Mon baluchon

Pour parler de tout et de rien en dehors de la psychologie.
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Dubreuil
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Re: Mon baluchon

Messagepar Dubreuil » 16 nov. 2018, 01:53

Stop !
URGENT. Lisez sur ce forum le post : " URGENT, C'EST LE TOURNANT DE MA VIE " pour que dans les réponses données vous puissiez déjà trouver un peu la vôtre, et/ou en COPIER une autre pour aider à votre tour un internaute, et que nous puissions en débattre TOUS ensemble. Merci.
Qualifications Dubreuil : - Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité. EMDR.
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Minijeune
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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 16 nov. 2018, 02:04

Ok...
Ouin!!

Je sais ça me mène où penser comme ça...
Je finis à l'hôpital complètement désorganisée parce que je ne m'arrête pas...

Priorité du moment...
Calmer mon cerveau...
Et donc arrêter d'écrire... de lire mes vieux textes... faire le powerpoint pour ma conférence sur le tpl... lire ou faire référence aux trucs à conotation psychologique/psychiatrique... prendre une médication au besoin au pire... juste pour arrêter de capoter... je vais prendre une pause du forum... de la lecture sur des millions de sujets... des réponses que je voudrais donner... que j'aimerais trouver pour moi.

Je me fais mal mentalement... en pensant trop...

Demain, je vois ma psychologue.
Je verrai mon badtrip mental avec elle...

Je sens que j'ai besoin de me faire rassurer...
Je ne peux pas passer d'un état de bien être trop intense à une décompensation psychique comme ça... c'est TROP...

Alors break d'ici pour le week-end!!

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Dubreuil
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Re: Mon baluchon

Messagepar Dubreuil » 16 nov. 2018, 02:15

Super !
Une petite surchauffe n'a jamais fait explosé un bon moteur !
URGENT. Lisez sur ce forum le post : " URGENT, C'EST LE TOURNANT DE MA VIE " pour que dans les réponses données vous puissiez déjà trouver un peu la vôtre, et/ou en COPIER une autre pour aider à votre tour un internaute, et que nous puissions en débattre TOUS ensemble. Merci.
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Minijeune
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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 19 nov. 2018, 18:36

Bonjour!!
I'm back!!
Mais ça ne va pas vraiment mieux.
Je suis déclenchée à rien... j'ai vraiment le cerveau qui spine dans le vide. On dirait que je suis sensible à tous les petits stimuli. Les stresseurs, les trucs qui me demandent de réfléchir.

J'avais ma rencontre psychosociale ce matin.
Le constat: je suis en réaction à ce que je vis... j'ai peur! J'ai peur par rapport à mon programme... je crois que la nouveauté m'effraie plus que ce que je crois. Cette possibilité de changement... mon comportement mental est défensif.

Je me bats pour ne pas être dans le ressenti...
Je suis dans le "faire".
Je fais plein de choses... et je m'étourdie à travers tout ça!

En tout cas!!

Les points à retenir de ma fin de semaine de pause, c'est que ça l'a été plus difficile que je pensais de ne pas venir du tout sur le forum. Je m'appuie tellement sur mes comportements routiniers que quand ça arrête, ça change, ça me fait réagir. J'avais envie de juste venir faire un tour sans écrire... mais puisque je m'étais mise une limite, je voulais la conserver. J'ai été capable! Je suis contente!

Sinon, mon rendez-vous avec ma psychologue s'est bien passé! J'ai pu aborder ma charge mentale et mon épuisement... ma sensation de toute puissance. Elle m'a dit quelque chose qui m'a fait plaisir à entendre.

Que dans le développement d'un bambin, quand il réussit à passer à travers la période où il dépend x 1000 des autres, il arrivait à une phase où il se sentait puissant, au centre du monde. Et que ça faisait sûrement parti d'un processus, d'un cheminement. J'ai possiblement franchi une étape de mon développement. Ça veut dire que le travail que je fais sert à quelque chose.

Elle m'a dit aussi que je voulais passer du point A au point B comme trop rapidement. Que j'allais "heureusement" passer par toutes sortes de ressentis, de comportements, de défenses, d'émotions, etc.
Je dois me laisser le temps.

Sinon, j'ai parlé avec ma mère au téléphone samedi... j'ai eu le droit à ce que je voyais arriver... le: est-ce que j'ai fait quelque chose parce que tu me parles moins depuis 2 semaines (ça fait plus longtemps que ça en fait mais bon)... puis elle se met à me demander des trucs qu'elle sait déjà... parce qu'on n'a pas grand chose à se dire. Pas plus de son bord que du mien. Et là, elle m'a questionné sur ma conférence que je vais donner sur le tpl... sur quand c'était et si elle pouvait venir y assister.

Euhhhh!! Je ne veux pas du tout qu'elle assiste à ça...
On s'entend que je vais parler d'eux...
Dans mon explication, dans ce que j'ai vécu qui a fait que je suis devenue qui je suis devenue...
Je ne savais pas si elle voulait venir parce qu'elle était curieuse, pour être certaine que je dépeigne une image positive de mes parents et qu'elle paraisse hot... ou si c'était encore une fois une manière de se sentir importante à travers moi...

Bref! J'ai essayé de détourner sa demande en disant que c'étit dans le cadre d'un cours et qu'elle ne pouvait pas y avoir accès. Au fond, j'avais vraiment pas envie qu'elle vienne!!

Sinon, j'ai parlé avec ma capitaine de mon équipe de soccer... je lui ai dit la vérité... que je ne voulais plus jouer... mais elle ne m'a pas entendu... dans la souffrance associée....tout ce qu'elle me.disait c'est que j'étais importante dans l'équipe, qu'elle serait déçue si je lâchais et que j'avais juste à jouer ma game à moi... je sais que la décision me revient, que la capitaine est très cpmpétitive et que je sais que de ne pas jouer, ça va voir un impact sur l'équipe, surtout dans la ligue forte!! Mais bon, je ne me suis pas sentie entendue... c'est triste!!

Puis bon, ce week-end, j'ai dormi!! J'avais besoin de dormir, les après-midis. De me mettre à off! Je me le suis accordée alors c'est bien!!

Cet après-midi, on fait de la peinture sur céramique. On fait des tasses! J'ai hâte quand même, j'aime ça faire ça!!

Bonne journée

Minijeune
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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 20 nov. 2018, 00:25

Je suis un peu en réaction...
C'est fébrile ce soir, et je ne donne pas ma place!
La directrice et les intervenants nous ont rencontré cet après-midi pour nous faire une annonce sur la consommation de café. Ils nous réduisent les quantités qu'on peut boire. Ça ne me concerne pas en fait... parce que je bois un seul café en me levant le matin... je n'en bois pas d'autres. Et quand je suis pas bien comme en ce moment, j'essaie d'éviter la caféine parce que je sais que ça peut être initiateur de fébrilité.

Il y a des gens ici qui en boivent, jour et nuit.
Je comprends leur décision d'équipe... parce que oui, il y en a qui abusent...

Mais ceux qui sont dépendants... qui en boivent plus de 30 tasses... parce que c'est un peu le constat... ils capotent??!!

C'est à partir de demain que ça va commencer. J'ai vu Marc (celui qui en boit beaucoup trop) venir voler du café moulu dans la cuisine... avec des filtres... je ne sais pas trop ce quil va faire dans sa chambre avec ça, sans cafetière... mais on dirait de sentir cet énervement de la part des autres, des vols... ça me rend fébrile...

C'est une question d'énergie...
Je me sens en opposition en plus contre Anne... l'intervenante que je n'aime pas.
Je ne comprends pas ses interventions.
Alors j'ai comme envie de lui faire vivre... jsais pas trop comment dire?!

Je vais prendre ça relax là... je dois continuer à essayer de me calmer.

Minijeune
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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 20 nov. 2018, 18:55

Perte de contrôle...
Je pense que je suis dans les acting out dernièrement...
Je m'autobousille...

Je ne sais pas trop comment gérer ça...
Je recommence à faire des analyses de mes comportements dommageables... pourtant, ce n'est pas les réflexions qui me manquent... je fais des choix, conscients ou non... j'ai tellement peur que je me sabote... parce que c'est moins compliqué retourner vers ce qui est connu que d'expérimenter des choses différemment.

Hier soir, j'ai eu un épisode de boulimie...
J'ai pensé me faire vomir après avoir engloutie... trop de trucs... des biscuits, un sac de chips, un gâteau et beaucoup de chocolats que j'avais acheté pour mettre sur des cartes de Noël que je veux donner aux résidents avec qui j'habite... ils étaient en forme de petits cadeaux rouges et verts...

Ce matin, je ressentais beaucoup de culpabilité...
Comment faire pour compenser..??
Je sais que c'est comme d'entrer dans un engrenage.
Je crois que je vais demander de l'aide...
Premièrement, ne pas m'acheter des cochonneries... ne pas les laisser dans ma chambre... parce que c'est tout le temps avant le dodo que ça me fait ça... je dois me sentir vide... parce que je n'ai pas faim... c'est juste que je ne suis pas capable de m'arrêter... quand ça part, c'est comme si je perdais le contrôle, comme au soccer la semaine dernière...

Mais j'ai été mal toute la journée hier.
J'étais fatiguée, à 19h00...
Je ne suis pas allée à ma danse.
Ça m'a tout pris pour prendre ma douche... comme si je n'avais pas le courage... et après... BANG!!
Peu importe le genre d'acting out, ça finit tout le temps au même... comment remplir le vide??!

Je peux en parler où j'habite...
Je peux demander de l'aide avant de passer dans les agirs... c'est juste que c'est dur à faire... c'est quand j'ai un mini déclic... une mini pensée rationnelle que je devrais m'écouter... parce que je sens tout le temps le genre d'élément déclencheur... parfois, c'est comme un murmure à mes oreilles et des fois, c'est vraiment très clair...

J'hésite entre en parler, ou garder ça pour moi...
Si j'en parle, je passerai peut-être pour la fillr qui a besoin d'attention... est-ce ça qu'il se passe??!

Minijeune
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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 20 nov. 2018, 21:09

Je viens de prendre le temps pour parler avec Marianne, une des intervenantes.

Ça m'a fait du bien.
J'ai pu identifier des trucs.
Ce qui revient et qui m'a un peu sauté au visage... c'est une inquiétude qui prend beaucoup de place dans ma tête et dont je n'avais pas vraiment vu l'importance... et tout ce que ça représentait pour moi.

Vous vous rappelez du départ de Missy...
Son vrai nom c'est Mylène en fait... je n'ai plus envie de parler en pseudo... anyway, je finis par me tromper.

Elle partait 6 mois...
Son retour est prévu au 7 janvier.
J'ai tellement hâte qu'elle revienne.
J'avais un bon lien avec elle... j'étais capable de pleurer en sa présence. Elle inspire le calme, mais surtout la sécurité... elle me permettait d'être moi-même, sans me demander d'être parfaite... elle me demandait souvent quel était l'émotion que je vivais vraiment, derrière le comportement que je pouvais avoir.

Je me rends compte que je suis dans le transfert avec elle. Je l'aime beaucoup, je projète en elle l'idée de la bonne mère... celle qui m'accepterait comme je suis... celle qui serait rassurante... la seule chose, c'est qu'elle est partie... elle m'a laissé tomber à quelque part (dans mon espèce de fantasme où j'imagine que les intervenants n'ont pas de vie à l'extérieur... que leur vie, c'est d'être là pour nous... et que donc, quand ils ne le sont pas... c'est parce qu'ils nous abandonnent... alors que c'est très normal qu'ils aillent des projets, qu'ils continuent leur vie à eux... à l'extérieur de la ressource)

Alors en ce moment, je me vois réagir à chaque fois qu'on nous annonce quelque chose... j'attends que le pire me tombe dessus... qu'on me dise qu'elle ne reviendra pas. Je suis comme convaincue qu'elle va finir par ne pas revenir... comme si je n'en avais pas fait assez. Je lui ai quand même fait une grosse carte à son départ, un gâteau et tout... je voulais qu'elle sache que je pouvais lui montrer que je l'aimais assez... pour qu'elle veuille revenir en fait. Ça ne l'a pas empêché de partir...

Mais si elle ne revenait pas...??

Quoi faire pour éviter un abandon réel ou imaginé...
La peur de l'abandon ultime... celui de sa maman...
Ça tombe juste bien mal parce que le temps des fêtes est synonyme d'abandon de la part de ma vraie maman... c'est associé à des traumatismes... autant de la part de ma mère que de mon père... quand j'ai eu des flash back d'abus sexuels... c'était entre Noël et le jour de l'an...

Alors c'est ce qui arrive quand tout se mélange...
Dans mon monde affectif... je me mets à faire des liens entre des choses qui n'ont pas de liens. Ou qui en ont finalement, mais dans mes fantasmes et non dans la réalité... si je ne fais pas la part des choses... je risque de faire vivre à Mylène, à son retour, toute la souffrance associée au fait que ma mère partait en disant qu'elle ne reviendrait pas... mais quand elle finissait par revenir... je me mettais à vouloir être trop gentille, trop tout, la remplir, pour être certaine qu'elle ne repartirait pas..!! Je pense que j'aurais aimé lui montrer comment j'étais fâchée, triste, vulnérable... mais je ne pouvais pas... parce qu'il y avait trop de chance qu'elle reparte... elle n'était pas stable... Mylène, j'ai l'impression qu'elle est plus stable que ma mère... que même si je lui fais vivre, elle va rester là... mais vais-je tester les liens?? Je me suis déjà vue être vraiment difficile dans des cas un peu semblables... je me désorganise... je teste si la personne va rester présente ou si elle va me quitter... mais je sabote souvent au lieu construire quelque chose...

Parce que c'est drôle... on a beau me répéter que Mylène va revenir... je reste toujours aussi inquiète... je ne lui fais pas confiance...

Hier, quand la directrice nous a parlé du café... nous a réuni pour nous annoncer la nouvelle, j'étais certaine qu'on allait me dire que Mylène ne revenait pas... je suis devenue super stressée... et je crois que mes acting out sont en lien avec ça... je suis restée sur un stress... j'ai bousillé ma soirée par la suite... j'ai été mauvaise avec moi... juste à cause d'une insécurité affective...

En tout cas, ça fait du sens pour moi en ce moment.

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Dubreuil
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Re: Mon baluchon

Messagepar Dubreuil » 21 nov. 2018, 10:12

Quoi faire pour éviter un abandon réel ou imaginé...
La peur de l'abandon ultime... celui de sa maman…
*** Et si la maman venait à mourir ? ( en vrai… )
URGENT. Lisez sur ce forum le post : " URGENT, C'EST LE TOURNANT DE MA VIE " pour que dans les réponses données vous puissiez déjà trouver un peu la vôtre, et/ou en COPIER une autre pour aider à votre tour un internaute, et que nous puissions en débattre TOUS ensemble. Merci.
Qualifications Dubreuil : - Master 2 de Psychologie clinique - DE de pychomotricité. EMDR.
Interventions non rémunérées sur ce forum - Aucune consultation par mail, ni internet.

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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 21 nov. 2018, 16:34

Bonjour,
J'avoue que c'est une bonne question.

Et j'avoue aussi que je suis partagée, voir ambivalente, par rapport à la réponse que je pourrais donner...

Ma première pensée par rapport à ça l'a été de me dire que je serais soulagée... et j'avoue me sentir coupable de cette idée... si ma vraie maman venait à mourrir, est-ce que j'arrêterais de toujours avoir espoir que je vais finir par la changer... que mes comportements ne seraient pas tous en lien avec le fantasme qu'à quelque part, elle serait adéquate, gentille, sécurisante... je ne serais sûrement plus dans les fantasmes de réparation... en voyant que c'est possible... parce que c'est ça qui arrive quand je suis face à des gens qui veulent mon bien... qui écoutent mes besoins, qui valident mes émotions... qui me permettent d'être qui je suis... c'est que ça vient me prouver que oups, ça existe... et ça me confronte à mon état de manque... si ça existe, comment se fait-il que je n'aille pas reçu ça... comment se fait-il que je suis une abandonnique... comment se fait-il que j'en ai développé des troubles de santé mentale...??

Alors si je n'avais plus à "sauver l'image"... si l'objet de la souffrance n'existait plus... est-ce que je badtripperais autant? Ou justement, je serais soulagée et j'arrêterais de me battre pour quelque chose que je n'aurai pas de toute façon...

En même temps, je me dis que c'est mal de penser comme ça... la mort de ma mère aurait des impacts sur moi, c'est certain... je me sentirais fâchée... la perte de l'objet tant convoité... la perte de la mère nourricière que j'ai nourri finalement... je crois que je finirais par sentir que ma vie est vide de sens... parce que tout tourne autour de ça... alors j'aurais de la peine... mais surtout de la frustration de ne pas avoir eu... de ne pas avoir trouvé le moyen de réussir ma quête?!

Dans mes phases du deuil de ce que je n'ai pas reçu et ce que je dois apprendre à me donner par moi-même, je suis comme un bateau en pleine tempête... il y a de gigantesques vagues... parfois j'essaie de m'accrocher... parfois je suis dans le déni... parfois je prends mon souffle et j'ai l'impression de voir clair... mais je reste dans la peur que tout chavire.

En tout cas!!

Sinon, hier, en parlant avec le psy de la ressource ici, j'ai comme fait face à la réalité... ça m'a rentré dedans... on a parlé d'attentes... qu'à la fin de mon programme de réorientation, je ne saurai sûrement pas plus qui je suis et ce que je veux faire... ma construction identitaire risque.de prendre plus de temps que ça... et de partir avec des attentes si élevées... c'est d'être vouée à l'échec... parce que je vais finir avec un sentiment de déception et je vais être confrontée au vide que me crée cette déception... il m'a aussi parlé de décompensation narcissique... que mon sentiment de toute puissance devait cacher le fait que je me sentais sûrement pas construite... être une moins que rien en quelque part... ça l'a fait du sens quand même... ce n'est pas la première fois que j'entends ça... il m'a aussi parlé que si je voulais vraiment faire une thérapie, je devrais trouver le moyen de voir ma psychologue à toutes les semaines... chose que je ne suis pas capable de me permettre monétairement... mais que je devrais quand même considérer... puis ce qui m'a fait mal... c'est qu'il m'a dit, réalistement, que j'allais possiblement être toujours tpl... que j'allais toujours réagir comme je réagis...

Il m'a dit que le grand paradoxe de la vie, c'était que les personnes qui.étaient bien (genre pas malade) c'était des gens qui souffraient... qui étaient en contact avec leur souffrance... que justement, les troubles de santé mentale étaient là pour éviter la souffrance... alors ce qu'il me disait, et que j'étais capable de comprendre... c'est que j'étais vouée à souffrir dans le fond... mais que si j'apprenais à tolérer... à avoir des mécanismes pour m'aider... je serai plus en mesure de contrôler... de me sentir mieux malgré tout... au lieu de cliver, de délirer... d'acting outer... c'est juste que ça fait déjà mal et je ne sens pas que je suis totalement en contact avec mes souffrances... genre directement en contact... je fuis encore si je tombe dans les acting out... c'est la même gamique... je.comprends quand même que si mon esprit tombe là-dedans, c'est que je ne suis pas capable de faire face à ce qui me fait vraiment mal... et si je descends de mon petit nuage dans lequel.j'ai l'impression que tout va changer parce que j'ai une capacité exceptionnelle à travailler sur moi et que je vais finir par guérir... je me rends compte que je ne suis pas si hot... je comprends des choses... j'essaie d'être moins dans la fuite... je ne sais pas en fait... c'est plus compliqué que ce que je pense...

Je me questionne quand même pourquoi ce psychologue, qui n'est pas mon psy, qui sait que j'ai une équipe traitante et tout, m'a dit tout ça... il m'a parlé pendant une heure. Je trouvais que ça faisait du sens... en même temps, il offre des services gratuitement ici... il est là 2 jours par semaine... je me rends compte que je pourrais faire une thérapie avec lui... à toutes les semaines... mais ce sont des gros morceaux qu'il m'a dit... ce n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde... c'est juste que je me questionne sur ses motivations profondes... sans tomber dans le clivage... avait-il raison d'intervenir auprès de moi? Ou pas? En même temps, il a fait complètement ce que je fais avec Valérie... jouer un rôle qu'il n'a pas auprès de moi pour essayer de me.faire voir des trucs... le mot narcissique m'énerve au plus haut.point... mais il a raison... je ne suis ni en megalomanie, ni en hypomanie... je suis juste face à mon vide identitaire... trop gros pour moi, et je me construis des défenses pour survivre à tout ça... mais Marc-Étienne, le psychologue, est aussi humain que moi... on dirait que ça me permet juste de dire qu'il doit souffrir lui aussi... s'il m'a dit ça, s'il travaille sur lui en tant que bon thérapeute... c'est que ça doit faire du sens... et j'ose espérer qu'il est équilibré pour faire ce job... alors ça voudrait dire qu'il souffre mais qu'il sait faire face à la souffrance peut-être... de meilleure manière que moi?? C'est juste ça qui m'énerve... avec ma psychologue, je ne suis même pas capable de me poser ces questions... si elle souffre ou pas... parce qu'elle ne se mouille pas... elle est trop neutre... et je n'arrive pas à me poser toutes ces questions... du genre, le pourquoi du comment de toutes ses interventions... parce qu'elle ne parle pas ou presque pas... c'est moi qui apporte les sujets de discussion... c'est moi qui parle, qui trouve les liens... et ça me va comme ça aussi!!

En tout cas, c'est matière à réflexion!!

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Re: Mon baluchon

Messagepar Minijeune » 22 nov. 2018, 21:26

Bonjour!!
Je reviens de mon rendez-vous avec ma psychiatre.
Ça s'est bien passé!!
J'étais un peu stressée.
Mais ça va bien!

Elle m'a dit qu'elle n'était pas inquiète par rapport à moi...

Que j'avais même avancé... que je continuais à évoluer.

Que j'étais quand même dans l'intensité.
Que je passais d'un état de sur estime de moi... au fait que mon estime est rendu dans le 4e sous-sol!!

Qu'il fallait que je sois plus indulgente... que j'étais dure envers moi-même!!


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