Mon baluchon

Pour parler de tout et de rien en dehors de la psychologie.
Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 11 mars 2019, 17:08

En ce moment, je me sens anxieuse.
J'ai rencontré Mylène ce matin. Ça l'a fait du bien!
J'ai pu lui parler de ma semaine. Ce qui en sort, c'est un grand sentiment de fierté! Je lui ai aussi raconté ce qu'il s'était passé avec Anne. Je suis en mesure de revenir en arrière, comme si j'avais pu m'enregistrer... j'ai autant dit ce qui était sorti de ma bouche que ce pourquoi j'ai explosé ce dimanche là... je suis en mesure de dire que j'ai franchi des limites... mais je suis capable de nommer pourquoi j'ai eu besoin de les franchir... j'ai eu besoin de m'expliquer rationnellement que je n'étais pas une petite fille fautive... c'est comme avec mes parents dans le fond, qui essayaient toujours de me faire porter des responsabilités qui ne me revenaient pas... alors que je n'y pouvais rien... ils réagissaient à moi pas parce que j'étais mauvaise... ils ne m'ignoraient pas et ne me démontraient pas de l'indifference parce que c'était ma faute... c'était bien au delà de tout ça en fait... mais c'est moi qui subissait...

Je me sens encore dans la même situation mais la, c'est moi qui m'exprime... je ne laisse pas les choses arriver, je me défend... j'ai l'impression que tout ce qui arrive dépasse aussi un peu Anne, pour être bien franche... je réagis comme ça parce que je ne suis plus capable de juste subir... mais en même temps, ce qui me rend le plus anxieuse, c'est de ne pas savoir si on va me recevoir dans tout ça... si on ne va pas me mettre la faute dessus parce que je suis capable d'introspection... parce qu'à quelque part, je me sens peut-être plus dans la recherche et la découverte de ma vérité... ce qui peut avoir un double tranchant... je pourrais penser que j'ai raison sur tout et tomber dans une espèce de toute puissance... ou je pourrais juste dire ce qui en est... le plus calmement possible, en reconnaissant que je ne suis pas à 100% neutre dans ce que j'apporte... parce que je sais que je réagis plus fort quand je saisis qu'en fait, Anne est avec nous mais qu'elle aurait possiblement autant besoin d'un milieu thérapie que nous... elle doit avoir des problèmes qui la surpassent... c'est juste que dans un sens, ici, j'ai le droit d'avoir des attentes différentes des siennes... comme je répète... nous n'avons pas les mêmes fonctions... nous avons pas les mêmes responsabilités...

Mon anxiété est dûe en partie parce que j'ai peur qu'on ne m'entende pas... j'ai peur qu'on ne me valide pas... qu'on ne demande de tolérer et d'être la grande fille... je vois un manque de professionnalisme de la part d'Anne... mais est-ce que les gens ont le droit d'être imparfaits?
Est-ce que ce sont mes attentes qui ne sont pas réalistent... en même temps, est-ce que je devrais continuer à me fier à mon jugement... j'ai des bonnes capacités de déduction... je le sais. Je comprends, je perçois vite les choses... je devrais me faire confiance et penser que les gens peuvent faire confiance en mon jugement aussi... mais s'il était faussé...??

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 12 mars 2019, 03:22

Bonsoir.
Il est 22h... mais avec le changement d'heure, je ne suis pas fatiguée du tout... il est 21h00 pour moi alors c'est certain que je n'ai pas envie de fermer tout de suite!!

Mon après-midi s'est bien passé.
Après le diner, je suis allée rencontrer la directrice.
Je l'aime bien! J'ai des bonnes jases avec elle.
Elle a pris le temps de m'écouter. Elle a écrit plusieurs choses sur ses feuilles lignées... j'ai pu parler de mon ressenti, mais surtout des faits... et je pense que mon ressenti est souvent bon, c'est juste que je suis consciente que ce n'est pas avec un ressenti qu'on ne prouve rien... ça c'est comme l'affaire avec mon père et le chèque... j'ai parlé de mon ressenti à ce moment là et je n'avais pas vraiment été validée... parce que ce n'était que des sentiments... traumatiques... mais juste des sentiments alors que personne ne pouvait saisir la souffrance que ça venait faire ressortir en moi... ce sentiment de déjà vu... la perversion qui me rentrait dedans, encore...

Mais là, j'avais du concret...
Et j'avais mes théories... qui ne sont pas si folles... j'essayais juste de m'expliquer la réalité que je vivais en ne me mettant pas dans la position de la mauvaise fille... ça me sauve du même coup. Si je comprends, c'est comme si je m'en détachais!! Ou j'arrive a me mettre dans la peau de l'autre et me dire que ça doit vraiment être difficile pour qu'elle veuille tant que ça m'ignorer... faire comme si je n'existais pas... comme si la seule idée que je puisse exister la menacerait... pourquoi a-t-elle peur que je la juge comme ça... qu'est-ce qu'elle a à cacher... qu'elle est son propre sentiment par rapport à ses interventions... est-ce qu'elle se sent compétente dans la vie ou pas du tout... pourquoi est-ce qu'elle est devenue intervenante si c'est pour se mettre dans une position où c'est elle qui rush...

Je ne sais pas trop...
Je ne disais que j'aurais dû tout marquer, avec les dates et tout... pour me souvenir de ce qu'elle a fait et à quel moment... je pourrais faire un travail de moine, de tout décrire en quelque part... mais pourquoi ce vouloir de frapper fort... qu'on m'écoute... qu'on agisse pour mon bien-être... elle ne se fera pas renvoyer pour ce qu'elle a fait... du moins, je ne pense pas... et ça va être encore plus bizarre quand elle va être là sur le plancher... parce que les deux, on saura...

On saura ce qu'il s'est passé...
Je n'ai pas plus envie de lui parler et d'avoir confiance en elle... même si elle recommencerait à agir avec moi de manière décente... il y aura toujours ce passé qui va rôder dans les parages... cette haine... cette peur!

Je me rends compte que je ne l'aime pas car elle n'est pas sécurisante... elle n'arrive pas à m'apaiser... parce qu'elle n'agit pas... je ne pourrais pas avoir confiance en elle la fin de semaine prochaine, même si elle change... parce que je sais que ça sera du fake... et tant qu'à avoir du fake... ben j'aime mieux que les gens soient honnête... parce que je suis capable de percevoir, avec mon ressenti, tout ça... je vais le piffer... je le sais... j'ai un flair de renarde... j'ai un instinct sur lequel je peux avoir confiance... malgré toute l'aliénation de la maladie et mes croyances par rapport à la vérité de tout ça...

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 13 mars 2019, 15:51

Bonjour!!

J'ai besoin de réfléchir, c'est pourquoi je viens écrire ce matin!

Je suis en congé aujourd'hui. C'est très drôle parce que j'ai reçu deux appels importants.
Il y a 3 ressources d'appartements supervisés auxquelles j'ai mis mon nom sur la liste d'attente.
Deux places en ville (j'habite sur la rive-sud de Montréal), et une place dans ma ville.

En parlant avec mon équipe traitante, on avait convenu que ce n'était peut-être pas le bon moment pour déménager. Je suis encore en période d'adaptation pour mon travail, bien que j'ai l'impression d'avoir fait ça presque toute ma vie. Je suis vraiment à l'aise dans mon poste, je me sens bien et compétente, malgré le fait que je trouve que c'est difficile de respecter mes limites personnelles. Je dois laisser aller des choses... Me dire que c'est possible que je sois un peu plus dernière minute. J'aimerais être prête à 100% d'avance, mais je n'y arrive pas. Et je suis consciente que ce n'est pas parce que c'est fait dernière minute que les enfants vont moins apprécier mon activité. Enfin, j'essaie de m'y convaincre parce que je n'ai pas envie de travailler dans mes journées de congé, comme aujourd'hui, comme en fin de semaine prochaine!

Tout ça pour dire qu'une ressource de Montréal m'a d'abord appelé ce matin.
J'ai dû dire que je me laissais encore du temps pour y penser et qu'on avait pas mal pris la décision que j'allais rester dans ma ville. Je me crée des racines dans le coin, tous mes suivis sont ici, alors j'aimerais continuer à m'établir sur la Rive-Sud.

30 minutes après, la ressource de ma ville m'appelle...
Et c'est curieux parce qu'ils ont 3 places en ce moment, des 3 et 1/2...
Ils ont une place pour moi.
Valérie a été appelée aussi.
Ils ont 3 bâtisses à logement. Les 3 logements sont dans des bâtisses différentes (je l'ai demandé parce que je ne veux pas que Valérie et moi, on devienne voisine... Ça serait trop bizarre et j'aime bien la distance qui s'est installée entre nous deux).

Je leur ai expliqué que j'étais encore en période d'adaptation par rapport à mon nouvel emploi.
Ils m'ont dit qu'ils étaient habitués de travailler dans toutes sortes de situations, et qu'ils allaient pouvoir m'aider et m'apporter un support à travers tout ça.

Quels sont leurs services?
Ils offrent une rencontre de 1h00 par semaine dans le logement de la femme.
Les femmes doivent être disponibles les mercredis soirs pour des rencontres de groupe, où toutes les femmes participent.
Il y a des intervenants disponibles seulement dans le jour, la semaine, sur appel.
Il n'y a personne 24/7 comme ici, et les intervenants ne sont pas sur place.
C'est 450$ par mois, tout inclus, sauf le câble et l'internet.
On doit payer notre épicerie et on doit être autonome par rapport à la cuisine et aux tâches ménagères. Je n'ai pas vraiment de problème avec tout ça, sauf quand je me mets à arrêter de manger! Mais ça va mieux à ce niveau là donc je crois que je pourrais être correcte!
Et en dehors de leurs heures de travail, aux intervenants, il y a toujours le centre de crise que je peux appeler. Ils me connaissent bien aussi... Et les intervenants de ma maison ici aussi sont rejoignables en tout temps.

Pourquoi j'hésite?
- Je ne sais pas si je suis prête à partir en appartement seule.
- Je ne sais pas si c'est trop me demander de gérer le stress d'un déménagement maintenant, et d'un autre rythme de vie.
- Je commence à me sentir assez en sécurité pour faire du travail sur moi de manière plus intensive... Alors je ne sais pas si c'est le bon moment ou si je ne devrais pas en profiter pour continuer mon bon cheminement...
- Je sais que je me prouve que je suis plus forte que ce que je pensais... Alors j'aurais possiblement les mécanismes d'adaptation nécessaires pour y arriver.
- Je ne sais pas si je ne devrais pas finir mon séjour ici pour ensuite m'en aller directement en appartement autonome...

Alors voilà...
J'ai un rendez-vous la semaine prochaine avec la responsable des appartements supervisés...
J'irai voir... Au pire, ça ne m'engage à rien.
Si je me sens bien, peut-être que je ferai le saut...
Ce n'est pas parce que je ne pense pas que je ne serai jamais capable, c'est juste que je ne sais vraiment pas si c'est vraiment le bon moment pour moi...
??!?

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 15 mars 2019, 03:32

Bonjour!!
Je ne suis statuée aujourd'hui comme n'étant pas encore prête à déménager en appartement.
Je serais bientôt prête à mon avis, mais j'aimerais pouvoir avoir le temps de passer ma probation au moins au travail!! Gérer peut-être les changements pour cet été car je suis en recherche pour un emploi estival. On tombe en vacnces à la mi-juin et on reprend à la fin août. Nous suivons l'horaire des classes en fait! Mais puisque je n'aurai pas travaillé assez d'heures, je ne pourrai pas avoir du chômage... alors je dois vraiment me trouver un job!!

J'ai appris que Anne, l'intervenante qui m'insécurise, ne travaillera pas pour une période indéterminée... je sais qu'elle ne rentre pas travailler parce qu'elle n'est pas bien... et j'imagine que ma séance de rentre dedans n'a pas aidé du tout. En fait, je me sens vraiment coupable parce que je pense que c'est ma faute et que j'ai été méchante avec elle. J'ai plusieurs hypothèses en tête... mais je ressens un drôle de mélange ambivalent... je suis soulagée qu'elle ne sera pas sur le plancher mais je suis triste de lui avoir causé autant de tord. Je ne voulais pas la faire éclater... burn out ou je ne sais trop quoi. Du moins, elle ne semble pas prête à revenir... elle a ses tords... et j'ai les miens parce que je sais que je l'ai atteint en plein dans le mille... comme si j'était capable de sizer ses plus grandes faiblesses... ça me questionne beaucoup par rapport au bien et au mal...

J'aborderai ça avec ma psychologue demain. Je vois aussi ma psychiatre demain matin!

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 15 mars 2019, 20:14

Bonjour!
Grosse journée pour moi.
En fait, je me suis levée tôt ce matin parce que j'avais un rendez-vous à 8h00 avec ma psychiatre.
J'ai bien aimé notre rendez-vous.
Je la trouve vraiment gentille.
Je vais assez bien, dans pas mal toutes mes sphères de vie alors c'était relax comme rencontre.
J'ai pu parlé avec elle du livre que j'avais lu sur l'efficience mental et l'hémisphère droit du cerveau.
J'avais apporté le livre.
J'ai pu faire un lien avec mon diagnostic de TPL et mon anxiété.

Ce qu'elle m'a dit, c'était que j'étais unique, comme toutes les personnes ayant un diagnostic de TPL.
Elle m'a dit qu'avec les années, elle a appris a me connaître, qu'elle reconnaît que je suis moi, que j'ai mes forces, que c'est intéressant de me voir aller, qu'elle sait que j'ai des bonnes capacités intellectuelles mais qu'il ne faut pas qu'elle s'arrête à ça. Elle dit que si elle voit juste mes capacités cognitives, elle passe à côté d'une grosse partie de moi, dans mon monde affectif, qui est beaucoup moins évolué.
Je pense que mon travail que je fais en psychothérapie finit par paraître un moment donné... J'avance, j'apprends.
Mais c'est vrai que si on oubliait mon côté moins fonctionnel, on pourrait avoir l'impression que je n'ai pas besoin d'aide, que je suis capable de tout comprendre ce qui est important pour moi, alors il ne devrait pas y avoir de problème... La réalité c'est que ça n'est pas totalement ça... Il y a un côté de moi que je ne suis pas capable de dompter on dirait... Quand je suis dans le tout blanc ou tout noir, j'ai du mal à faire exister mon côté cognitif et mon affectif, le bon et le mauvais, la petite et la grande. Et c'est ce que je dois essayer de faire le plus possible... Faire descendre mon mental dans mon coeur. Je fais ça tranquillement!!

J'ai parlé avec elle des appartements supervisés. Elle disait que ma décision était rationnelle. Que oui, ça ferait parti de mes plans, mais pas maintenant. Elle a tout de même dit qu'elle savait que je devais être beaucoup plus fonctionnelle que les gens avec qui j'habitais. Parce que je lui parlais de décalage un peu. Elle m'a dit que le monde auquel je pensais appartenir, en ayant passé beaucoup de temps à l'hôpital ou dans des ressources, donc un monde de personnes dans le besoin... Un monde de malade... Un monde psychiatrique... (c'est quand même vrai, mais je peux quand même dire que mes vraies amies, ma gang que j'ai depuis le secondaire, ne fait pas parti de tout ce genre de monde là... Mes amies font plus partie du vrai monde... Même si je n'aime pas trop cette appellation là... mais ce que je veux dire c'est qu'on se ressemble quand même... Mais on partage autre chose que d'avoir des problèmes ou un diagnostic de trouble de santé mentale... et ça fait quand même du bien d'appartenir à quelque chose de différent... Comme au travail aussi!! Ça fait vraiment du bien parfois!)

Après mon rendez-vous, je suis allée magasiner au magasin du dollar...
J'ai rêvé cette nuit que je voulais faire des capteurs de rêves avec les enfants ce soir.
Finalement, j'ai trouvé des petit kit vraiment pas dispendieux pour en faire. Je trouve ça comique parce que je ne savais pas quoi faire, et mes rêves m'ont donné une bonne idée... C'est ma tête qui m'a donné cette idée là en fait... Ça vient de moi, mais dans un autre monde.

Parlant de rêve, j'aurais vraiment aimé aborder un rêve que j'ai fait pas la nuit passé mais l'autre, avec ma psychologue.
J'avais deux thèmes que je voulais aborder... Finalement, je n'ai parlé que de la situation avec Anne et la maison où j'habite...
Quand je parle de ça, on dirait que tout devient intense à l'intérieur de moi. Ça me prend énormément d'énergie de jongler avec toutes mes idées et mes ressentis par rapport à c e qu'il s'était passé... Ça et le sentiment de culpabilité que je ressens. Le fait que je ne suis pas capable de me statuer sur le fait que je suis bonne, ou pas bonne d'avoir agi comment j'ai agi... Cette impression d'avoir le pouvoir d'être vraiment destructrice envers les autres.

Je connais mon côté destructeur en moi. Mais le fait de détruire les autres me rend vraiment pas bien. Comme si je n'étais pas capable de me sentir bien avec ça... C'est peut-être sain ou normal... Ma psychologue m'a parlé d'espèce de centralisation sur moi... Que dans ma tête, Anne est en arrêt de travail par ma faute. Que je suis celle qui détruit... que je suis dans la toute puissance à quelque part. Une impression que j'aurais un pouvoir potentiellement mortel chez l'autre... Avec ma tête qui analyse tout. Avec cette tête forte qui est capable de capter des minis indices et stimuli, et qui font en sorte que j'arrive avec une compréhension des choses assez proche de la réalité je pense.

Tout ça pour parler de mon rêve...
Il y a 2 nuits, j'ai rêvé qu'il y avait plein de choses dans des boîtes. On était comme en déménagement, mais j'étais plus jeune, j'habitais avec ma famille. Les choses étaient comme classées... Puis il y avait cette boîte énorme... Grosse comme une pièce, et je regardais la boîte ouverte en sachant que ce que je cherchais depuis longtemps s'y trouvait... Mais ma mère ne voulait pas que j'y aille accès... Ce que je voyais dans la boîte, il y avait une grosse balançoire à 3 place bleue... Le genre de balançoire qu'on avait sur notre patio quand j'étais petite. Puis il y avait les étagères en bois où se trouvait les vieux albums photos de ma mère. Puis il y avait des cassettes vidéos... Que ma mère ne voulait pas que je regarde. Ce que je comprenais, c'est que c'est ma mère qui mettait (dans la vraie vie) les vidéos filmées sur des petites cassettes, sur les cassettes VHS. Et pour vrai, j'ai des souvenirs d'enfance qui sont sur vidéo cassette... Mais c'est ma mère qui choisissait ce qu'elle décidait de garder, et ce qu'elle ne mettait pas sur vidéo. Par exemple, nous n'avons aucune vidéo de l'année 1996... Ni Noel, ni les spectacles de danse, ni rien... C'est l'année où j'ai arrêté de manger... Comme si c'était voulu qu'il n'y aille pas de trace... Et dans mon rêve, je me rendais compte que dans la boîte, il y avait des traces de ce qu'il s'était passé pour moi pendant cette année là...

Ma mère refusait que je fouille dans tout ça...
Puis je me mettais à cracher des morceaux de bouffe...
Ces rêves récurrents qui reviennent tout le temps... J'essaie de me vider la bouche de quelque chose, mais plus que j'essaie de sortir la substance de ma bouche, plus elle se remplit de toute cette merde. Et ça me remplit la bouche au point que je ne suis plus capable de parler...

Je me suis réveillée... J'avais envie de pleurer...
Je me sentais tellement étrange.
On dirait que j'essaie de comprendre les symboles... La balançoire à 3...
L'accès possible aux infos... Mais ma mère qui refuse. Et moi qui est prise avec tout ça...
Je voulais savoir on dirait, ce qu'il se trouvait dans la boîte...

Finalement, je n'ai pas parlé de ce rêve... Prenant tout mon temps pour parler de Anne...
Et de comment je gère tout ça.

Ma psychologue m'a dit que je semblais prendre toute la responsabilité...
On a exploré le fait que je me chicanais toute seule... J'en parlais et j'avais la mine basse, comme un enfant qui vient de se faire gronder et qui est repentant... Je nommais que je me chicane toute seule dans ma tête... Je me proclame toute seule coupable de ce que je vis... Je lui ai dit que je faisais ça pour avoir du contrôle sur quelque chose, et pour me préparer à ce que les autres me disent ça... Comme si ça allait faire moins mal si j'étais prête à encaisser le coup, si jamais on se mettait à dire que j'étais fautive. Je n'aurai pas d'effet de surprise... Si je me mind toute seule à cette éventualité... Et si ça n'arrive pas... Bien je passe tout ce temps là à me taper sur la tête pour rien... Mais j'ai comme ce besoin de me sentir responsable de tout. Je suis capable de nommer que Anne a eu des fautes professionnelles aussi... Que je l'ai fronté avec des propos d'intervenante, et que c'était elle l'intervenante... Elle m'a dit que je n'avais pas la responsabilité des intervenants... Mais que je devais être confuse au niveau des rôles de chacun... C'est flou d'être une intervenante, de mettre beaucoup d'énergie là-dessus, de mettre mon cerveau a on en mode production d'hypothèses cliniques... Mais que où j'habite, ce n'est pas ça mon mode... Ça ne veut pas dire que je ne peux pas utiliser ma tête pour essayer de comprendre les choses... Ça veut juste dire que c'est compliquer pour moi de me demander quelle est ma place en fonction des endroits que je fréquente...

Ma psychologue m'a dit qu'à son avis, l'affaire de Anne comportait beaucoup de trucs qui avaient un impact beaucoup plus grand que ce que je pensais... Je me suis affirmée... Moi qui a tellement du mal à le faire. J'ai dit la vérité... La vraie vérité...
Et j'ai eu l'impression de détruire l'autre, même si j'avais le droit de m'exprimer et de dire qu'il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas...
Je faisais un lien avec l'impression que si je révélais au grand jour ce que je pense vraiment de ma famille... Je blesserais tout le monde.
Je pourrais tout détruire... Mais en acceptant du même coup que l'autre ne me détruise plus...
Jusqu'à quel point est-ce que c'est correct de faire un move pour se libérer, quand ça provoque des sentiments douloureux chez l'autre... Jusqu'à quel point est-ce qu'on a le droit de faire ça...?? Même si c'est pour dévoiler une inconduite...

Est-ce que je vais toujours me positionner dans le rôle de la mauvaise, pour sauver les autres instances à mes yeux...
Ces instances: parents, intervenants... que je tente de sauver... Parce que j'aimerais tellement qu'ils soient bons pour moi...

Ma psychologue m'a dit que j'avais plusieurs pistes de réflexion intéressantes.
Le but, c'est que je ne me perde pas à travers tout ça... Et ça devrait bien aller!!

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 15 mars 2019, 21:28

Rêve de balançoire...
En regardant sur Internet... bien que je ne crois pas vraiment à ça, les trucs bidons sur les dictionnaires des rêve... j'ai vu que vous la femme, rêver de balançoire pouvait avoir un lien avec la sexualité et que c'était relié à l'enfant... le va et vient de la balançoire représentant la sexualité..??

On dirait que je cherche à comprendre les symboles de mon inconscient. Cette balançoire à trois places, c'est peut-être cette relation là, à 3... mon père, ma mère et moi... ça pourrait me ramener au complexe d'oedipe encore une fois... la compétition entre ma mère et moi, le flou des relations... les limites pas trop claires et la réponse aux besoins et des désirs des autres.

C'est drôle parce que l'image forte qui me revient en tête en ce moment, c'est il y a 2 ans... quand ma psychiatre d'avant m'avait rencontré avec le psychiatre de l'urgence pour me dire que j'avais un trouble factice... et me dire que je racontais n'importe quoi par rapport à mon père... il y avait encore "la maman" ma psychiatre... le méchant psychiatre... qui était comme mon père, qui disait que ce que j'avais vécu était faux et qui trouvait une manière de me faire soumettre à sa force surhumaine... celle de choisir ce qui était vrai ou pas et me condamner dans un diagnostic qui ne me colle pas à la peau finalement... et moi... qui est sortie et qui s'est désorganisée avec toute l'énergie que j'avais... on m'avait contentionné... j'avais compris que je n'étais pas de taille face à tout ça... mais je m'étais tellement débattu avec une souffrance intérieure immense... il fallait que ça sorte, que je dise non... que je n'étais pas d'accord... j'avais traité ma psychiatre de conne... ils avaient fait gagner mon père cette fois là... c'était moi, la folle, qui inventait!!

Ça me rend fébrile de me revoir...
Ça me fait de la peine... mais je n'avais tellement plus rien à perdre... je voulais tellement juste disparaître... comment ensuite avoir confiance en soi, en son instinct, sans toujours remettre tout en question... le vrai du faux.

J'ai de la peine pour moi...
Pour tout ce désespoir...
Ça m'est arrivé...

Alors cette balançoire à 3...
Je ne sais pas trop ce qu'elle symbolise, mais je sais qu'elle est importante... tout comme l'année 1996... ces souvenirs effacés de ma mémoire mais assez présents pour me faire vivre tout ce que ça me fait vivre...!!

Je sais qu'il y a quelque chose...
Il y a des choses secrètes... ces tabous de famille... c'est difficile!!

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 17 mars 2019, 00:41

Arme de destruction massive!!!

C'est comme ça que je me sens.
Par rapport à moi, par rapport aux autres.
Je sais que je pourrais être une arme de bienfaisance autour de moi quand même.
Mais là, je ressens les contre-coups de ma journée d'hier...

On dirait que j'ai eu trop de rencontre... trop d'attention et ça allait trop bien.
Comment est-ce que ça peut trop bien aller!! Mais c'est quand même ça!!

Je suis destructive envers moi, en premier...
Ma psychiatre m'a demandé hier si je me sentais confortable avec le fait que ça allait bien. Comme si pouvait voir d'avance que j'allais peut-être vouloir tout bousiller. Je ne comprends pas tant ce qu'il se passe... Mais aujourd'hui, je me retrouve à avoir un craving d'hospitalisation.
Je connais très bien ça... Comme si j'avais envie de mettre en scène quelque chose et d'aller me faire arrêter, le temps de 24h, à l'hôpital...

Comme si je recherchais cette adrénaline, encore...
Le fait que les urgences viennent me chercher... Le fait d'exploser et de faire une crise.
Pourquoi avoir toutes ces pensées en tête, alors que je sais très bien qu'elles ne sont pas rationnelles et que je ne dois pas les mettre en action. Mais c'est comme si ça m'appelait. Quel genre de niaiseries je pourrais encore faire pour me ramasser là. Est-ce que c'est ma psychiatre que je veux revoir. Est-ce que j'aime trop aller la voir? Est-ce que c'est mon sentiment de culpabilité qui me ronge et qui fait en sorte que je ne sais pas tant comment réagir... Comment je gère ça habituellement, je me fais mal, je bousille ma vie. C'est juste un appel à ce que je connais déjà.

Je sais que je vais survivre. Je sais que je vais mettre mon énergie sur ma job. Sur les tâches que je dois faire.
Je sais que je ne succomberai pas. C'est juste que de ressentir tout ça, bien je trouve ça souffrant.

Aujourd'hui, j'ai passé la journée avec Valérie.
Voilà, elle s'en va, moi je reste ici. Je me demande bien avec qui je pourrai jaser de tout et de rien.
Veut, veut pas, elle était quand même la personne qui était la plus proche de moi ici, malgré tout ce qu'on a vécu... Toute la menace qu'elle pouvait représenter quand elle me disait qu'elle était en amour avec moi, qu'elle ne pouvait pas se passer de moi.
C'est comme si je réalisais que la fusion ultime était possible avec elle. Je sais que je ne veux plus reproduire ça, comme avec Jeanne, comme avec Josée... Mais ça m'appelle aussi... Je sais que de créer ces relations, surtout quand je suis confrontée à de la solitude, c'est facile pour moi. Cette fameuse solitude que j'ai beaucoup de mal à vivre. Je sais que j'ai envie de me séparer d'elle... Je sais que ça va faire du bien qu'elle quitte... Pour perdre cette proximité intense qu'on avait... Même dans nos conflits, ça nous rapprochait!

Me suffire...

Ça devrait être mon objectif principal. Ma quête...

Je me dirige tout droit vers mes 30 ans.
Dans un mois!
Ça va faire un an que j'habite ici.
Je suis consciente que j'ai avancé. Mais c'est fâchant de sentir toute cette force, tous ces recommencements, qui pourrait recommencer si je laissais tout aller... La vie, le maintien, c'est parfois difficile.

Je manque de cohérence...
Envers Valérie. Je ne sais pas ce que je veux. Je sais que je ne veux pas être en couple avec elle.
Ça c'est très clair... Mais pourquoi je me remettrais dans des situations que je veux éviter. Est-ce que c'est moi qui réagit trop fortement quand je me sens comme menacée relationnellement parlant. Peut-être qu'il n'y a pas de raison d'avoir autant peur... À vouloir tout supprimer de l'autre. Mais à ce niveau là, au niveau de la sexualité... Je suis incapable de me sentir sexualisée... Ou sentir qu'on a du désir envers moi. Ça me rend folle. Et ça, ce n'est pas spécialement à Valérie que je réagis comme ça... Je me sens comme agressée dans plein de situations qui dépassent la situation qui concerne Valérie.

Je ne sais pas...
Le fait d'avoir été abusée??
Le fait de capoter à chaque fois que je vis quelque chose qui me ramène à ça...
Le fait que je me transforme en monstre... Le fait que je suis incapable de tolérer. Vraiment incapable.
Mais à quoi je réagis... Et est-ce que Valérie mérite que je la fasse tergiverser comme ça...
Comme je fais aussi avec moi... Comme je fais avec mes parents. Je ne suis pas capable de maintenir mes limites.
Quand je sens ce que les autres veulent, je m'y soumets... Que ce soit de me culpabiliser, de prendre le blâme même quand ça n'a aucun rapport. Que ce soit de répondre aux besoins de tout le monde.

Je pense que j'ai peur aussi.
J'ai peur de ce que je pourrais faire. J'ai peur de faire des moves, comme avec Anne, mais de n'être jamais capable de me le pardonner. Même si je pouvais avoir raison. Et de m'auto-détruire, toute seule, sans avoir besoin de personne. Comme si j'avais intégrer ce mauvais parent en dedans de moi. C'est triste, mais je pense que c'est le cas... J'ai intégré mes parents, comme parent intérieur... Comme si la manière comment j'avais été traitée, c'était ce qui devait être fait. Je sais que c'est con, mais je pense que je suis comme je suis parce que j'ai vécu des trucs, parce que j'ai été conditionnée pour réagir de la sorte... Je dois tout me reprogrammer. Et je trouve ça difficile...

Je veux être bienveillante.
J'ai envie de prendre soin de moi.
Je suis allée me faire faire les ongles tout à l'heure. J'ai de faux ongles... Et je me sens un peu handicapée des doigts parce que je n'arrive plus à écrire sur mon cellulaire comme il le faut! Alors je dois demander l'ordi pour écrire!
J'ai pris un rendez-vous en massothérapie pour la semaine prochaine. Je vais faire ma teinture! J'ai envie de me sentir belle...
Pas pour personne, juste pour moi.
Je me permets de me faire plaisir! C'est un début!!!

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 17 mars 2019, 22:15

Ça va!!

Aujourd'hui, j'avais un peu mal au coeur!
Je me rendais compte que j'étais fatiguée!!
J'ai bien dormi pourtant!

J'ai un questionnement intérieur.
Il y a une autre intervenante que je trouve un peu inadéquate. En fait, comment elle réagit, c'est aussi inadéquat... elle nous parle beaucoup d'elle. De sa vie personnelle, de ses opinions par rapport aux autres membrea de l'équipe d'intervenant. Elle ne devrait pas nous parler comme elle le fait. C'est aussi un manque de professionnalisme et c'est contre le code d'éthique de la maison. La seule différence c'est qu'elle est beaucoup dans le relationnel... et que j'ai l'impression qu'elle est plus une amie qu'autre chose... j'aime ça parler avec elle mais la limite entre le professionnel et le personnelest vraiment flou!

Je sais que ça pourrait me rendre insécure, je sais que je pourrais en parler, mais j'ai l'impression que je dois la protéger... et ça me questionne...des fois, elle me donne des infos que je sais que je ne devrais pas connaître... et des fois, je ne sais pas trop quoi en faire... mais je sais que je ne peux pas dire que ça vient d'elle parce qu'elle va être dans le trouble. C'est mal... mais j'aime jaser avec elle... j'aime quand elle travaille parce qu'elle intervient au moins. C'est juste les limites qui sont floues...

Et là, c'est questionnant parce que je vois que je ne suis pas juste et neutre... si je l'étais, je n'aurais pas agi comme je l'ai fait avec Anne alors que je ne fais pas ça avec l'autre intervenante... que je n'ai même pas envie de nommer ici... comme si je sentais que je devais lui sauvee la face jusqu'ici... c'est vraiment questionnant. C'est comme s'il fallait que je sois loyale envers elle mais que je ne l'étais pas avec moi... parce que l'équité et la justice sont importantes pour moi!! En tout cas!

Avatar de l’utilisateur
Dubreuil
Psychologue clinicien
Messages : 13644
Inscription : 03 août 2012, 17:28

Consultation privée

Re: Mon baluchon

Messagepar Dubreuil » 17 mars 2019, 23:11

Quel genre de niaiseries je pourrais encore faire pour me ramasser là. Est-ce que c'est ma psychiatre que je veux revoir. Est-ce que j'aime trop aller la voir?
*** Est-ce que je crois que je ne peux exister " qu'en jouant quelque part un rôle que je crois qu'elle attend de moi " ? Qui justifie son attention, son existence ?
Est-ce que je " joue " à rester dans ce que je ne suis plus, pour revivre encore en moi la confortable détresse qui l'a rend crédible et utile dans sa fonction de psychiatre ?
Qualifications professionnelles de DUBREUIL : - Master 2 de Psychopathologie clinique - DU de psychanalyse - DE de psychomotricité - EMDR - Groupes de psychodrame de Moréno - Méthode Simonton ( contre contre le cancer et la maladie grave )
Consultation privée ", signifie que vous pouvez contacter le PSY et lui faire un don du montant que vous souhaitez. Merci.

Minijeune
Messages : 863
Inscription : 06 janv. 2014, 00:47

Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 17 mars 2019, 23:47

Dubreuil a écrit :Quel genre de niaiseries je pourrais encore faire pour me ramasser là. Est-ce que c'est ma psychiatre que je veux revoir. Est-ce que j'aime trop aller la voir?
*** Est-ce que je crois que je ne peux exister " qu'en jouant quelque part un rôle que je crois qu'elle attend de moi " ? Qui justifie son attention, son existence ?
Est-ce que je " joue " à rester dans ce que je ne suis plus, pour revivre encore en moi la confortable détresse qui l'a rend crédible et utile dans sa fonction de psychiatre ?


Intéressant...

Je ne sais pas.
Mais ça fait tellement du sens.
Je suis miss "je réponds à ce que je pense que l'autre veut de moi". C'est pour ça que je suis si mal quand je me sens à côté de la track. Mais je sais que j'aime l'attention qu'elle me donne. J'aime qu'elle prenne soin de moi. Je suis toujours super énervée avant mes rencontres... j'ai peur qu'elle les annule à la dernière minute. Je vis beaucoup d'anxiété... je transfers vraiment plein de trucs... je l'idéalise... je pense qu'à quelque part, j'ai le fantasme qu'elle devienne ma maman. Et c'est vrai que la seule manière de la faire exister, tout comme les autres intervenants dans ma vie, c'est en étant mal. J'ai compris ça... je sais que je le sais... et je sais que d'avoir toute cette aide provoque en moi ces idées de vouloir rester une enfant. De vouloir rester à un état régressif. Et ça me donne envie de revenir en arrière. Cette dépendance affective, parce que je ne sais pas comment la nommer sinon... me donne envie d'aller mal... et je sais que tout part de moi et de ma tête.

Alors, c'est comme s'il y avait plusieurs raisons qui me poussaient à rester dans ce rôle là...comme si partout, même dans ma tête, ça fait du sens que je sois malade... ça cache la vérité...

Mais c'est vrai que ça fait du sens que ça soit le lendemain que je sois allée voir ma psychiatre que je me sois ramassée à avoir des craving d'hospitalisation...

Ça ne me fait pas ça quand je vais voir ma psychologue. Quoique ce soit rassurant quand même!
Mais c'est pas pareille... mais c'est ça, ma psychologue, je ne sens jamais ce qu'elle attend de moi. Et c'est ce que j'aime... parce que je n'ai pas l'impression d'être une bonne ou une mauvaise cliente... dans mon rôle de cliente... mais dans mes rôles de fille, de patiente, d'amie, de joueuse de soccer, de travailleuse, d'étudiante ... de femme, d'objet sexuel... je sens toujours le besoin de l'autre... je sens trop... et je ne fais que répondre...

Mais c'est un cercle vicieux...
Parce que plus je renforce ces rôles, plus je reste dans mes patterns... et plus la roue tourne... parce que ça me définit... et le fait que je n'aille pas d'identité à moi peut être expliqué par mon TPL... et la roue tourne encore!!


Revenir vers « Espace détente »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité