Je suis dépendant affectif

Forum dépendance affective
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 15836
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Re: Je suis dépendant affectif

Message par Dubreuil »

Je soumets ces 2 posts à la réflexion des internautes.
Attention, ça peut " vous " déménager !

Une internaute : " Moi je n'aime pas les enfants, vous en pensez quoi ?
Réponse psy : " En terme général, l’amour est " une maladie ", un délire, qui camoufle son véritable but dans la vie. C’est un phénomène biologique dû à une production d’hormones, touché, odorat, ouïe… que notre cerveau induit au corps pour qu’il s’accouple à un autre corps afin de perpétuer l’espèce humaine. Notre esprit nous berce alors de désir et d’illusion quant au réel sens de nos sentiments, dus tout d’abord à cette trop forte dose d’hormones provoquant un " égarement " du corps, et de l’esprit.
L’amour pour les enfants peut être un moyen d’éviter sa propre « dépression » envers un autre « sujet » inaccessible. Il temporise, freine, console, cadre, parce que l’enfant est « facile à séduire » et ne demande souvent qu’à répondre au désir de l’autre.
Sans risque, il stimule, rassure, réconforte, répare, etc…
Aimer les enfants c’est se permettre son propre épanouissement en faisant alors l’économie de la « pathologie de l’amour », avec sa passion, ses blessures narcissiques, sa souffrance abandonnique, son retour brutal sur terre quand l’autre ne nous aime plus, ne nous donne plus une image « aimable » de nous-même, etc…
Penser à l’enfant dans le terme-bateau, « aimer les enfants », c’est trouver à point nommé une nécessité de penser à un autre plus qu’à soi-même. Adhérer et déboucher par maîtrise de ses pulsions vers une moralité, une raison logique dirigée, induite, éviter ainsi le « néant affectif ». C’est faire acte de bonté, de bienveillance tout d’abord envers soi-même, mettre en scène une « normalité » reconnue par les autres, dont nous attendons, ou recevons, assentiment, intérêt, gratitude.
Aimer les enfants c’est légitimer sa place dans une société tournée vers la justification affective.
Mais c'est aussi ce rendre compte que dans tout cela la place de l’enfant y est infime.
Mais puisque c’est « humain », au moins le savoir, le vivre, et le dire."

Réponse de l'internaute : " Alors pour vous, quand vous êtes psy, c'est quoi pour vous, l'enfant ? "
Réponse psy : " A mon sens, l'enfant est ailleurs. L’enfant est « ailleurs », cet autre est « hors de nous », la psychanalyse nous l’apprend, et nous le présente « nu », dépouillé de nos affects qui l’engluent.
En qualité d'analyste, c'est en avoir pris acte simplement, honnêtement, humblement.
Dire que l’on aime ce que l’on ne connait pas, ce que l’on atteint pas, c’est sans intérêt, parce que l’on ne parle bien que de ce que l’on ne connait pas. Alors que pour chacun d’entre nous, une fois dépassée la réponse qui faisait souffrir nos questionnements ( symptômes), la connaissance n’est pas à se justifier, elle ne se parle pas, elle est acquise,
Ce serait un peu comme l’amour : « Je t’aime-moi-non-plus », je t’aime parce que tu me renvoies une image « aimable » de moi. Alors je m’aime comme tu me vois, et je me leurre de t’aimer à travers l’image que j’ai de moi. Mais qui nous appartient pas, ni à toi, ni à moi.
C’est là qu’est la place de l’enfant, dans cet entre-deux où je ne l’aime pas puisque je n’y suis pas."
Qualifications professionnelles de DUBREUIL :
DE de psychomotricité - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse
*** Pas de consultation via internet, ni d'appel téléphonique, ni de mail. Merci de votre compréhension.
Luka75
Messages : 239
Inscription : 09 févr. 2013, 19:01

Re: Je suis dépendant affectif

Message par Luka75 »

Aujourd'hui je ne souffre plus de dépendance affective. Même si parfois des attitudes de ce type reviennent, je sais les identifier et les contrôler.

J'ai renoncé à essayer de savoir s'il existe véritablement un instinct maternel ou bien si celui-ci est une pure construction sociale.

Je pense que ce que ce que montre ce sujet, c'est l'importance de la Mère dans ma propre construction. C'est un sentiment étrange à vivre mais bien que mes parents biologiques soient en vie, je me sens orphelin. Mais depuis quelques temps, j'ai trouvé une personne qui est pour moi une "Maman adoptive" et depuis je me construis doucement.
bonjour Luka, je ne suis pas psy, juste une maman alors je vais te repondre en tant que telle. Oui il existe un instinct maternel, oui il faut de l amour pour elever un enfant , dans tout ce que les parents enseignent a leur gosses ils doivent (je sais je sais) mettre de l amour dedans , de toute facon la question ne se pose meme pas , si j aime mon enfant je ne voudrais que son bonheur , et son interet, donc je vais l aider a grandir en le respectant le maximum . J ai lu un truc tres joli un jour qui disait :mettre un enfant au monde c est accepter que notre coeur marche a cote de nous toute notre vie, cela resume assez ien l amour d une mere. Je te souhaite un jour d etre papa tu aura la reponse a ta question , en tout cas rassure toi tu es sur le on chemin :)
P.S; Je voulais juste rajouter , on aime pas un enfant dans l absolu, on l aime jour apres jour, et on arette jamais , on grandit avec lui , on le decouvre, c comme recevoir une graine sans sachet ni indication, on en prend soin et on l aide a grandir , on ne l aime pas pour soit mais pour ce qu il est , surtout il faut faire le deuil de notre ideal d enfant. C est une chose magnifique de voir un enfant grandir et de voir ce qu il devient adulte. C est une aventure merveilleuse pour celui qui est assez fort pour laisser un enfant marcher a ses cotes.
Je trouve que votre témoignage est très beau. J'espère qu'un jour j'aurais la chance de devenir papa ;).
Enfant du paradis recherche une escale
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