre de vue l'objectif initial
On peut difficilement le qualifier de "jouisseur"
Il redoute les émotions et fait tout pour les contenir
Il a une apparence hyper conformiste ("un balais dans le c..")
Ne fait pas confiance pour déléguer
A la différence d'un borderline qui ne contrôle pas grand choses (émotions,...), l'obsessionnel fait en sorte de garder la maîtrise de tout
Certains borderline ont une tendance à l'obsession, notamment parce qu'ils savent qu'ils peuvent se noyer dans un verre d'eau, ainsi en contrôlant un maximum, ils espèrent se mettre à l'abri d'émotions.
Il semble que l'obsessionnel est trop "constant" pour pouvoir être Borderline, c'est trop "épuisant" pour une personne borderline

*** Le trouble de la personnalité passive-aggressive (DSM III)
Critéres DSM: Au moins 5 des 9 points suivants:
1- Procastination, c.-à-d., reporte les choses qui doivent être faites de sorte que les délais ne sont pas respectés.
2- Devient boudeur, irritable ou ergoteur lorsqu'on lui demande de faire quelque chose qu'il ou elle ne veut pas faire.
3- Semble travailler délibérément lentement ou faire un mauvais travail dans les tâches qu'il ou elle ne veut vraiment pas faire.
4- Proteste, sans justification, que les autres lui font des demandes déraisonnables.
5- Evite les obligations en prétendant "avoir oublié".
6- Croit qu'il ou elle fait un bien meilleur travail que ce que les autres en pensent.
7- Est offensé par des bonnes suggestions venant d'autres personnes au sujet de la façon dont lui ou elle pourrait être plus productif.
8- Entrave les efforts des autres en manquant de faire sa part du travail.
9- Déraisonnablement critique ou dédaigneux des personnes en positions d'autorité
"Comparé au trouble borderline, le trouble passif-aggressif ne comporte pas de manifestations de trauma / dissociation / hypervigilance / impulsivité / colère ouverte / auto-destruction / peurs, aussi bien que l'absence de rage / de sentiment de vide et l'instabilité des émotions" (daniel c claiborm)
Certaines personnes avec un trouble de la personnalité borderline (mais aussi d'autres troubles) peuvent développer des traits du trouble de la personnalité passive-aggressive, notamment la proscatination (reporter sans cesse)

*** Approche française: La personnalité paranoïaque (F60.0 CIM-10)
Orgueil démesuré, hypertrophie du moi et surestimation
Autoritarisme , psychorigidité
Absence d’autocritique, refus de l’idée d’être fautif, rejet systématique de la faute sur autrui
Fausseté du jugement et des raisonnements
Méfiance, susceptibilité parfois jusqu’au délire paranoïaque

*** Approche française: La personnalité schizoïde(F60.1 CIM-10)
Ne recherche pas le contact, solitaire
Retrait, repli sur soi, isolement, introversion
Difficultés à nouer des relations humaines
Froideur affective apparente
Incapacité à exprimer du plaisir ou des sentiments
Vie imaginaire riche
schizoide

*** Approche française: La personnalité schizotypique (F21 CIM-10)
Croyances et comportements étranges
Bizarreries de pensée
Pense avoir des dons
Peur des relations (sentiment d'être non compris)
schizotypique

*** Approche française: La Personnalité Psychopathique (ou antisociale) (ou sociopathique) (F60.2 "dyssociale" CIM-10)
Troubles dès l’enfance avec aggravation à l’adolescence
Impulsivité, passage à l’acte pouvant être violent
Ils ne tolèrent aucune autorité ou frustration (conflits)
Irresponsabilité
Souvent manipulateurs et dissimulateurs. Traits d’hystérie. Tendance perverse
Généralement pas d’anxiété
antisociale

*** Approche française: La personnalité limite ("borderline ou état limites") (Dans le groupe F60.3 "émotionnellement labile" CIM-10) (labilité = instabilité) (émotionnelle)
Traits aussi bien névrotiques que psychotiques
Instabilité dans les relations interpersonnelles (Dépendants et hostiles à la fois)
Anxiété
Image de soi instable (entre dévalorisation et mégalomanie)
Troubles du comportement et impulsivité
Humeur changeante
Phobie
Risque de suicide
Pensée noir et blanc,
Tendances perverses,(note de l'aapel, inutile de vous dire que l'on ne partage pas du tout ce point de vue)
borderline

*** Approche française: La personnalité hystérique (ou histrionique)(F60.4 "histrionique" CIM-10)
Essentiellement chez la femme
Attitudes de séduction, recherche d’attentions excessive
Théâtralité, dramatisation, chantage affectif, mythomanie (Tendance pathologique à la fabulation, au mensonge ou à la simulation)
Sujet immature en recherche d'identification, dépendance affective
Humeur labile
Troubles de la sexualité
(voir névrose hystérique, trouble de conversion)
histrionique

*** Approche française: La personnalité narcissique(Dans le groupe F60.8 "Autres troubles spécifiques" CIM-10)
Surestimation de soi et de ses capacités
Sentiment d'être unique
Besoin d’être reconnu comme exceptionnel
Critique mal vécue
narcissique

*** Approche française: La personnalité phobique (ou évitante)(F60.6 "anxieuse" CIM-10)
Repli sur soi même pour éviter les situations d’angoisse
Peur d’être jugé, timidité, sensibilité au rejet et à la critique, anxiété
Manque de confiance en lui
Voir critères DSM 4, de la phobie sociale

*** Approche française: La Personnalité dépendante (ou soumise ?) (F60.7 CIM-10)
Soumission
Besoin d'être soutenue, rassurée, que l’on décide pour elle
Peur d’être moins aimée, de se retrouver seule et abandonnée
dependante

*** Approche française: La Personnalité anankastique (ou obsessionnelle)(F60.5 CIM-10)
Attitude réservée.
Ordre, perfectionnisme, respect des règles, économie
Rigidité de la pensée, entêtement, obstination, autoritarisme
Sentiments peu exprimés.
En proie au doute perpétuel, manque de fantaisie, obsédés du travail
obsessive

*** Approche française: La Personnalité psychasthénique (pas d’équivalent DSM), semble considérée tantôt comme un trouble obsessionnel, tantôt comme une dysthymie ou dans les troubles somatiques
Difficulté à prendre des décisions qui demandent un effort
Impuissance à agir, tendance aux doutes et aux scrupules, résignation.
Tristesse évidente et chronique. Fatigue
Redoute les situations morales où doivent être prises des décisions
Les actes, les émotions et réflexions sont dénuées d’intérêt (en gros "a quoi bon xxxx, cela ne sert à rien et ne changera rien")
haut

*** Approche française: La Personnalité sensitive (pas d’équivalent DSM) serait considéré comme le mélange de la personnalité paranoïaque et de la personnalité psychasthénique même si cela semble avoir des cotés bien « borderline » (Dans le groupe F60.0 "paranoiaque" CIM-10)
Hyperémotivité.
Anxiété sociale, regard des autres, peur d’être « découvert », peut tourner à la paranoïa
Aurait une conscience de lui fier et susceptible

LES PERSONNALITES PATHOLOGIQUES approche psychanalytique
(AAPEL: Le propos n'est pas d'expliquer la psychanalyse mais de vulgariser la vision de l'humain tel que Freud l'avait conceptualisé)
Freud part semble t'il d'un postulat qu'il n'existe pas vraiment de gens "normaux". C'est à dire que nous avons tous des fragilités plus ou moins importantes.
Pour Freud nous sommes tous des névrosés mais il y a une gradation selon que ce soit léger (ex "obsessionnel un peu maniaque") ou lourd (ex "obsessionnel obligé de vérifier 10 fois que la lumière a été éteinte")
Le coté positif de ceci c'est que l'on peut se sentir moins stigmatisé dans le sens où il n'y a pas d'un coté les "normaux" et de l'autre les "malades", ce qui peut éviter le sentiment de 2 camps, les "élus" et les "exclus".
Le coté totalement négatif de ceci est justement cette absence de frontière qui permet d'entretenir le déni chez une personne malade en disant des phrases comme "tout le monde a des problèmes". Sans seuils, impossible de dire "cette personne n'est pas malade" ou "cette personne a un cancer", ce qui peut être très dangereux, cf la définition psychanalytique de l'état limite (voir plus bas) qui a un effet dévastateur en fabriquant la catégorie des "pas vraiment malades"

Il existe 2 principaux pôles
- Les névrosés (la majorité des individus)
- Les psychotiques

Les névrosés
Parmi les névrosés on trouve
- Les obsessionnels qui sont des personnes plutôt refoulées, qui recherchent l'ordre, le coté méticuleux, le contrôle permanent. L'obsessionnel vivant et étant à fond dans "son truc" et dans ses "rituels"
ou
- Les hystériques qui sont le contraire, c'est à dire un désordre total, un vrai "bordel" (pardon). L'hystérique, assez histrionique a besoin d'attirer l'attention sur lui pour exister. Avec lui c'est le théatre de rue, la vision de la "mama italienne", beaucoup de gestes, beaucoup de bruits, beaucoup de fantasmes, mais pas grand chose de palpable.
... et
- Les phobiques qui constituent une petite catégorie à part. Le phobique est un anxieux, un évitant. Il a peur de plein de choses. (listes de phobies disponibles à la page http://www.alaphobie.com/symptomes.php#anxiété 7)

Les psychotiques
Les psychotiques sont "plus atteints". Leur état perturbe réellement leur vie et leur identité ou celle de leur entourage. Pour Freud ce sont vraiment des malades. A un moment il perd le contrôle de lui-même avec des douleurs psychiques atroces
On trouve
- Les paranoiaques. Eux, on sait ce que c'est. Le paranoiaque vit avec la théorie du complot. La terre entière est contre lui, nous sommes tous espionnés. Ex: "il y a des micro-puces dans les céréales qui se logent dans notre intestin et qui avec analyse de notre ADN permettent de savoir où l'on se trouve, ce que l'on fait, ce que l'on mange afin de fournir les données à la coalition des états collaborateurs avec les extra-terrestres qui ont planifiés l'invasion de la planète" (je fais bien le parano, hein ??!!)
- Les schizophrènes. Le "schizo" c'est ce que tout le monde appelle le "dingue", le "fou". C'est une personne qui a plusieurs personnalités (qui théoriquement ne se "fréquentent" pas) et qui dans certaines circonstances est totalement en dehors de la réalité. Il a des raisonnements que l'on ne comprends pas, des actions de même.
Chez le parano, on peut croire à ses délires parce que c'est bien construit que cela repose en partie sur du vrai, chez le schizophrène ça peut partir de tous les cotés et on se dit "il manque une case, il est pas avec nous lui". Par exemple quand un clochard commence à vous expliquer qu'il possède 3 avions, une banque, qu'il est marié à un mannequin, qu'il parle à Dieu et que visiblement il y croit, on a alors tendance à douter...

Ces 2 poles, névrose et psychose étaient à la base
Mais il existe une autre catégorie bien distincte qui s'appelle
Les pervers.
Si les deux premiers sont "A" alors le pervers c'est "A barre", c'est dire "qui n'est ni névrotique, ni psychotique"
On peut dire que le pervers n'est pas un refoulé mais qu'il passe à l'acte, il réalise les fantasmes

Chez les pervers on trouve
- Les sado-masochistes dans lesquels l'autre ou soi-même n'est qu'objet dans un "jeu" plus ou moins "jeu" mais plutôt consenti de part et d'autre. Dans ce cadre, celui qui joue le rôle du sadique est un psychopathe "light"
- Les psychopathes pour lesquels l'autre n'est pas et on peut donc en user à volonté comme le jeter après usage.
(a noter que le pervers narcissique serait une combinaison de pervers et de narcissique)
Vous pouvez aussi lire les pages borderline ou pervers narcissique ?

"Mais il existe des gens qui semblent être plus que névrosés mais qui ne sont pas vraiment non plus psychotiques !"
Ces personnes sont de fait dans un no man's land
Et c'est ainsi qu'est né "l'état limite". Les borderline ou état limite sont à la frontière entre les deux. (définition du dictionnaire: "Borderline = à la frontière")
Il est donc logique qu'un borderline au sens psychanalytique du terme ne soit parfois pas du tout borderline au sens DSM IV
"Si vous avez le désir profond d'être diagnostiqué borderline, allez voir un psychanalyste, par contre si vous redoutez ce diagnostic, allez voir un psychothérapeute adepte d'un DSM pur et dur, vous mettrez alors le maximum de 'chance' de votre coté !"
La définition DSM du borderline étant "qui est ça ça ou ça" alors que la définition psychanalytique du borderline est "qui n'est ni ça, ni ça et ni ça"
Au fil du temps le trouble borderline est devenu un vrai fourre tout "je ne sais pas ce que vous êtes, mais de toute évidence vous avez un problème, donc vous êtes borderline".
Sans doute est-ce la raison pour laquelle le trouble de la personnalité borderline est (était) si peu étudié dans les facultés de médecine françaises
Il me semble personnellement difficile de soigner une personne en ne sachant pas ce qu'elle est, mais en ne sachant que ce qu'elle n'est pas.

PROFILS SELON BECK
*** Trouble de la personnalité paranoiaque, croyances
Je suis vulnérable
Les gens sont des adversaires potentiels
Je ne peux pas faire confiance aux autres personnes.
L'autre a des motivations cachées.
Si il est gentil c'est pour me tromper
Je dois rester en permanence sur mes gardes.
Il n'est pas prudent de se confier aux autres.
Les personnes prendont avantage sur moi si je leur laisse une chance.
Les autres personnes essaieront de m'abaisser délibérement.
J'aurais de sacrés problèmes si je laisse les autres personnes penser qu'elle peuvent s'en tirer si elles me maltraitent
Si les autres personnes trouvent des choses sur moi, elles s'en serviront contre moi
paranoiaque

*** Trouble de la personnalité schizoide, croyances
J'ai besoin de mon espace
Je ne suis pas comme les autres
Les relations sont sources de problèmes.
La vie est plus simple sans les autres.
Je suis vide en moi.
Il est mieux pour moi de garder mes distances et de faire profil bas.
Je suis un inadapté social.
La vie est fade et ingrate.
Ils devraient me laisser seul
Je ne comprends pas pourquoi les autres sont heureux ensembles

*** Trouble de la personnalité schizotypique, croyances
Je ne dois prendre en compte que ma propre vision; Je ne dois pas être influencé par qui que ce soit
J'ai certains pouvoirs
Je me sens comme un extra terrestre dans un environnement effrayant.
Comme le monde est dangereux, tu dois faire attention à toi en permanence.
Il y a des raisons pour toute chose. Les choses n'arrivent pas par chance.
Parfois mes propres perceptions sont une indication de ce qui va arriver.
Les relations font peur.
Si je leur dis ce que je pense vraiment, ils ne me croieront pas
Je sais ce qu'ils pensent
Je suis débile

*** Trouble de la personnalité antisociale, croyances
J'ai droit à ce que je veux
Les gens sont faits pour être exploités
La force ou la ruse est le meilleur moyen pour que les choses soient faites.
Nous vivons dans une jungle où seul le plus fort survie.
Si je ne profite pas des gens, c'est eux qui profiteront de moi en premier.
Il n'est pas important de respecter ses promesses ou d'honorer ses dettes.
Le mensonge et la tricherie sont autorisés du moment que l'on ne se fait pas prendre.
J'ai été injustement traité et je suis en droit d'obtenir mon du par quelque moyen que ce soit.
Si les autres ne se protègent pas, c'est leur problème
Je me moque pas mal de ce qu'ils pensent
Je suis en colère, il faut que je fasse quelque chose

*** Trouble de la personnalité borderline, croyances
L'autre doit s'occuper de moi
Personne ne me comprends
Personne ne pourrait m'aimer ou vouloir être pres de moi si ils me connaissaient vraiment.
Je ne peux pas me débrouiller seul, j'ai besoin de quelqu'un pour prendre appui.
Si je ne fais pas ce que les autres veulent, ils m'abandonneront ou ils m'attaqueront.
Les autres peuvent me blesser, m'attaquer, prendre avantage sur moi (je dois me protéger).
Il m'est impossible de me controler ni de me discipliner.
Je dois controler mes émotions ou quelque chose de terrible va se produire.
Ne te fais pas d'amis, ils te feront de la peine
Il n'y a jamais personne pour combler mes besoins, pour être fort pour moi, pour prendre soin de moi
Je serai toujours seul
La douleur que je ressens est insupportable
Je suis un fardeau pour les autres

*** Trouble de la personnalité histrionique, croyances
Je dois faire bonne impression
Pour être heureuse, j'ai besoin que les autres fassent attention à moi.
Tant que je n'amuse pas ou que je n'impressionne pas les autres, je suis rien.
Je dois être le centre de leur attention.
Si j'amuse les autres, ils ne remarqueront pas mes faiblesses.
Seule je suis incapable d'organiser ma vie
Je sais charmer pour qu'ils m'aident et qu'ils m'aiment
Ils me trouvent irresistible

*** Trouble de la personnalité narcissique, croyances
Je suis exceptionnel
Du fait de ma supériorité, je suis en droit d'obtenir un traitement de faveur et des privilèges.
Je n'ai pas à m'encombrer de regles qui ne s'appliquent qu'aux autres.
Si les autres ne montrent pas le respect que je mérite, ils doivent être punis.
Les autres doivent satisfaire mes besoins qui sont plus importants que les leurs.
Les autres doivent reconnaitre au combien je suis spécial.
Comme je suis si talentueux, les autres devraient me ceder la place.
Aucun besoin de quiconque ne doit interférer avec les miens
Ils ne savent pas qui je suis
Ce sont des moins que rien

*** Trouble de la personnalité dépendante, croyances
Je suis impuissant
Je suis faible et incapable de me débrouiller tout seul.
J'ai besoin de quelqu'un de disponible autour de moi à tout instant pour m'aider à réaliser ce que je dois faire ou au cas ou quelque chose de mauvais m'arriverait.
Je suis impuissant quand je suis livré à moi-même.
Je suis basiquement seul--sauf si je peux m'attacher à une personne plus forte.
La pire des choses serait que l'on m'abandonne.
Je dois rien faire pour offenser mon supporter ou mon "aideur".
Je dois etre docile pour le maintenir dans des bonnes dispositions à mon égard.
J'ai besoin de savoir que quelqu'un peut m'aider n'importe quand
J'ai besoin des autres pour m'aider à prendre des décisions ou me dire ce que j'ai à faire
Les gens me trouvent minable
dependante

*** Trouble de la personnalité évitante, croyances
Je pourrais être blessée
Je suis socialement inepte et indésirable dans toutes les situations.
Les autres personnes sont potentiellement critiques, indifférentes, humiliantes ou rejetantes.
Les autres me sont supérieurs
Si une personne reste pres de moi, elle va découvrir mon "vrai" moi et me rejeter.
Etre exposé comme inférieur sera intolérable.
Je dois éviter les situations déplaisantes à tout prix et ne pas prendre de risques
Si j'ignore un problème, il s'en ira
Je vais échouer
Ils ne m'aiment pas

*** Trouble de la personnalité obsessive compulsive, croyances
Les erreurs sont mauvaises, je ne dois pas commetre d'erreurs
Je ne dois que compter sur moi pour vérifier que les choses ont été faites.
Les autres ont tendance à être trop décontractés, souvent irresponsables, indulgents envers eux-mêmes, ou incompétents.
Il est important d'être parfait en tout.
Si je n'ai pas de trucs, tout va s'effondrer.
Chaque faille ou baisse de performance peut conduire à la catastrophe.
Je dois avoir un controle total sur mes émotions.
Les autres doivent faire les choses de ma façon
Je suis responsable de moi et des autres
Si je ne réussi pas à 100%, c'est un échec total
Qualifications : Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité
Spécialisations : Psychothérapeute en Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Psychothérapeute en psychodrame de J.L. Moréno.
Interventions non rémunérées sur ce forum - Aucune consultation par mail, ni internet.
" La psychanalyse est un remède contre l'ignorance. Elle est sans effet sur la connerie." Jacques Lacan

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 27 oct. 2018, 22:07

Re: Maltraitance sur enfants

Citer
Messagepar Minijeune » 27 oct. 2018, 18:07
Je lis votre post et j'ai quelques réserves...

Peut-être que c'est moi qui est trop méfiante...
Mais je trouve étrange qu'une personne vienne faire de la genre de solicitation sur un site comme ici...

Premièrement, on ne sait pas sur quelle clientèle vous faites votre recherche... petite enfance, adolescence...??

Deuxièmement, on a aucune idée qui vous êtes réellement car il y a aucun moyen de vraiment voir quelle est votre identité... surtout que vous avez un pseudonyme... vous signez votre nom mais vous n'êtes pas encore psychologue... donc aucun registre... vous ne mentionnez pas de chaire de recherche... pas d'université...??

Troisièmement, les enfants qui ont vécu des difficultés avec leurs parents ne se présenteraient peut-être pas sur ce site... et s'ils se présentent, et qu'ils vous feraient confiance et tout... comment savoir si vous êtes réellement quelqu'un de confiance... je trouve ça un peu dangereux et ça me questionne que quelqu'un rendu au Master en psycho n'ait pas pensé à ça...

Venir tout bonnement sur un site pour offrir des services à des enfants...?? Les plus fragiles et les plus démunis pourraient venir vers vous... et vous pourriez être n'importe qui... un abuseur même...

Si vous êtes à l'université, réellement...
Vous avez un professeur-chercheur associé...
Vous avez une clientèle cible...
Vous avez sûrement des contacts avec la protection de la jeunesse ou ce genre d'instance en France... c'est là que vous devez piger votre clientèle... pas sur un site comme celui-ci...

Après avoir exprimé des choses difficiles sur leurs parents... où iront ces enfants... quel est votre protocole... ils retourneront dans leur famille?? Allez-vous leur mettre des mots dans la bouche... allez-vous leur parler de votre propre expérience inconsciemment? C'est bien que des enfants qui vivent des difficultés puissent pouvoir discuter... mais si c'est pour leur faire remarquer qu'ils ne sont pas bien, et qu'ils n'y a rien comme aide pour les sortir ensuite de leur situation difficile... ils vont retourner chez eux... ils vont sûrement se trouver dans un genre de conflit d'intérêt... entre leur parents et vous...

Alors quel est votre but...
Et encore une fois....pourquoi venir chercher son bassin de population sur un site comme celui-ci...

J'espère avoir pu mettre la puce à l'oreille à tous les jeunes, parents, amis, enseignants... etc... qui pourrait penser que c'est une bonne idée de vous contacter...
Je pense que c'est une très mauvaise idée de faire confiance à n'importe qui... puis anyway, vous avez un code d'éthique, un ordre professionnel... vous savez que vous avez besoin du consentement du parents pour pouvoir voir les enfants... au québec, c'est pour tout enfant avant 14 ans...

Vous devriez connaître tout ça...
Et ça ne ressort pas... c'est pour ça que ça me fait peur tout ça... pour toutes les personnes vulnérables qui pourraient voir en vous un sauveur... alors que je pense que vous êtes soit très maladroite... ou soit très inconsciente... ou soit très consciente que vous êtes peut-être un malfaiteur...

Quand on ne sait pas et qu'on n'a pas les informations vraiment... je pense qu'il faut tout le temps voir qu'il y a une possibilité que la personne puisse être malveillante.
Qualifications : Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité
Spécialisations : Psychothérapeute en Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Psychothérapeute en psychodrame de J.L. Moréno.
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Dubreuil
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Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 01 nov. 2018, 12:00

...
Qualifications : Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité
Spécialisations : Psychothérapeute en Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - Psychothérapeute en psychodrame de J.L. Moréno.
Interventions non rémunérées sur ce forum - Aucune consultation par mail, ni internet.
" La psychanalyse est un remède contre l'ignorance. Elle est sans effet sur la connerie." Jacques Lacan


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