fille abusée et meurtre psychique

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heresie-law
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Messagepar heresie-law » 07 janv. 2011, 11:50

Se concentrer sur ce qu'il est à faire, ton équilibre psychique est en danger par ce que tu décris, et ton avenir possiblement compromis.
Agir, est l'essentiel ici
qu'en penses-tu pour porter plainte ?
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heresie-law
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Messagepar heresie-law » 07 janv. 2011, 11:52

Sariputra, Heresie-law : Je suis (malheureusement) très bien placée pour me projeter sur le cas de cette jeune fille et imaginer ce qu'elle ressent. J'aurais aimé que quelqu'un me parle de cette façon lorsque j'avais son âge. Nécessaire électro choc. Nécessaire prise de conscience. Je n'avais su, personnellement, que lui conseiller de réagir et de lire les articles en ligne de Alice Miller pour réaliser la nécessité de cette réaction. C'est violent sur l'instant, je l'accorde, mais nécessaire. Il faut juste le temps de "digérer" une vérité qui fait mal, de laisser germer le message. Réapprendre à respirer lorsque l'on a failli se noyer est souvent douloureux.
Tu trouves le fond du propos vrai ?
Je ne parle d'un aspect psychologue .. j'ai la psychologie d'une scie sauteuse moi : )
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sariputra
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Messagepar sariputra » 07 janv. 2011, 20:23

Utopia, je ne pense pas que tu aies particulièrement mal lu, j'ai été choquée aussi :

nicole dubreuil a écrit :Voyez-vous, si vous n'agissez pas, vous donnerez à penser aux autres, que ce qui vous arrive vous flatte, vous donne de l'importance..
Et ce n'est pas honnête.

Comme pour le moment elle vient de poser sa question, elle n'agit pas encore, ce qui peut lui laisser penser qu'elle se trouve dans la conclusion de votre hypothèse.
alors qu'il peut y avoir beaucoup de raisons pour elle de n'agir pas tout de suite. Ce qui ne fait pas qu'elle ne le fera jamais, mais qu'elle peut avoir besoin de quelques jours pour digérer.

nicole dubreuil a écrit :Tant que vous ne serez pas certaine que cet homme est qui est un PERVERS et vous prend pour sa chose, tant que vous n'aurez pas du dégoût et de la haine pour ce qu'il est, pour ce qu'il vous dit encore, et ce qu'il vous a fait, vous ne pouvez pas être digne de respect et d'intérêt pour les personnes qui voudront vous aider.

Cette phrase suppose qu'elle n'a pas encore bien pris la mesure de la dangerosité et de la violence de cet homme et vous dites' tant que... vous ne pouvez pas être digne de respect et d'intérêt pour les personnes qui voudront vous aider' ce que je trouve à fois très violent et faux.
Je pense pour ma part que son principal frein est la peur, moins que le fait de réaliser à quel point ce qu'il a fait était violent.
Et même si c'était le cas, je ne vois pas pourquoi on devrait moins respecter quelqu'un qui est tellement traumatisé qu'il ne comprend pas bien la violence de ce qui lui est arrivé.

nicole dubreuil a écrit :Par le simple fait que vous continuerez à vous plaindre pour attirer leur sympathie, elles ne pourront rester que des " voyeurs ", malgré elles. Et c'est vous qui deviendrez toute aussi " malade " et " tordue " que votre agresseur.

Pour moi elle ne se plaint pas, elle vient chercher des conseils... je ne comprends pas que vous disiez ça sur elle alors que des personnes qui se plaignent sur des dizaines de pages sont très présentes sur le site, par ailleurs....
Quand à la rendre aussi malade et tordue que son agresseur... les bras m'en tombent. Comparer le récit de son traumatisme au degré de maladie d'un pédophile et le mettre au même niveau.....

Madame Dubreuil, j'ai lu plusieurs de vos interventions et très souvent j'ai admiré la façon dont vous répondiez, à la fois de façon concise, parfois explicative et le plus souvent claire et éclairante. Je trouve que sur ce post ce n'est pas du tout le cas, et je voudrais garantir à Upotia qu'elle peut faire confiance à son ressenti et ne pas s'excuser juste parce que 2 adultes sont d'accord sur un point de vue qui me semble bien extrême.

La culpabiliser dès la première semaine où elle vient raconter ce qui lui est arrivé - sur des arguments qui sont plus d'ordre de la supposition que de l'évidence, je trouve ça hyper violent.

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nicole dubreuil
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Messagepar nicole dubreuil » 08 janv. 2011, 00:34

Chère Utopia, ne vous alarmez pas, tout ceci n'est pas grave.
Chacun fait ce qu'il peut pour être compris.
Si vous avez le temps, lisez le lien que vous donne Jeannette. Je pense que vous comprendrez mieux ma position, qui sur ce site, ne peut être que professionnelle.

Mes raccourcis sont " brutaux et à l'emporte-pièce ", autant pour vous que pour d'autres internautes, mais beaucoup à travers mes propos et la réflexion qu'ils ont amené, ont fait un bond en avant dans leur vie et la compréhension de leur problèmes. Parfois plus vite qu'en deux ans de thérapie avec un psy " attentiste ".
Pour certains, je ne réponds pas. Et cela aussi est à comprendre comme une relation d'aide.

Repensez mon texte comme je l'entendais :
- Si vous ne faites rien, si vous ne comprenez pas DE SUITE que vous avez à faire à un pervers, et que " le coupable " doit être nommé et puni, vous agirez toujours en " victime " et ne pourrez jamais être tranquille en vous.

Vous avez le temps, vous n'êtes pas encore majeure, mais prenez soin de vous.
Oui, mon " rappel à l'ordre " est violent, mais à la mesure du pire qui vous est arrivé.

Ne faites pas comme Sariputra, ne vous entêtez pas à vous tromper " d'ennemi ".

Nous mettons tous les intonations que nous pouvons sur la lecture que nous faisons des messages que nous recevons, et souvent nous interprétons mal ce que nous ne nous attendions pas à lire !
C 'est bien pour cela que je vous demandais si vous me compreniez.

Apparemment cela n'a pas été le cas, mais je suis là si vous avez encore besoin de moi.
Je ne vous abandonnerai pas.

Bien à vous.

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Messagepar nicole dubreuil » 08 janv. 2011, 15:41

Je vais maintenant prendre le temps d'expliquer ce qui fait polémique :

La première phrase :
" Voyez-vous, si vous n'agissez pas, vous donnerez à penser aux autres, que ce qui vous arrive vous flatte, vous donne de l'importance."

C'est à dire que :
Dans le processus de victimisation qui se met en place lors d'une agression, la personne en dehors du traumatisme subi, voit sa vie radicalement changer. Et souvent l'attitude de son entourage également.
Elle peut d'un coup être plus entourée, plus écoutée, elle sent de la compassion autour d'elle, de la sympathie, de l'intérêt. Et c'est réconfortant. Et cela devrait toujours être ainsi.

Mais si cet ensemble de " regain " d'intérêt de la part des autres put un temps lui être indispensable, il est également à double tranchant si " la victime " ignore ce qui suit :
Ce qu'elle vit alors après son drame est un " bénéfice secondaire ". C'est à dire que c'est " grâce à ce drame " que soudain elle reçoit des gratifications et du réconfort.

C'est une situation qui peut, sans qu'elle s'en rende compte, devenir PLUS IMPORTANTE QUE LE DRAME LUI-MEME.
Et elle peut alors " oublier " qu'elle a été traumatisé, ne plus vouloir " y toucher ", en parler, laisser " courir " pour ne pas perdre l'affection qu'on lui témoigne maintenant. Elle peut penser que cela " répare " ce qui s'est passé.
Que le fait qu'on la plaigne et qu'elle soit devenue " quelqu'un " grâce à ce qu'elle a vécu lui donne " une importance " qu'elle avait pas auparavant, et que finalement, tout va bien.

Ce " bénéfice secondaire " est très dangereux, car il fausse la perception des choses et de sa propre morale, il donne l'illusion que ce n'était pas grave, que tout passera avec le temps.

C'est oublier que l'inconscient a été profondément ébranlé et qu'un jour ou l'autre il va vouloir " se débarrasser " de cet impact en déclenchant tôt ou tard une impression de mal-être diffus, des troubles psychosomatiques, une dépression nerveuse, des troubles sexuels, etc... Et pire encore peut-être : un dégoût profond de soi et de la vie.

Pour les personnes qui après ce drame, ne sont ni comprises ni entourées, le bénéfice secondaire " existera également :
Celui de se dire que " l'on est seul contre tous, que l'on est une victime rejeté par la société. "
Et de là peuvent suivre une grande tristesse refusant de se laisser guérir, des revendications délirantes, de la paranoïa, un grand défaitisme, mais également une " jouissance " pathologique de se dire que l'on est victime, seule, incomprise et rejetée par tous.
Tout est à craindre : ou la personne se suicide, ou bien elle devient ingérable pour la société.

De ces deux " bénéfices secondaires ", la victime est " flattée " d'être sortie de l'ordinaire, son drame lui a servi à se faire remarquer. A vivre, même si c'est au prix du respect d'elle-même. Elle a pris toute son importance.
Mais trop entourée, ou seule, mal conseillée ou consolée sans aucun recul, sa vie à elle sera fichue, et son estime d'elle-même également.

Voici le premier danger que je voulais vous faire comprendre.

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nicole dubreuil
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Messagepar nicole dubreuil » 08 janv. 2011, 16:33

J'ajouterai aussi que le bénéfice secondaire bien mis en place, relativise l'horreur qui s'est passée et " pervertit " la pensée et la mémoire, jusqu'à se dire, dans le cas où l'abuseur revient en scène ( et qui est le cas pour vous ) que ce qui s'est passé est passé et que personne n'y peut rien.

Et que peut-être maintenant il ne peut pas vous oublier.
D'où cette sorte de sentiment trouble où on refuse l'idée malsaine, mais où se sent " flattée " d'être un objet de désir, de la part d'un homme.

Mais c'est sans raison. Car la personne " normale " ne peut pas penser comme le pervers. Elle ne peut pas comprendre, imaginer à quel point pour lui l'amour et les sentiments sont " mathématiquement programmés " pour obtenir uniquement sa satisfaction sexuelle.

C'est terrible, car tout va se baser sur le leurre et la tromperie, le chantage et la perversion.
Le pervers dit souvent à ses victimes :
- Je t'ai fait ca pour t'apprendre la vie
- tu ne peux pas m'oublier, tu es à moi, je t'ai marquée
- Reviens, je saurais te rendre heureuse, je t'apprendra des trucs..
- Je sais que tu sais qu'au fond de toi tu n'es qu'une petit s..... ! C'est pour ca que tu t'es laissée faire.
Etc, etc.
Avec aussi cette notion de secret :
- C'est mieux que tu n'en parles pas aux autres, ils seraient jaloux, ce sera notre secret.


Voici le second danger :

" Tant que vous ne serez pas certaine que et homme est un pervers et vous prend pour sa chose, tant que vous n'aurez pas du dégoût et de la haine pour ce qu'il est, pour ce qu'il vous dit encore, et ce qu'il vous a fait, vous ne pouvez pas être digne de respect et d'intérêt pour les personnes qui voudront vous aider. "

Cet homme recommence son harcèlement. Pourquoi s'arrêterait-il ? Vos parents n'ont pas porté plainte et il n'a pas été inquiété, il va donc essayer de recommencer.
Cela lui donne un culot et une force de persuasion totale.
Il se croit tout puissant et à l'abri de la loi. Et il l'est.
Vous n'êtes sans doute pas sa seule victime.
Il continue peut-être en ce moment, ailleurs..
Pourquoi s'arrêterait-t-il ? Il sait qu'il ne risque rien et que vous n'êtes pas " défendue ", que personne ne viendra lui casser la gueule, ni le montrer du doigt en lui faisant honte face à tous.

Les pervers jouissent de la peur qu'ils procurent, de l'embarras où ils mettent leurs victimes avec leurs paroles ou leurs actes.
Ils ignorent le remords et le mal qu'ils font ne les intéressent pas, seul leur but de satisfaire leurs pulsions est important.
Mais il ne supportent pas d'être démasqués.
Ce sont comme des cafards qui oeuvrent dans la " nuit ". Un coup de projeteur et ils sont affolés, veulent se cacher à tout prix.

Maintenant cet homme prépare son avenir. Quand vous serez majeure, il va vous proposer de l'argent, vous en donner de force peut-être en vous faisant des cadeaux, pour continuer à vous utiliser comme objet sexuel.
Pourquoi irait-il s hercher une proie ailleurs, vous êtes à sa merci, avec même pas un père pour s'indigner !
En fait, vous deviendrez selon son plan : " sa putain ", et devant la loi, vous serez en tort. Vous auriez du refuser " ses avances ". Il dira que déjà enfant, vous le provoquiez.

Et vous, vous écrivez qu'il vous semble que " le mépris " est peut-être un moyen de le faire cesser.
Bien sûr vous êtes pure et naïve, et surtout complètement dans l'erreur.
Penser cela, c''est ne pas avoir conscience du mal " psychique " qu'il vous a déjà causé.

Comment dans ces conditions, vous aider à agir, à vous enfuir de cette relation - bourreau-victime - qui s'est mise en place, dans l'ombre, depuis votre enfance ?
Comment vous croire " choquée " et " décidée à vous en sortir " si déjà vous vous offusquez à mon premier message où je vous disais " de vous réveiller " de ce cauchemar ?

Car si vous ne rebondissez pas sur une proposition, ou si vous le faites sans répondre à la personne ( en plus à un psy qui prend la peine de vous répondre ! ) oui, n'importe qui de sérieux et de sensé sera en droit de se poser la question suivante :
- Elle dit la vérité quand elle veut qu'on l'aide à comprendre ce qui se passe, et comment faire pour s'en sortir ? Ou bien elle n'écrit cela que pour le dire, sans aucune envie d'écouter autre chose que ce qu'elle veut bien entendre : consolations et apitoiements sur elle ?

Mais on ne va pas bien loin avec cela. Ou c'est catastrophique ( voir question 1 )

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nicole dubreuil
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Messagepar nicole dubreuil » 08 janv. 2011, 17:05

Et maintenant le troisième danger :

Par le simple fait que vous continuerez à vous plaindre pour attirer leur sympathie, elles ne pourront rester que des " voyeurs " malgré elles. Et c'est vous qui deviendrez toute aussi " malade " et tordue " que votre agresseur. "

Du fait, que ne donnant pas l'impression de lire ce que l'on vous écrit, de ne pas répondre ou le faire à côté comme si cela ne vous concernait pas, peut-être donc de ne pas faire attention au désir réel de l'autre de vous venir en aide, on pourra en effet penser que - vous ne savez que demander et n'avez pas vraiment envie d'agir.
Ou bien que votre questionnement n'est pas muri. Qu'il est juste là pour dire aux autres ce qui vous est arrivé. Sans plus.
Alors quel intérêt ?
Juste peut-être, pour vous attirer des sympathies, en plus de celles que vous dites avoir reçues dans votre entourage.

Alors pourquoi s'investir pour vous dans une réflexion, si vous n'êtes pas encore partante pour vous-même ?

Celui qui lit votre drame ne peut que compatir. Mais si vous ne faites rien, il aura l'impression que vous lui avez juste montré " le MAL " sans autres pensées que de le faire participer à ce qui vous est arrivé.
D'où sa position de " Voyeur ".

La perversion, vous l'avez compris, est extrêmement pernicieuse et salit tout ce qu'elle touche. C'est comme l'eau sale, elle coule et passe partout en souillant tout sur son passage.

Cet homme est un pervers.
Il essaie de vous pervertir.
Vous risquez à votre tour de " pervertir " votre relation aux autres si vous ne vous défendz pas pour le faire punir.
Pour retrouver votre honneur, le respect de vous-même.
Les autres resteront juste des " voyeurs, des consolateurs, des pions, des écouteurs, etc.. "
Vous risquerez de penser secrètement que " tous les hommes " sont comme cela.
De par l'irruption malsaine de cet homme dans votre enfance, il y a nécessairement eu, comme chez toutes les victimes, cette " torsion " dans votre vie psychique, quelque chose de faux, d'ambivalent qui peu à peu transparaitra dans votre quotidien, dans vos jugements, vos échanges affectifs.
Quelque chose de " tordu ", qui appliqué à la vie courante veut dire : malsain, pas net, pas clair.

Voilà à peu près ce que je voulais dire.

heresie-law
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Messagepar heresie-law » 08 janv. 2011, 18:49

techniquement, suffit d'avoir des moeurs déviantes(def classique, sauf que bon, accessoirement, faut vraiment concevoir une société et un contexte donné comme le centrer d'un univers beaucoup plus vaste pour trouver cela pertinent .. ) de certaines normes(la normorale j'appèle ; une norme vide de vraie valeur morale, de vrai courage ..) prévalentes, dangereuses, ou non( différence = danger .. oué ), pour pouvoir se voir épinglé de pervers, ou d'autres chose, d'ailleurs..que vaut le concept, lorsqu'il peut se fourvoyer lui même aussi facilement (détourner du sens des choses, mais quel sens ? ) ?
C'est un terme arrengeant , puisqu'il "accepte" un peu trop de monde, du monde très différent,( et que finalement, il pourrait accueillir tout le monde, si ça trouve) .. des criminels, aux "victimes" qui deviendront tordues, aux personnes qui finissent peut-être d'en prendre ascendant, semi-consciemment .. jusqu'aux personnes juste inclassables .. (et pourquoi pas juste des cyniques)
Celui de se dire que " l'on est seul contre tous, que l'on est une victime rejeté par la société. "

Bah, pas besoin d'être une victime pour être seul contre tous.Suffit d'être seul, et pas avec tous .. :roll: (et de n'être pas au mieux de sa forme)
ce processus pervers décrit, il est alimenté de chacun, tous .. c'est bien ce qui est dérangeant, ce qu'il ne faut pas voir, pas "exposer", d'un mal qui choque, doit être canalisé, caché, dilué, dans l'ordinaire.
mais c'est à penser pour le bénéfice secondaire(c'est un peu trop systématique toutefois, ce genre de concept pour dire qu'une personne se complait dans un mal, maladie, dont elle est inconsciente, en plus .. y a des bénéfices secondaires à tout, je suppose, dont celui de survivre, ou de tirer du positif de ce qu'il a été vécu, par soi, ce qui est vraiment, criminel, et très pervers, oui, puisqu'on se débrouille sans "tous", mince ! comment tous, pourrait le supporter ? en plus, une personne qui développe un tracé déviant de vie, sera isolée pour qu'il ne soit aucune réflexion, remise en cause .. rien, isolée , non pour un bien, mais par souci de régulation de moeurs aseptisées, tout ce qu'elle dira sera lu, entendu, comme un symptôme, éventuellement, social)chacun gère un évènement perturbant avec les outils et armes à sa disposition, c'est sa pleine légitimité, au fond.Si les personnes non perverses, et bien moralement n'ont que des concepts de victimes, ou autre à proposer, ou induire, ou imposer, lorsque c'est parfois loin de ce qui a été vécu(car des situations s'en trouvant classées, il en est de nombreuses, multiples, et fort différentes), il se met à jour, un gouffre, un seuil de l'entendement que personne ne veut vraiment franchir.le propre d'un évènement trauma, est purement, pragmatiquement, de ne pas être assimilable, et de dépasser les ressources de gestions et recours d'une personne au moment ou il se produit, au fond, tout ce qui s'en découle est 'perversion', je dirais, puisque sur ébranlement, choc, il s'agit de reprendre un cours de vie, d'un mode de vie, qui déjà n'a pas de réponses pour ce qui destructure ses repères.ou des réponses qui peuvent n'être pas dénuées d'une perversion, dans le sens de falsification de ce qu'il s'est passé..
car exposer qqchose de "choquant" semble "pervers", possiblement, et il est un réflexe à "tasser" aussi parfois, non moins pervertissant ..
mais oui, ce qui est dénoncé est un danger, c'est d'ailleurs terrible, que cela ne tienne plus tellement à la personne, qu'à tout un système entier ..
J'ajouterai aussi que le bénéfice secondaire bien mis en place, relativise l'horreur qui s'est passée et " pervertit " la pensée et la mémoire, jusqu'à se dire, dans le cas où l'abuseur revient en scène ( et qui est le cas pour vous ) que ce qui s'est passé est passé et que personne n'y peut rien.
est-ce qu'une prise en charge sociale, et psy,(parfois, il est des pervers dans ces branches également) & co, ne relative pas l'horreur à son sens, également ?


Ou bien que votre questionnement n'est pas muri. Qu'il est juste là pour dire aux autres ce qui vous est arrivé. Sans plus.

il peut etre là pour le faire murir pardi ! elle a posté 3 messages..
avorté de l'infini

Jessica
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Re: ....

Messagepar Jessica » 08 janv. 2011, 19:15

Attention à ne pas te complaire dans l'auto-voyeurisme.
Il rend aveugle, et t'amène à ne plus voir "des autres", que ce qui l'entretien.

Jessica

heresie-law
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Re: ....

Messagepar heresie-law » 08 janv. 2011, 19:42

c'est quoi l'auto-voyeurisme ?
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