Bonjour,
Novembre 2004, je faisais ma première attaque de panique et découvrais alors le sens de ce terme effrayant. En plein milieu de la nuit, je me réveille avec des bouffées de chaleur, puis vomissements, diarrhées, je perds connaissance puis retourne au lit, j'ai l'impression de tomber dans un trou, ma peau me brûle, j'ai l'impression que je suis en train de mourir. J'appelle alors le samu qui vient me chercher, ils sont alors persuadés que je me suis droguée, je suis blanche, mes pupilles sont dilatées. Aux urgences on me fait des examens, je continues à vomir et à avoir des bouffées de chaleur et vertiges horribles. Quelques heures plus tard, ça se calme enfin...un médecin vient me voir et me pose beaucoup de questions sur ma vie, je comprend alors que ce qui vient de se passer cette nuit est d'origine psychologique.... J'ai 19 ans et on me prescrit 1 deroxat par jour + 1/4 de lexomil le matin, 1/4 le midi et 1/2 le soir. Droguée, fatiguée, je vais consulter une psychologue au CMP régulièrement, les attaques de panique sont nombreuses, plusieurs par semaine. La psy que je rencontre est formidable, elle me permet de comprendre l'élément qui a déclenché ces crises, elle me permet de voir plus clair "en moi".
Les années passent, je fais un travail énorme sur moi, je fais ce qu'il faut pour régler mes problèmes, mais le principal est la peur de l'abandon. Les crises se font plus rares. J'arrête la prise quotidienne de lexomil et tente à plusieurs reprises de réduire la prise de deroxat, mais sans succès. 2010, gros coup dur pour moi, une séparation que je vis très mal,l'homme avec qui je vivais me quitte, je vois noir. Je demande de l'aide à ma mère et à ma "meilleure amie" parce que je sens que je n'ai pas la force de me battre seule, mais ces deux personnes m'écrasent, me mettent plus bas que terre, me laissent.Je ne peux plus rester seule la nuit, les crises sont systématiques et violentes. Heureusement je me retrouve entourée des bonnes personnes qui vont m'aider à retrouver goût à la vie.
Quelques temps plus tard, je tombe amoureuse...et puis me relevant de plusieurs mois de souffrance, je me prend en main, je me fais violence, je réussis à nouveau à vivre seule, et surtout à m'épanouir quand je suis seule, ce que je ne savais plus faire depuis bien longtemps. Je consulte un kinésiologue, il m'aide à reprendre confiance en moi, je me sens forte. J'emménage avec mon amoureux, je vais voir mon médecin et lui dis que je souhaite arrêter le deroxat. C'est parti pour plusieurs mois...je réduis, petit à petit. Je vais beaucoup mieux, je ne fais plus de crises depuis 10 mois, une vraie victoire pour moi. Me voilà au stade où je ne prend plus que 1/2 deroxat 2 fois par semaine, non sans mal, mais je m'accroche malgré des jours difficiles dûs au manque. Je traverse des gros moments de stress mais malgré tout je réussis à gérer.
Et puis il y a 15 jours, un après midi ensoleillé, je prend ma voiture, et là je commence à me sentir mal, angoissée. J'ai des bouffées de chaleur, le ventre qui me brasse. Je rentre chez moi, je me dis que c'est rien, que c'est peut être dû à la fatigue. Et depuis, impossible pour moi de sortir, dés que je prend ma voiture je me sens mal, j'ai refais des crises d'angoisse. Depuis 15 jours je n'ai le courage de rien, je suis fatiguée, je me sens triste, parfois je me sens mal, j'ai des vertiges, mal au ventre, nausées... les crises d'angoisse semblent vouloir remontrer le bout de leur nez, mais que s'est il passé ? je lutte depuis des années, j'en souffre, je ne veux pas que ça recommence. Mon conjoint ne comprend pas mon état de mal être, il n'accepte pas le fait que je prenne de lexomil quand je me sens mal, pour lui c'est faire marche arrière, mais c'est si dur à subir ces crises d'angoisse. J'ai peur et j'ai besoin d'aide....


