Jeune adulte après aliénation parentale

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Flo'

Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar Flo' » 02 févr. 2011, 15:48

Bonjour,

Je passe ici car j'ai été victime pendant une grande partie de mon enfance de ce que l'on apelle "l'aliénation parentale".
Pour faire court, ma mère a passé toute mon enfance à me monter contre mon père, nous réinventant un passé où celui-ci était complètement diabolisé, me mettant dans une situation de peur par rapport à lui, et de haine.
Si bien que, quand ils se sont séparés, je n'ai plus vu mon père pendant 7 ans.
Il y a deux ans, j'ai retrouvé mon père, et ai quasiment coupé les ponts avec ma mère.
J'ai beaucoup souffert, toute mon enfance, adolecence, et jeunesse, de cette situation. Mais j'ai, pendant toute cette période, joué un rôle : celui de l'enfant équilibrée, aimante, soumise, et joyeuse. Ce qui était totalement faux...
Au final, la famille de ma mère s est rangée de son côté, persuadée que pendant toute cette époque j'haïssais vraiment, et j'avais vraiment peur de mon père, alors que pendant tout ce temps, j'ai fait semblant, pour me ranger du côté de ma mère, par "conflit de loyauté"...
J'ai aujourd'hui 24 ans, des contacts glaciaux avec ma mère, plus aucun contact avec sa famille, et un père aimant et présent...
Je me reconstruis au travers de mes études, que j'ai reprises...
Malgré ça, je sens bien que je ne suis pas bien dans mes baskets, problèmes de couples ( je cherche à être amoureuse de personnes qui me font mal et rejette quiconque serait simplement "gentil" avec moi avec une moquerie que moi-même je ne comprends pas... , sexualité abimée... ), problèmes alimentaires ( tant que j'étais près de ma mère, je pesais 40 Kg, et du jour où je suis partie, la bouffe est un réconfort énorme (et ça commence à se voire ! :s ), mauvaise image de mon physique et de mon corps ( je me trouve toujours laide... ) , manque de confiance en moi, automutilations, par le passé, heureusement, ça, j'en suis sortie ! , peur, en général, de tout, de m'impliquer dans ma vie, de "faire" les choses...., problèmes physiques ( toujours malade... ) et beaucoup d'angoisses le soir ou quand je suis seule, que je ne m'explique même pas...
je sens que cet état général commence à peser sur mon moral et sur ma vie, et j'aimerais beaucoup en sortir !

Avez-vous des conseils à me donner ?
Quelqu'un a t'il vécu le même type de jeunesse que moi et voudrait en parler ?

D'avance, merci !!!!

méliane
Messages : 69
Inscription : 19 août 2010, 23:52

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar méliane » 02 févr. 2011, 23:53

Coucou Flo',
J'ai éprouvé de très grandes difficultés à l'adolescence et au debut de l'age adulte. Ca s'est manifesté par une très grande souffrance psychique et son cortège d'angoisses assez terribles, automutilation, très peu d'estime pour moi, voir même une haine contre moi assez dure à supporter, replis sur moi ou rencontres bidons etc...
Je n'ai pas de recette miracle à t'apporter car je crois qu'il n' y en a pas, et que ce type de souffrance reste toujours comme une sorte de fragilité qu'il faut apprendre à accepter. Enfin c'est comme ca que je vois les choses aujourd'hui.

Mais tu vois, aujourd'hui je suis plus vielle et j'ai essayer d'apprendre à refaire confiance en la vie et en les autres. C'était hors de question pour moi de reproduire ou de subir tout ça par dépit. Pour ma part, c'est passé par une psychothérapie puis une psychanalyse, en plusieurs étapes, parce qu'un peu dure à supporter. Il doit y avoir peut être d'autres voies qu'il te reste à créer. Mais il y en a c'est sûre qui te permettrons de reprendre confiance en la vie qu'il y a en toi. Je dis pas que c'est simple, mais je crois que ca vaut le coup. Aujourd'hui je suis avec un homme "gentil" comme tu dis, un homme attentionné et compréhensif qui m'a aidé à apprendre une autre façon d'aimer. Un homme dans les yeux duquel je me sens belle et aimée, nous avons eu un enfant à qui je donne, donne et redonne de l'amour et c'est la chose la plus merveilleuse. Et même si j'ai souffert a "presque" en crever et bien aujourd'hui je peux dire que ca valait le coup de se battre, même si parfois les vielles blessures remontent, la vie aujourd'hui fait qu'elles passent plus vite.

Je ne sais pas comment les autres gèrent leur vie, moi, j'ai toujours pensé que c'était par une psychothérapie que ca passerait, c'est long, mais c'est ma manière de faire.

Je suis dispo pour continuer à en discuter si tu veux
Bon courage

Flo'

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar Flo' » 07 févr. 2011, 22:10

merci beaucoup en tout cas pour ta réponse ! :-)
moi aussi, en effet, j'envisage la psychotérapie, qui, je l'espère, sera une solution ! :-)

dan.nad
Messages : 1
Inscription : 02 oct. 2011, 19:19

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar dan.nad » 02 oct. 2011, 22:39

Bonjour Flo',
Je m'appelle Daniel, j'ai 30 ans, et je me trouve dans une situation un peu similaire. Dans mon cas je n'ai plus vu mon père entre 3 et 17 ans. Après la rencontre, au début j'ai essayé de relativiser le plus possible, comme si ce n'était finalement pas si grave, et qu'il fallait voir en 'avant. Chercher à être positif pour pouvoir avancer, simplement, se concentrer sur des choses précises. En fait je me rends compte avec le recul que ce n'était pas aussi simple. La relation à nos parents fait directement appel à notre identité profonde, d'autant que cette identité que nous avons construite est dans mon cas du moins, plutôt bancale par nature. Comme si nous finissions, en grandissant, par incarner cette manipulation, en l'assimilant de notre propre gré. Je me rends compte que je me suis au final plus construit en tant que personnage qu'en tant que personne, pour justifier une histoire et m'ajuster à une situation que je savais pourtant, au fond, inexacte. Mais c'est pas évident quand on est enfant, et il est plus commode de laisser filer les jours, et en tout cas moi j'ai été assez passif par rapport à tout ça.

Enfin, depuis j'ai pas mal voyagé, mon père étant brésilien, je suis allé vivre quelques années là-bas. j'ai renoué avec certaines racines et la culture, j'ai appris pas mal de nouvelles choses. Mais cette vague de positivisme s'est peu à peu essoufflée, et au bout d'un moment j'ai comme explosé, une sorte de trop plein, à force de faire semblant que tout allait bien. J'ai tout envoyé balader et je suis rentré en France, sans rien expliquer à personne. J'ai fait l'ours pendant un moment, je ne voyais pratiquement personne. J'étais vraiment en rogne contre ma mère aussi, jusqu'alors je n'avais pas trop considéré sa part de responsabilité dans l'histoire, la mienne non plus d'ailleurs. Mais j'ai commencé à remettre les choses à plat, à l'écart de l'influence des uns et des autres. Je me rends compte que c'est une expérience vraiment étrange que la nôtre, et cela réveille de nombreuses questions sur ce qu'est l'identité, la façon dont nous la créons, les références que nous portons sans en avoir conscience, toutes ces identifications, qui sont en fait totalement arbitraires et modulables.

il m'est toujours difficile, à un certain niveau, de me "sentir" moi-même, comme si je n'étais jamais convaincu de former une personne à part entière. C'est assez déroutant, et pénalisant, car sans cela il est tellement difficile de se projeter socialement et dans le temps. Cela demande une autre gymnastique.
Bon mais en faisant quelques recherches, je suis tombé sur une conférence d'une psychologue, Ursula Kodjoe. Elle parle spécifiquement des mécanismes que les enfants dans ce genre de situations mettent en place, les symptômes qui en découlent et les impacts sur la vie adulte. Cela m'a semblé vraiment juste. Elle est claire et précise, et ça m'a donné envie de rencontrer un psychologue dans ce domaine, quelqu'un qui ait des compétences spécifiques à ce genre de situations. Car j'ai fait des sessions il y a quelques années, parfois durant plusieurs mois, avec des psychologues plutôt "généralistes", mais ça ne m'avait pas paru spécialement intéressant.
Enfin voilà, je suis curieux de savoir ce que tu penses de ton expérience par rapport à cette thérapie. Et puis aussi, on sait jamais 'eh', si tu avais quelqu'un à recommander, je suis preneur.

en tout cas ça m'a fait du bien de lire ton message et puis d'écrire tout ça.
j'espère que les choses rentreront dans l'ordre pour toi. de mon point de vue, j'aime croire qu'elles le peuvent, et que c'est surtout une question de temps. Et c'est ça qui me préoccupe en fait, de ne pas perdre plus de temps.

daniel

Sofracy
Messages : 2
Inscription : 25 mai 2012, 09:37

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar Sofracy » 25 mai 2012, 09:57

Bonjour,
Je suis soulagée de trouver un site d'expression sur ce sujet. J'ai été également confrontée dans mon adolescence à cette persécution de la part de ma mère et aujourd'hui, à 42 ans, j'ai encore beaucoup de mal à vivre "normalement". Il y a deux ans j'ai pris réellement conscience de cette manipulation et j'ai donc enfin pu grandir et me construire un peu mieux. Cependant, aux jours d'aujourd'hui j'ai encore besoin d'évacuer ma colère et je ne trouve pas sur la région bordelaise de praticiens spécialisés dans le SAP. Je côtoies toujours ma mère avec beaucoup de froideur, ce qui me permet de ne plus être "sous sa coupe", mais à chaque rencontre, je suis bouffée intérieurement par une colère énorme. Elle ne veut plus entendre parler de rien évidemment, elle se pose en victime, fait comme si de rien n'était, comme d'habitude, c'est la loi du silence... C'est une attitude tellement cruelle de la part d'un parent, qui ne se reconnait aucun tort, voit son enfant même adulre souffrir et ne fait rien pour lui. Du côté de mon père, je ne le vois plus depuis mes 15 ans... Il a tenté un rapprochement il y a un an, mais je n'ai tellement pas confiance en ses propos que je n'ai pas envie de renouer quelque chose pour le moment. Je ne suis vraiment pas bien en ce moment, je suis dans une période de baisse de moral. A bientôt.
France

isonga73
Messages : 44
Inscription : 13 avr. 2012, 11:19

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar isonga73 » 25 mai 2012, 12:58

Bonjour

je viens de lire vos posts. Je me retrouve parfois dans certains de vos propos. Et j'avoue que ça me fait u peu peur parceque ce n'est pas qqchose qui m'avait interpellé jusque là.
Mes parents ont divorcé quand j'étais jeune, mon père ne vivait pas en france et apres le divorce je ne le voyais pas beaucoup (avant non plus d'ailleurs).
Ma mère m'a toujours répété que je n'avais pas besoin de lui, qu'il ne nous faisait que du mal....je me suis rangée de son côté et j'ai coupé les ponts avec lui pendant plus de 11 ans. Et même aujourd'hui, je n'ai de nouvelles de 1 a 2 fois par an.
lorsque j'essaye d'en parler à ma mère, de la douleur que ça m'a fait, elle se positionne en victime, donc le dialogue est "rapide". j'ai abandonné.
Aujourd'hui, j'essuie un divorce d'avec un homme qui mentalement ressemblait a mon père (pphysiquement aussi d'ailleurs!). Son côté autoritaire et paternaliste me convenant lors des 1eres années de notre vie commune mais aujourd'hui, je ne supporte plus.
J'ai rencontré un homme gentil, que je repousse en permanence, son côté comprehensif m'exaspère (je sais, c'est méchant.)
Ais-je été vistime d'aliénation parental?
je me pose bcp de questions.

merci pour vos réponses

titeNINI
Messages : 121
Inscription : 06 nov. 2011, 21:37

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar titeNINI » 25 mai 2012, 15:04

Bonjour,

Je suis relativement triste de lire tous ces témoignages, car je vois en vous les filles de mon compagnon ( 7 et 11 ans) séparés de leur père depuis déjà 4 ans.
Lorsque leur leur père s'est séparé de leur mère, nous recevions ses enfants 1 semaine sur 2 et entre nous 4 les choses allaient très bien, même si à chaque fois qu'elles revenaient on sentait un malaise omniprésent car leur mère leur mettait la pression, elle leur interdisait d'être bien et heureuse avec nous, elle critiquait et insultait leur père sans arrêt et en groupe, en famille. Moi je ne parle même pas de mon cas..

Leur mère sortait et recevait toute la semaine du monde, les devoirs n'étaient pas fait, les enfants se couchaient à minuit 1h du matin, des absences répétés à l'école, les filles étaient lavés 1 fois par semaine, bref s'étaient déplorable tant elle ne pensait qu'à sa vie individuelle.

Puis leur mère est devenue jalouse des choses que nous partagions ensemble, elle a donc reproduit les mêmes sorties, les mêmes achats tout étaient démultiplié. Les choses ne prenaient plus aucune valeur, les filles commençaient à être extrêmement perturbées
Elles ont commencés à se rapprocher de leur mères et se détacher de leur père. Leur mère leur disait tous les jours que leur père ne les aimait pas, qu'il me préférait, qu'il allait les abandonner, qu'elles ne comptaient pas pour lui, qu'elle serait toujours là pour elles.
Il fallait les rassurer à chaque fois, leur expliquer que c'était des mensonges etc etc.... La vie devenait INSUPPORTABLE!!!!!

Un jour elles sont rentrés en nous expliquant qu'un voisin de leur mère avait brûlé la porte tant il ne supportait plus les soirées à n'en plus finir. Nous sommes allés constaté et là!!!! Nous avons décidé de réagir.

Nous avons demandé (malheureusement) aux enfants avec qui ils souhaitaient vivre à temps plein et sans hésiter elles ont choisi leur père. Le jugement était en cours, la plus grande a rencontré la juge pour lui expliquer ce qu'elle vivait chez sa mère.

ET TOUT A BASCULER quand sa mère a appris qu'elle allait les perdre, elle a donc mis la pression à la plus grande pour retourner voir la juge et lui faire dire qu'elle voulait être avec sa mère. Elle a fait une tonne de promesse à sa fille.
Quand nous avons appris ça nous avons demander à la plus grande, pourquoi avoir changé d'avis et elle s'est mise à pleurer et avoir honte, nous lui avons demandé si elle avait peur? et elle a crier que OUI elle avait peur, peur d'être abandonner par son père, peur de sa mère si elle ne faisait pas ce qu'elle attendait d'elle. En gros c'est aussi ce qu'on appelle le "conflit de loyauté".

Moi qui suit relativement extérieur est été profondément attristé, j'en souffre encore, car je ne supporte pas de voir les enfants souffrir, pire quand ça vient des personnes en qui elles devraient avoir complètement confiance.
Le jugement est passé et a accordé la garde exclusive à la mère, et là ce fût le coup de massue pour le papa qui était omniprésent pour ces filles depuis leur naissance (étant donné que leur mère était constamment en sortie).
Le coup de massue pour moi aussi, car je trouve que l'on parle jamais de nous (=les concubines qui s'occupent des enfants de nos compagnons), on donne une image mauvaise de nous. Moi j'ai donné tout ce que je pouvais pour leur épanouissement, je ne voulais en aucun cas prendre la place de leur mère et les filles l'avaient parfaitement compris. Nous avions une relation saine et agréable.. Alors oui j'ai mal au coeur, car je sais qu'elle vont se construire bancale, j'en suis persuadé, le cocon familial maternel est assez haineux, la grand-mère les frappaient pas vraiment de stabilité.

Mais je vois bien qu'elles s'accrochent à ce qu'elles ont, elles n'ont pas le choix. Leur mère me fait pensé à un tyran. Bref je suis triste pour ces filles que j'ai aimé je garde espoir pour elles, même si je sais que les chances sont réduites.

Bref je voulais vous parler de cette expérience personnelle qui malheureusement perturbera ces enfants.

Flo,

Flo' a écrit : je cherche à être amoureuse de personnes qui me font mal et rejette quiconque serait simplement "gentil" avec moi avec une moquerie que moi-même je ne comprends pas...

C'est parce que tu n'as pas reçu dans ton enfance les bons code relatif à l'Amour, tu as grandi dans une relation affective complexe. Blessée, dans ton esprit il y a confusion entre Amour et souffrance.
Ton inconscient à inscrit la relation vécue avec ta mère comme Normale, car tu as appris à supporter cette situation.
C'est donc inconsciemment que tu noues des relations adultes qui ressemblent à celle vécue dans l'enfance. Ce qui explique que tu sois attiré par des hommes qui te font souffrir, ils représentent la figure maternelle maltraitrante. Vivre ces relations destructrices c'est chercher à changer ta mère qui t'a déçu dans ton enfance, tu te dis que si tu peux changer l'homme qui te frustre et te rend malheureuse c'est réparer la relation qui t'a fait souffrir avec ta mère.

Pour changer ce processus il faut passer par l'acceptation que ta mère est une "mauvaise mère". Cela peut être très difficile et peut prendre un certain temps même si l'on croit au fond de soi qu'on l'a déjà accepté, les comportements prouvent encore le contraire. C'est une question de temps. Pour ensuite accepter naturellement d'aller vers une relation bienveillante basée sur le respect. Et vu que ton père était absent, il n'a pu intervenir pour corriger cette approche de l'Amour.

J'imagine que les moqueries viennent du fait que les dénigrements fait par ta mère sur ton père (que tu devais trouver anormal) se sont inscrit et imprimés dans ton inconscient et sans le savoir tu reproduis ces comportements.

Concernant ta sexualité il faudrait que tu m'en dises un peu plus..? mais cela doit être un problème car l'empreinte de ta mère n'est pas détachée de toi. Sachant que ta sexualité doit être complètement personnel, l'avis ou les préjugés extérieur ne doivent pas s'initier dans ton esprit. Mais il faudrait en dire davantage car plusieurs paramètres peuvent entrer en jeu.

Les problèmes alimentaires sont une forme d'expression une façon de s'affirmer mais détournée. Auprès de ta mère a 40 kg c'était affirmer que tu ne voulais plus avancer dans la direction soumise par elle, plus envie de satisfaire ses attentes.
Puis retourner et renouer avec la nourriture je suppose que c'était une résilience avec la vie une suite logique après la restriction que tu t'infligeais auprès d'elle. Mais accepter de prendre du poids c'est accepter sa féminité, ses formes, c'est s'accepter tel que l'on est et pour ça il faut S'AIMER SOI-MEME. Tu ne te sens désirable qu'avec un corps parfait.
D'ailleurs être toujours malade est un comportement qui signifie que la souffrance psychique est toujours là puisque les raisons te sont encore inconnues. A savoir que le lien avec ta mère perdure inconsciemment.

La mauvaise estime de toi vient du fait qu'on attendait de toi, tu as réprimé ce que tu voulais vraiment car tu savais que tu ne serais pas entendu. Tu t'es ainsi construite une fausse identité pour faire plaisir sans tenir compte de TES PROPRES DESIRS. A avoir refoulé le vrai toi tu ne t'es pas construite. Le vrai toi est dans ton inconscient, il ne s'est pas développé, ce qui explique que tu as un gros vide intérieur.

Le sentiment de solitude vient du fait que ta mère ne t'a pas apporté les sentiments structurant être aimée, accompagnée comprise et surtout de le mériter. Tu n'as pas reçu, donc tu ne t'aimes pas donc tu pense ne pas mériter d'être aimé. Se sentir seule c'est rester DÉPENDANT de l'autre. Normalement, supporter la solitude est sentiment sain et signe d'une bonne structuration dans l'enfance. N'ayant jamais connu de satisfaction en dehors qu'avec ta mère tu te trouve angoissée quand tu es seule. Cela a généré des phobies chez toi, peur de si ou de ça mais tout est lié. Il faut que tu t'interroges sur les raisons qui t'empêchent d'oser être toi-même=le vrai toi.

Recherche a être DÉPENDANTE. Dépendante du regard, des avis et opinions des autres, si tu t'autorises tout cela tu ira vers toi-même et les phobies n'existeront plus.

T'es tu demandé si tu culpabilisais? Pourquoi n'as tu pas tenu compte de tes propres désirs?
Il faut te dégager de la vue enfantine de la relation et voir la réalité, je pense que c'est ce que tu fais en ce moment, tu es passé par plusieurs épreuves sans arriver à tout comprendre c'est la raison pour laquelle il faut se faire aider et consulter un spécialiste qui t'aidera à y voir plus clair dans tout le ménage que tu as déjà fait.

Parfois on peut se sentir honteuse de critiquer un parent, car on part du principe qu'on idéalisait cette personne. Il faut se réapproprier ses pensées, ses envies, ses désirs, pour te construire sur ce chemin là, il va falloir te détacher complètement de ta mère. Car continuer à la voir c'est rester la petite fille qu'elle pense que tu es. Ses critères, ses raisonnements se heurteront aux tiens, alors que tu seras en construction. La dépendance à cette relation te donne un sentiment de sécurité, mais pour t'en sortir il va falloir faire tes propres expériences, aller vers l'inconnu, te débrouiller seule!!!! MAIS COMPLÈTEMENT SEULE. La reprise de tes études est une bonne expérience à laquelle tu vas pouvoir oser t'aventurer, ce qui t'aidera à reprendre confiance en toi.
Il se peut qu'elle entrave tes élans d'indépendance, à toi de te fixer des limites. Trouver ton autonomie et ton indépendance te permettra de trouver par toi des satisfactions.

Ta vie, tes choix t'appartiennent. Tu trouveras ta liberté en te séparant progressivement de ta mère (ton inconscient n'est pas encore détaché même si tu penses l'être et ne plus en souffrir). La dépendance à elle entretiendra la répétition des schémas de souffrance dans ta vie..

Bon je crois que j'ai trop parlé et surement fait des répétitions, mais j'espère que cela nous aidera nous toutes et tous, car je suis moi aussi dans cette situation, détaché de ma mère 1 an cela m'a beaucoup aidé, puis je suis revenu les voir et mes parents n'acceptent toujours pas qui je suis, je me suis donc détaché à nouveau et ça m'a ENORMEMENT aidé. Je reprends également mes études. Je comprends mieux mes comportements, les répétitions de vie, je trouve des explications et je suis suivie par une psychologue. Je renoue avec moi-même, je te souhaite beaucoup de courage.. et à vous tous..
C'est un sujet qui me parle énormément mis à part que mon père n'était pas absent mais se ralliait à elle systématiquement.

Je souhaiterais également échanger sur ce sujet si vous le souhaitez.

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Jeannette
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Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar Jeannette » 08 juin 2012, 10:13

Je cottoie en ce moment un cas de SAP. Et je confirme ce que dit TiteNini... Malheureusement.

Et en particulier :
> Pour changer ce processus il faut passer par l'acceptation que ta mère est une "mauvaise mère".

Ce qui ne veut pas dire arrêter de l'aimer, ni la considérer comme "méchante".
On peut être quelqu'un de très bien et ne pas savoir dessiner. C'est pareil. Souvent, les parents aliénants n'ont aucune volonté de nuire, n'ont même pas conscience d'écarter leurs enfants de l'autre parent. Ce sont généralement des personnes qui n'ont pas "intégré" que leur enfant n'était pas une partie d'eux même, qui s'identifient d'une façon ou d'une autre à eux, et qui ne font qu'exprimer une grande souffrance.

Comme dit titeNini, le "secret" est de devenir indépendant, libre de nos actes, de nos sentiments et de nos choix. Si cela fait mal à l'un de nos parents, c'est son problème. Tout comme un adolescent a le droit d'écouter la musique qu'il aime dans la mesure où le volume sonore reste raisonnable, un enfant à le droit d'aimer qu'il il veut. Et ce n'est qu'un élément parmi d'autres.

Je rappelle ce lien, très intéressant : http://www.paulwillekens.be/pw/pas.htm
Si quelque chose s’oppose à toi et te déchire, laisse croître, c’est que tu prends racine et que tu mues. A. de St Exupery - Citadelle
Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter. K. Gibran

wiwi44
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Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar wiwi44 » 20 juin 2012, 16:37

Bonjour,

je vous prie d'abord de m'excuser de m'insérer dans ce post.
Mais j'ai lu vos messages d'enfants puis d'adultes ayant subi une aliénation parentale. et je me demande si vous auriez pu m'aider? ou plutôt aider mon fils?
victime d'une aliénation parentale mais au contraire de beaucoup de personnes, cette manipulation est celle de son père à mon encontre.
je n'ai rien vu. nous nous sommes séparés quand mon fils avait 4 ans. Moi même issue de parents divorcés et n'ayant pas vu mon père depuis mes 10 ans (j'en ai 50), j'ai fait tout mon possible pour conserver le lien entre le père et les enfants. malgré des conflits, un divorce très pénible etc....
Mon fils a donc toujours vu son père quand il le souhaitait. A partir de ses 10 ans il a commencé à changer vis à vis de moi. J'ai mis ça sur le dos de la "pré-adolescence". Puis il a voulu aller vivre chez son père. J'ai dit oui, pensant qu'il avait besoin d'une présence masculine.
et là, tout à dérapé. Mon fils est parti avec ses valises en m'embrassant et en me disant "au week-end prochain" et je ne l'ai revu que 6 mois plus tard.
pour qu'il me fasse des reproches, m'accusant de l'avoir étouffé, de ne pas m'être occupée de lui, de l'avoir "privé d'amis" etc....
je n'ai rien compris, je n'ai jamais eu d'explication. nous nous entendions bien avant, il était affectueux, drôle. et il ne semblait pas avoir de problème de famille; Il avait ses deux parents.
Au fur et à mesure, impuissante, j'ai assisté à la dégradation de nos relations et à la déchéance de mon fils. Addict à l'ordinateur, déscolarisé, drogué.
j'ai raconté ça dans un autre post sur ce forum.
j'ai essayé d'en parler avec son père. il n'a fait que m'insulter, me dire que j'étais responsable etc..
je n'ai quasiment rien pu faire sauf une courte période où saisissant une demande de mon fils qui voulait quitter le domicile de son père, je lui ai pris un appartement. Je lui ai trouvé un apprentissage; il a eu son diplôme et ensuite il est retombé dans sa situation précédente. il a repris des relations étroites avec son père qui lui donne de l'argent.
je n'ai plus de nouvelles depuis plus d'un an. il ne répond pas à mes appels, ni à mes lettres. il m'a dit qu'il me haïssait que j'étais la cause de tous ses problèmes. que j'étais une mauvaise mère. Que je n'avais rien fait pour lui. que chacun de mes appels le rendait malade.
il était allé voir une psy un jour. je suis allée voir la même. elle a confirmé la manipulation parentale. je me suis adressée à une association. J'ai demandé conseil. mais rien ne marche.
Vous qui avez été des enfants "aliénés", qui avaient souffert de ce conflit entre parents alors que vous ne demandiez qu'à avoir deux parents. qu'auriez voulu que le parent absent fasse? qu'est ce qui aurait fait que vous vouliez le retrouver, le revoir, communiquer?

que puis je faire pour retrouver mon fils?

merci d'avance pour votre aide.

iphigenie
Messages : 1
Inscription : 28 déc. 2012, 12:43

Re: Jeune adulte après aliénation parentale

Messagepar iphigenie » 28 déc. 2012, 12:49

Cette discussion semble finie ici. Alors je rappelle qu’il y a une suite sur ados-et-alienation.forumprod.com sur le même sujet. Bon courage à tous


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