Urgent, c'est le tournant de ma vie

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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 11 juil. 2018, 07:24

LA MERE

Pour comprendre ce qu'est l'amour "éteint " d'une mère, acheter le livre : " Mes nuits sont plus belles que vos jours " de Raphaëlle Billetdoux ( éditions Grasset ) et lisez lentement de la page 46 à la page 51. C'est simple, c'est doux, et édifiant.
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Expert auprès des tribunaux - Rééducation psychomotrice - Scenario de santé C. Simonton contre le cancer et la maladie grave - EMDR - Thérapie comportementale de JL. Moréno - Psychologie - Psychanalyse.
PS : ATTENTION, sur ce forum je vous propose simplement des " interprétations, des pistes de réflexion ", en AUCUN CAS une psychothérapie en ligne ( qui serait alors, comme beaucoup sur internet sauf cas particulier, impersonnelle, payante, et surtout hors éthique psy ).

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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 11 juil. 2018, 20:34

COMMENT SE PASSE L'OEDIPE

L’enfant recherche les contacts physiques avec son parent de sexe opposé parce que cela lui procure du plaisir. La petite fille va embrasser son papa sur la bouche, se frotter à lui. Le petit garçon va toucher les seins de sa maman ou s’exhiber tout nu dans le salon, le soir où ses parents reçoivent des amis. Tous les plaisirs que nous appelons « sexuels » dans la vie adulte, l’enfant va les expérimenter de façon enfantine, sous une forme « allégée ». Dans le même temps qu’il est attiré par sa mère, le petit garçon va ressentir de l’hostilité et de la jalousie envers son père (et inversement pour la petite fille). C’est normal : l’autre parent est perçu comme un rival.

Est-ce plus compliqué pour les filles ?
Oui, dans la mesure où, tout comme les garçons, elles ont pour premier objet d’amour leur maman. Avant 3 ans (au cours de la période préœdipienne), elles sont dans une relation sensuelle avec leur mère, recherchant son odeur, sa peau, son contact. Mais alors que les petits garçons s’attachent de manière franche et définitive à leur mère, les petites filles s’en détachent au moment de l’œdipe pour se tourner vers leur père. Ce qui ne va pas sans culpabilité. On ne se détache pas aussi facilement de son premier amour… D’ailleurs, les relations mère-fille restent assez souvent marquées par l’ambivalence, mêlant tendresse et agressivité, amour et haine.

Comment sait-on que l'enfant est sorti de l'oedipe ?
Il y a un signe très repérable : c’est l’apparition de la pudeur. D’un seul coup, le comportement de votre enfant se met à changer du tout au tout. Lui qui n’hésitait pas à se promener nu devant vos amis va se trouver tout gêné d’être vu, ne serait-ce qu’en pyjama. Une conscience morale s’est mise en place, qui l’empêche de manifester franchement ses désirs sexués. En général, l’œdipe s’éteint vers 6 ans.

Pourquoi est-ce finalement une expérience positive pour l'enfant ?
Il va apprendre une chose essentielle : ses désirs ne peuvent pas se manifester ouvertement ni se réaliser pleinement. Il va devoir composer avec des moments insatisfaisants et d’autres satisfaisants, des réalisations et des frustrations, des plaisirs et des déplaisirs. Bien sûr, il en a déjà fait l’expérience tout bébé en comprenant qu’il n’est pas possible de téter aussi longtemps ni aussi souvent qu’il le veut. Mais c’est dans l’œdipe qu’il aura la compréhension la plus claire et la plus évidente des limites à son désir.

Quel rôle joue l'oedipe dans la sexualité adulte ?
Grâce au complexe d’Œdipe, le petit garçon sait pour la première fois ce que c’est que de se sentir garçon, tandis que la petite fille fait l’expérience de la féminité. Ce sont les balbutiements de l’identité sexuelle. L’enfant se reconnaît fille ou garçon, différent de l’autre sexe. Mais c’est seulement à l’adolescence que vont apparaître les premiers éléments concernant son orientation sexuelle.
On parle parfois d'oedipe inversé...
Il arrive qu’un petit garçon développe une relation œdipienne avec son père, et une petite fille avec sa mère. C’est même beaucoup plus fréquent qu’on ne pourrait le croire. L’enfant éprouve donc une attirance « érotique » pour son parent de même sexe. Attention, cela ne présage absolument pas de sa sexualité future ! Ce qu’on sait en revanche, c’est qu’un petit garçon qui « fait » son œdipe avec son papa risque de connaître à l’âge adulte une relation difficile avec la hiérarchie. Il se sentira en effet dans la nécessité de se révolter contre la figure paternelle, autrement dit contre toute représentation de l’autorité et de la loi. Quant aux petites filles qui ont vécu une relation œdipienne avec leur maman, on constate souvent qu’elles ont des relations difficiles avec les autres femmes (conflits, jalousie…).

C'est quoi, un oedipe mal résolu ?
C’est lorsque l’enfant reste avec l’idée que son désir est fautif. Il en conçoit de la culpabilité et éprouve un sentiment de rage contre ses parents, qui risque, ensuite, de se transformer en rage envers tous les adultes – surtout ceux qui sont « importants », qui ont du pouvoir sur lui. D’où la nécessité d’adopter tout de suite les bonnes attitudes face aux comportements parfois déroutants de votre petit.

Comment réagir ?
- Elle s’assoit à califourchon sur les genoux de son papa et se frotte contre lui
Evitez de réagir avec sévérité, cela risquerait d’inhiber votre petite fille. Elle cherche du plaisir avec une absolue candeur, inutile de la culpabiliser. Il faut simplement que son papa lui fasse sentir qu’il y a des gestes qui ne se font pas entre parent et enfant. En lui disant : « Non, pas comme ça. Si tu veux faire comme ça, moi je ne joue pas. » Pas besoin d’en dire plus. L’enfant comprend très bien le message. Si malgré tout votre petite fille continue, mettez un terme au câlin.
- Elle embrasse son père sur la bouche
Là encore, quelques paroles simples mais fermes suffisent : « Non, pas sur la bouche. Ce sont les Russes qui s’embrassent sur la bouche. Ici, en France, on ne fait pas comme ça. Tu peux m’embrasser sur les joues, ou sur le front, mais pas sur la bouche. »
- Elle ne supporte pas de nous voir nous faire un câlin, son papa et moi, et elle essaie de nous séparer
Montrez-lui que vous n’êtes pas dupes. Le papa peut par exemple demander : « Pourquoi cherches-tu à écarter ta maman ? Tu es jalouse ? » Ou expliquer : « J’aime ta maman, je t’aime aussi, mais c’est différent. » Evitez quand même de provoquer votre petite fille en vous embrassant en public. Entre 3 et 6 ans, l’enfant est dans un état de grande excitabilité. Le moindre geste un peu suggestif peut déclencher des réactions.
- Elle susurre à son père : « Quand je serai grande, je me marierai avec toi. » / Il clame : « Plus tard, je vais épouser maman. »
Même si vous vous sentez confusément flatté(e) par cette vibrante déclaration d’amour, ne laissez planer aucune ambiguïté. Vous ne feriez qu’entretenir votre enfant dans ses illusions et vous l’empêcheriez de franchir les étapes. Il faut rétablir l’ordre des générations, ne pas laisser votre petit croire qu’il va pouvoir rivaliser avec votre conjoint. Par exemple, en lui disant : « Non, ce n’est pas possible, je vis avec maman/papa et toi aussi, plus tard, tu auras un(e) amoureux(se). »
- Il se glisse dans mon lit chaque fois que son papa est absent
A vous de ne pas le mettre en position de « petit homme » et de ne pas accepter qu’il dorme près de vous. D’accord pour un petit câlin dans le lit avant de s’endormir mais, ensuite, il devra regagner son lit. Il pourra éventuellement venir vous réveiller demain matin s’il le souhaite. Il est très tentant, pour un petit garçon, de profiter de l’absence de son papa pour prendre sa place. Mais ce n’est pas parce que votre compagnon n’est pas là qu’il ne peut pas jouer son rôle de tiers séparateur. Vous pouvez le faire exister en paroles : « Papa ne serait pas d’accord pour que tu passes la nuit dans le lit. »
- Il ne rate pas une occasion de me toucher les seins ou les fesses
Là encore, évitez les mots brusques qui risqueraient de le culpabiliser. Dites simplement : « Ne me touche pas comme ça, je n’aime pas. » Ou encore : « On ne touche pas sa maman comme ça. » A cet âge, un petit garçon est vite troublé. La simple vue de votre décolleté lorsque vous vous penchez pour l’embrasser peut suffire à le mettre en émoi. A vous de faire preuve de pudeur : ne vous promenez pas nue devant lui, ne partagez pas son bain. Ou alors avec un maillot.

Et lorsqu'il n'y a pas de papa ou de maman à la maison, comment ça se passe ?
Maman célibataire, couple homo, papa veuf… L’enfant n’a pas toujours un parent représentant le sexe opposé sous les yeux. Va-t-il pouvoir faire son œdipe ? Ce n’est pas un problème. Il y a toujours dans l’entourage proche de l’enfant une femme ou un homme qui va pouvoir jouer le rôle du partenaire œdipien. Pour le petit garçon, ce sera la jeune fille au pair, la nounou, la tante, la cousine, etc. Pour la petite fille, l’oncle, le parrain, le voisin. L’élu(e) sera toujours un adulte dont il dépend vitalement (une personne qui s’occupe de lui au quotidien, qui le fait manger, dormir, etc.). En outre, il faut que ce soit une personne habitée par le bonheur de vivre, porteuse de désirs, quelqu’un qui a envie d’être avec lui et qui est capable de lui manifester de la tendresse. A noter : les grands-parents sont rarement choisis pour partenaires œdipiens. L’âge est un frein à la manifestation du désir érotique de l’enfant.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 16 juil. 2018, 09:00

LES VIOLS : 98 % DES AGRESSEURS SONT DE SEXE MASCULIN et 80 % DES VICTIMES SONT DE SEXE FEMININ

Quel que soit l'âge de la personne abusée, une agression sexuelle est toujours terrible, mais il est particulièrement révoltant d'imaginer que des adultes en position de pouvoir posent des actions dégradantes et traumatisantes sur des jeunes sans défense.
Nous avons tendance à croire que nous connaissons assez nos enfants pour repérer tout changement dans leur comportement... Et pourtant, de nombreux adultes, abusés pendant l'enfance, affirment que leurs parents n'ont rien vu. Est-il réellement possible de déceler chez les enfants des signes de violence sexuelle? Existe-t-il des comportements qui doivent nous mettre la puce à l'oreille?
Les statistiques
Les données sont claires : environ 5000 personnes ont déclaré être victimes d'agression sexuelle au Québec, en 2011 seulement. Cela inclut des personnes de tous âges, de tout milieu social, des deux sexes et prend en compte toutes les formes d'agressions enregistrées par la loi (contacts, incitations, relations non consenties, exhibitionnisme, voyeurisme, inceste, intimidation par ordinateur, etc.) À ce chiffre déjà exorbitant s'ajoutent plusieurs données inquiétantes :
90 % des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police.
Les 2/3 des victimes sont âgées de moins de 18 ans.
80 % des victimes sont de sexe féminin.
98 % des agresseurs sont de sexe masculin.
20 % des agresseurs ont moins de 18 ans.
Dans 80 % des cas, l'agresseur est un proche de la victime, et dans 1/3 des cas, il s'agit d'un membre de la famille (père, oncle, frère, etc.)
Est-il possible de remarquer quelque chose d'inhabituel?
Plusieurs études scientifiques ont mis en lumière une série de signes et symptômes physiques et psychologiques qui devraient aider les adultes (parents, professeurs, intervenants) à déceler un comportement anormal chez les enfants dont ils ont la responsabilité.
Pourtant, trop souvent, on ne voit rien, et les jeunes souffrent en silence sans jamais oser parler. Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi on ne remarque rien :
L'enfant a peur : on menace de faire du mal à quelqu'un qu'il aime s'il parle.
Le jeune aime profondément son agresseur (parent, proche de la famille) et ne veut pas qu'il lui arrive du mal.
Le sujet est tabou et l'enfant ne sait pas comment l'aborder.
Le jeune croit qu'il est responsable, qu'il a encouragé le comportement de l'agresseur, il se sent coupable.
L'entourage n'est pas réceptif, ou encore ferme les yeux sur une pratique qui semble évidente aux yeux de l'enfant.
Les proches pensent toujours que ça arrive chez les autres, chez les familles à problème, dans un milieu social moins élevé, etc.
Les parents pensent que les changements de comportements sont causés par autre chose : séparation ou divorce, deuil, crise d'adolescence.
Quand s'inquiéter?
Il existe plusieurs signes physiques et psychologiques qui devraient alerter les adultes responsables. En voici une liste non exhaustive :
Changements dans les comportements
L'enfant s'isole volontairement.
Il ne raconte pas ses journées, ne dit pas ce qu'il fait.
Il se désintéresse de ce qu'il aime habituellement faire.
Il semble avoir peur, il refuse d'aller seul quelque part.
Ses résultats scolaires se dégradent.
Il refuse la tendresse, la proximité physique.
Il ne veut pas se mettre nu devant un adulte, par exemple pour se laver ou pour un examen médical.
Il est angoissé, nerveux, pleure souvent ou se met en colère.
Il régresse, se met à agir et parler comme un bébé, à sucer son pouce, à mouiller son lit alors qu'il était propre.
Il a perdu l'appétit.
Il souffre d'insomnie, a peur de s'endormir, car il dit faire des cauchemars récurrents.
Il aborde des sujets sexuels dont il ne devrait pas avoir conscience à son âge.
Il mime des jeux sexuels (avec ses toutous, poupées, autres enfants).
Il se masturbe ou mime des bruits sexuels en public.
Il semble s'intéresser de trop près à la sexualité : questions, dessins explicites, comportement de séduction.
Il se montre agressif avec ceux qui l'entourent.
Quelques signes physiques qu'il ne faut jamais négliger
Ecchymoses sur les cuisses ou ailleurs sur le corps.
Douleurs et plaies non expliquées dans les régions anales et génitales.
Irritations génitales et buccales.
Infections urinaires récurrentes.
Prise ou gain de poids.
Chez les ados et préados : troubles alimentaires, signes d'automutilation et de scarification, consommation de drogue et d'alcool.
Comment réagir quand on a des doutes?
En tant que parents, nous voulons toujours le meilleur pour nos enfants et devenons fous à la seule idée que quelqu'un les touche. Parfois, il n'y a aucun doute possible et tout prouve que notre enfant a bel et bien subi des agressions d'ordre sexuel. Il est donc possible, et même obligatoire, de porter plainte et d'entamer des procédures judiciaires. En ce cas, il faut communiquer avec la Sûreté du Québec.
Malheureusement, le plus souvent, les actes sont invisibles et il est impossible d'être certain à 100 % de ce qui arrive parce que l'enfant ne parle pas et que l'immense majorité des signes décrits ci-dessus peuvent être causés par autre chose.
Selon la loi, toute personne (parent, tuteur, intervenant, professeur) qui soupçonne qu'un enfant a subi une ou des agressions sexuelles est tenue d'aviser le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ), lequel mènera l'enquête et avisera la police, si nécessaire.
Prévention
Même s'ils nous mettent mal à l'aise, il faut aborder ces sujets avec nos jeunes, en utilisant des mots qu'ils comprennent, adaptés à leur âge. Bien sûr, tous les parents avisent leurs jeunes de ne pas parler aux inconnus dans la rue et de ne pas accepter de cadeaux ou bonbons de ces personnes. Mais comme nous venons de le voir, le danger se trouve souvent dans l'entourage même de l'enfant : proches, membres de la famille, voisins, entraineurs sportifs, ou même professeurs... En ce cas, comment pouvons-nous agir?
Établir un climat de confiance où l'on peut parler de tout.
Apprendre à l'enfant quels sont les gestes autorisés et les gestes déplacés.
Lui apprendre à respecter son corps.
Lui faire comprendre qu'il a toujours le droit de dire non lorsqu'il ne se sent pas à l'aise de faire quelque chose, même si la personne en face de lui est en position d'autorité.
Lui dire qu'il doit chercher l'aide de quelqu'un en qui il a confiance s'il ne se sent pas en sécurité avec quelqu'un, même s'il connaît très bien cette personne.
Toujours montrer que l'on croit notre enfant lorsqu'il raconte quelque chose, même si cela nous semble impossible. Si le jeune ment (ça arrive), il sera facile de le démasquer par la suite, mais s'il dit la vérité et que vous le ridiculisez, il restera emmuré dans son silence.
Cécile Moreschi, rédactrice Canal Vie
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 16 juil. 2018, 09:24

LE CORPS SE SOUVIENT

Sans qu'ils le veuillent, sans qu'ils le sachent, et bien malgré nous, nos parents, nos grands-parents, nos aïeux nous laissent en héritage leurs deuils non faits, leurs traumatismes non " digérés ", leurs secrets. Or, si les choses ne sont pas dites, le corps, lui, peut parfois les exprimer : c'est la somatisation. Le corps de l'enfant, du petit-enfant, de l'arrière-petit-enfant, quel que soit son âge, devient alors le langage de l'ancêtre blessé. Extrait de "Ces enfants malades de leurs parents" de Anne Ancelin Schützenberger et Ghislain Devroede aux Editions Petite Bibliothèque Payot (1/2).
Les psychanalystes nous ont appris qu’au niveau de la représentation inconsciente du corps, il y avait une équivalence à faire entre le pénis, l’étron et le foetus ; c’est probablement dans cette direction qu’il faut chercher la genèse de l’anisme en cas d’abus sexuel.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 16 juil. 2018, 09:38

L'ANISME

Le corps est plus fiable que nos souvenirs : il est possible en effet de trouver les stigmates corporels d’une histoire d’abus sexuel. Si le corps a une mémoire et si les sujets abusés diffèrent au niveau corporel des non-abusés, il devient alors beaucoup plus difficile d’alléguer un faux souvenir.
Un bon exemple est celui de l’anisme.
Cette anomalie est un excellent marqueur d’une histoire d’abus sexuel. De quoi s’agit-il ? Normalement, lorsqu’un sujet pousse pour déféquer, son anus se relâche pour laisser passer la selle.
Dans le cas de l’anisme, c’est le phénomène inverse qui se produit : l’anus se referme au lieu de s’ouvrir.
Presque toutes les femmes ayant été sexuellement abusées souffrent d’anisme. Cela ne signifi pas, bien entendu, que le contraire soit vrai : en effet, des sujets font de l’anisme sans avoir jamais été abusés. Néanmoins, on sait qu’en cas d’anisme on trouve dix fois plus d’histoires d’abus sexuels que lorsqu’il n’y en a pas. Cela devient donc un signe clinique extrêmement utile en pratique médicale, puisque la grande majorité des médecins font, à un moment ou à un autre, un toucher rectal. Il suffit de rajouter une simple demande, à savoir de pousser comme pour aller à la selle, à l’instant du toucher. Si le malade contracte l’anus durant la poussée, le médecin peut établir un diagnostic d’anisme et se dire que la probabilité d’abus sexuel est importante.
Certes, il n’y a pas de certitude d’abus tant que la question n’a pas été explicitement posée.
L’information étant transmise par le corps, il n’est pas non plus indispensable au clinicien de poser la question à ce moment. Il peut se réserver cette possibilité dans une situation plus facile, lorsqu’une relation de confiance s’est établie.
Une pénétration anale qui déclenche des douleurs abdominales peut aussi être l’indice d’une histoire d’abus sexuel. Cela demande encore confirmation scientifique, mais c’est une piste intéressante dans la mesure où cette pénétration anale est implicite dans de nombreux examens médicaux, tels le toucher rectal, la proctoscopie, la colonoscopie et le lavement baryté. Le clinicien doit être alerté par la possibilité d’une histoire d’abus si la pénétration déclenche des douleurs abdominales, parce que dans ce cas, pour qu’il y ait réaction au niveau de l’abdomen, le message doit obligatoirement avoir été perçu au niveau du cerveau et déclencher une réaction au niveau de l’abdomen, qui n’est pas en communication neurologique directe avec le canal anal.
L’anisme est une dissociation somatique. Une partie du cerveau envoie un message qui consiste à pousser, augmenter une pression dans le rectum pour essayer de déféquer, tandis qu’une autre partie du cerveau envoie la commande inverse à l’anus : se contracter pour qu’il n’y ait pas de défécation. Que l’on retrouve une telle dissociation chez les victimes d’abus sexuels n’est pas vraiment surprenant, puisque la victime dissocie souvent psychologiquement pour ne pas souffrir de façon aussi dramatique qu’au moment de l’abus sexuel. Ainsi cette femme qui faisait une crise de nerfs chaque fois qu’elle voyait un certain type de papier peint. Un jour, lui revint en mémoire le papier peint de la chambre où son père la violait lorsqu’elle était petite. Elle s’était abîmée en pensée dans le papier peint pour ne plus souffrir. Il s’agit là d’une scission de la personnalité en deux parties, une victime souffrante et une observatrice non souffrante, plus ou moins présente à la scène du crime.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 16 juil. 2018, 09:44

L'ANISME ( suite psychologique )

La dissociation peut conduire à la résilience, puisque la partie qui observe va se développer, alors que la partie qui souffre sombre dans le chaos et la dépendance. La partie relativement saine et indemne de l’individu peut alors emprunter trois chemins : le mensonge, la mythomanie, la rêverie. Dans les trois cas, il s’agit de fournir un sentiment de sécurité à l’individu.
Le mensonge sert à masquer le réel et protège comme un rempart. La mythomanie sert à compenser le vide et protège comme une image séduisante : le mythomane ment comme il respire, car s’il ne mentait plus, il ne respirerait plus.
La rêverie donne forme à l’idéal de soi et provoque une appétence qui invitera le rêveur à transformer sa vie. Comme un pont-levis qui ouvre sur la campagne. S’il n’y a pas de campagne, le pont-levis ne mène à rien et l’enfant demeure prisonnier de ce qu’il a inventé.
C’est une relation à l’autre, à la famille, à la société qui peut transformer la rêverie en créativité ou, au contraire, en mirage. Ainsi en va-t-il des victimes d’abus sexuels, qui souffrent d’un traumatisme catastrophique de non-reconnaissance de l’altérité et d’utilisation corporelle en lieu d’amour, ce qui équivaut à une mort psychique. Malgré cela, certains sujets résilients sont capables de dépasser le traumatisme. Mais ils demeurent fragiles, leur résilience étant construite sur une faille.

Il existe une autre contrepartie psychologique au phénomène physiologique de l’anisme.
L’impact de deux commandes contradictoires données en même temps a été étudié par les psychanalystes et les anthropologues de l’école de Palo Alto sous le nom de « double lien » (double bind). On retrouve cela chez les mères d’enfants schizophrènes. Quand une mère ou une image maternelle insiste en même temps sur deux ordres impératifs mais complètement opposés, et que le père ou l’image paternelle est physiquement ou mentalement absent, la commande ne peut pas être arrêtée, parce qu’il n’y a pas de contrepartie au personnage qui la fait. L’injonction contradictoire est alors internalisée, avec l’impossibilité pour l’enfant de le dire aux parents abuseurs. Cet enfant devient « gelé » et immobile.
Ainsi, une patiente disait de façon lumineuse, à propos de sa mère : « Elle m’enjoignait d’être sûre de moi et, en même temps, elle voulait toujours avoir raison, me disant que c’était elle qui avait le plus d’expérience… ».
Un parallèle est facile à établir avec la double commande de l’anisme : il faut ouvrir l’anus pour déféquer et le fermer en même temps contre la pénétration et l’invasion du corps lors de l’abus sexuel, ou la peur qu’il se produise.
Dans le vaginisme, auquel l’anisme renvoie, il s’agit d’une fermeture à la pénétration, tandis que dans l’anisme, il s’agit d’une fermeture à l’expulsion.
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 18 juil. 2018, 13:47

HYPOCONDRIE

L'hypocondrie se manifeste sous forme de "crises" ou de façon constante. Douleurs, palpitations, crampes, fourmillements, boutons suspects, retards de règles... Les moindres signes physiques sont interprétés par l'hypocondriaque comme les symptômes d'une maladie grave, potentiellement mortelle. Souvent, la peur d'être malade génère elle-même certaines réactions physiques (sensations d'étouffement, vertiges, cœur qui cogne dans la poitrine...). Cet emballement peut aller jusqu'à la crise d'angoisse aiguë ou attaque de panique.
Les symptômes d'une attaque de panique peuvent être impressionnants, mais ils ne sont absolument pas dangereux.
Ils témoignent juste de l'adaptation de l'organisme aux émotions, comme lors d'un effort sportif.
"L'hypocondrie est une peur d'anticipation, à propos d'une situation imaginaire. La personne hypocondriaque ne craint pas d'attraper une maladie : elle est persuadée d'être déjà malade. Elle s'inquiète des suites de sa pathologie, invente des scénarios catastrophes et rumine beaucoup.
"Certains hypocondriaques souffrent en plus de nosophobie. Maniana, hypocondriaque et nosophobe, liste ses craintes : "Quand je bois de l'eau du robinet, je fais couler des litres avant, de peur qu'il y ait un germe dedans. Même quand je mange un simple yaourt, je me méfie. J'ai peur des rapports sexuels à cause du Sida, même si j'utilise des protections, et je regarde toujours avant de m'asseoir sur un siège au cas où il y aurait une seringue. [...] Depuis quelques temps, aussi, je mange uniquement les carottes crues car j'ai lu que c'était bon pour se protéger du cancer". Ainsi décrite, la nosophobie peut prêter à rire. Cependant, elle engendre elle aussi des souffrances profondes, un isolement social et conduit parfois à développer des troubles obsessionnels compulsifs (lavage des mains excessif, etc.). "Je n'arrive pas à profiter du moment présent, je pense tout le temps à la mort... Je n'y peux rien", reconnaît Maniana.

Les facteurs de risque de l'hypocondrie
L'hypocondrie survient chez des personnes au tempérament anxieux. Elle est peu étudiée car les hypocondriaques sont rarement suivis pour leur trouble, à moins qu'il devienne trop envahissant ou soit associé à une dépression. Cette dépression peut d'ailleurs considérablement aggraver les symptômes. "Certaines personnes souffrant d'états dépressifs graves ont l'impression, voire la conviction, que leur corps s'arrête de fonctionner, que leurs organes sont en panne ou détruits. Heureusement, ces idées disparaissent quand leur dépression est guérie"

L'hypocondrie de Léa par exemple a pris de l'importance suite au cancer de sa maman : "J'ai commencé à encore plus m'inquiéter pour tout, absolument tout. Dès que j'ai quelque chose, une douleur quelconque, peu importe où, je me dis qu'il y a forcément une explication grave".
Cependant, dans beaucoup de cas, on ne sait pas d'où vient ce trouble. "L'hypocondrie est souvent liée à une peur de la mort et de vieillir" Elle a d'ailleurs tendance à augmenter avec l'âge, mais pour des raisons rationnelles". En vieillissant, nous sommes en effet davantage confrontés à la maladie, que ce soit pour nous-mêmes ou nos proches.

L'hypocondriaque, une personne qui doit être rassurée
Pour se rassurer, la personne hypocondriaque consulte les revues santé, les dictionnaires médicaux et surtout Internet. "Une fois qu'on a commencé, on ne peut pas s'arrêter", explique Léa. "Et je me dis qu'il vaut mieux que je m'informe plutôt que de laisser passer une maladie !" Fort heureusement, ses recherches suffisent parfois à la "raisonner".
Dans le cas contraire, elle enchaîne consultations spécialisées et examens médicaux : "Si je m'écoutais, j'irais chez le médecin tous les jours. […] Il me faudrait vivre dans un hôpital en fait. Et encore, je ne serais toujours pas tranquille. […] Parfois ça passe, donc je ne prends pas rendez-vous, mais le lendemain ça revient et je me dis que je vais mourir." Bien que cela soit plus rare, certains hypocondriaques évitent au contraire les médecins, avec le risque de laisser passer une maladie bien réelle.
L'hypocondrie est aussi difficile à vivre pour l'entourage, l'hypocondriaque restant impossible à rassurer, focalisé sur sa "maladie". Il convient d'être compréhensif sans montrer trop de sollicitude pour l'encourager à soigner ses difficultés.
Traitement de l'hypocondrie
"Les psychothérapies sont les plus pertinentes pour traiter une hypocondrie qui s'est installée dans le temps", conseille le Pr Pelissolo. "Les thérapies cognitives et comportementales aident à s'habituer à l'idée qu'on peut être malade un jour et que la mort est inéluctable, par exemple en allant dans les cimetières pour s'y exposer, tout en prenant conscience que les ruminations n'évitent en rien le danger. Les approches psychanalytiques visent à retrouver l'origine et le sens de ses craintes."

Les médicaments anxiolytiques, représentés par les benzodiazépines (Lexomil, Lysanxia, Temesta, Xanax...), peuvent être utiles pour calmer rapidement une attaque de panique. Cependant, ils ne soignent pas l'hypocondrie elle-même et ne doivent pas devenir un réflexe, du fait du risque de dépendance et de leurs effets secondaires. "Les patients devraient savoir dès le début qu'il s'agit d'une solution transitoire",
Les antidépresseurs sont utiles en traitement de fond des attaques de panique ou s'il existe une vraie dépression. Toutefois, les médicaments psychotropes sont généralement peu appréciés des hypocondriaques qui en acceptent difficilement les effets indésirables, réels ou supposés.
Le Pr Pelissolo conseille de se tourner d'abord vers les médecines douces, comme la phytothérapie. De nombreuses plantes sont en effet utilisées pour lutter contre l'anxiété (aubépine, lavande, passiflore, valériane...). Leur choix, guidé par un médecin ou un pharmacien, se fait en fonction des symptômes engendrés par l'hypochondrie.
La relaxation et la méditation pour soigner l'hypochondrie
Les techniques de relaxation et de méditation peuvent aussi être utiles pour gérer le stress autour des maladies et limiter les ruminations. "Elles apprennent à se concentrer sur ses sensations sans les redouter et à mieux contrôler ses pensées", en exemple la méditation de pleine conscience. Pour s'assurer des compétences du praticien, il est recommandé de faire directement appel à un psychiatre ou un psychologue clinicien.
Pratiquer une activité physique permet par ailleurs de retrouver des sensations physiques bien réelles pour se détacher de ses préoccupations imaginaires et reprendre peu à peu confiance en son corps. Marche, vélo, natation... permettent de commencer doucement et d'augmenter progressivement. "De manière générale, il est important d'adopter une bonne hygiène de vie et de trouver d'autres centres d'intérêt que sa santé, en se fixant des objectifs diversifiés"
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 18 juil. 2018, 14:31

LA MYTHOMANIE

La mythomanie est une maladie relevant de la psychiatrie.
Les personnes atteintes de mythomanie peuvent chercher inconsciemment refuge dans le mensonge pour échapper à une certaine réalité.
Elles n'ont souvent aucune conscience de mentir, n'arrivant pas à différencier la vérité de leurs propres élucubrations.
La mythomanie tire souvent sa source d'un traumatisme psychologique ou d'une maladie psychiatrique. Une prise en charge psychiatrique ou psychologique peut aider à diminuer la mythomanie, mais bien souvent, les patients atteints n'ont pas conscience de leur trouble.

Définition
Le terme psychiatrique de "mythomane" désigne une personne présentant une tendance compulsive à raconter des mensonges et à inventer des histoires : on parle de fabulations.
La mythomanie se définit par une tendance pathologique à avoir recours aux mensonges sans même en avoir conscience. Ce terme, crée en 1905 par le psychiatre Ferdinand Dupré, tire ses racines du grec et du latin : muthos signifie légende, récit non historique en grec, tandis que le suffixe manie provient du latin mania, c’est-à-dire folie. Le mythomane ne se rend pas compte qu’il ment, incapable de faire la différence entre le fruit de son imagination et la réalité. Les mensonges du mythomane ne sont pas intentionnels et n’ont pas pour objectif de tromper qui que ce soit. Ils permettent au mythomane de faire accepter sa réalité et son imaginaire aux autres, pour mieux justifier leurs existences. Ferdinand Dupré distinguait 4 types de mythomanies : la vaniteuse (la personne se vante), l’errante (la personne ne cesse de fuir), la maligne (compensation d’un complexe d’infériorité par des médisances) et enfin la perverse (fabuler pour escroquer). Parfois simple maladie, la mythomanie peut également être symptômatique de désordres psychiatriques plus ou moins graves comme la psychose ou encore la névrose. Elle sera dans ces cas associée à toute une série de signes caractéristiques de ces troubles.

Lucide ou pas ?
Ces propos erronés se font de façon compulsive, le plus souvent sans en avoir conscience. Cela distingue la mythomanie du simple mensonge, où l'on donne intentionnellement une fausse information, généralement dans un but utilitaire. Dans le cas de la mythomanie, la personne ne réalise pas qu'elle est en train de mentir, et n'arrive pas à distinguer les faits réels et ceux relevant de la fiction. Il est d'ailleurs presque impossible d'évaluer le degré de lucidité du mythomane, qui vit ses fabulations sans aucun recul. Ces mensonges peuvent perdurer des années, et les mythomanes s'inventent généralement des vies brillantes, des familles riches, des activités passionnantes : un mythomane n'est pas celui qui invente un petit mensonge pour éviter une invitation à dîner !

Causes
Comme dans la plupart des affections psychiatriques, il est difficile de trouver une ou des causes bien déterminées expliquant les troubles observés. Néanmoins, il est communément admis par les psychiatres qu’un choc émotionnel grave peut être à l’origine de la fuite de la réalité du mythomane. L’annonce d’une maladie incurable, le décès d’un proche, échec sentimental, scolaire ou professionnel peuvent favoriser son apparition. Ce trouble peut-être dû à différents traumatismes affectifs, poussant le mythomane à fuir inconsciemment la réalité à travers ses mensonges. Cela traduit un manque de maturité affective et de confiance en soi.

Symptômes
Une tendance pathologique à altérer la réalité pour la rendre conforme à leurs propres attentes et à leur propre vision des choses. Le recours permanent aux mensonges est une façon pour le mythomane de fuir une réalité qu’il ne veut pas accepter. Il a besoin que les autres croient à ses fabulations pour y croire lui-même.

Complications
Il n’y a pas vraiment d’évolution à proprement parler de la maladie lorsqu’elle n’est pas symptomatique d’un trouble névrotique ou psychotique. Néanmoins, le repli sur soi du mythomane et sa déconnexion totale avec la réalité peuvent finir par avoir des conséquences plus ou moins dramatiques pour lui et/ou son entourage.

Diagnostic
Reconnaître une véritable mythomanie peut s’avérer difficile, pour deux raisons. La première, c’est qu’il faut savoir discerner un véritable mythomane d’un simple menteur invétéré. D’autre part, bien souvent, les fabulations d’un mythomane sont suffisamment bien construites pour devenir impossibles à repérer, ce qui fait que le mythomane est rarement découvert.

Traitement
Il n’existe pas de traitement à proprement parler de la mythomanie. Seulement, une analyse psychiatrique pourra aider le sujet à retrouver les causes enfouies dans son inconscient de sa maladie, et par là même, offrir une voie vers la guérison.

Conseil
La mythomanie est un trouble difficile à traiter, car la personne ne se reconnaît pas comme malade, et ne supporte pas d'être confronté à ses mensonge
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Dubreuil
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 20 juil. 2018, 08:28

LE BILAN ORTHOPTIQUE

La vision permet à Adam d’explorer le monde qui l’entoure, d’évoluer dans l’espace, d’apprendre à lire et à écrire, et d’obtenir la bonne intégration des images envoyées à son cerveau, pour utiliser sans encombre ses acquisitions scolaires et psychomotrices.
Un déficit de la stratégie de l’exploration visuelle peut détourner et accaparer la vigilance de Adam, diminuant ainsi ses capacités à écouter les informations ciblées pour comprendre une consigne ou un discours.

Normalement notre regard a une stratégie pour lire, trouver des informations. Nos yeux balayent en glissant sur une ligne dans le sens de la lecture, la ligne terminée ils vont automatiquement à la ligne suivante.
Nos yeux bougent pour voir l’information qui va suivre, ils font des saccades, autrement dit des sortes de petits bonds. Entre chaque bond nos yeux se reposent au bon endroit afin de continuer à lire.
La stratégie du regard dépend de la motricité conjuguée comportant les saccades oculaires, la fixation, et les poursuites oculaires.
Les fixations sont alors des arrêts qui permettent de séparer la vision du mot, ou du graphème ( la lettre écrite en plus petit). Leur durée varie selon la longueur du mot et suivant le nombre de fois où il a été vu ( plus il est vu et plus il sera reconnu rapidement ).
Les saccades permettent de séparer les mots ou les graphèmes entre les fixations, mais ne servent pas à analyser ce qui est vu.
Il y a plusieurs types de saccades :
Les saccades horizontales qui vont dans le sens de la lecture
Les saccades obliques qui permettent de retourner à la ligne
Les saccades de retour en arrière qui permettent de reprendre une bonne information.

Par ex, chez l’enfant présentant une dysgraphie, il n’y a pas de stratégie du regard, les saccades ne sont pas efficientes et il ne fixe pas correctement, l’enfant peut alors :
Sauter des mots
Sauter une ou des lignes
Se perdre dans la ligne
Relire le même mot
Répéter un morceau du mot
Commencer une ligne et finir sur une autre
Faire des confusions ou des inversions de sons ( dyslexi)
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Re: Urgent, c'est le tournant de ma vie

Messagepar Dubreuil » 21 juil. 2018, 08:47

QUAND LE PATIENT AGRESSE LE THERAPEUTE

" En séance, qu'est-ce qui se passe dans l’esprit du thérapeute quand il est agressé verbalement ?
- Il continue à repérer ses propres réactions et sentiments pour éviter de perturber le travail de son patient. Il reste en disposition d’écoute et de neutralité pour être en mesure de ressentir des affects, visualiser des images, prononcer des paroles qui ne sont pas les siennes, mais en lien avec le ressenti, les fantasmes, ou les pensées irreprésentables du patient.
- Irreprésentables, parce que le patient ne peut pas se les représenter en mots ou en images, tellement ça été violent.
- Oui.
- C’est pour ça que vous m’avez dit que nous étions unis parce que séparés. Sans en être atteinte vous pouvez dire et traduire à ma place les images et les mots terribles que j’ai en moi.
- Tenter de dire, ou de traduire. Et vous le proposer."
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