Bonjour,
Mon père est décédé à la mi-juilet dernier à l'âge de 72 ans (suite d'une cirrhose). Depuis quinze mois nous n'avions plu de contacts. Lors d'une précédente hospitalisation nous avions nettoyé à fond le mobil home dans lequel il vivait à temps complet depuis le décès de sa compagne en 2005. Il a souhaité se marginaliser, ce mode de vie semblait plus lui convenir et malgré que nous lui avions trouvé trois appartements qu'il n'a pas accepté de retourner à un mode de vie plus classique. Avec ce ménage, mon mari et moi lui avions classé tous ses papiers administratifs dont ses relevés de compte. Un jour du mois de juillet 2010 nous avons reçu un appel de ma soeur qui me prévenait que mon père nous accusait de vol et d'utilisation de ses coordonnées bancaires pour procéder à des achats sur internet. Il a appelé mon mari pour l'insulter à plusieurs reprises, il a appelé mon employeur et laissé des messages de menaces à mes collaborateurs qui me les ont transmis. Il a également répandu tout cela autour de notre entourage familial et dans la ville où nous habitons. Nous avons eu pour réflexe de cesser toutes relations avec lui mais également de saisir la justice pour qu'il arrête de nous salir. Et puis pendant quinze mois nous n'avons plus eu de ses nouvelles, par des intermédiaires nous avons su qu'il continuait à médire sur nos personnes, d'ailleurs des gens qui nous disaient bonjour faisant semblant de ne pas nous voir pour ne pas nous saluer. Le 10 juillet 2011 j'ai informé ma fille se l'hospitalisation de son grand-père. Elle m'a rappelé me disant que ce dernier tenait des propos incohérents et qu'il était au plus mal qu'elle souhaitait le revoir avant qu'il ne soit plus. J'ai appelé l'infirmière qui m'a expliqué que mon père avait une maladie grave mais qu'il allait pas trop mal, elle me l'a d'ailleurs fait entendre il râlait parce qu'on lui donnait son comprimé de morphine pendant son déjeuner. Nous sommes allés chercher ma fille en Normandie le 13 juillet 2011 pour qu'elle puisse le voir. Le 14 juillet l'état de mon père s'est dégradé subitement le conduisant dans un état de prostration. Le 15 juillet le médecin nous apprenait que mon père se trouvait en phase aigue et qu'il n'avait plus que quelques jours à vivre mais que ni moi ni ma soeur n'étions autorisées à le voir, il avait manifesté ce désir auprès de l'équipe soignante et cela était consigné dans son dossier. Ma fille devait repartir dimanche matin elle a donc été revoir son grand père samedi vers 18 h 00. Je lui avais remis un enregistrement de ma voix, enregistrement sur lequel je jurais à mon père que ni moi ni mon mari n'étions des voleurs, que je ferais lumière sur cette affaire et que le coupable serait puni, que malgré tout je l'aimais. Le lendemain matin à 7 h 00 nous avons reçu un appel pour nous apprendre le décès de mon père. J'ai récupéré toutes ses affaires parmi lesquels le dossier "incriminatoire". J'ai effectué les recherches et en moins de 24 heures j'avais le nom du coupable. A cette énonce que j'ai vécu comme un vértiable tsunami s'en sont suivis des jours difficiles. Depuis la veille du décès l'image de mon père me poursuivait partout, pas celle de l'homme que j'ai vu dans un cercueil (mon père était obèse plus de 100 kilos et en faisait moins de 50 à sa mort) mais celui qu'il était avant d'être malade jusqu'à la semaine dernière, j'entendais des bruits dans ses affaires mais je n'étais pas la seule à les entendre, j'ai cru que j'allais devenir folle ! En même temps j'ai developpé une haine sans nom à l'endroit du voleur qui n'était autre que le mari de ma soeur (qui a recopié les numéros de la carte bleue de mon père et acheté pour près de 400 euros de produits "sexe" (films et tchat adulte), car il continuait à vivre sans mesurer les conséquences de ce geste, il nous a laissé accuser sans rien dire, il nous a volé un an de notre vie et de celle de notre père. Pas même une excuse. Hier ma soeur est venue seule, la pression était énorme, je ne dormais plus ou mal, j'étais à cran. Je lui ai demandé si son mari avait peur de monter pour qu'il ne soit pas venu lui demandant si il avait peur de prendre une réflexion. Ma soeur m'a répondu que si je voulais lui faire une remarque l'on ne se verrait plus (elle était informé de tout le dossier et a fait le choix de protéger son mari). La colère qui m'étouffait s'est alors extériorisée et je lui ai fait la remarque qu'elle préférait le camps des pourris. Tout c'est alors envenimé, elle est partie ... J'ai passé ma soirée à pleurer. Aujourd'hui je me dis que mon beau-frère a fait voler en éclat toute une famille sans que cela ne le perturbe le moins du monde. Je me sens perdue et je ne sais plus quoi faire, j'ai mal dans mon corps, j'ai mal dans mon coeur !

